The Dog Stars
Note moyenne
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Istvan Ribardière
Istvan Ribardière

8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2026
Le rythme régulier et la prévisibilité du scénario font que l'on regarde se dérouler ce récit mantes fois vu avec un ennui poli. Les plus jeunes acteurs sont un peu lisses, tandis que la génération des plus âgés s'en sort mieux.
La mise en scène réserve tout de même quelques belles vues aériennes et une scène de bataille nocturne efficace.
Seule se distingue une séquence où l'art du malaise de Ridley Scott est en évidence.
La conclusion est à l'image du film, un peu facile et sans surprise.
yeuce
yeuce

43 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2026
Une film survivaliste intimiste, basé plutôt sur la psyché que sur l'action, à la recherche d'un nouvel endroit où la vie recommencerais ....
Litmanen
Litmanen

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2026
Un très grand film qui sera réhabilité dans quelques années à n’en pas douter.
L’image est superbe, les personnages sont profonds et l’émotion est réelle tant dans les scènes contemplatives que celles de violence brutale. Un très bon film du genre post apocalyptique et une bonne surprise tant le film est injustement décrié. La musique est également magistrale. Du Ridley Scott authentique et subtil bien loin du naufrage de Gladiator II notamment.
Chrîs Pnct
Chrîs Pnct

27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2026
C'est vraiment émouvant et prenant à la fois ce film racontant un chao sans règle ni loi. Où la vie d'honnêtes gens semblent vraiment mener à mal. Les paysages sont spendides la musique est du film s accorde bien au thème et les personnages attachants. Je vous conseille ce film.
Theo
Theo

47 abonnés 1 092 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2026
Il y a une belle contradiction au cœur de *The Dog Stars* : Ridley Scott filme un monde qui semble avoir retrouvé toute son immensité après la disparition de presque tous ceux qui l’habitaient, mais raconte cette immensité avec un scénario qui, lui, ne cesse progressivement d’en réduire les possibilités. Le film est souvent beau, parfois réellement émouvant, traversé par quelques éclairs d’un cinéma presque contemplatif que l’on n’attendait plus forcément de Scott ; il est aussi beaucoup trop soucieux de transformer une matière mélancolique, étrange et profondément solitaire en récit d’aventure immédiatement lisible. On entre dans *The Dog Stars* pour son silence et ses espaces vides, on en ressort avec le sentiment qu’il aurait fallu avoir davantage confiance en eux.

Le point de départ possède pourtant une force remarquable. Dans un futur proche ravagé par une pandémie, Hig survit sur un ancien aérodrome avec son chien Jasper et Bangley, un ancien militaire dont la conception de l’existence pourrait se résumer à une règle simple : considérer l’inconnu comme dangereux jusqu’à preuve du contraire. Hig, lui, continue de piloter son vieux Cessna, survolant des paysages désertés où la beauté de la nature semble presque obscène tant elle paraît indifférente à la disparition des hommes. Lorsqu’une transmission radio ouvre la possibilité qu’autre chose existe au-delà de ce territoire étroitement contrôlé, le film trouve son véritable moteur : non pas simplement savoir ce qu’il reste du monde, mais déterminer s’il vaut encore la peine d’espérer quelque chose de lui.

C’est lorsque Scott accepte cette simplicité que son film est le plus convaincant. La première partie possède une lenteur inhabituellement féconde. Le récit observe des gestes quotidiens, laisse respirer les déplacements, s’attarde sur Hig dans son avion et donne au paysage une fonction qui dépasse largement le décor. L’excellente photographie d’Erik Messerschmidt oppose constamment la petitesse physique de l’homme à des horizons gigantesques : routes abandonnées, montagnes, plaines, infrastructures mortes, étendues redevenues presque primitives. L’apocalypse n’est alors pas tant montrée comme une accumulation de ruines que comme une absence. Il manque des voitures, des voix, du mouvement, du bruit. Cette disparition progressive de tout ce qui devrait normalement remplir le cadre crée une sensation beaucoup plus troublante que n’importe quelle débauche de destruction numérique.

