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Evelyne D.
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2,0
Publiée le 19 avril 2025
Long, les memes photos et commentaires sont répétés entre témoins et acteurs; les questions soulevées sont intéressantes; les réponses négatives des dizaines de personnes agées intérrogées (qui ne connaissent pas ou ne se souviennent pas) souvents drôles. Mais j'ai été choqué d'avoir accès aux secrets d'une personne sans son accord pour des raisons qu'on ne peut dire ici et que le film aurait pu ne pas sortir alors que déjà tourné, qui aurait assumé les frais ? Ma conclusion est de ne pas laisser ses photos de famille derrière soi , les détruire ou les donner avec mode d'emploi pour s'assurer de leur destruction. Ce pb n'est peut etre que pour les générations qui ont connu les photos papier et ont hérité des albums de leur famille. Le film d'ailleurs oublie le cout élevé des photos papiers qui ne permettait pas à tous de photographier autant que maintenant.
Vu en avant-première dans le cadre d'un festival. Film très original, mêlant le documentaire et la fiction sur le thème du souvenir de notre passage sur terre à travers des photos et sur l'histoire de chacun de nous à travers celle d'un inconnu et de son entourage. En sortant de la projection, on a très envie de se plonger dans nos propres photos de famille !
J'ai eu la chance de voir le film en avant première, et ce film touche au coeur, bouleversant, touchant. Nous passons des rires aux larmes, et sommes embarqués dans cette histoire et cette enquête incroyable.
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4,0
Publiée le 30 juin 2025
« Je ne sais pas qui ça va intéresser toutes ces photos quand y'aura plus personne. » À partir d'une pile de photos d'une famille inconnue, Zabou Breitman décide à la fois de faire une fiction pour tenter d'imaginer l'histoire de cette famille tout en effectuant des recherches pour les retrouver. L'actrice et réalisatrice nous fait entrer dans la vie de ces gens que l'on apprend à connaître au fil des découvertes. Il y a des interrogations, des questions, de l'inquiétude et un peu de jugement. Zabou Breitman et Florent Vassault font parfaitement vivre leur projet et on se laisse tranquillement porter par l'histoire de ce petit garçon. Le mélange entre fiction et documentaire fonctionne très bien. Les témoignages des proches ou encore les analyses des inconnus qui deviennent des dialogues, c'est une très bonne idée. D'ailleurs, quand les acteurs les prononcent puis qu'on les entend de la bouche des gens, ça donne une autre dimension à ces paroles. Au-delà de l'idée géniale de départ de tenter de découvrir l'histoire d'une famille à partir de rien, "Le garçon" est aussi un très bon film sur les souvenirs, sur ce qu'on laissera après notre mort et donc aussi sur l'oubli. C'est à la fois doux, mélancolique, nostalgique et profondément humain. Je ne m'attendais à rien d'autant plus que je me suis laissé tenter uniquement parce qu'il y avait quelques têtes connues au casting et je ne regrette pas, car c'est une œuvre aussi fascinante que bouleversante.
Voilà un objet cinématographique atypique ; entre documentaire et fiction, investigation sur le terrain et rêveries à partir de photos trouvées dans une brocante. Le tout forme un ensemble touchant, drôle, parfois émouvant et comme le dit Zabou Breitman au début du film : « Cette photo, on la connaît tous ». Donc, l’imaginaire autour de cette famille nous parle, fait écho à la nôtre ou nous rappelle des gens qui ne sont plus. J’avais le sourire pendant une bonne partie du film, surtout pendant les parties documentaires où le naturel de certaines personnes désarçonnent et sont un vrai régal. Je m’interroge plus sur la partie fictive qui n’apporte pas grand chose si ce n’est une autre histoire, un exercice de style, un hommage heureux de ce que cette vie prise en photo aurait pu être… Le docu prend l’avantage dans le récit et retient plus notre attention. Mais j’ai beaucoup aimé cette tentative, cette enquête autour d’un anonyme et c’est vraiment le genre de cinéma humble qui me plaît et me parle.
