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GitanCinéphile
7 critiques
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2,0
Publiée le 8 mars 2026
Je m'attendais à un film extraordinaire, qui me ferai voyager, avec des acteurs très bons comme décris par tout ces youtubers lors de la sortie au cinéma ... Et donc je me suis empressé de le louer une fois disponible avec toute la hype que ça incombait.... Mais quelle déception... Mise a part la photographie qui est pas mal , c'est vraiment pas bon ... L'histoire tien sur un postits , le jeu d'acteur des 2 personnages principal est mauvais ... Mais mauvais... Je m'attendais aussi a des effets spéciaux impressionnant... Mais ils ne le sont même pas ..
Du Orelsan ! Une DA particulière, de l’autodérision, des références, un film complètement barré mais toujours dans la vibe d’Orelsan.
Le film est réussi et je ne m’attendais honnêtement pas à ça. Il se penche sur les déséquilibres d’Orelsan, sur les ‘’mauvais côtés’’
On retrouve par exemple, les addictions, les mauvaises pensées, les problèmes perso, les faiblesses, les fans, les médias, les femmes, son couple et le fait de devenir père !
Et la façon dont c’est représenté est super intelligente. Avec le biais des Yokoï, soit des monstres de la mythologie japonaise.
Le film porte sur la dépression et la vision de soi, du point de vue d’Orelsan évidemment, mais qui d’un moyen ou un autre fera écho à soi-même. Car on a tous nos propres Yokoï et nos moyens pour les surpasser, et Orelsan en fait de l’art avec un film réussi !
De plus, le visuel est clean, le film est beau, et le délire est bien poussé !
C'est typiquement le genre d'ovni qu'on regarde parce qu'on aime bien le bonhomme,mais on finit par regarder l'heure sur son téléphone. Le look ,rien a dire ,c'est de la belle ouvrage .Tomaszeski nous a pondu des images qui claquent,on est loin du film de vacances à Tokyo, si le film ne servait qu'a faire des posters ,il aurait 19/20. Le moteur ,c'est là que ça broute .Orelsan fait du Orelsan :il est là,un peu lunaire,en mode"perdu dans la traduction".C'est original,ça change du cinéma français qui sent la poussière,mais 1h40 pour voir un mec se demandait s'il doit taper sur des fantomes ou faire une sieste ,c'est longuet. En résumé ,c'est beau,c'est honnête ,mais ça manque de jus. On ne va pas crier au génie,on va juste dire que c'est une curiosité qui se laisse regarder un dimanche de pluie
Yoroï est un film à prendre clairement au second degré, et c’est justement ce qui fait tout son charme. Il est vraiment bien réalisé, avec la légèreté et l’humour d’Orelsan qui rendent l’ensemble super drôle. On retrouve son style décalé et sa manière unique de raconter les choses. En revanche, si on prend tout au premier degré ou qu’on est un peu trop coincé, ce n’est peut-être pas un film fait pour soi. Moi, j’ai adoré et j’ai passé un super moment de détente sur mon canapé, avec une petite Despe
Yoroï est un film aussi absurde que loufoque, mais profondément original. Derrière son apparente légèreté, l’armure du titre s’impose comme une belle métaphore de la célébrité et de ce qu’elle impose à ceux qui la portent. Les musiques signées Orelsan accompagnent parfaitement cette fable moderne, à la fois personnelle et sincère. Ce n’est pas le film de l’année, et il ne cherche d’ailleurs pas à l’être : l’essentiel est ailleurs, dans la morale qu’il distille et la sincérité du regard qu’il porte sur son sujet. insta : maxfaitsoncinema
C'est une jolie fable introspective qui est très bien réalisée. Les textes et le scénario sont géniaux et touchant à l'image de ses chansons. Il y a également beaucoup d'humour. C'est une réussite !