Les séquences aériennes sont particulièrement réussies. Le Cessna n’est pas seulement un moyen de transport ou une jolie idée visuelle : il devient momentanément l’endroit où le film trouve son propre rythme. Vu du ciel, le monde paraît à la fois infiniment ouvert et totalement inaccessible. Hig peut aller presque partout, mais cette liberté demeure conditionnée par le carburant, la distance, la nécessité de revenir vivant. Scott et son équipe trouvent là une métaphore suffisamment évidente pour être comprise sans jamais avoir besoin d’être lourdement expliquée. Quelques plans suffisent à faire sentir ce mélange de liberté, de deuil et d’isolement qui constitue la meilleure matière de *The Dog Stars*.

Jacob Elordi accompagne très intelligemment cette approche. Sa stature pourrait naturellement pousser le personnage vers une présence héroïque traditionnelle ; il joue au contraire Hig comme un homme légèrement décalé de son propre corps, dont la compétence pratique contraste avec une fragilité intérieure presque permanente. Son regard est souvent plus intéressant que ses dialogues. Il sait faire exister le souvenir, l’épuisement et le désir de contact sans transformer le personnage en collection de traumatismes ostensiblement joués. Cette retenue permet surtout à la relation avec Jasper d’échapper au piège de l’animal utilisé comme simple machine à attendrir : leur complicité installe une normalité minuscule au milieu de l’anormalité générale, quelque chose qui ressemble encore à une vie plutôt qu’à de la survie.

Josh Brolin est plus immédiatement savoureux. Bangley pourrait n’être qu’un archétype de survivaliste paranoïaque bardé d’armes ; Brolin lui donne une présence sèche, un humour presque involontaire et surtout une intelligence qui empêchent le personnage de devenir une caricature. L’opposition entre les deux hommes fournit au film ses meilleures tensions morales. Hig persiste à croire qu’une relation avec autrui demeure possible ; Bangley a bâti toute sa philosophie sur l’idée inverse. Le plus intéressant est précisément que le scénario ne peut pas simplement donner raison à l’un et tort à l’autre : dans cet univers, l’humanité de Hig peut devenir une faiblesse aussi dangereuse que la brutalité de Bangley peut devenir une forme de lucidité. Quand *The Dog Stars* demeure dans cette zone inconfortable, il possède quelque chose.

Le problème est qu’il y demeure trop rarement.

L’adaptation d’un roman largement construit autour de la conscience de son personnage principal imposait une difficulté évidente : comment traduire au cinéma une œuvre dont une part essentielle existe dans la perception intime du monde plutôt que dans l’enchaînement des événements ? Le scénario choisit progressivement de renforcer l’intrigue, les rencontres, les menaces et les enjeux concrets. C’est parfaitement compréhensible. C’est également là que le film commence à perdre ce qui le singularisait. Plus Hig avance, plus *The Dog Stars* ressemble à un récit post-apocalyptique que l’on sait déjà lire. Les paysages continuent d’être magnifiques, les personnages restent suffisamment incarnés et Scott demeure incapable de filmer une scène d’action sans lui apporter au minimum une lisibilité et une puissance physique certaines, mais le mystère initial se transforme peu à peu en mécanique.

Le changement se ressent également dans le montage. Les premières séquences acceptent le temps mort, la répétition, cette étrange sensation que la vie pourrait désormais être constituée d’une succession infinie de journées presque identiques. Puis le film accélère, alterne davantage les registres et cherche à maintenir une tension constante. Pris séparément, plusieurs morceaux fonctionnent très bien ; assemblés, ils donnent parfois l’impression que trois films tentent de cohabiter : une méditation sur le deuil, un récit de reconstruction affective et un thriller de survie plus conventionnel. La circulation entre ces tonalités n’est jamais catastrophique, mais elle n’est pas assez organique pour devenir totalement invisible.

Margaret Qualley apporte heureusement une étrangeté et une sensibilité qui conviennent parfaitement à cet univers. Elle possède cette capacité précieuse à rendre une émotion perceptible sans la stabiliser immédiatement : on ne sait pas toujours si son sourire exprime la joie, la gêne, la peur ou simplement le souvenir d’une manière de se comporter avec les autres. Certaines scènes extrêmement simples lui permettent d’ailleurs d’incarner quelque chose que le film réussit mieux que ses péripéties : après suffisamment de temps passé loin des hommes, la proximité elle-même devient un événement. Guy Pearce, Allison Janney et Benedict Wong donnent également du relief à leurs passages, même si cette distribution luxueuse souligne parfois la relative minceur de certains rôles. Plusieurs présences semblent annoncer des personnages plus complexes que ce que le scénario finit réellement par leur accorder.

