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Après le magnifique "Revoir Paris" Alice Winocourt démontre une nouvelle fois qu'elle a "du cinéma dans les pattes". Si au début le spectateur peut se demander quelle relation existe entre le défilé de mode et ses protagonistes et la réalisatrice incarnée par Angelina Jolie, l'histoire est si intelligemment et sensiblement menée que cela prend.
Angelina Jolie et son sourire incroyable, Louis Garrel en brun ténébreux et empathique, Vincent Lindon, toujours émouvant, et les mannequins, touchantes. Un défilé de mode très particulier, en dire davantage serait divulgâcher.
Un beau film, vraiment.
Angelina Jolie et son sourire incroyable, Louis Garrel en brun ténébreux et empathique, Vincent Lindon, toujours émouvant, et les mannequins, touchantes. Un défilé de mode très particulier, en dire davantage serait divulgâcher.
Un beau film, vraiment.
Quelle claque que je me suis pris. Merci de m'avoir transmis ces messages à travers ce film. 3 femmes, 3 destins et 3 histoires réuni par le chemin de la vie. Le casting
Parfois la mise en scene est un peu lourde, mais c'est chou, alors pourquoi pas. Sinon c'est bien Angelina. Le film est réussi malgré la présence de Lindon et Garrel, c'est la prouesse !
Couture nous montre l'envers. Du monde de la haute couture, des mannequins.
Nous suivons le Destin de plusieurs femmes. Celui d'une jeune fille qui a quitté le sud-soudan pour tenter sa chance. Et qui le mannequin vedette. Une couturière, une maquilleuse, qui jongle entre les contrats pour réussir à vivre et puis une metteuse en scène interprétée par Angelina jolie. Qui va devoir affronter la maladie et revoir ses priorités
Nous suivons le Destin de plusieurs femmes. Celui d'une jeune fille qui a quitté le sud-soudan pour tenter sa chance. Et qui le mannequin vedette. Une couturière, une maquilleuse, qui jongle entre les contrats pour réussir à vivre et puis une metteuse en scène interprétée par Angelina jolie. Qui va devoir affronter la maladie et revoir ses priorités
Ce portrait de femmes réunies pour un évènement de mode est filmé avec élégance mais souffre d'un déséquilibre dans le traitement des personnages et des lourdeurs inhérentes au genre du mélo médical. Les actrices sont quant à elles excellentes. Le grand film sur la haute couture demeure FALBALAS (1944) de Jacques Becker.
Enthousiasmé par les premiers plans, la fluidité de passage entre les différentes protagonistes. La film est beau, bien écrit.
Chacune des histoires est intéressante : la couturière, la maquilleuse, la mannequin, la réalisatrice. Mais on ressort de la séance avec un goût d'inachevé.
Je n'ai pas compris le message d'Alice Winocour. Que veut-elle dire ? Lors du défilé, je vois les symboles ; mais je ne les ai pas compris.
Chacune des histoires est intéressante : la couturière, la maquilleuse, la mannequin, la réalisatrice. Mais on ressort de la séance avec un goût d'inachevé.
Je n'ai pas compris le message d'Alice Winocour. Que veut-elle dire ? Lors du défilé, je vois les symboles ; mais je ne les ai pas compris.
Des trajectoires de femmes dans un monde de vampires. Le film a quelque chose d'électrisant mais n'en ressort qu'une faible lumière. Je m'y suis perdu plus d'une fois.
De fil(les) en aiguille... Après un Proxima bouleversant sur les adieux d'une mère et de sa petite fille, Alice Winocour prend à présent les mesures des femmes de la mode qui s'entraident dans leurs vies déchirées, dont le Destin s'amuse à crocheter un fil à l'improviste. Une jeune mannequin séparée de sa famille, une maquilleuse qui rêve de devenir écrivaine, une couturière superstitieuse qui refuse de manger car la robe du défilé n'est pas finie, et bien sûr cette réalisatrice de clip commercial pour le gala qui apprend qu'elle a
spoiler:
un cancer du sein métastasé.