Un exercice de style cinématographique. Un mélange de documentaire et de fiction. La partie documentaire tire le fil conducteur à partir d’un lot de photos de famille. Des photos (papier, c’était l’époque, en noir et blanc et plus tard en couleurs) que certainement toute famille a chez elle dans un grenier, jusqu’à ce qu’un jour il soit vidé et que ces archives familiales puissent se retrouver, si elles n’ont pas été détruites, sous des regards extérieurs. D’où l’idée de remonter jusqu’à ce garçon apparaissant sur les photos à différents âges, seul ou avec des membres de la famille ou autres figurants. De quoi reconstituer un puzzle : retrouver les lieux, les voisins, la famille peut-être et imaginer un parcours de vie, si ce n’est le reconstituer avec les témoignages recueillis. Le temps qui passe, se comptant en quelques dizaines d’années, efface beaucoup de choses. C’est le message. Juste plaisant par l'originalité narrative du scénario.
L’idée de depart est excellente. A partir de photos de famille , reconstituer la vie d'une personne oublié et voir que n'importe quelle vie est unique et passionnante. Le coté documentaire est assez bien , par contre le coté fiction n’apporte rien et est meme inutile.
L'idée de départ m'avait paru intéressante et je m'attendais à une partie de Ping Pong entre enquête sur le terrain et déploiement de la fiction, mais il faut bien avouer que le résultat est décevant. La partie enquête fait penser à un reportage de TF1 après une disparition, la partie fiction manque de profondeur et se concentre sur une visite à la famille et un voyage en train, n'apporte pas grand chose, si ce n'est réinsérer dans certains dialogues des déclarations qui se veulent philosophiques de personnes réelle interviewées dans le documentaire. Malgré cette forme innovante mais peu palpitante, hésitante et au final sans grand intérêt; le point de départ, ces photos des années 60-80 que nous avons tous dans nos albums de famille débouchent sur une réflexions sur les trajectoires de vie ( les photos de famille ne sont pas d'une grande aide pour la prédire) et la trace que nous laissons dans l'existence
Il y a des films qui ne ressemblent à rien de connu, et qui pourtant parlent de nous avec une clarté bouleversante. "Le Garçon", co-réalisé par Zabou Breitman et Florent Vassault, fait partie de ceux-là. Entre mise en scène délicate et vérité documentaire, il donne voix à des fragments de vies, à des visages qu’on aurait pu croiser sans jamais les regarder. On y entend des confidences, des rêves brisés ou en suspens, des éclats de rire et de douleur, comme des bulles de temps figées dans l'instant. Le dispositif est simple mais puissant : à partir d’images figées, les récits prennent vie, et chaque parole semble réveiller une mémoire plus large, presque collective. C’est une France intime qui se dessine, avec ses doutes, sa tendresse, sa diversité. Ce n’est ni une leçon, ni un manifeste : juste un regard, profondément humain, sensible, à hauteur d’hommes et de femmes. Un film comme une main tendue, modeste et magnifique, qui fait résonner nos propres histoires derrière chaque silence. Sublime.
Zabou Breitman et Florent Vassault trouvent dans une brocante un lot de vieilles photos. La récurrence du même blondinet filiforme leur attire l’oeil. Ils se mettent en tête de remonter la piste de l’inconnu.Tandis que Florent Vassault enquête en Normandie, en Bourgogne et à Paris, Zabou Breitmann reconstitue à partir des bribes qu’il lui donne une journée dans la vie du « garçon » avec des acteurs de fiction.
"Le Garçon" est un film étonnant, voire un OVNI filmique si l’expression, à force d’être utilisée, ne finissait pas par devenir galvaudée. Il mêle le documentaire et la fiction. Si vous en voulez une preuve, regardez attentivement l’affiche : vous y verrez une légère différence entre la photo qui s’affiche sur l’appareil (qui figurait dans le lot retrouvé) et les deux acteurs (on reconnaîtra peut-être Isabelle Nanty et François Berléand) qui posent à l’arrière-plan. Ce mélange est d’ailleurs le seul défaut de ce film : l’enquête menée par Florent Vassault se suffisait à elle-même et les séquences de fiction filmées par Zabou Breitmann semblent souvent superfétatoires.