La musique de Harry Gregson-Williams accompagne cette volonté d’émotion avec efficacité, mais le film se montre parfois moins subtil lorsqu’il décide précisément de nous faire ressentir quelque chose. C’est l’une de ses contradictions les plus frustrantes. Scott peut laisser un avion minuscule traverser un paysage pendant quelques secondes et produire naturellement une mélancolie immense ; puis une scène plus intime vient souligner avec musique, montage et symbole une émotion qui n’avait pas besoin d’être autant encadrée. *The Dog Stars* est constamment meilleur lorsqu’il cesse de nous indiquer ce que nous devons éprouver.

Il en va de même pour son rapport à l’apocalypse. Le film possède l’intelligence de ne pas construire son identité autour du seul spectacle de la catastrophe : ce qui l’intéresse est manifestement l’après, lorsque le spectaculaire a disparu et qu’il ne reste plus que des individus obligés de déterminer ce qui mérite encore d’être conservé. C’est une perspective beaucoup plus féconde que la simple survie. Que vaut une journée supplémentaire si plus rien ne permet de la distinguer de la précédente ? Jusqu’où peut-on se protéger sans finir par supprimer précisément ce qui rend la protection nécessaire ? À quoi reconnaît-on encore une civilisation lorsque les institutions qui la définissaient ont disparu ? Toutes ces questions existent dans le film. Seulement, il les formule souvent mieux qu’il ne les approfondit.

C’est pourquoi *The Dog Stars* laisse une impression aussi curieuse. Rien ou presque n’y est indigne de son cinéaste. La fabrication est superbe, plusieurs images restent en mémoire, Elordi confirme qu’il peut porter un film en travaillant davantage le silence que la démonstration, Brolin vole régulièrement les scènes avec une facilité réjouissante et Scott retrouve par moments une douceur étonnante. Il y a même quelque chose de profondément attachant dans son refus du nihilisme : derrière les armes, la maladie et la méfiance, le film continue de croire que la survie biologique n’est pas suffisante et que l’homme finit toujours par chercher une raison de vivre avec quelqu’un plutôt que simplement un moyen de ne pas mourir.

Mais cette conviction aurait mérité un film plus aventureux dans sa forme et moins rassurant dans son écriture. À force de vouloir préserver à la fois la méditation, le spectacle, l’émotion, la romance, la menace et l’accessibilité d’un grand récit hollywoodien, *The Dog Stars* finit par n’aller tout à fait au bout d’aucune de ces directions. Le voyage reste agréable, parfois beau, ponctuellement bouleversant ; il manque seulement cette part d’inconnu que son héros poursuit avec tant d’obstination.

Le paradoxe est finalement magnifique : dans *The Dog Stars*, le monde n’a jamais semblé aussi vaste depuis qu’il est presque vide. Dommage que le film, devant un horizon aussi immense, choisisse si souvent de rester sur une trajectoire déjà tracée.

Spoilers:

