The Dog Stars
Note moyenne
3,2
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101 critiques spectateurs

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Julie Boubou
Julie Boubou

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2026
Je ne me suis pas ennuyée, mais je n'ai pas non plus été emballée. En fait, on a vraiment l'impression que le scénariste a demandé à une IA de lui écrire le scénario en s'inspirant de Mad Max 2, Je suis une légende, Walking Dead etc... C'est du réchauffé ++, si vous recherchez de l'originalité, fuyez pauvres fous ! La fin est grotesque ( spoiler: le salut avec les Mennonites, au secours !
) et j'ai trouvé qu'il y avait plusieurs invraisemblances ( spoiler: pourquoi certains groupes semblent être devenus de véritables sauvages à peine humains alors que la pandémie ne semble pas si ancienne que ça et qu'il n'y a pas de zombies ?
). On ne comprend pas où Ridley Scott veut en venir avec ce film, ça va dans plusieurs directions.
Adrien Martinez
Adrien Martinez

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2026
Même si la fin est un peu complexe à comprendre ( spoiler: Hig part en avion, on sait qu'il souhaitait se suicider, on voit l'avion basculer dangereusement mais il ne meurt pas)
, j'ai trouvé que la morale de l'histoire est résolument optimiste: même après avoir tout perdu à cause d'une épidémie qui foudroyée le monde entier, on peut se construire une nouvelle famille avec quelques survivants et essayer de survivre ensemble, sans oublier nos défunts.

J'avais franchement peur que le film ressemble trop à "Je suis une légende", mais les doutes disparaissent dès les premières minutes : "Je suis une légende" se déroule entièrement dans une grande ville, "The dog stars" en milieu rural, ce qui fait que les 2 films sont foncièrement différents même si il y a d'énormes similitudes.

Du coup, on passe énormément de temps à survoler des paysages, à contempler la nature qui a repris ses droits sur le bitume, à voir les dégâts matériels causés par une épidémie sans nom. Et au milieu, Jacob Elordi est aussi beau et talentueux que son personnage est têtu et en pleine dépression. Il n'est pas seul mais ça reste le personnage principal.
Ridley Scott nous offre quand même quelques belles scènes d'actions intenses mais ce qui ressort du film, c'est le fait de toujours devoir garder espoir, de ne rien lâcher pour ne pas sombrer.
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2026
Malheureusement, je suis déçu de film apocalyptique de Ridley Scott. Une première heure du film très longue à la limite de l'ennui.

Pour le reste, c’est comme Jacob Elordi qui pilote l’avion. On survole tout sans développement. Les menaces que rencontrer le protagoniste vont être expéditives limite ce n’est pas tellement un danger.

C’est film est oubliable...
Stéphane Laurent
Stéphane Laurent

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2026
je m'attendais tellement à mieux en voyant la bande-annonce mais comme d'habitude toujours les meilleures scènes du film dans celle-ci.... le plus ridicule c'est les survivant avec tous les tatouages ça frise le ridicule. on croirait des intermittents du spectacle lors des fêtes de village 
Bas Kozz (BKozz)
Bas Kozz (BKozz)

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 août 2026
Si on peut faire confiance à Ridley Scott pour avoir des prises de vues magnifiques des montagnes du Colorado... On ne peut pas en dire autant du scénario... Le mec va faire un tour, ça se passe pas très bien, il rentre chez lui et... fin de l'histoire. Il n'y a pas d'humour, peu d'action et zéro suspens vu que c'est ultra téléphoné... Tous les personnages font la gueule, les interactions sont pauvres, les méchants pathétiques... Sérieux, l'histoire est tiré d'un roman pour les enfants de 8 ans, ou quoi ??!!! J'ai payé 11 balles pour aller voir ce navet (malgré de très belles montagnes), je suis dégoûté !!
OU alors, c'était une pub pour les avions de la marque Cessna, Ridley Scott était publicitaire avant de faire du cinéma...
Viquay
Viquay

13 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2026
Ce n'est pas un film d'action, contrairement à la bande annonce qui montre que cela... Une œuvre contemplative, avec de magnifiques images de nature et des acteurs excellents qui ont compris là ou voulait allez le film contrairement à ses spectateurs...
un Ridley Scott précis, affuté, qui dirige toujours aussi bien ses acteurs et même si il y a peu d'action montre qu'il sait filmer les cascades, la tension et nous transporte avec ses émotions.
Faites vous votre prore avis en y allant.
mat niro

