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Aline
4 critiques
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4,0
Publiée le 29 juillet 2026
Finalement un film qui remue même dans ses passages calmes, Tous les petits détails dérangeants alimentent une sensation d'étrangeté globale assez intéressante. Des émotions intenses par ailleurs. L'histoire tellement banale aurait pu me laisser au bord du chemin, ça n'a pas été le cas. Je ne sais pas expliquer comment.
Akiko Ohku signe une romance aussi sensible qu'atypique. Une partie de cette originalité vient de ces personnages hauts en couleurs et du traitement un brin onirique opéré par la réalisatrice japonaise. Un peu de fraicheur qui fait du bien dans un cinéma japonais qui commence à tourner en rond. Beaucoup d'attentions sont mises sur les relations entre les protagonistes mais aussi sur l'ambiance générale. L'amour est omniprésent mais abordé de manière souvent indirecte avec beaucoup de pudeur. Peut-être le cri d'une jeunesse japonaise qui n'arrive plus à exprimer leurs sentiments. Une très belle histoire, triste également, avec son lot de moments intenses. A voir.
Je déconseille vivement. Je me suis ennuyée à mourir pendant les deux heures de film. Le rythme est extrêmement lent, une scène est carrément malaisante/ridicule. Je voulais quitter la salle mais il y avait beaucoup de spectateurs et je me suis retrouvée coincée par peur de gêner. Le public ne semblait pas emballé en général.
Sous le ciel de Kyoto est un film magnifique, c'est une poésie du début à la fin, gaie et triste comme la vie, avec un superbe couple d'acteurs, ou la mort très présente semble presque renforcer l'amour !!!! Les déclarations d'amour sont d'une sensibilité extrême, comme seuls les Japonais savent les exprimer.
Après avoir été déçue et très énervée par L'Odyssée de Nolan, je sors heureuse de ce ciel de Kyoto, beau sous le soleil et sous la pluie et sous les cerisiers Sakura .
J'avais lu quelque part que la première heure de "Sous le ciel de Kyoto" était particulièrement soporifique, mais que, au mitan du film, une scène très forte le lançait sur d'autres rails et permettait à la 2ème heure d'être beaucoup plus intéressante. Je partage entièrement la première affirmation et je vais même plus loin : non seulement la première heure, d'une grande mièvrerie aussi bien dans ce qui tient lieu d'action que dans les chansons qu'on entend, est particulièrement ennuyeuse mais en plus c'est du très mauvais cinéma en terme de mise en scène et de jeu des interprètes. Je partage également la deuxième affirmation : il y a en effet une scène très forte au beau milieu du film et on se met à espérer pouvoir sortir enfin du sommeil qui guette depuis le début. Par contre, je ne partage que très partiellement la dernière affirmation : la 2ème heure n'est pas BEAUCOUP plus intéressante que la première, elle est UN PEU PLUS intéressante, ce qui, franchement, n'était pas difficile !
Le première partie peut être perçue comme une bluette étudiante pénible et à la légèreté... très lourde. Le récit prend ensuite une tournure plus intéressante, avec une rupture narrative qui rend au final l'ensemble recommandable.
Très beau film de la réalisatrice Akiko Ohku qui cache très bien son jeu pour mieux abattre les cartes du mélodrame dans son dernier tiers . La notion de sérendipité c’est-à-dire cette capacité à faire par hasard des découvertes heureuses, ou des rencontres qui peuvent tout changer prends ici tout son sens !
Le film s'annonce donc comme un triangle amoureux entre des jeunes plus réservés et /timides que réellement en marge, avec un soupçon de légèreté, une poncée de fantaisie. Mais cette sensation de Rom Com à la nippone ne dure pas, le film vire doucement vers l'écueil habituel du mélodrame puisque forcément un triangle amoureux annonce une déception pour l'un des trois, mais surtout une fois que la notion de sérendipité est expliquée et placée dans le récit, on constate que la relation entre Toru/Hagiwara et Hana/Kawai devient redondante, tourne en rond, le film de vient de plus en plus bavard avec deux passages particulièrement longs et poussifs... SPOILERS voir site !... On se demande où va nous mener ce récit insipide qui tourne en rond malgré une mise en scène qui tente des choses comme un split screen ou le travelling. Si on accepte et adhère à toute une culture certains passages laissent perplexes et/ou sonnent carrément faux, la faute souvent à l'acteur Riku Hagiwara ou à la direction d'acteur du moins, souvent en surjeu ou au contraire trop en mode monolithique. Le twist et la révélation donne soudain une vraie densité à l'intrigue, mais le film est bien trop long pour en arriver là. 15-20mn en moins n'aurait pas été une sinécure... Site : Selenie
Plutôt un joli film sur l'amour, la disparition de l'être aimé, le deuil. C'est souvent mélancolique et on prend plaisir à suivre ces amourettes étudiantes. Je lui trouve aussi quelques défauts : le film lorgne trop souvent vers le soap avec des réactions exagérées et non naturelles des personnages, c'est très bavard et certaines scènes sont interminables notamment celle du dernier acte, inutilement longue.