spoiler: Il y a quelque chose de presque paradoxal dans *The Dog Stars*. Ridley Scott y filme un monde immense vidé de ses habitants, des routes que plus personne n’emprunte, des villes devenues des cimetières et un ciel que traverse encore un petit avion comme si l’humanité n’avait laissé derrière elle qu’un dernier trait de crayon. Pourtant, plus le film ouvre son horizon, plus son récit paraît balisé. C’est à la fois ce qui le rend immédiatement accessible et ce qui l’empêche d’atteindre le vertige auquel son sujet semblait le destiner. Hig survit depuis des années avec Bangley dans un aérodrome transformé en forteresse. L’un conserve encore le réflexe de tendre la main, l’autre considère tout être humain inconnu comme une menace à supprimer avant qu’elle ne puisse s’approcher. Entre eux se tient Jasper, le chien de Hig, dernier prolongement vivant du monde d’avant et probablement la relation la plus simple, donc la plus précieuse, que le film ait à raconter. Ridley Scott est particulièrement à l’aise dans cette première partie. Il n’a pas besoin d’accumuler les ruines spectaculaires pour rendre l’apocalypse tangible : un avion qui survole des étendues vides, une conversation entre deux hommes qui n’ont plus personne d’autre à qui parler, quelques objets devenus absurdes depuis que l’argent ne vaut plus rien suffisent à donner au quotidien une mélancolie très concrète. La meilleure idée du film est d’ailleurs moins la fin du monde que l’opposition entre deux manières de lui survivre. Bangley s’est parfaitement adapté parce qu’il semble avoir toujours attendu un univers dans lequel la méfiance, les armes et l’anticipation du pire deviendraient des vertus. Josh Brolin lui donne une brutalité sèche, parfois drôle, sans chercher à attendrir artificiellement le personnage. Hig, au contraire, reste encombré de ce qui faisait autrefois de lui un homme normal : le souvenir de Melissa, le besoin des autres, la culpabilité d’être encore vivant et cette incapacité presque maladive à accepter que survivre puisse constituer une raison suffisante de continuer. Jacob Elordi fonctionne précisément lorsqu’il laisse cette fatigue affleurer sans la souligner. Son Hig n’est pas un héros post-apocalyptique au sens classique ; c’est un homme qui sait encore piloter, réparer, tirer si nécessaire, mais qui ne sait plus très bien pourquoi il devrait se réveiller le lendemain. La mort de Jasper aurait donc pu constituer le cœur dévastateur du film. Elle possède une véritable puissance immédiate parce que Scott comprend ce que représente l’animal : lorsque Jasper disparaît, Hig ne perd pas seulement son chien, il perd le dernier être qui appartenait simultanément à son ancienne vie et à la nouvelle. Le geste qui consiste à l’enterrer auprès de Melissa est limpide et douloureux. Mais c’est aussi là qu’apparaît une faiblesse qui accompagnera régulièrement *The Dog Stars* : le film fait parfois confiance à l’émotion, puis, juste avant qu’elle produise tout son effet, éprouve le besoin de lui donner un coup de pouce supplémentaire. Jasper n’est plus seulement une présence dont la disparition révèle le vide de Hig ; il devient le déclencheur parfaitement fonctionnel qui doit pousser le héros vers l’aventure. La douleur demeure, mais la mécanique scénaristique commence à apparaître derrière elle. Le départ de Hig constitue pourtant une belle promesse. Lorsqu’il suit cette transmission radio venue de Grand Junction, ce qu’il poursuit n’est pas réellement un endroit : c’est la possibilité que quelque chose existe encore au-delà du périmètre qu’il connaît. Le petit avion devient alors une très belle image du personnage, suffisamment libre pour franchir les frontières mais condamné par son carburant à mesurer chaque kilomètre parcouru. Erik Messerschmidt exploite magnifiquement cette contradiction. Les paysages ont une ampleur presque apaisante, comme si la disparition de l’humanité avait rendu au monde une beauté indifférente, et Scott retrouve par instants ce talent très particulier pour faire sentir qu’un environnement existe bien au-delà de la portion que le cadre nous laisse voir. La rencontre avec Cima et Pops apporte au film ce qu’Hig était précisément venu chercher sans pouvoir le formuler. Margaret Qualley possède la fragilité et l’étrangeté nécessaires pour rendre crédible l’attirance de deux êtres qui ont presque oublié les usages élémentaires de l’intimité. Leur rapprochement fonctionne surtout dans ses hésitations, dans cette impression qu’ils réapprennent maladroitement une langue disparue. Guy Pearce, de son côté, donne à Pops suffisamment de rudesse pour empêcher cette parenthèse de devenir immédiatement rassurante. Le problème est que le scénario sait beaucoup trop tôt où chacune de ces relations doit aboutir. Cima devient assez rapidement moins une