Un film de salubrité publique qui montre, au delà du cynisme absolu de Sarkozy et de son clan, le pouvoir de contrôle sur l'information des médias dominants.
Ce documentaire d’une actualité brulante nous apporte des éclairages sur cette affaire franco-lybienne qui alimente les médias depuis plus de dix ans. Dans ce film, le réalisateur, avec les journalistes de MEDIAPART, retracent le fil de cette rocambolesque affaire politico-financière. Les différents épisodes y sont bien récapitulés par une enquête minutieusement effectuée par les journalistes de MEDIAPART et parfaitement retranscrite à l’écran. Le film, sans être systématiquement à charge, est bien monté et réalisé. Il s’en tient aux faits et nous permet une meilleure compréhension de cette ténébreuse affaire et d’en découvrir toutes les arcanes.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse le 19/12/2024 au Club Marbeuf à Paris
Il faut voir, soutenir ce film très édifiant sur l'entre soit du pouvoir, des médias officiels. Très documentés, et bien mené. Il faut aussi soutenir les médias indépendants, Médiapart, Blast, etc... c'est important pour notre démocratie.
magnifique film documentaire et politique, rigoureux et passionnant, sur une affaire incroyable et pourtant vrai de l'homme (NS)qui, pour être président d'abord puis pour ne pas être démasqué ensuite, fut prêt à toutes les horreurs et ignominies. Vive Mediapart!!!
Le journalisme d'investigation au sommet de son art avec pour seul maître le souci de la vérité au service de la démocratie en danger. Un documentaire indispensable.
J’ai vu tous les films du réalisateur Yannick Kergoat : « Les Nouveaux chiens de garde » en 2011 puis « La (Très) grande évasion » en 2022 et maintenant « Personne n’y comprend rien » et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce réalisateur a de la suite dans les idées tant les sujets traités à chaque fois se recoupent : des médias inféodés à certains cercles du pouvoir et des discours politiques à géométrie variable. Le cadre de l’affaire traitée est bien posé, revenant sur les origines du système de financement et montrant en détail tout ce que les médias audiovisuels mainstream nous ont caché ou ont traité superficiellement. La réalisation est austère – le réalisateur n’a pas envie de marcher sur les pas de Michael Moore – mais l’essentiel n’est pas là. Malgré l’ironie du titre, on comprend beaucoup de choses et elles ne sont pas belles du tout pour les hommes et femmes politiques, pour les médias qui n’investiguent pas, voire qui sont dans la campagne de communication et enfin pour le pays. Dommage qu’encore une fois certains gros réseaux de salles de cinéma choisissent systématiquement de boycotter les films du réalisateur ou que certains organes de presse ne parlent pas de cette sortie via une critique, comme pour les autres films, ou à minima une mention de sa sortie en salles. « Personne n’y comprend rien » est surtout présent dans les cinémas indépendants mais il remplit les salles et c’est là l’essentiel, cela veut dire que certains veulent comprendre !
Dans Personne n’y comprend rien, Yannick Kergoat nous plonge au cœur d’une affaire qui a secoué les fondations politiques françaises. Ce documentaire, habilement construit, a pour ambition de transformer la confusion et le scepticisme en une compréhension éclairée des mécanismes complexes derrière les accusations visant Nicolas Sarkozy. Loin d’être un simple récapitulatif des scandales, le film devient une véritable autopsie cinématographique de l’un des chapitres les plus troublants de la politique contemporaine.
Le documentaire s’appuie sur un travail journalistique de longue haleine, porté par Fabrice Arfi et Karl Laske de Mediapart, dont l’enquête minutieuse a été compilée dans l’ouvrage Avec les compliments du Guide. Cette base riche en détails est habilement distillée dans un format cinématographique d’1h40, permettant au spectateur de naviguer à travers des années de révélations, de témoignages et de preuves accablantes. Kergoat, avec son œil aguerri de monteur, transforme cette matière dense en une fresque rythmée et captivante, mêlant archives, témoignages et reconstitutions.
Ce qui frappe avant tout, c’est l’ingéniosité formelle du film. Les choix visuels ne sont jamais gratuits : un appartement vide sert de décor pour les journalistes, symbolisant l’isolement et la clandestinité nécessaires à l’investigation. Les archives, projetées sur les murs nus, prennent une dimension presque fantomatique, révélant à la fois leur poids historique et leur caractère manipulable. Les split-screens, quant à eux, soulignent le caractère fragmenté de l’enquête et la complexité d’assembler les pièces d’un puzzle qui semble conçu pour rester opaque.