Yoroï, réalisé par David Tomaszewski, est sans nul doute un objet singulier dans le paysage cinématographique français : une autofiction pop où Orelsan enfile littéralement une armure de héros japonais pour affronter ses propres démons. Connu pour son travail dans le clip et l’animation, Tomaszewski transpose ici son goût pour l’image stylisée dans un long métrage hybride, oscillant entre comédie kitsch, film fantastique et confession d’artiste en crise. Orelsan s’y met en scène en figure publique au bord du burn-out, jouant moins un personnage qu’une projection de son propre persona. Le récit adopte alors la structure du shōnen (entraînement, épreuves, affrontements, transformation) mais en remplaçant l’ennemi extérieur par une incarnation du moi.
Visuellement, l'imagerie revendique l’héritage du Club Dorothée, de Dragon Ball ou de Saint Seiya. Le kitsch est assumé. Cette stylisation libère une énergie réelle dans les combats tout en flirtant parfois avec le ridicule. Le film semble alors hésiter entre hommage et parodie involontaire, avançant sur une ligne qui constitue aussi sa vérité : comment prolonger ses mythologies adolescentes sans s’y enfermer ?
L’armure, trouvaille symbolique limpide, protège autant qu’elle entrave. Elle rigidifie le corps, matérialise la célébrité comme carapace. Mqis plus elle brille, plus le héros paraît empêché. Le véritable triomphe ne réside ainsi pas dans la force, mais dans la capacité à déposer cette enveloppe. Quant au Japon, il fonctionne moins comme espace réaliste que comme décor mental. Plans larges sur le mont Fuji, néons tokyoïtes, temples noyés de brume : tout semble légèrement idéalisé. Ce choix ne vise pas l’exactitude ethnographique mais la projection fantasmatique et pourtant, les yōkai y surgissent malgré tout. Le déplacement géographique ne résout rien.
Narrativement, le passage du clip au long métrage révèle ses limites : certaines séquences électrisent mais là où un clip condense l’énergie en quatre minutes, le film peine à la renouveler sur la durée. La confrontation finale, trop explicite, verbalise ce que l’image suggérait avec davantage de force. Pourtant, derrière ces déséquilibres, persiste la sincérité. Yoroï est un film bancal, parfois trop long, parfois trop démonstratif, mais traversé d’une honnêteté indéniable. Reste cette question : faut-il abandonner les mythologies adolescentes ou les intégrer à une maturité nouvelle ? Orelsan, lui, ne détruit pas son imaginaire et ne renonce pas à l’armure ; il apprend juste à la regarder comme un costume.
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3,0
Publiée le 2 mars 2026
« Pourquoi fuir quand on peut détruire ? » Dans "Yoroï", les deux arrivent avec cette "fuite" loin de la médiatisation et du système spoiler: avant une destruction de la part de son alter ego maléfique. Logiquement coécrit par Orelsan, "Yoroï" est un prolongement de l'univers de l'artiste, et même une matérialisation de certains thèmes abordés dans ses chansons. On retrouve surtout la culture japonaise et pas seulement à travers le cadre du pays, mais avec une exploration du folklore à travers les yokai. On retrouve des "créatures" bien connues et déjà vues dans de nombreux films locaux, mais aussi des créations pour coller à Orelsan et à la France. Plutôt agréablement surpris par les effets pratiques et numériques, ce qui renforce la qualité des apparitions et des affrontements. Dans cet exercice, Clara Choï est d'ailleurs une bonne surprise. Dans l'ensemble, "Yoroï" est donc un divertissement honnête pour les fans de l'artiste, mais pas seulement.
"Yoroï" ("armure" en japonais) est un film hybride à la croisée des genres (comédie à la fois intimiste et dramatique, arts martiaux, horreur...) avec forcément une bande-son faite de morceaux de rap d'Orelsan mais pas que, et qui permet de découvrir le folklore japonais (les Yokaïs) censés représenter ici les angoisses de l'artiste en perpétuel questionnement intérieur. Orelsan qui a progressé côté acting malgré encore quelques faiblesses, s'est donné corps et âmes pour ce projet (notamment physiquement avec un impressionnant corps d'athlète) alors que Clara Choï détonne également et que les caméos sont les bienvenus sans être trop embarrassants. Au final, c'est un projet sincère et surprenant dans le paysage cinématographique français, à l’image d’Orelsan lui-même et qui va bien au-delà de l'ego trip de bas étage.