Bravo à la réalisatrice, Akiko Ohku, j’ai rarement vu un film d’une telle sensibilité sur l’amour. Deux réalisatrices en deux jours au cinéma.( hier Gorgona) Les femmes ont du talent. Pour revenir ) à notre petit chef d’œuvre, donc le film regorge de surprises, avec une triplette d’acteurs brillante et des dialogues qui regorgent d’émotions, tel les arc boutant d’une cathédrale gothique. Je m’égare, sorry...Ce film est une vraie démonstration, de ce qui fonctionne dans un couple et de ce qui ne fonctionne pas. Il faut être vigilant. C’est une très belle rhétorique. L’amour ne peut se vivre qu’au présent…..Ode à la vie, ode à l’amour, ce film est fait pour toutes les générations, mais peut être doit concerner davantage les adolescents qui ont vécu des ruptures….un film réparateur, presque une catharsis. Précipitez vous jeunes gens.
À Kyoto, Toru partage son temps entre l'université et un emploi dans des bains publics. Réservé, presque effacé, il semble avancer avec prudence dans un quotidien rythmé par des habitudes rassurantes. Il garde constamment un parapluie à portée de main, comme si cet objet ordinaire lui permettait de maintenir une distance avec un monde devenu difficile à appréhender. Sa rencontre avec Hana, jeune femme spontanée, sensible et imprévisible, vient pourtant fissurer cette routine minutieusement construite.
Une complicité naît progressivement entre eux. Le film prend alors le temps d'observer leurs échanges, leurs silences, leurs hésitations et ces instants où les émotions s'expriment davantage par un regard ou une attitude que par de longues déclarations. Cette approche confère à leur relation une grande crédibilité, loin des codes habituels de la romance démonstrative.
Autour de ce duo gravitent plusieurs personnages qui donnent une profondeur supplémentaire au récit. Chacun porte ses propres blessures, ses attentes ou ses désillusions, faisant apparaître différentes façons de composer avec les pertes, les regrets ou les sentiments restés inexprimés. Le film s'intéresse moins aux événements spectaculaires qu'aux répercussions intérieures qu'ils provoquent. Les émotions évoluent lentement, parfois de manière imperceptible, jusqu'à transformer les comportements.
Le quotidien japonais occupe une place essentielle dans cette expérience. Les bains publics, les konbini, les petits restaurants, les rues calmes, les parcs ou encore les déplacements en ville dessinent un décor profondément vivant. Kyoto n'est jamais réduite à une simple carte postale. La ville accompagne les personnages dans leurs déplacements, leurs réflexions et leurs rencontres, offrant un cadre où l'ordinaire devient le support des bouleversements les plus intimes.
Le travail sur les ambiances participe largement à cette immersion. Les sons de la ville, les conversations, les bruits du quotidien ou les moments de silence créent une proximité constante avec les personnages. Cette sobriété sonore renforce le sentiment de réalisme et laisse les émotions émerger naturellement, sans chercher à les amplifier artificiellement.
À travers cette chronique sensible, Sous le ciel de Kyoto interroge la manière dont chacun construit ses mécanismes de protection face aux épreuves de l'existence. Le récit accorde une place importante au hasard des rencontres, à ces instants imprévus capables de modifier durablement un parcours de vie. Sans céder au mélodrame, il propose une réflexion sur les liens humains, les occasions manquées, les compromis nécessaires et la difficulté de dire ce que l'on ressent avant qu'il ne soit trop tard.
J'ai été séduit par la tendresse de ce film, sorte de rom com pendant la première partie qui évolue spoiler: en drame sentimental poignant . J'ai admiré la délicatesse que les japonais ont de l'études des coeurs. Du grand cinéma. Bravo à la réalisatrice. tempura était déjà une franche réussite.
La poésie japonaise a encore fait des miracles avec ce beau film sur le sentiment amoureux et la beauté des rencontres. Il se passe à Kyoto, très belle ville que j'espère visiter un jour. Je le recommande notamment pour les deux actrices principales, très surprenantes. Mais je ne peux pas dévoiler la dernière partie... très émouvante. Vu pendant les Saisons Hanabi 2026