On virevolte d'un portrait de femme à l'autre, avec des transitions irréprochables (on ne s'aperçoit même pas qu'on a changé de sujet : les lignes rouges peintes sur les seins de la patiente en vue de son passage en imagerie, deviennent les cordons de mesures rouges qu'applique la couturière sur la poitrine de sa robe), avec des scènes vraiment touchantes (la maquilleuse qui s'aperçoit que la mannequin a ses menstruations au milieu d'une équipe technique masculine, et la "dérobe" assez gentiment aux regards indiscrets, ou encore ce très beau moment de compassion entre les deux patientes du service de mammalogie... Beaucoup de solidarité féminine dans ce film, de douceur malgré ses sujets assez durs), et dont le sujet de la mode n'est au final qu'un prétexte à rassembler tout ce petit monde. Le film l'avoue lui-même avec une dernière scène au ralenti qui sabote volontairement ce sujet de fond, pour ne laisser aucun doute sur le premier-plan du scénario : ces femmes qui goutent à la pluie dévastatrice comme une libération (la mannequin n'a pas eu besoin de défiler pour s'être prouvée à elle-même qu'elle pouvait le faire, la couturière, inspirée par un très beau message de Marguerite Duras, s'assied et écrit pour de bon, et la réalisatrice accepte enfin de se battre contre sa maladie). On est à peu près sûr que ce coup du sort a été provoqué par la robe-fétiche de la petite couturière, et le dernier plan du film qui symbolise ce cri libérateur (évoqué au début, c'est assez malin) est une très bonne fin. Évidemment, comment arriver à décrire ce film sans aborder l'excellence de ses acteurs et surtout actrices, Angelina Jolie rappelle parfois Penelope Cruz dans le bouleversant film Ma Ma (à rattraper d'urgence si ce nom ne vous évoque rien), et Ella Rumpf et Anyier Anei sont les deux révélations du film. On notera aussi cette magnifique insertion de la chanson (le premier qui dit "désuète" se prend une salade de doigts offerte par la maison : elle est intemporelle, point) Mon Amie la Rose, qui parle du flétrissement de la jeunesse, de l'amour et forcément des jeunes filles, et qui fait tant plaisir à ré-entendre... Alors, ne boudez pas ce joli patchworks de destins de femmes si élégamment cousu, il s'adresse bien à tout le monde (on oublie trop vite que le cancer du sein touche les hommes aussi...), et il célèbre les filles, les femmes, les mères, les petites mains derrière les grands projets, en leur tendant un bouquet de roses. On est si peu de choses...
On virevolte d'un portrait de femme à l'autre, avec des transitions irréprochables (on ne s'aperçoit même pas qu'on a changé de sujet : les lignes rouges peintes sur les seins de la patiente en vue de son passage en imagerie, deviennent les cordons de mesures rouges qu'applique la couturière sur la poitrine de sa robe), avec des scènes vraiment touchantes (la maquilleuse qui s'aperçoit que la mannequin a ses menstruations au milieu d'une équipe technique masculine, et la "dérobe" assez gentiment aux regards indiscrets, ou encore ce très beau moment de compassion entre les deux patientes du service de mammalogie... Beaucoup de solidarité féminine dans ce film, de douceur malgré ses sujets assez durs), et dont le sujet de la mode n'est au final qu'un prétexte à rassembler tout ce petit monde. Le film l'avoue lui-même avec une dernière scène au ralenti qui sabote volontairement ce sujet de fond, pour ne laisser aucun doute sur le premier-plan du scénario : ces femmes qui goutent à la pluie dévastatrice comme une libération (la mannequin n'a pas eu besoin de défiler pour s'être prouvée à elle-même qu'elle pouvait le faire, la couturière, inspirée par un très beau message de Marguerite Duras, s'assied et écrit pour de bon, et la réalisatrice accepte enfin de se battre contre sa maladie). On est à peu près sûr que ce coup du sort a été provoqué par la robe-fétiche de la petite couturière, et le dernier plan du film qui symbolise ce cri libérateur (évoqué au début, c'est assez malin) est une très bonne fin. Évidemment, comment arriver à décrire ce film sans aborder l'excellence de ses acteurs et surtout actrices, Angelina Jolie rappelle parfois Penelope Cruz dans le bouleversant film Ma Ma (à rattraper d'urgence si ce nom ne vous évoque rien), et Ella Rumpf et Anyier Anei sont les deux révélations du film. On notera aussi cette magnifique insertion de la chanson (le premier qui dit "désuète" se prend une salade de doigts offerte par la maison : elle est intemporelle, point) Mon Amie la Rose, qui parle du flétrissement de la jeunesse, de l'amour et forcément des jeunes filles, et qui fait tant plaisir à ré-entendre... Alors, ne boudez pas ce joli patchworks de destins de femmes si élégamment cousu, il s'adresse bien à tout le monde (on oublie trop vite que le cancer du sein touche les hommes aussi...), et il célèbre les filles, les femmes, les mères, les petites mains derrière les grands projets, en leur tendant un bouquet de roses. On est si peu de choses...
