5025 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
706 critiques spectateurs
5
166 critiques
4
338 critiques
3
141 critiques
2
41 critiques
1
14 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Tumtumtree
202 abonnés
582 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 8 février 2026
L'affaire Bojarski est un bon (télé)film. Le récit qui nous est proposé et son interprétation vous assurent de passer un bon moment, sans plus. La bande-annonce en dit beaucoup trop, comme toujours dans le cinéma français. Quelques effets de mise en scène justifient sans doute que cela passe au cinéma, plutôt que directement sur le petit écran. Mais globalement, on est quand même dans le registre du divertissement télévisuel. D'ailleurs maintes scènes s'avèrent assez mal jouées, et les dialogues ne tombent vraiment pas toujours juste. D'autant qu'on voit trop clairement certains clins d’œil à Attrape moi si tu peux de Steven Spielberg avec Léonardo di Caprio, un classique du film d'escroc qu'on peut revoir 10 fois sans s'ennuyer. Reste que l'idée principale de l'Affaire Bojarski passe bien, spoiler: à savoir qu'un tel faussaire est un artiste, passionné par son art. De ce fait, une certaine émotion surgit lors du générique de fin, quand on voit le vrai Bojarski montrer comment il fabriquait ses billets. On sent dans ces images tout l'acharnement et la rigueur d'un homme qui, seul dans sa cave, tente de reproduire exactement le process de production de dizaines de personnes à la Banque de France avec des machines infiniment plus sophistiquées. Impressionnant.
Biopic très intéressant de réalisé par Jean-Paul Salomé sur cette figure d’une petite histoire Française dont le mythe reste quasi entier , Jan Bojarski qui s’est « illustré » dans les années 50-60 dans la contrefaçon de billets de banque . L'Homme , remarquablement interprété par Reda Kateb , se voyait plus comme un artiste que comme un criminel, et dont la chute a en partie été causée par son obsessionnel désir de reconnaissance . La réalisation est factuel et très académique ce qui à moi me plaît beaucoup !
Le sujet est intéressant mais la façon de le traiter est raté. Le rythme est lent,les dialogues ennuyeux et les acteurs ne sont pas très inspirés. Un mauvais "attrape-moi si tu peux".
Le récit apparemment fidèle d'un faussaire hors du commun, capable de fabriquer des faux billets et de les écouler, sur une certaine durée, puisque le film commence au milieu des années 40 et se poursuit jusqu'aux années 60... Tout ceci donc dans les décors de la France d'après-guerre, une approche un peu psychologique du personnage principal, un duel au long cours entre un faussaire et un commissaire bredouille de très longues années... J'ai beaucoup apprécié ce récit assez palpitant et extraordinaire, inspiré d'une histoire vraie, sans excès et sans fausse note, avec la présence de Reda Kateb.
La vie de Bojanski, faussaire génial, le Cezanne du faux billet qui pendant 15 ans réussira à déjouer les efforts de la police pour le retrouver. L'homme est sympathique, bon époux et bon père, et ce que nous suggère le film c'est qu'il est en quelque sorte "poussé" à choisir la voie de la délinquance parce qu'immigré et polonais, la France, pays des droits de l'homme, ne lui permet pas d'obtenir la place qu'il mériterait. En dehors de l'histoire même de Bojanski, c'est donc, d'après moi, un miroir que le cinéaste tend à notre époque tentée par l'exclusion et la préférence nationale. Le choix de Reda Kateb pour incarner un polonais n'est sans doute pas étranger à cette intention.
En 37 ans de carrière, même si quelques navetons ont jalonné sa carrière, Jean-Paul Salomé nous a proposé quelques bons moments de cinéma comme Le petit lieutenant, Je fais le mort, La daronne ou La syndicaliste. Cette fois, pendant 126 minutes qu’on ne voit pas passer, il fait dans le biopic avec une réussite à saluer. Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France. D’une facture totalement classique et assumée par le cinéaste, un très beau moment de cinéma pour ce récit historique traité comme un thriller et porté par deux acteurs au sommet de leur art. C’est certainement ce classicisme qui va focaliser les critiques. Franchement, ça fait un bien fou de suivre un récit sans qu’il soit déstructuré comme c’est devenu la mode dans le cinéma d’aujourd’hui. Eh oui ! Le récit est ici chronologique. Et alors ! C’est presque devenu un gros mot. Mais voilà, c’est passionnant, les nombreux rebondissements tiennent en haleine. La réalisation comme la reconstitution sont impeccables. Le film est remarquablement documenté jusqu’au moindre détail, ce qui n’empêche pas une part de fiction qui ne nuit en rien à l’authenticité de l’ensemble. Bojarski est un personnage à la Simenon, taiseux, taciturne, secret, solitaire et avant tout, un inventeur de génie – toutes celles citées et montrées dans le film sont réelles… sauf la brosse à dent électrique… on se demande quel besoin les scénaristes ont eu de l’ajouter ??? -, bref un artiste à sa manière. Aussi le « héros » attire-t-il très vite l’empathie. Et on suit la traque du commissaire Mattéi avec plus que de l’intérêt. Honnêtement, cette affaire qui a défrayé la chronique dans les années 60, valait bien d’être exploitée sur grad écran. On se régale et, je le répète, ça fait du bien. Reda Kateb trouve là un de ses meilleurs rôles. A ses côtés, Sara Giraudeau est toujours aussi juste et délicieuse. L’inévitable Bastien Bouillon nous la joue façon Paul Meurisse avec aisance et Pierre Lottin et Camille Japy apportent leurs pierres à l’édifice. Un casting +++ ; Avec cet excellent film historique, Salomé revient sur le devant de la scène et nous offre un des très bons films de ce début d’année. A ne pas rater.