468 abonnés 2 176 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2026
Hig (Jacob Elordi), très proche de son chien avec qui il soliloque tout le début du film, vit reclus avec un ex marine (excellent Josh Brolin) au caractère bien trempé. Il ne s'autorise qu'une sortie à l'occasion pour se ravitailler à bord de son vieux coucou. L'absence de classification de cette oeuvre dans le genre science-fiction sur le site interpelle, car on est bien dans une vision d'un monde post-apocalyptique. Ridley Scott signe un film de survie avec une bonne dose de mélancolie dans des paysages italiens à couper le souffle. spoiler: Malgré tout, l'expérience est mitigée entre la famille accueillante et les vilains survivants, le tout sur fond de violence (je pense à la scène des zombies)
. L'ensemble porte la patte du cinéaste britannique de 88 ans sous la forme d'un bilan de vie assez sage mais en pointant du doigt ses regrets dans ce monde d'après. Correct.
Henner
Henner

95 abonnés 145 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 août 2026
Comment le talentueux Ridley Scott a-t-il pu louper ce film ? C'est la question que l'on se pose après l'avoir vu. Un film postapocalyptique donc. Bravo au chien - un berger malinois -qui accompagne le héros ! C'est avec lui que l'on passe les meilleurs moments. Pour le reste c'est convenu et répétitif avec des scènes d'attaque qui s'enchaînent et "la belle rencontre" comme on dit aujourd'hui , l'inévitable histoire amoureuse dont on se doute dés que la dame surgit. C'est plein d'invraisemblances, avion magique, touché mais jamais coulé, dur à cuire survivant à toutes les agressions, plein d'interrogations aussi, étranges personnages dont on ne saura jamais les intentions. Les paysages sont magnifiques, le héros pêche alors qu'il ne sait visiblement pas se servir d'une canne à mouche. Tout se passe comme si on assistait à une suite de tableaux sans que l'histoire prenne forme. Avec des moyens beaucoup plus limités "la nuit des morts-vivants" fait dix fois mieux. Le réalisateur aurait pu nous surprendre, s'emparer d'un thème apocalyptique pour développer un scénario original, nous emmener loin, nous surprendre. mais non. Tout est convenu . Un film très décevant qui se voit vaguement en regrettant que le réalisateur d'Alien soit aux abonnés absents. Les décors sont impeccables. C'est le seul point positif.
Stephy6064
Stephy6064

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2026
Je ne comprends pas les critiques négatives. Je sors de la salle et j’ai passé un très bon moment. Les acteurs jouent très bien. Les images sont magnifiques et l’histoire est vraiment intéressante.
Mon conjoint a également apprécié ce film.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

78 abonnés 105 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2026
C’est raté. On adore Ridley Scott, un des plus grands réalisateurs en activité, mais cette fable dans un monde post-apocalypse tirée d’un roman (La Constellation du chien de Peter Heller, 2013) ne fonctionne pas. Ce n’est pas mauvais, c’est bancal et inabouti : on s’attache au héros et à son chien, qu’il emmène dans son avion, il meurt au premier tiers du film ! Stupide. Les «méchants» ne sont pas crédible, trop zombies ou trop barrés. Le film hésite : peur (mais pas trop) ? Contemplatif (par moment) ? Histoire d’amour ?

Dans l’interview que le réalisateur donne au JDD (23/8), un passage m’a stupéfait : «Je n’ai même pas lu le roman de Peter Heller. Je vous assure, cela ne sert à rien de se compliquer la vie si on a déjà un excellent scénario. Quand on est lancé, on fonce !»

Quel incroyable mépris pour la littérature ! Quelle vision techniciste désincarnée ! Voilà pourquoi le film manque de chair et de cohérence. Du travail bâclé.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
Oscar Dbl
Oscar Dbl

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2026
The Dog Stars est une très belle réussite signée Ridley Scott. La réalisation est superbe, avec une mise en scène à la fois soignée, immersive et particulièrement efficace pour retranscrire l’atmosphère du film. Ridley Scott maîtrise parfaitement son univers et offre des images magnifiques qui renforcent l’intensité de l’histoire.

