Sur fond d'appropriation culturelle douteuse, Yoroï réussit l'exploit de massacrer le folklore japonais à l'aide d'un scénario terriblement mauvais, à un casting au ras des pâquerettes et à une réalisation mauvaise.
L'histoire aurait pu être intéressante, mais elle déçoit à cause d'un remarquable manque d'originalité. L'écriture des personnages est catastrophique : ils ne sont ni drôles ni attachants, et le personnage d'Orelsan est absolument insupportable avec ses problèmes superficiels. On voit bien que le film cherche à être profond, mais aucun effort n'est fait pour cela, et seul le stricte minimum est présent. De plus, le scénario souffre de clichés beaucoup trop répandus dans ce genre de films, à tel point qu'il nous faut moins d'une demi-heure pour connaître la fin, et l'heure à suivre, n'ayant donc plus rien de surprenant à offrir, devient très ennuyeuse.
Si le casting n'est vraiment pas terrible, c'est bien Orelsan le maillon faible. Après s'être illustré en tant que rappeur durant de longues années, le chanteur se (re)lance dans le cinéma, plusieurs années après Comment C'est Loin. Et si l'écriture de son personnage est à l'image de ses musiques, à savoir faussement profondes et intellectuelles, son jeu d'acteur est, quant à lui, à l'image de ses "talents" de chanteur : fade, nonchalant, et terriblement pénible. Ainsi, ce n'est pas que l'écriture du personnage qui le rend insupportable, mais également la performance désastreuse du rappeur qui empêche tout attachement pour ce personnage idiot, égocentrique et superficiel.
La réalisation, quant à elle, est beaucoup trop quelconque pour un film de cette envergure, à tel point qu'elle en devient mauvais, notamment lors des combats où la caméra coupe à chaque coup de poing afin de cacher la misère des chorégraphies banales et ennuyeuses. De plus, les effets spéciaux sont absolument catastrophiques, à tel point qu'on en vient à se demander si certains d'entre eux seraient ou non issus de l'intelligence artificielle. En clair, ni la réalisation, ni les effets spéciaux ne peuvent sauver ne serait-ce qu'un petit peu le film.
En clair, ce film bénéficie du stricte minimum sur tous les aspects et en devient très vite ennuyeux, pénible et déplaisant.