inconnue susceptible de bouleverser Hig qu’une réponse à son deuil, et leur relation perd progressivement l’ambiguïté qui la rendait intéressante. C’est surtout Grand Junction qui révèle les limites du film. Toute la trajectoire d’Hig repose sur le fantasme qu’une voix entendue à la radio puisse annoncer le retour d’une civilisation organisée. Découvrir que cette promesse cachait un piège était une excellente manière de confronter son besoin d’espoir à la sauvagerie du réel. Encore aurait-il fallu résister à la tentation de transformer cette idée en attraction de troisième acte. Avec Darlene, ses hommes, leurs intentions envers Cima et la révélation du cannibalisme, le film passe d’une inquiétude diffuse beaucoup plus intéressante à une menace tellement caractérisée qu’elle finit presque par simplifier ce qu’elle devait rendre terrifiant. Allison Janney apporte à Darlene une autorité immédiatement perceptible, mais le personnage devient davantage une incarnation commode de la monstruosité qu’une véritable alternative morale à Hig et Bangley. Là où le début suggérait un monde où personne ne savait vraiment jusqu’où il fallait aller pour rester vivant, le dernier tiers distribue plus confortablement les rôles entre ceux qu’il faut sauver et ceux qu’il est permis d’exterminer. Scott retrouve alors son efficacité. Les attaques sont lisibles, les armes ont du poids, les déplacements dans l’espace sont toujours parfaitement compréhensibles et la destruction de Grand Junction procure le plaisir élémentaire d’une riposte spectaculaire. Mais cette efficacité est aussi une forme de réduction. Le film devient précisément le thriller post-apocalyptique qu’il semblait, pendant sa première heure, vouloir dépasser. La violence de Bangley était troublante lorsqu’elle posait une question à Hig ; elle devient beaucoup plus rassurante lorsque le scénario introduit des adversaires suffisamment abjects pour lui donner rétrospectivement raison. Le retour à Erie est plus convaincant parce qu’il referme enfin la véritable histoire : celle de deux hommes incapables de reconnaître qu’ils formaient déjà une famille. Découvrir Bangley vivant après l’assaut aurait pu verser dans une facilité considérable, et le film n’y échappe pas entièrement, mais Brolin sauve beaucoup de choses par sa manière de rester Bangley jusque dans la vulnérabilité. Son personnage n’a pas besoin d’une confession pour que l’on comprenne ce que l’absence de Hig signifiait pour lui. Quelques regards et quelques silences disent davantage que les passages où le scénario verbalise ses thèmes. L’installation finale auprès des Mennonites pousse cependant le film vers une résolution presque trop parfaitement dessinée. Hig trouve Cima, retrouve Bangley, transforme Pops en nouveau membre de ce groupe improvisé et rejoint une communauté où l’on soigne, cultive, partage et joue de la musique. Tout ce que l’ancien monde avait détruit semble pouvoir recommencer à petite échelle. L’idée est belle, et même touchante, précisément parce que *The Dog Stars* refuse le nihilisme facile : après l’apocalypse, l’acte radical n’est peut-être plus de tuer pour survivre, mais d’accepter à nouveau de dépendre de quelqu’un. Il aurait simplement fallu laisser davantage de trouble à cet espoir. Lorsque Hig donne finalement à Jasper une place parmi les étoiles, la boucle est élégante, peut-être même trop élégante. Ce chien qui représentait ce qu’il ne pouvait abandonner devient le souvenir qu’il peut enfin porter sans s’y emprisonner ; Cima est désormais à côté de lui, non à la place de Melissa ou de Jasper, mais du côté des vivants. L’intention est juste. La manière de la formuler l’est un peu moins, tant le symbole vient expliquer avec application une émotion que le film avait déjà parfaitement exprimée. *The Dog Stars* reste ainsi un objet curieusement attachant : trop solide pour être véritablement raté, trop programmatique pour devenir bouleversant. Scott sait toujours créer un monde en quelques plans, organiser un espace, donner une majesté immédiate à un paysage ou transformer un simple déplacement en avion en véritable respiration de cinéma. Brolin est formidablement à sa place, Elordi trouve une mélancolie convaincante et plusieurs scènes possèdent cette beauté sèche qu’on aurait aimé voir contaminer l’ensemble. Mais sous son apocalypse immense se cache finalement un récit étonnamment sage, qui transforme progressivement ses zones d’ombre en réponses et son mystère en démonstration. La fin du monde devait permettre à Hig de découvrir s’il restait quelque chose à chercher. Il trouve une communauté, une femme, une famille et même une constellation pour son chien. On aimerait seulement que le film, lui, soit revenu de son voyage avec quelque chose d’un peu moins prévisible.
MARTIN-CARIO Milo
MARTIN-CARIO Milo