Visuellement le film est une claque, la lumière et les coulisses de la mode sont magnifiés. Angelina Jolie est époustouflante dans le rôle de Maxine, cependant j'ai été d'frustrée par la narration. Le film survole trois destins passionnants celui de la mannequin, de la maquilleuse et de la réalisatrice sans jamais vraiment creuser le sujet. On passe d'une histoire à l'autre de manière trop superficielle, ce qui nous laisse sur notre faim malgré des thématiques hyper intéressantes. Dommage
J'ai beaucoup aimé
Angelina Jolie pleine de retenue dans son rôle et dans une histoire qui va parler à beaucoup de femmes. Elle est superbe et fait l'effort de parler français.
L'ascension de la jeune mannequin est aussi intéressante car elle est tirée de sa propre histoire.
Tout est filmé avec pudeur.
Belle photographie, des scènes longues et lentes donc ça peut ne pas convenir à tout le monde. Ce n'est certes pas un film d'action.
Le final ouvre la porte à l'espoir et surtout pourquoi on se bat et on vit.
Seul bémol serait concernant Louis Garrel toujours dans le même rôle du beau ténébreux au regard sombre, égal à lui-même.
J'ai vraiment eu les larmes aux yeux à certains moments. L'histoire m'a beaucoup touchée.
Angelina Jolie pleine de retenue dans son rôle et dans une histoire qui va parler à beaucoup de femmes. Elle est superbe et fait l'effort de parler français.
L'ascension de la jeune mannequin est aussi intéressante car elle est tirée de sa propre histoire.
Tout est filmé avec pudeur.
Belle photographie, des scènes longues et lentes donc ça peut ne pas convenir à tout le monde. Ce n'est certes pas un film d'action.
Le final ouvre la porte à l'espoir et surtout pourquoi on se bat et on vit.
Seul bémol serait concernant Louis Garrel toujours dans le même rôle du beau ténébreux au regard sombre, égal à lui-même.
J'ai vraiment eu les larmes aux yeux à certains moments. L'histoire m'a beaucoup touchée.
Je suis mitigée. Du bon et du moins bon.
Les histoires de ces 4 femmes ne sont pas assez travaillées en profondeur, le parti pris de switcher d une à l autre ne nous permet pas au final d en savoir plus sur chacunes ( qui sont elles réellement? puis l après show ?.)
Il y a bien sûr des scènes touchantes pour Angelina Jolie, mais si j ai de l empathie pour ce qu elle traverse je ne m attache pas au personnage.
Louis Garrel lui, repart dans ses travers: l enternel jeune premier amoureux transit qui fait des scenes sexe pour apporter du credit à son perso. On en sait guère plus sur lui, sa vie et sa personnalité .
Il a fait dans des itws ewpliquant que son role etait principalement de regarder sans cesse Angie et qu il avait un jolie dos, bon beh voila le job est fait mais il a trop de talents pour se contenter de ça.
Je ne suis pas certaine qu il aurait accepter ce petit role si c etait pas une co-star mondiale en face.
La fin m a plus émue et ils jouent plutôt biens.
Les histoires de ces 4 femmes ne sont pas assez travaillées en profondeur, le parti pris de switcher d une à l autre ne nous permet pas au final d en savoir plus sur chacunes ( qui sont elles réellement? puis l après show ?.)
Il y a bien sûr des scènes touchantes pour Angelina Jolie, mais si j ai de l empathie pour ce qu elle traverse je ne m attache pas au personnage.
Louis Garrel lui, repart dans ses travers: l enternel jeune premier amoureux transit qui fait des scenes sexe pour apporter du credit à son perso. On en sait guère plus sur lui, sa vie et sa personnalité .
Il a fait dans des itws ewpliquant que son role etait principalement de regarder sans cesse Angie et qu il avait un jolie dos, bon beh voila le job est fait mais il a trop de talents pour se contenter de ça.
Je ne suis pas certaine qu il aurait accepter ce petit role si c etait pas une co-star mondiale en face.
La fin m a plus émue et ils jouent plutôt biens.