J’ai bien aimé L’Affaire Bojarski. Le film m’a permis de découvrir cette histoire aussi incroyable que méconnue, et il le fait avec efficacité. Le récit est prenant, bien rythmé, et on se laisse facilement emporter par cette affaire folle. Une belle découverte !
Enfin un grand film français avec une histoire passionnante,des acteurs formidables,une lumière digne des polars de la grande époque du cinéma français et rien n'ai laissé au hasard,décors,costumes,voitures de l'époque..Bravo pour cette oeuvre.
Ce film est particulièrement intéressant par sa construction et le jeux des différents acteurs. Inspiré de faits réels, il pourrait être l’illustration des effets pervers d’une intégration mal aboutie. La répétition des scènes méticuleuses de réalisation faux billets est un peu lassantes.
J’ai beaucoup aimé la narration, le jeu de Reda est exceptionnel. Surtout qu’on a vu les images d’archives et que ça colle parfaitement à sa gestuelle etc.
Ce n'est pas le film de l'année mais ca se laisse voir. Assez lent tout de même , malgré une histoire intéressante que je ne connaissait pas. J'ai trouvé Reda Kateb assez transparent dans son interprétation ce qui à mon sens nuit au film car on est quand même au cinéma et on s'attend a des performances d'acteur. A contrario Sara Giraudeau livre là une trés belle interprétation qui montre la maîtrise de cette actrice. Chapeau aussi à Pierre Lotin qui joue vraiment bien un Polonais , on se demande même s'il parle couramment cette langue. Le reste du casting est assez anecdotique. Un peu déçu par ce film en résumé.
Voilà un biopic très classique, aussi bien sur le fond que sur la forme, rien ne déborde du cadre, tout est carré, bien tenu, presque académique. Il faut dire que Jean-Paul Salomé n’a pas vraiment fait de chefs-d’œuvre. Mais on ne s’ennuie pas pour autant, l’enquête est bien menée, le suspense fonctionne, et ça se suit sans déplaisir. Le tout est tiré de faits réel mais reste malheureusement bien sage. Côté acteurs, Reda Kateb (dans le rôle titre), Sarah Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin ou encore Quentin Dolmaire, jeune garde du cinéma français, assurent sans trop en faire mais sans briller non plus. Au final un polar français correct, sérieux, bien mené, pas révolutionnaire et malgré tout tout aussi vite oublié .
Le film de Jean-Paul Salomé nous conduit auprès de cet ingénieur polonais réfugié en France durant la la 2ème guerre mondiale et qui a commencé son activité de faussaire en fabricant des faux papiers pour la résistance. Il a ensuite été approché par la pègre parisienne pour utiliser ses dons dans la fabrication de faux billets de banque et il a fini par se mettre à son compte, s’adaptant le plus vite possible pour falsifier les nouveaux billets présentés chaque fois comme étant infalsifiables par la Banque de France, jouant au chat et à la souris avec le commissaire André Mattéi (commissaire Benamou dans la vraie vie), bien décidé à mettre fin aux activités du faussaire. Ce n’est pas dans les quelques scènes d’action, de fusillades en particulier, spectaculaires mais peu convaincantes, que "L’affaire Bojarski" retient l’attention, c’est surtout dans la peinture de 2 couples, celui que Jan forme avec Suzanne, son épouse, à qui il cache tout de son activité, et celui que le même Jan forme avec le commissaire Mattéi, le film allant même jusqu’à montrer une rencontre dans un bar de la ville de Vichy, mise en scène par Bojarski pour « s’amuser » de et avec Mattéi. Par ailleurs, on est forcément intéressé par la description du « travail » de Bojarski, par son inventivité, par sa soif de reconnaissance, par toutes les précautions qu’il prend pour ne pas se faire prendre. Intéressant aussi de constater que c’est principalement du fait de sa situation d’immigré pas vraiment accepté par notre pays et l’empêchant en particulier de trouver un emploi stable et de faire reconnaître toutes les inventions qu’il a faites qu’il est parti du côté des hors-la-loi. Le casting, particulièrement réussi, réunit Reda Kateb, auquel Jean-Paul Salomé a pensé dès le départ pour interpréter le rôle de Bojarski et qu’il avait donc en tête lors de l’écriture du scénario, Sara Giraudeau, l’interprête de Suzanne, toute en douceur et en volonté, Bastien Bouillon, dont le réalisateur a cherché à faire un personnage « melvillien » dans le rôle du commissaire Mattéi, Pierre Lottin, en ami désinvolte de Bojarski qui a tenu à conserver son accent polonais. critique dans son intégralité sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
Jan Bojarski, ingénieur et inventeur polonais réfugié en France pendant la Seconde Guerre mondiale, met son génie au service de faux papiers sous l'Occupation avant de sombrer, après-guerre, dans l'illégalité, faute d'avoir un état civil reconnu. Des petits boulots ingrats aux billets parfaitement imités, il mène bientôt une double vie risquée, traqué par un policier d'élite... Je ne connaissais pas l'histoire de ce faux-monnayeur de talent surnommé le "Cézanne de la fausse monnaie", mais j'avoue avoir été captivé par ce biopic et le parcours atypique de cette sorte d'artiste ingénieux unique en son genre. Reda Kateb est excellent, comme souvent, et la réalisation impeccable permet de vraiment s'immerger dans ce drame, rappelant par certains côtés le film de Steven Spielberg de 2003 "Arrête-moi si tu peux", centré sur le destin du roi de l'imposture des années 1960 made in USA, j'ai nommé Frank Abagnale Jr. Un récit tendu et élégant, porté par un personnage fascinant : avec un petit plus émotionnel, ma note aurait pu être encore plus généreuse ! Site CINEMADOURG . free . fr