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2026
Un film qui nous rappelle à quel point Ridley Scott sait marquer de son empreinte l’atmosphère de ses films. Une photographie et une réalisation de haute voltige, des acteurs inspirés et inspirants.
Un feel good moovie post apocalyptique très réussi.
Malgré une cinématographie en dents de scie ces dernières années, Scott prouve que sont talent n’a pas disparu, loin de là. Peut-être son meilleur film avec « le dernier duel » depuis ces quinze dernières années.
À voir et pourquoi pas à revoir !
FABIEN SIQUET
FABIEN SIQUET

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 septembre 2026
Bon, au départ, c'est bien embarqué! Un beau mec avec un chouette cleos au bord d'un avion! Les paysages sont somptueux mais tout s'écroule quand Josh Brolin apparait à l'écran ou on a droit à une répétition d'ineptie!!! A partir de la mort du chien, ca n a plus aucun interet! C'est le seul qui joue juste dans cette abomination de 2 h qui en parait 3! Affligeant!
Dawasta
Dawasta

80 abonnés 636 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 septembre 2026
Dans un univers « post pandémie » inspiré de « Je suis une légende » et « The Last Of Us », un homme dans le deuil, dépressif, avec des idées suicidaires, prend le risque de quitter son abris suite à un message radio (comme dans le premier Alien) qui lui donne l’espoir d’un monde différent. C’est contemplatif, beaucoup de plans en avion vu du ciel, avec un des moments « Into The Wild ». On regrette les longueurs, le peu d’action et l’excès de guimauve. La seule séquence qui sort du lot est malheureusement expédiée très rapidement. On est loin de l’angoisse de « La Route », « 28 jours plus tard » ou « The Walking Dead ». Rien de vraiment original, rien qui vaille vraiment le coup de s’y attarder. (Pas terrible)
Ikimashoo
Ikimashoo

6 abonnés 160 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 septembre 2026
J'ai beaucoup aimé ce film post-apocalyptique (j'aime ce genre de films et je suis assez difficile lol)
On sent trés bien la touche , la patte soignée de R Scott. Tout est maitrisé, il n'y a pas de fioriture inutile. Les décors italiens sont supers beaux, les villes "américaines" détruites bénéficient de bons effets spéciaux. Les acteurs sont tous trés bons. Le scénario est prenant et monte tranquillement crescendo.
MaxMomo
MaxMomo

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2026
Le film s'ouvre sur un aéroport désaffecté du Colorado, perdu au milieu d'un paysage desséché et silencieux. Un homme entretient amoureusement son Cessna de 1956. Un chien l'accompagne partout. Et dès le premier vol de reconnaissance, avec cette musique calme et ces plans très lents, j'ai su que je ne m'ennuierais pas.

C'est un film post-apocalyptique qui ne ressemble pas à ce que le genre produit d'habitude. Pas de jump scares, pas de surenchère. Le monde est désert, mais pas vraiment hostile, et l'atmosphère est étonnamment légère par moments. Hig fait ses courses dans les ruines avec une voiturette d'aéroport et une remorque, il répare le système électrique d'une communauté voisine en échange d'un dessin d'enfant. Il y a là quelque chose de très doux, que je n'attendais pas.

Le cœur du film tient dans le duo. Hig, joué par Jacob Elordi, s'accroche à ce qu'il lui reste d'humanité à travers son chien et le souvenir de sa femme. Bangley, joué par Josh Brolin, ancien militaire barricadé derrière son viseur télescopique, considère que tout ce qui approche est une menace à éliminer sans sommation. Il appelle les autres survivants des « cafards ». Deux hommes, deux morales, et le film prend le temps de montrer que chacune a ses raisons et ses conséquences. La pandémie qui a vidé le pays n'est jamais nommée, mais l'expérience du Covid est partout : les distances, la peur de l'autre, la méfiance devenue réflexe.