Après la vie d'une astronaute dans "Proxima" et la reconstruction d'une victime du 13 novembre dans "Revoir Paris", Alice Winocour se consacre cette fois ci au milieu de la mode. Ce film choral suit le destin de plusieurs femmes (réalisatrice, maquilleuse, mannequin) dont l'une d'entre elles (interprétée par Angelina Jolie) apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Malheureusement, à trop vouloir disperser son récit, il y a au final 2 films dans le film : celui sur le personnage d'Angelina Jolie et celui sur les deux autres. Cela conduit à ce qu'au final on reste un peu sur sa faim car l'intrigue autour de la première qui prend clairement le pas sur les autres est assez convenue et celle autour des deux autres personnages aurait mérité qu'on s'y intéresse davantage.
L’APPEL DU CORPS
Un film de femmes, réalisé par Alice Winocour, produit et joué par Angelina Jolie, Maxine, dans le film, dont la vie de réalisatrice croise celle d’une maquilleuse de mode, apprentie écrivaine (Ella Rumpf), et d’un mannequin d’origine sud-soudanaise (Anyler Anel). Chacune est travaillée, la première par une grave maladie, la seconde par une angoisse créatrice, et la troisième par un déchirement familial.
La réalisatrice doit achever le tournage du clip devant rythmer le défilé de la fashion week, mais elle est contrainte à y mettre un stop jusqu’à la fin d’une chimio qui s’annonce imminente. Au cœur de ce triangle féminin (de cette "couture"), elle se confie à son assistant, le ténébreux Anton (Louis Garrel) à qui elle se donne pour oublier son destin.
Le spectateur partage les tourments intérieurs d’une femme atteinte par le « crabe », comme Angelina Jolie les a vécus elle-même.
Le seul personnage à affirmer sa masculinité dans toute sa maladresse est le médecin oncologue qui révèle brutalement sa maladie à Maxine… et qui, pourtant, l’encourage à dire la vérité à sa petite fille. Ce qu’elle ne se résout pas à lui avouer.
L’unique moment où nous échappons à cette dramatique moderniste est le défilé de mode à travers un paysage mystérieux et flamboyant à la fois. Nous y admirons la blancheur « couture » des robes habillant les mannequins se déhanchant à travers les chemins forestiers. Quand l’esthétique fait oublier la douleur…
Un film de femmes, réalisé par Alice Winocour, produit et joué par Angelina Jolie, Maxine, dans le film, dont la vie de réalisatrice croise celle d’une maquilleuse de mode, apprentie écrivaine (Ella Rumpf), et d’un mannequin d’origine sud-soudanaise (Anyler Anel). Chacune est travaillée, la première par une grave maladie, la seconde par une angoisse créatrice, et la troisième par un déchirement familial.
La réalisatrice doit achever le tournage du clip devant rythmer le défilé de la fashion week, mais elle est contrainte à y mettre un stop jusqu’à la fin d’une chimio qui s’annonce imminente. Au cœur de ce triangle féminin (de cette "couture"), elle se confie à son assistant, le ténébreux Anton (Louis Garrel) à qui elle se donne pour oublier son destin.
Le spectateur partage les tourments intérieurs d’une femme atteinte par le « crabe », comme Angelina Jolie les a vécus elle-même.
Le seul personnage à affirmer sa masculinité dans toute sa maladresse est le médecin oncologue qui révèle brutalement sa maladie à Maxine… et qui, pourtant, l’encourage à dire la vérité à sa petite fille. Ce qu’elle ne se résout pas à lui avouer.
L’unique moment où nous échappons à cette dramatique moderniste est le défilé de mode à travers un paysage mystérieux et flamboyant à la fois. Nous y admirons la blancheur « couture » des robes habillant les mannequins se déhanchant à travers les chemins forestiers. Quand l’esthétique fait oublier la douleur…
une esthétique très maîtrisée et des personnages attachants, toutes ces figures féminines qui font face qui à sa peur,qui a sa maladie, qui a sa volonté d'écrire...
mais cela reste malgré tout en manque d'intensité.
mais cela reste malgré tout en manque d'intensité.
Quatre femmes se croisent à Paris lors de la Fashion Week.
Maxine (Angelina Jolie), une réalisatrice américaine de films Z, a été choisie par une maison de haute couture pour réaliser le vidéo-clip qui accompagnera son défilé.
