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Le_Lion_Vert
11 critiques
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3,5
Publiée le 31 janvier 2026
Pas mal de tensions dans ce film de procès. On oppose l'importance de la réputation, ainsi que la dévotion à son employeur du Japon contemporain, à une requête de son honneur d'un Japon plus ancien. Merci aux Saisons Hanabi pour la découverte !
Bon film, réal et acteurs et je suis surpris par ...
Car cette fois il évite l'écueil du film choc pour proposer une étude sociétale japonaise, avec une mise en scène en 3 actes...
Un prof accusé de harcèlement par un élève et sa mère.
(ce film m'évoque d'ailleurs "Évanouis" sorti l'an dernier... pour ceux qui connaissent... à la différence que c'était un film américain et surtout un vrai "film de genre" bref...)
Il est ici question de châtiments (bien sûr !) mais c'est secondaire.
Le sujet se centre surtout sur les procès, social puis médiatique et juridique, et surtout la question de l'Honneur japonais, enfin le déshonneur plutôt, avec une résilience +/- "digne" (Seppuku).
Intéressant et les acteurs sont vraiment mis en valeurs dans chacun des rôles, 凉 mais j'ai trouvé des longueurs dans le scénario et un peu trop attendu. Il y a ici et là des pistes mystérieuses libres à interprétation...類 j'aurais aimé les voir développées pour une complexité et une profondeur plus affirmées.
Ceci dit, Miike réussit son œuvre comme une ouverture plus abordable dans sa longue filmographie decomplexée.
Les premières scènes du film, exagérées, presque caricaturales, contiennent une certaine étrangeté qui pourraient correspondre à ce qu'on attend d'un film de Takashi MIIKE, réalisateur dont la filmographie est parfaitement étrangère au réalisme. Tout s'écroule au bout de vingt minute, quand apparaît le titre du film ; Sham / Mascarade). Le film ne ménageant désormais aucune ambiguïté ou réflexion, à partir de ce moment-là ce ne sera plus que le lent déroulé d'un téléfilm de procès. Lourdement littéral dans son propos, banal dans son récit comme dans sa mise en scène.
La seule piste potentiellement intéressante un instant entrouverte (le potentiel rôle des médias) est évacuée aussi vite qu'évoquée.
Vu en avan̈t première dans le cadre d'une semaine du cinéma japonnais, ce film nous plonge dans l'enfer du harcèlement scolaire dans la ville de Mukaï au Japon. L'atmosphère est pesante, à couper au couteau, des le premier quart d'heure particulièrement difficile. La description de ce Japon intime, codifié à l'extrême, froid à l'image du procés qui est très bien filmé dépayse autant qu'il glace par la pression qu'exerce les médias sur une opinion publique outrée et vengeresse qui s'abreuve du sensationnel au detriment de la vérité. Dans cet ocean noire, les quelques traces d'amour et d'humanité de la faille et de l'avocat nous maintienne, comme l'acteur principal, la tête hors de l'eau. On ne sort pas indemne d'un tel récit basé sur une histoire vrai qui navigue dans les zones grises de nos sociétés, entre vérité et mensonge, apparence et sincérité.
Film vu à l'occasion des saisons Hanabi au cinéma. Ce film est tout simplement génial. J’ai trouvé intéressant que le film nous présente d’abord deux versions de l’affaire, sans révéler tout de suite laquelle est vraie. Une tension qui reste tout au long du film et qui m’a vraiment captivé.
Bon film qui nous encourage à toujours douter d'absolument tout ce qu'on peut voir extérieurement par tout support audiovisuel ou presse. Après, j'ai pas forcément été happée plus que ça par les personnages et l'histoire. Par contre j'ai hâte de voir plus de sa filmographie.
Elle trône au milieu de l'affiche, avec ses cheveux de jais, impressionnante comme une veuve noire, qu'elle n'est pas. Kō Shibasaki, formidablement mystérieuse, n'est pourtant pas l'héroïne de Sham, mais son âme damnée, à la source des tourments d'un instituteur mis en accusation. Proche d'un Kore-Eda récent, L'Innocence, par son point de départ, le film du prolifique Takashi Miike n'en a pas hélas la profondeur ni la fascinante architecture. Après vingt minutes qui laissent présager le meilleur et installent le trouble, le reste du long métrage, entre scènes de procès et reconstitutions d'événements préalables, s'enfonce dans une certaine lourdeur démonstrative, qui n'est pas sans évoquer le cinéma de Cayatte, du moins quand le réalisateur n'était pas en grande forme. Le personnage principal est un peu falot, rien à voir avec sa ténébreuse accusatrice, et quand bien même Miike cherche à susciter l'émotion, il ne le fait pas avec la plus grande des délicatesses. Il y a pourtant de quoi ne pas complètement jeter l'éponge, dans le sens où le film traite de certains aspects de la société japonaise de manière volontaire, tels que l'éducation, le rôle des parents, la justice et surtout le rôle amplificateur et déformant des médias, quand un individu est présumé coupable, avant même son jugement. Et encore, son déroulement étant situé au début de ce siècle, le film ne peut-il pas aborder le pouvoir néfaste des réseaux asociaux.
Une œuvre puissante à l'intensité dramatique progressive, découverte en avant-première quelques mois avant sa sortie nationale. Inspirée d'une histoire vraie, la descente aux enfers subie par cet instituteur face à l'accusation fait froid dans le dos et interroge : croire aveuglément en la parole des enfants peut s'avérer singulièrement pernicieux. La mise en scène est remarquable et l'ensemble du casting au diapason pour orchestrer cet engrenage qui dépasse cet homme pourtant investi dans son métier. Jusqu'au dénouement final, le film maintient un frisson constant et laisse une impression durable : cette mécanique infernale pourrait frapper n'importe quel professeur. Un drame glaçant et universel. 16/20
HANABI 2026 #4 - Excellent polar du samedi, à la fois divertissant et surprenant, sorte de Rashomon revisité dans l'univers scolaire. Sûrement le meilleur polar asiatique depuis un moment. Pas aussi violent que d'autres films de Miike. Bonne idée d'avoir ce retournement en cours de film pour suivre le regard du professeur.
Découvert en avant-première lors d'un festival de thrillers/polar hier, Sham de Takashi Miike m’a immédiatement happé. On tient ici un film haletant, porté par un suspense constant qui ne faiblit jamais. Le film prend la forme d’un procès passionnant, où chaque témoignage vient remettre en question ce que l’on croyait acquis. Cette construction narrative est particulièrement efficace et rend l’ensemble extrêmement prenant. A la fois intelligent et terriblement efficace.
Me rappelle beaucoup PAS DE VAGUES avec François Civil que j'ai vu sur Canal, avec une ambiance beaucoup plus intense notamment dans la tension de la première partie. Raconte avec beaucoup d'acuité la manière dont les médias s'emparent d'un sujet de manière brutale, voire violente. Excellents acteurs. Vu pendant les Saisons Hanabi.