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Dans l’intime de 3 femmes aux destins liés sur fond de grande solitude. Une impression d’inachevé malheureusement.
Avec Coutures, Alice Winocour signe un film profondément ancré dans le corps, le regard et le temps. La Fashion Week parisienne n’y est pas un simple décor prestigieux, mais une machine à produire des images, de la norme et de la fatigue. Dans cet univers où la beauté devient une obligation silencieuse, le film observe comment les corps féminins sont requis, mesurés, corrigés, parfois admirés, souvent utilisés. Derrière les lumières et les silhouettes idéales, la pression est constante, diffuse, et finit par coloniser l’intime.
Au centre du récit, une femme confrontée à la maladie, dont le corps échappe soudain aux règles habituelles. Le cancer impose un autre rythme, médical, intrusif, brutal, et révèle la fragilité de toute illusion de maîtrise. Pourtant, le film refuse toute vision fataliste. La maladie devient aussi un révélateur, une mise à nu qui intensifie le rapport au monde, aux autres et au désir. La sexualité, la tendresse et l’amour ne sont jamais traités comme des à côtés, mais comme des forces de vie, capables de résister à la peur et à la norme.
Autour d’elle gravitent des figures féminines complémentaires, une maquilleuse qui écoute et recueille la parole, une mannequin déracinée confrontée à l’idéalisation de son propre corps, et une jeune couturière incarnant l’artisanat, la transmission et la première création. Le film tisse des liens constants entre couture et chirurgie, entre gestes précis et blessures, entre transformation choisie et transformation imposée. Chaque point, chaque trace, chaque marque rappelle que créer, aimer et survivre ont un coût.
La dimension gothique et vampirique agit comme un miroir symbolique. La mode promet une forme d’immortalité par l’image, tandis que la maladie rappelle la finitude. Entre ces deux pôles, Coutures interroge la transgression, le désir de dépasser les limites, et la nécessité de se réinventer. Le regard d’Alice Winocour reste volontairement contemplatif, presque étranger à ce monde qu’elle filme, laissant émerger une étrangeté précieuse. Le film devient alors un espace de respiration, où la beauté n’est plus une norme à atteindre, mais une expérience fragile, incarnée, profondément humaine.
Elle nous a troublés, Angelina Jolie, dans ce film… et pourtant nous n’aimons ni plus ni moins cette actrice, sans avoir jamais accroché davantage que cela, mais là, masterclass !
Quelque chose se fissure dans son jeu, une intensité retenue, presque nerveuse, qui capte le regard et ne le lâche plus.
Une présence habitée, précise, qui dépasse l’entendement et s’impose comme une évidence.
(Vu en projection de presse en janvier)
Au centre du récit, une femme confrontée à la maladie, dont le corps échappe soudain aux règles habituelles. Le cancer impose un autre rythme, médical, intrusif, brutal, et révèle la fragilité de toute illusion de maîtrise. Pourtant, le film refuse toute vision fataliste. La maladie devient aussi un révélateur, une mise à nu qui intensifie le rapport au monde, aux autres et au désir. La sexualité, la tendresse et l’amour ne sont jamais traités comme des à côtés, mais comme des forces de vie, capables de résister à la peur et à la norme.
Autour d’elle gravitent des figures féminines complémentaires, une maquilleuse qui écoute et recueille la parole, une mannequin déracinée confrontée à l’idéalisation de son propre corps, et une jeune couturière incarnant l’artisanat, la transmission et la première création. Le film tisse des liens constants entre couture et chirurgie, entre gestes précis et blessures, entre transformation choisie et transformation imposée. Chaque point, chaque trace, chaque marque rappelle que créer, aimer et survivre ont un coût.
La dimension gothique et vampirique agit comme un miroir symbolique. La mode promet une forme d’immortalité par l’image, tandis que la maladie rappelle la finitude. Entre ces deux pôles, Coutures interroge la transgression, le désir de dépasser les limites, et la nécessité de se réinventer. Le regard d’Alice Winocour reste volontairement contemplatif, presque étranger à ce monde qu’elle filme, laissant émerger une étrangeté précieuse. Le film devient alors un espace de respiration, où la beauté n’est plus une norme à atteindre, mais une expérience fragile, incarnée, profondément humaine.
Elle nous a troublés, Angelina Jolie, dans ce film… et pourtant nous n’aimons ni plus ni moins cette actrice, sans avoir jamais accroché davantage que cela, mais là, masterclass !