Ada (Anyer Anei) est une jeune mannequin sud-soudanaise qui fait ses premiers pas sur les catwalks.
Angèle (Ella Rumpf) est une maquilleuse qui court les shootings pour gagner sa vie mais aspire à devenir écrivaine et noircit des carnets.
Christine (Garance Marillier) est une couturière qui s’est vu confier le soin de réaliser la robe qui fera l’ouverture du défilé.
Scénariste de tous ses films ("Augustine", "Maryland", "Proxima", "Revoir Paris"), Alice Winocour choisit une fois encore de donner le premier rôle aux femmes. Cette fois-ci, elle opte pour le film chorale. C’est donc par une narration éclatée que nous découvrirons tour à tour l’histoire de Maxine, d’Ada, d’Angèle et de Christine.
Le procédé a ses inconvénients, bien connus que "Coutures" n’évite pas : certaines histoires sont plus intéressantes que d’autres, certaines prennent plus de place que d’autres. Ici, la balance penche en faveur d’Angelina Jolie dont le statut de star et aussi l’indéniable charisme ont conduit la réalisatrice à lui donner la part du lion. Son histoire envahit le film au détriment des trois autres actrices, notamment au détriment de Garance Marillier dont le personnage est réduit à quasiment rien. Celui d’Angelina Jolie bénéficie au contraire de longs développements qui nuisent à la cohérence du récit même s’ils approfondissent le personnage : un oncologue plein d’empathie (Vincent Lindon) lui annonce qu’elle souffre d’un cancer du sein et un assistant réalisateur affectueux (Louis Garrel) lui apporte la tendresse dont elle a cruellement besoin.
"Coutures" m’a semblé être un exercice de style un peu vain, une ronde sans centre, une roue sans moyeu. Si le sujet du film est la haute couture, Alice Winocour aurait dû le raconter autrement, prendre une autre focale pour décrire le travail minutieux des couturières, la beauté fragile des modèles, le talent des artistes et la superficialité de ce luxe « inutile et nécessaire ». On lui préfèrera les documentaires autrement plus éclairants sur Yves Saint Laurent ou Olivier Rousteing.
Maxine (Angelina Jolie), une réalisatrice américaine de films Z, a été choisie par une maison de haute couture pour réaliser le vidéo-clip qui accompagnera son défilé.
Ada (Anyer Anei) est une jeune mannequin sud-soudanaise qui fait ses premiers pas sur les catwalks.
Angèle (Ella Rumpf) est une maquilleuse qui court les shootings pour gagner sa vie mais aspire à devenir écrivaine et noircit des carnets.
Christine (Garance Marillier) est une couturière qui s’est vu confier le soin de réaliser la robe qui fera l’ouverture du défilé.
Scénariste de tous ses films ("Augustine", "Maryland", "Proxima", "Revoir Paris"), Alice Winocour choisit une fois encore de donner le premier rôle aux femmes. Cette fois-ci, elle opte pour le film chorale. C’est donc par une narration éclatée que nous découvrirons tour à tour l’histoire de Maxine, d’Ada, d’Angèle et de Christine.
Le procédé a ses inconvénients, bien connus que "Coutures" n’évite pas : certaines histoires sont plus intéressantes que d’autres, certaines prennent plus de place que d’autres. Ici, la balance penche en faveur d’Angelina Jolie dont le statut de star et aussi l’indéniable charisme ont conduit la réalisatrice à lui donner la part du lion. Son histoire envahit le film au détriment des trois autres actrices, notamment au détriment de Garance Marillier dont le personnage est réduit à quasiment rien. Celui d’Angelina Jolie bénéficie au contraire de longs développements qui nuisent à la cohérence du récit même s’ils approfondissent le personnage : un oncologue plein d’empathie (Vincent Lindon) lui annonce qu’elle souffre d’un cancer du sein et un assistant réalisateur affectueux (Louis Garrel) lui apporte la tendresse dont elle a cruellement besoin.
"Coutures" m’a semblé être un exercice de style un peu vain, une ronde sans centre, une roue sans moyeu. Si le sujet du film est la haute couture, Alice Winocour aurait dû le raconter autrement, prendre une autre focale pour décrire le travail minutieux des couturières, la beauté fragile des modèles, le talent des artistes et la superficialité de ce luxe « inutile et nécessaire ». On lui préfèrera les documentaires autrement plus éclairants sur Yves Saint Laurent ou Olivier Rousteing.
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