Puis vient le voyage. Une voix entendue à la radio des années plus tôt, un vol au-dessus des Rocheuses dont Hig sait qu'il n'aura pas assez d'essence pour revenir. Ces scènes de vol sont magiques, suffisamment longues pour qu'on ait le temps de s'en imprégner. Ridley Scott trouve ici un équilibre parfait, une mise en scène qui n'en fait pas trop et qui m'accompagne juste ce qu'il faut. J'aime aussi la précision technique du film, les appels radio en alphabet phonétique, les gestes de pilotage, une panne moteur traitée comme une vraie panne moteur.

La seconde partie ouvre le récit à d'autres personnages, dont une jeune femme jouée par Margaret Qualley et son père interprété par Guy Pearce, et le film y gagne une tension nouvelle sans perdre sa retenue. Je n'en dirai pas plus. Il y a dans le dernier acte une idée de cinéma très belle sur ce qu'il reste de la civilisation quand tout s'est effondré, et une scène de radio que je n'oublierai pas, où la clé d'une porte fermée n'est pas une arme.

Ce que j'ai trouvé le plus juste, c'est la façon dont le film distribue la peur. Le personnage le plus paranoïaque a raison sur presque tout, et pourtant sa méthode ne construit rien. Celui qui fait confiance se trompe régulièrement, et c'est lui qui trouve quelque chose. Le film ne dit pas que la confiance est plus prudente que la méfiance, il dit qu'elle est la seule des deux qui mène quelque part.

Une émotion sobre, un deuil filmé sans pathos, et une fin plus lumineuse que ce que je craignais. Le film s'arrête exactement où il faut.
Isaly13
Isaly13

57 abonnés 127 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2026
Aimant particulièrement le genre dystopique, j’ai pris un certain plaisir à voir ce film, malgré sa longueur et certaines lenteurs. On est loin de La Route ou de Je suis une légende, bien plus prenants. Mais l’ambiance de fin du monde est là et les acteurs font le job.
garnierix

308 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2026
Voilà un film plein de sensibilité et de questions. L'émotion s'amorce dès le début où un homme et son chien se la jouent entre amis. Le film commence donc avec un chien et finit avec la constellation que le chien observait (peut-être la raison du titre). Mais entre le début et la fin, c'est un film de Ridley Scott (qui ne se laisse toutefois pas facilement démasquer), où l'on s'interroge et où l'on ne s'ennuie pas une seconde (certaines secondes sont terrifiantes).

Le film est imprégné du concept (et du contre-concept) de collapsologie et d'entraide (comme moteur de l'évolution) : il y a ceux qui s'accrochent à ce que le monde d'avant leur a appris (égoïsme, compétition, etc) ; et ceux qui croient aux autres comme solution (Cf. Pablo Servigne). Ces deux groupes (que le film mettra en scène de diverses façons) sont au départ représentés par une paire d'amis qui a survécu à la catastrophe.

Étrangement, c'est celui qui est hanté par le souvenir (comme ça on ne se sent pas seul) qui a besoin d'aller voir ailleurs. Son copain est au contraire imbu de la logique de l'ancien monde et semble presque heureux d'avoir à survivre, rester là où il est, et tuer pour se défendre. Curieux binôme ! - Superbes acteurs soit dit en passant, notamment l'Australien Jacob Elordi (dernier rôle : la créature de Frankenstein...)

Est-ce que Ridley Scott prend parti (pour la collapsologie). On ne sait pas trop. L'entraide passe parfois par la destruction... Peu importe d'ailleurs, l'essentiel étant de faire réfléchir le spectateur, et peut-être lui faire prendre parti.
thenewchamp
thenewchamp

57 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 septembre 2026
le film n a pas beaucoup d interet on comprend difficilement là où on veut en venir ni même le lien acec le chien , bref pas tres interessant à mon goût spoiler:
irgendwer92
irgendwer92

16 abonnés 53 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2026
Qu'apporte ce film après 28 jours plus tard et la route??? pas grand chose. La nouveauté c'est l'avion... mais ça n'apporte pas grand chose. J'aurais préféré un film sur cette communauté aéroportuaire... vachement plus drôle!
Patricia Lapert
Patricia Lapert

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2026
J'ai beaucoup aimé le film. Il m'a donné envie de revoir "la route". Une vision pleine d'espoir, par contre et de nos jours, ça fait du bien.
Acteurs impeccables paysages magnifiques.
Maintenant, je vais lire le livre.
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