Quelque chose se fissure dans son jeu, une intensité retenue, presque nerveuse, qui capte le regard et ne le lâche plus.
Une présence habitée, précise, qui dépasse l’entendement et s’impose comme une évidence.
(Vu en projection de presse en janvier)
Bon film qui nous plonge à sa manière dans les dessous de la Fashion week en suivant l’histoire de plusieurs personnages sans trop de liens mais qui se complètent par leurs histoires mais aussi par leurs visions des choses. Fin trop libre que j’aurais aimé plus explicite.
Vu le Mardi 3 Février 2026 au festival Quiff de Quimper en Bretagne.
Vu le Mardi 3 Février 2026 au festival Quiff de Quimper en Bretagne.
Vu en avant-première à Lausanne. J'ai bien aimé voir les incertitudes de la vie, comment on y réagit et on y fait face. On découvre la mode sous un angle original. J'y vois la fragilité et force des femmes, avec une présence discrète des hommes, qui jouent cependant un rôle clé, en tout cas pour l'une des protagonistes. C'est très bien joué, Angélina Jolie fait passer beaucoup d'émotions avec de gros plans, un travail de pro.
vu en avant premiere au festival premier plan de Angers. je ne peux que vous recommander d'aller voir ce film si vous recherchez un film authentique.
vu en avp au festival Premiers
spoiler:
Plans d'Angers 2026. un film qui promet de suivre 3 personnages et vies croisées. Mais qui au final ne s'intéresse pas vraiment à ses personnages. tout ça reste tres anecdotique, des bons sentiments, mais sans relief
Plans d'Angers 2026. un film qui promet de suivre 3 personnages et vies croisées. Mais qui au final ne s'intéresse pas vraiment à ses personnages. tout ça reste tres anecdotique, des bons sentiments, mais sans relief
Vu en avant-première à Bordeaux en présence de la réalisatrice. Franchement quelle claque !!
Comme avec ses anciens films, Alice Winoucour nous replonge dans une atmosphère intime et une mise en scène très sensorielle et physique. Le rapport au corps, l'intime mêlé aux enjeux sociaux, le thème du regard et du contrôle que la réalisatrice arrive extrêmement bien à nous retranscrire grâce aux performances des trois actrices.
Magnifique prestation d'Angelina Jolie spoiler: qui porte un sujet qu'elle connaît malheureusement bien, car sa mère et grand-mère ont eu le cancer du sein et en sont décédés..
Sans oublier les très bonnes surprises que sont Ella Rumpf et Anyier Anei, deux très bonnes actrices qui ont su marquer le film grâce à une merveilleuse prestation de chacune.
En bref, je ne peux que de vous recommander cette pépite !
Comme avec ses anciens films, Alice Winoucour nous replonge dans une atmosphère intime et une mise en scène très sensorielle et physique. Le rapport au corps, l'intime mêlé aux enjeux sociaux, le thème du regard et du contrôle que la réalisatrice arrive extrêmement bien à nous retranscrire grâce aux performances des trois actrices.
Magnifique prestation d'Angelina Jolie spoiler: qui porte un sujet qu'elle connaît malheureusement bien, car sa mère et grand-mère ont eu le cancer du sein et en sont décédés..
Sans oublier les très bonnes surprises que sont Ella Rumpf et Anyier Anei, deux très bonnes actrices qui ont su marquer le film grâce à une merveilleuse prestation de chacune.
En bref, je ne peux que de vous recommander cette pépite !
Vu en festival..
Film assez inattendu, subtil et puissant, avec une Angelina Jolie de la maturité.
Un casting en support superbe avec entre autres Garance Marillier, juste, Ella Rumpf, Vincent Lindon et Louis Garrel.
Enigmatique et onirique. Très belle surprise.
Film assez inattendu, subtil et puissant, avec une Angelina Jolie de la maturité.
Un casting en support superbe avec entre autres Garance Marillier, juste, Ella Rumpf, Vincent Lindon et Louis Garrel.
Enigmatique et onirique. Très belle surprise.
Vu lors de l’avant première, film assez décevant pas assez de profondeur dans ce concept très engagé mais mal mis en avant malheureusement
Magnifique film vu en avant première. G été baladé dans un univers féerique / féminin / romantique & puissant . Un très beau film sur les femmes et leur combats au quotidien.
Winocour porte sur ses épaules la trame du film, étant aussi la scénariste, qui absorbe telle une éponge des bouts de vie de femmes, bien réelles, pour les intégrer dans une fiction multifacettes.
