Pas mal sans plus, un téléfilm distrayant qui répond au cahier des charges mais qui n'a aucune chance d'être parmi les meilleurs d'une série qui au bout de la treizième saison s'essouffle, s'essouffle de plus en plus. Mais France TV préfère supprimer les séries qui fonctionnent et qui sont bonnes, qui font de l'audience et plaisent aux téléspectateurs et pas celle -là !!!
Il y a quelques "bricoles" qui fonctionnent, mais à chacune, je ferai une remarque négative ! Sonia Rolland, contente de la voir, encore en policière, avec le même grade que dans Tropiques Criminels. Mais un autre personnage, plus fragile. J'y crois à peine. Le personnage ne me paraît pas si crédible ! Je me réjouis de la voir à Douai : il est vrai que c'est moins loin de Paris que la Martinique (argument de France TV pour supprimer l'autre série, elle veut moins voyager !...). Son binôme, acteur sympa, mais on y croit aussi assez peu, au prêtre-lieutenant de police ! Tout ce côté sentimental et larmoyant, m'a agacée, les copains de vingt ans qui demande pardon, je n'y ai pas cru, des larmes de crocodile et de la bienpensance assez insipide. J'ai loupé les explications de ce qu'elle avait vraiment subi. Peut-être que je me suis endormie ? L'histoire est cousue de fil blanc et le dénouement, on l'a deviné dès la moitié. Là, ça me gêne davantage et ce n'est pas la première fois dans cette série. Ou alors, c'est que nous, les téléspectateurs, on devient bon en enquête. C'est prévisible trop souvent !
Vient tout ce qui m'agace beaucoup plus : la collection des clichés. Le pourcentage respecté des différentes communautés. Et parmi elles, la féministe ultra, véritable caricature, qui n'honore pas l'ensemble des historiens dont je fais partie. Compréhensible que cela m'énerve ! D'autant plus qu'on a le thésard sataniste, historien aussi. Donc je proteste vigoureusement contre le fait que la profession d'historien ait pu être présentée de manière aussi désagréable. Non, heureusement, tous les historiens ne sont pas des gens bizarres ! Quant au contenu, je n'ai pas vocation à tout connaître, là encore, j'émets des doutes sur certains points historiques !!! La procureure, il faut oublier un rôle qui ne grandit pas la fonction. C'est exactement la même chose pour la principale du collège (je rappelle à tout un chacun, que le directeur d'un collège s'appelle Principal, au féminin ou pas, de même pour le directeur d'un Lycée, c'est Proviseur ! tout le monde sait cela, sauf les scénaristes de ce téléfilm !!!!!!). Je reviens à cette principale qui ne fait rien s'il y a un problème d'harcèlement, mais la prof d'arts plastiques qui sait et ne fait rien non plus, c'est pas mal non plus : il y a des moyens de passer outre la hiérarchie, et il y a aussi la possibilité d'une plainte à la police ou de saisir le rectorat ! Donc en matière de crédibilité, le téléfilm baisse considérablement ! On y croit à peine à la culpabilité de cette personne avec tout ce qui a été fait pour les deux meurtres, fait tout cela seule ??? Enfin un bémol pour le rôle de la grand-mère, qui boit des tisanes curieuses, qui est à l'ouest... Cette actrice a trouvé mieux comme rôle avant ! Les ados sont pas mal et il y a de l'espoir, notamment pour celui qui joue Marceau, qui de la pub où il excelle, laisse une trace sympathique dans ce téléfilm, il est plein d'avenir et tant mieux. A un détail près, pour avoir eu des élèves de troisième, ceux-là me paraissent bien plus proches de passer leur bac que leur brevet ! Serait-ce un banal problème de temps de travail de mineurs qui obligerait les producteurs d'engager là aussi des jeunes majeurs qui font plus jeunes. Ils sont assez présents dans le téléfilm, ceci expliquerait cela. Mais on nous trompe d'une certaine manière !
Bilan mitigé comme souvent pour les épisodes de cette série, de pire en pire. Je terminerai par le lieu : je me pose toujours la même question, a-t-il été bien exploité ? Oui et non ! Oui, parce qu'on a droit à la carte postale de Douai avec les lieux emblématiques. MAIS si vous allez à Douai, vous aurez autre chose. C'est trop parcellaire pour bien rendre ce qu'est la magnifique ville de Douai que j'ai la chance de connaître et que je n'ai pas retrouvé tout l'esprit. C'est dommage.
J'ai oublié un point qui n'est pas sans importance. Le synopsis de l'article signale que cela se situe à "la rentrée des classes" ! Double incohérence. Car dans le film, le lieutenant invite la commandante à une soirée qui a lieu tous les 15 octobre. Donc en quelques jours, deux ou trois, ils ont atteint la mi-octobre ?! Il y a là un problème. Que je sache la rentrée des classe n'a plus lieu au début octobre depuis plus de 80 ans ! D'une part ! Et d'autre part, encore une méconnaissance des scénaristes qui nous placent deux ados faisant un stage de troisième, faudrait juste qu'ils se renseignent quand ces stages se font, mais jamais en début d'année scolaire, ni même en octobre. Parfois le diable est dans les détails, dit-on, mais à force, tout cumulé, ce ne sont plus des détails