Au-delà de son esthétique, le documentaire interroge subtilement la place de la vérité dans le discours politique. En déconstruisant les déclarations de l’ancien président et les stratégies de défense désespérées mises en œuvre, Personne n’y comprend rien met en lumière les mécanismes de désinformation et de manipulation médiatique. Le film ne cherche pas à juger, mais à exposer, laissant le spectateur tirer ses propres conclusions.
Personne n’y comprend rien est bien plus qu’un documentaire. C’est une arme contre l’oubli et la complaisance, une invitation à réexaminer nos certitudes et à comprendre les enjeux d’un procès qui dépasse de loin le simple cadre judiciaire. Un film indispensable pour quiconque souhaite démêler les fils d’une affaire qui a marqué l’histoire politique française.
Un message à l’écran au début et renouvelé à la fin prévient que toutes les personnes citées sont pour l'heure présumées innocentes. Certes ! Mais d’évidence ce n’est pas la conviction (ou la conclusion ?) des journalistes auteurs de ce documentaire politique qui restera certainement dans les annales. D’une part comme exemple ou modèle d’une enquête journalistique dans un univers pas très fréquentable. D’autre part comme témoignage de dérives de la vie politique où une élection présidentielle ne se gagne pas sans financement substantiel et comme l’argent n’a pas d’odeur toute donation est bonne à prendre. Quand ça vient d'une puissance étrangère, il suffit que ça ne sache pas et de rester ami avec le donateur qui détient alors un pouvoir de nuisance outre le fait qu'un avantage profite toujours d'une façon ou d'un autre à celui qui l'accorde, sinon à quoi bon ? Quant à l’affirmation du titre « Personne n’y comprend rien », force est de constater qu’au-delà des certitudes des uns et des autres, y compris donc des spectateurs, l’affirmation reste valable. Les spectateurs, dont certains auront participé au financement de ce documentaire (oups, j’en suis avec mon nom dans le générique auprès de quelques milliers d’autres, une seconde de gloire) n’auront toujours pas forcément tout compris. On attendra l’explication de texte avec le jugement du Tribunal judiciaire de Paris à venir. Encore que s’il condamne, il y aura certainement appel. Des séances de rattrapage pour enfin comprendre ( ?) sont donc annoncées. Avec le temps, tout cela s’oubliera et l’indulgence sera peut-être de mise. C’était pour la campagne du Président que nous avons élu, quand même ! Qui peut croire que chez tous les candidat(e)s de premier plan il n’y a pas à l’occasion quelques petites ou grosses affaires occultes comme ça. Bon, là c’est du gros quand même. Heureux de revoir (façon de parler !), l’inénarrable Squarcini, le Squale, même si c’est avec un (sou)rire jaune. Récemment en vedette à la barre du même tribunal pour l’espionnage du journal Fakir (François Ruffin et sa bande ; cf. « Merci Patron » 2016).
génial documentaire, d'une utilité démocratique pour être des citoyens plus éclairés. l'importance d'avoir un cinéma indépendant face à la puissance du pouvoir politique est encore plus clef aujourd'hui. C'est la force du public qui pourra offrir à ce film le rayonnement dans les salles qui méritent. en plus ce film est en résonance avec le procès qui se tient en ce moment même. à voir !
Bonsoir Avant première au cinéma Luminor avec débat le 7 janvier à 20h. Très bon documentaire et très bon débat. Bravo à ce travaille de vulgarisation d’une affaire de plus de plus de 15 ans. Cela permettra de suivre le procès actuel plus facilement. Bravo à Mediapart et à Luminor qui a besoin de soutien. Je suis content d’avoir une presse indépendante qui permet de sortir des éléments et d’une justice qui prend le relais. Je voulais dire à M. Sarkozy que j’ai tout compris Pourquoi un film comme celui ci n’est pas plus diffusé dans les médias et les grands distributeurs de cinéma, c’est inquiétant pour la démocratie. Le film a été cofinancer pas plus de 10 000 personnes Vive la démocratie et vive la France Merci
Un éclairage indispensable pour comprendre cette affaire complexe et on sort de cette séance regaillardi par cet impressionnant travail d'investigation. C'est un film d'utilité publique.
Cet excellent documentaire explique de façon très pédagogique la complexe affaire Sarkozy-Khadafi, sûrement l'un des plus gros scandales d'Etat de la Ve République. Un film d'utilité publique et d'une actualité brûlante alors que vient de s'ouvrir le procès de Nicolas Sarkozy et de plusieurs de ses proches devant le Tribunal de Paris.