Elle clame décrire les coutures que chacun, mais en l'occurrence ici que des femmes, doit réaliser pour affronter les coups du sort, et reprendre si possible le fil de la vie.
Le monde si particulier de la mode haute couture sert de réceptacle à ce ballet - on pense bien sûr au passage à Phantom thread- dans lequel l'argent coule à flot et l'éphémère est la règle.
Si on n'est pas allergique à Angelina Jolie, qui prend beaucoup de place à l'écran, le casting hétérogène passe la rampe : la soudanaise Anyer Anei ( top-modèle dans la vraie vie!), ou la suissesse Ella Rumpf, en maquilleuse, confidente de l'ombre et écrivaine en devenir.
Mais le casting est riche: Garrel en assistant réalisateur, Lindon en oncologue, sans oublier une ukrainienne, qui arpente les coulisses des shows vestimentaires et la couturière besogneuse, qui doit finir la robe blanche de Ana, un écrin de blancheur pour lancer le défilé…
Avec une telle densité, le film ne peut pas développer complètement les personnages, dont on ne connaitra que des bribes de vie. Certains y verront une limite.
Néanmoins les trois femmes principales vont recoudre les parties d'elles-mêmes qui partaient en morceaux, spoiler: au cours d'une scène finale arrosée et "tourmentée".
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Winocour en fait un portrait original et riche en couleurs.
AP Lyon - novembre 2025
Elle clame décrire les coutures que chacun, mais en l'occurrence ici que des femmes, doit réaliser pour affronter les coups du sort, et reprendre si possible le fil de la vie.
Le monde si particulier de la mode haute couture sert de réceptacle à ce ballet - on pense bien sûr au passage à Phantom thread- dans lequel l'argent coule à flot et l'éphémère est la règle.
Si on n'est pas allergique à Angelina Jolie, qui prend beaucoup de place à l'écran, le casting hétérogène passe la rampe : la soudanaise Anyer Anei ( top-modèle dans la vraie vie!), ou la suissesse Ella Rumpf, en maquilleuse, confidente de l'ombre et écrivaine en devenir.
Mais le casting est riche: Garrel en assistant réalisateur, Lindon en oncologue, sans oublier une ukrainienne, qui arpente les coulisses des shows vestimentaires et la couturière besogneuse, qui doit finir la robe blanche de Ana, un écrin de blancheur pour lancer le défilé…
Avec une telle densité, le film ne peut pas développer complètement les personnages, dont on ne connaitra que des bribes de vie. Certains y verront une limite.
Néanmoins les trois femmes principales vont recoudre les parties d'elles-mêmes qui partaient en morceaux, spoiler: au cours d'une scène finale arrosée et "tourmentée".
La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Winocour en fait un portrait original et riche en couleurs.
AP Lyon - novembre 2025
Ce qui impressionne et séduit, au premier chef, dans le cinéma d'Alice Winocour (Proxima, Revoir Paris), c'est sa constante fluidité, pour rendre ses films lisibles, tout en étant par ailleurs bien plus complexes qu'il n'y semble. Ainsi, dans Coutures, la réalisatrice mène de front trois histoires personnelles, en amont d'un événement : un défilé durant la Fashion Week. Ces femmes ne font que se frôler, mais semblent se compléter, au coeur de leur existence intime, de leurs interrogations et mal-être. La réussite d'un défilé de mode ne tient qu'à un fil et la vie, également, entre exaltation et détresse. Il y a des moments en apesanteur dans Coutures et d'autres beaucoup plus terre-à-terre, d'un réalisme palpable. C'est le film d'Alice Winocour, mais aussi, sans doute, celui d'Angelina Jolie, coproductrice et actrice prodigieuse qui épouse à merveille les fragilités de son rôle. Ella Rumpf, elle, confirme qu'elle est bien la comédienne qui monte et Anyier Anei, mannequin star des podiums, fait des débuts remarquables, dans un rôle qui reprend des éléments de sa propre biographie. Si l'univers de la mode fait office de fil conducteur, c'est dans le portrait croisé de ces trois femmes que le film tire sa substantifique moelle, au sein de trajectoires sur le point de prendre une nouvelle orientation. Et c'est toute la beauté de Coutures que de rendre sensibles et charnels ces moments privés et profonds.
Vu au festival de Saint-Sébastien c’est bon film avec certaines longueurs   mais l’histoire est belle et triste à la fois mais c’est pas le genre de film qu’on regardera deux fois
Angelina jolie crédible. C’est assez rare pour être souligné. Dans l’ensemble un film choral convaincant.
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