Jacob Elordi livre également une excellente performance. Son jeu d’acteur, à la fois sobre et convaincant, apporte beaucoup de profondeur et d’émotion à son personnage. Il confirme une nouvelle fois tout son potentiel.

Un film visuellement impressionnant, porté par une réalisation remarquable et un très bon casting. Pour moi, c’est clairement un bon 4/5 ! ⭐⭐⭐⭐
NOA
NOA

29 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2026
Ce film est un vrai Chef d'oeuvre. Ridley Scott nous a fait une vraie pépite. Pour moi c'est vraiment un film a ne pas rater si vous mettez un pouce en haut abonnez vous
Omelette Légère
Omelette Légère

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2026
On ne s'ennuie pas, il y a pas mal de péripéties, c'est bien filmé et l'histoire est bien racontée.
Et pourtant (et bizarrement), cette histoire ne raconte rien en même temps, sans compter qu'il manque un vrai final.

Le film n'est pas mauvais pour autant.
3 étoiles.
Diabloxrt
Diabloxrt

89 abonnés 1 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2026
Nous offrant le retour de Ridley Scott au cinéma, "The Dog Stars" est une proposition qui m'a longtemps laissé perplexe. En effet, malgré des bandes-annonces pourtant assez remplies en images et en contenu, ce que ce film allait pouvoir proposer m'échappait toujours complètement. Si le synopsis semblait franchement emballant et que le casting me donnait envie, aucune ligne directrice n'apparaissait clairement sur ce qu'allait être le projet. Il a donc fallu attendre sa sortie pour découvrir ce que les scénaristes avaient pu développer autour du roman de base de Peter Heller, et autant dire que la chute fut brutale. À ce niveau, j'ai finalement vite compris pourquoi le marketing avait eu autant de mal à vendre ce long-métrage, la raison étant que ce dernier est le cliché basique du film de survie post-apocalyptique. Dans tout ce qu'il possède, à savoir dans les thématiques, dans l'approche visuelle ou dans le déroulé de son histoire, ce projet opte pour une vision extrêmement lambda du genre. Par conséquent, avec une matière aussi peu originale et déjà vue, on ne s'étonne pas qu'il fût bien difficile de promouvoir tout cela. Maintenant, cet aspect basique ne veut pas dire que le long-métrage est absolument horrible et irregardable, mais il est simplement très oubliable et jamais surprenant. Déjà, dans son approche visuelle, il rend une copie assez attendue, avec un ensemble globalement tourné vers le contemplatif des environnements. Sur une bande-son relativement douce (principalement de la guitare acoustique), Ridley Scott s'emploie donc à nous offrir de jolis plans de la nature, que ce soit en ville, en montagne ou en forêt. De ce point de vue, l'immersion est alors plutôt réussie et le début du récit nous intrigue, malgré cette façade déjà vue dans d'autres productions du genre ("28 jours plus tard" et "The Last Of Us" notamment). Mais une fois que ce contexte a été posé, une question arrive rapidement à l'esprit du spectateur : que veut nous raconter le film ? Et c'est un peu là qu'est le problème, car on ne le saura jamais véritablement. Mettant déjà presque 45 minutes avant de clairement exprimer ses enjeux, la globalité du scénario ne nous montre que des personnages errant de cachettes en cachettes pour survivre. Dans ces conditions, la dramaturgie s'avère alors très légère, en notant également que les thématiques sont de même niveau. Au travers de cette histoire, on sent quand même que le film tente de développer un propos sur les relations de confiance entre les humains. Mais comme pour le reste, on a déjà vu ça ailleurs, et en mieux fait. Ici, le propos pourrait se résumer en disant : il y a des gentils et il y a des méchants. La subtilité n'est donc clairement pas ce qui caractérise le film, chaque relation étant assez manichéenne dans le genre. spoiler: Le meilleur exemple étant cette scène dans le camp de survivants, qui ne dégage aucune subtilité, notamment à cause du jeu d'acteur très forcé des personnages secondaires. On sent trop rapidement leur intention, au point de me faire affirmer que personne ne peut réellement croire qu'ils sont du côté des héros.
Heureusement, pour rattraper un peu le coup, je trouve que le casting s'avère assez solide. Si j'ai été déçu de la performance de Jacob Elordi, son personnage étant de toute façon trop peu caractérisé et bien trop vide pour être attachant, le reste du casting s'avère efficace. Margaret Qualley est plutôt convaincante dans son approche plus intimiste, Josh Brolin est dans une interprétation proche de ses standards, mais il s'en sort donc assez bien, et Guy Pearce a le mérite de m'avoir fait sourire à plusieurs reprises. Au global, je n'ai finalement pas plus de choses à vous dire sur tout cela. L'ensemble n'est clairement pas mauvais, mais vous ne trouverez pas suffisamment d'éléments qui sortent de l'ordinaire dans ce projet pour être réellement satisfait. Alors, je vous recommande de passer votre chemin. Pour conclure, une proposition trop ordinaire.
Cadreum
Cadreum

