73 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
47 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
13 critiques
3
6 critiques
2
2 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
takeshi29
38 abonnés
164 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 6 février 2026
Le foufou Takashi Miike semble s'être totalement fondu dans ce film qui relate de manière d'ailleurs assez brillante un fait divers édifiant, nulle trace, malgré une entame qui laisse espérer quelque chose, de sa caméra enragée, énervée, qui n'a pas accouché que d’œuvres mémorables mais qui a toujours eu le mérite de proposer un cinéma à la marge. Ici le boulot est propre, on pourrait même dire impeccable, ce qui est certes à mettre à son crédit mais qui fait de "Sham" un produit assez impersonnel, bien loin en tout cas de la signature Miike.
Les premières scènes du film, exagérées, presque caricaturales, contiennent une certaine étrangeté qui pourraient correspondre à ce qu'on attend d'un film de Takashi MIIKE, réalisateur dont la filmographie est parfaitement étrangère au réalisme. Tout s'écroule au bout de vingt minute, quand apparaît le titre du film ; Sham / Mascarade). Le film ne ménageant désormais aucune ambiguïté ou réflexion, à partir de ce moment-là ce ne sera plus que le lent déroulé d'un téléfilm de procès. Lourdement littéral dans son propos, banal dans son récit comme dans sa mise en scène.
La seule piste potentiellement intéressante un instant entrouverte (le potentiel rôle des médias) est évacuée aussi vite qu'évoquée.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première lors du festival Ananabi. Ce film relate très bien la bureaucratie et la tendance japonaise à privilégier les excuses plutôt que le conflit. Néanmoins, je pense que la partie sur le racisme présent au Japon aurait pu être développée davantage.
Un curieux scénario à logique inversée sur un thème touchant au plus profond de l’âme japonaise. En effet, toujours pour de nombreux japonais, leur civilisation demeure encore aujourd’hui d’une supériorité évidente aux autres peuples étrangers, même si l’histoire récente et l’actualité met à mal cette posture intellectuelle invraisemblable toujours bien encrée et populaire au pays du soleil levant. Mais attention, comme je le disais, le réalisateur aime à induire en erreur le spectateur, il ne se prive pas ici. spoiler: Ainsi il
présente durant les 20 premières minutes du film un enfant victime expiatoire facile d’un instituteur sadique et violent poussant même l’objet de sa rancœur vers un acte irrémédiable.
Le réalisateur très prolixe en films aux thèses bien tordues va induire en erreur tout le monde à commencer par le spectateur. Est-ce donc bien la réalité qui nous est montrée au début du film ou est-ce une représentation fictive d’une réalité différente? En ce sens si le film est assez intéressant, il laisse une grosse impression de malaise, car de fait que ce soit au Japon, ou ici en Europe, ou même aux États-Unis, la hausse très préoccupante des suicides de jeunes enfants victimes de ce genre de comportement d’adultes aux comportements inappropriés voire sadiques est un fait aussi inacceptable qu’indiscutable.
Une belle nostalgie de revoir un Takeshi Miike au cinéma où je l’ai découvert 25 ans plus tôt (Audition). Moins torturé que d’habitude, Sham s’attaque à plusieurs sujets universels avec une sensibilité touchante. Je le recommande comme porte d’entrée sur l’univers de ce réalisateur.
Bon film, réal et acteurs et je suis surpris par ...
Car cette fois il évite l'écueil du film choc pour proposer une étude sociétale japonaise, avec une mise en scène en 3 actes...
Un prof accusé de harcèlement par un élève et sa mère.
(ce film m'évoque d'ailleurs "Évanouis" sorti l'an dernier... pour ceux qui connaissent... à la différence que c'était un film américain et surtout un vrai "film de genre" bref...)
Il est ici question de châtiments (bien sûr !) mais c'est secondaire.
Le sujet se centre surtout sur les procès, social puis médiatique et juridique, et surtout la question de l'Honneur japonais, enfin le déshonneur plutôt, avec une résilience +/- "digne" (Seppuku).
Intéressant et les acteurs sont vraiment mis en valeurs dans chacun des rôles, 凉 mais j'ai trouvé des longueurs dans le scénario et un peu trop attendu. Il y a ici et là des pistes mystérieuses libres à interprétation...類 j'aurais aimé les voir développées pour une complexité et une profondeur plus affirmées.
Ceci dit, Miike réussit son œuvre comme une ouverture plus abordable dans sa longue filmographie decomplexée.
Bon film qui nous encourage à toujours douter d'absolument tout ce qu'on peut voir extérieurement par tout support audiovisuel ou presse. Après, j'ai pas forcément été happée plus que ça par les personnages et l'histoire. Par contre j'ai hâte de voir plus de sa filmographie.
Vu en avant-première à l'occasion de la saison Hanabi 2026, j'ai vraiment aimé ce film. spoiler: Sans trop en dire, le réalisateur joue avec le spectateur dès le début, et nous fait comprendre que, comme ceux qui sont extérieurs à l'affaire dans le film, nous aussi croyons la première chose que l'on nous offre. Mon premier coup de cœur de 2026.
Pas mal de tensions dans ce film de procès. On oppose l'importance de la réputation, ainsi que la dévotion à son employeur du Japon contemporain, à une requête de son honneur d'un Japon plus ancien. Merci aux Saisons Hanabi pour la découverte !
Film vu en avant-première dans le cadre du festival du film japonais sur Aix-en-Provence. Je n’ai pas envie de trop en dire pour laisser aux spectateurs tout le plaisir et la surprise, si ce n’est que le thème central est celui de l’éducation, de la parole et de l’honneur . Je dirais simplement que c’est un film remarquable dans sa construction, le jeu de tous les acteurs, la photographie. A voir dans la lignée des films sur le Japon, qui en présentent la culture dans ce qu’elle a de plus fin, sensible, mais également sa dureté, la rudesse de sa société.
vu dans le cadre des saisons Hanabi. un film qui entretient un bon suspense, malgré de légères longueurs. Un reflet intéressant de la société japonaise. Bon moment
Une trés fine analyse critique de la société japonaise confrontée aux vertiges de la vérité et du mensonge, tout cela excellement joué et mis en scène.