Cette enquête nous tient en haleine tout le long du film. On admire la perspicacité du documentariste qui réussit à tirer parti de détails minuscules, tels que la physionomie d’un immeuble, pour identifier un quartier parisien. Pour ne rien gâcher au plaisir qu’on y prend, on ne dira pas si elle va jusqu’à son terme et si elle réussit à identifier l’inconnu. Tout ce qu’on pourra en dire est qu’elle nous réservera d’étonnantes surprises et de poignantes révélations.
Pour intéressant qu’il soit, le motif de ce film n’est pas nouveau. Déjà en 1996, dans "Sur la plage de Belfast", Henri-François Imbert était-il parti en Irlande du Nord sur les traces des personnages découverts dans un vieux film de famille. Eric Caravaca adoptait la même démarche sur les traces de sa sœur aînée tôt disparue dans le très réussi "Carré 35". "La Carte postale", le roman à succès d’Anne Berest, nous faisait revisiter l’Occupation et la déportation en usant d’un procédé similaire. Enfin, Isabelle Monnin, l’auteur des "Gens dans l’enveloppe", intente un procès aux réalisateurs et aux producteurs du "Garçon" pour s’être inspirés de son roman publié en 2015.
Le jeu de piste du "Garçon" se double d’une réflexion quasi-philosophique sur la mémoire et sur la mort. Que reste-t-il d’une vie ? Quels souvenirs laisserons-nous après notre mort ? Qu’est-ce qui mérite d’en être gardé ou peut légitimement en être oublié ? Une vie qui tombe dans l’oubli est-elle ipso facto une vie ratée et une vie mémorable une vie réussie ?
"Le Garçon" bien noté par la critique, est un documentaire de fiction qui finit par toucher au cœur. En effet, les réalisateurs Zabou Breitman et Florent Vassault livre aux spectateurs un long-métrage original mélangeant le genre documentaire et de la fiction pour en faire une histoire simple ,à partir d'une enveloppe, contenant des photographies de famille, trouvée dans une brocante, deux personnes vont chercher à retracer l'histoire d'un garçon présent sur plusieurs de ces images. Ils décident d'en faire un film empreint d'humanité et de sincérité retraçant le parcours et la vie d'une famille à travers des photos, une belle surprise.
Quel travail méthodique et original de Zabou Breitman et de Florent Vassault qui ont œuvré d' abord chacun de leur côté, l' une sur la mise en scène et réalisation avec des acteurs choisis ( épatants ), l' autre dans un incroyable jeu de piste de reconstitution d' un puzzle familial, les deux parallèlement, à partir d' un simple lot de photos trouvées en brocante. Et c' est ce qui devient passionnant..... Les paroles recueillies lors des interviews sont d' une simplicité et d' un naturel déconcertant. Aussi les personnages évoquent tour à tour des éléments clés, tels des légos ou des dominos, humbles et attachants. La superposition des vieux clichés et des nouvelles images de reconstitution est une véritable prouesse. Malgré quelques répétitions, saluons une originalité hors normes, et un voyage magique ! J' adore la symbolique forte du passage de notre existence, plus ou moins belle, d' une certaine trace reconstituable mais toujours éphémère....!!**
Ce film atypique est une vraie pépite. Mêlant documentaire et fiction, nous sommes embarqués dans une aventure très touchante dont l’objet est la mémoire et l’hommage d’une existence qui aurait pu rester insignifiante sans cette expérience cinématographique
Zabou Breitman frappe fort avec ce film inclassable. Elle trouve des photos, et décide de s’intéresser à la vie d’un des protagonistes de ces photos, qui au fil des années semble dégager une sorte de sympathie naturelle et détendue. Elle laisse la partie investigation à son co-réalisateur Florent Vassault et propose au spectateur un film double : à elle d’imaginer la vie de ce garçon, à lui de la révéler. Au fil de cette enquête haletante, elle dresse le panorama d’une vie, le panorama aussi de toute la population française. C’est délicat, profondément humain, et au final absolument bouleversant. Énorme coup de cœur.
Un concentré de belle humanité… Des gens ordinaires… Une famille, des amis, des vivants, des défunts… A la fois documentaire et fiction : un petit bijou initié par BREITMAN… L’idée est malicieuse, prétexte à philosopher sur nos vies éphémères, l’oubli générationnel. Tout au long du film, les photos originales se superposent aux images de la fiction. Quelle belle idée !