71 abonnés 822 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 août 2026
Trentième long métrage, quatre-vingt-huit ans, cent dix millions de dollars, et un projet ramassé au sol quand le biopic sur les Bee Gees s'est effondré : The Dog Stars n'a pas été désiré, Scott a pris le scénario qui traînait, changé d'acteur principal en cours de route quand Mescal s'est envolé chez les Beatles, et tourné en Italie un Colorado de 2035. Le film adapte un roman de 2012 dont l'épidémie était encore une hypothèse ; il sort dans un monde qui en a eu une, et c'est ce décalage de quatorze ans que 20th Century vend comme une pertinence. La donnée initiale tient en trois éléments : un monde vidé par une grippe où un pilote, Hig (Jacob Elordi), survit sur une piste d'aviation abandonnée avec son chien et un ex-marine survivaliste, Bangley (Josh Brolin) et où un jour, une voix passe dans la radio de son avion.

Le reste — la pandémie, l'effondrement, l'écologie, la question de savoir ce qu'il reste d'humain quand il ne reste plus rien — n'a été pensé par personne. Ce sont des matériaux hérités du livre, redisposés par un cinéaste qui n'avait pas de raison particulière de tourner celui-ci plutôt qu'un autre, et photographiés avec le métier de quelqu'un qui ne sait plus mal filmer. D'où la seule question que le film mérite : que dit une œuvre qui ne veut rien dire, et que reste-t-il d'un regard quand personne ne l'a exercé ? On peut supposer qu'un film sans intention ne dit rien, et qu'il n'y a qu'à constater la vacance. On peut supposer qu'il dit alors, malgré lui, ce que sa grammaire tient pour acquis.

Il faut commencer par lui accorder ce qu'il obtient parce que c'est cher payé ailleurs dans sa filmographie. Scott a passé la décennie à tourner en couverture massive, une dizaine de caméras sur un champ de bataille, un grand fracas monté au kilomètre ; ici, le premier acte accepte de durer. La routine de la piste d'aviation, les rondes, la maintenance du Cessna, les silences entre deux hommes qui n'ont plus rien à se dire. Le découpage renonce à la surenchère qui plombait ses fresques romaines et napoléoniennes, et retrouve un équilibre qu'on croyait perdu depuis Black Hawk Down, où l'ampleur du dispositif servait la simplicité de la situation. Les vols en Cessna, tenus en plans longs, à hauteur d'aile, sont la meilleure chose du film : Messerschmidt y obtient une lumière qui rend le continent vidé habitable au regard, et le montage a la patience de ne pas les interrompre.

Elordi tient le rôle exactement comme il faut : une façon costnérienne de rendre le mutisme lisible. Le film le sait et le premier tiers l'isole en gros plans tenus, dans le cockpit, sur le seuil du hangar, avec son chien, et attend que quelque chose passe. Cependant, la femme morte, l'enfant mort, la pandémie, tout ce qui devrait fonder l'intériorité de Hig lui est attribué comme une fiche de renseignements parfois dispensé en flashback ou en paroles explicites. Quant à Bangley, il reste une fonction — l'arme, le cynisme, la contradiction disponible — et le champ-contrechamp entre eux tourne à vide parce qu'aucun des deux ne possède ce que l'autre pourrait lui prendre. Aucun intérieur en conflit ; juste un acteur photogénique en manque de matériau et un partenaire réduit à sa fonction d'objection.

Le chien meurt tôt — trop tôt pour un film qui porte son nom dans le titre. Jasper occupe la première demi-heure, puis s'en va, et l'économie affective du film se découvre d'un coup : il fallait un chagrin certifié, contracté rapidement, pour financer la grande aventure.

À partir du départ de Hig vers l'ouest, la mise en scène cesse d'avoir un avis. Le ravitaillement, les rencontres, l'échange de tirs avec les charognards, le crash, l'arrivée à Grand Junction : même distance, même durée, même lumière égale, quoi qu'il s'y joue. On menace un homme et on remplit un réservoir dans le même régime de plans. On peut y voir une position — à la fin du monde, plus rien n'est important — mais cette indifférence sort le film de toute obligation. La grippe convoque 2020, les herbes hautes suggèrent la reprise du vivant, les groupes armés font signe vers l'effondrement social, et rien n'est jamais mis en rapport, faute d'un découpage qui hiérarchise ou d'une caméra signifiante. La deuxième heure devient cet espace locatif où la pandémie, l'écologie et la violence occupent des chambres séparées et ne se croisent jamais dans le couloir.

Il faut pourtant bien que quelque chose organise le récit, et ce sont les archétypes qui s'en chargent : le pilote solitaire, l'ancien soldat bourru qui avait raison, la fille protégée par le vétéran, le père qui garde l'armurerie. Aucun n'a été révisé depuis quarante ans. Le film les convoque avec la confiance de qui n'imagine pas qu'on puisse les discuter — et c'est là que l'absence d'avis se paie : quand personne ne décide, ce sont les formes disponibles qui décident à sa place.

Ainsi sur la route de Grand Junction, Hig trouve d'abord une ferme correctement défendue, avec une fille et un ancien commando pour père : il a traversé un continent mort pour découvrir une version mieux irriguée de ce qu'il avait quitté. Cima n'existe ensuite que dans ce que le montage lui concède, c'est-à-dire une fonction de faire valoir. Et c'est là que le film touche le fond, sans paraître s'en apercevoir : Scott lui fait rejoué exactement les mêmes scènes qu'il réservait à Jasper. Le chien apaisait la solitude du héros ; elle en hérite le poste.

Puis vient l'aéroport, l'eldorado espéré, et le film s'y autorise soudain tout ce qu'il s'était refusé : hiérarchie, péage, cannibalisme, direction artistique fin de siècle passé. Le seul endroit qu'il désigne comme collectif, il le filme au grotesque : vivre ensemble produit des monstres, vivre chez soi produit des familles. Reste que Hig repart et rentre après avoir tout fait exploser en deux plans. Le seul horizon que le film se soit donné est annulé par un récit incapable de lui inventer ne serait-ce qu'un semblant de pensée. Il n'y avait rien devant, donc on revient en arrière, sans le problème de carburant qui organisait l'échappée possible.

Enfin deux heures durant, Bangley traite les mormons comme une plaisanterie récurrente, des gens bons pour la moquerie entre deux tours de garde ; le dernier acte s'installe chez eux et leur donne raison sans qu'aucune péripéties nous y amène. Et la conversion de Bangley suit, en une scène, sans épreuve, donc sans coût. Le film donne à Bangley son plus beau morceau de comédie involontaire : cinquante assaillants convergent sur la ferme, la tension monte, et l'assaut est réglé par une ellipse. On coupe, on revient, c'est terminé, tout le monde va bien. Deux heures de comptage de munitions et de rondes nocturnes liquidées par un raccord qui n'a pas jugé utile de montrer comment — preuve que la menace n'avait jamais été prise au sérieux par personne, à commencer par celui qui la filmait.

En somme, une industrie qui a traversé la pandémie et qui, quatorze ans plus tard, ne parvient à en tirer qu'une ferme clôturée, un patriarche armé, une fiancée et une récolte, a exactement l'imagination de ses conditions de propriété. Le reste est du remplissage de luxe. Il n'y a pas un plan de ce film qui ait été pensé contre un autre, pas une coupe qui tranche, pas une seule décision qu'on puisse attribuer à quelqu'un — un continent entier de morts traversé pour arriver à un mariage et un potager, avec un chien sacrifié en acompte et une femme qui hérite de son poste.
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