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Michel Gandilhon
2 abonnés
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0,5
Publiée le 20 novembre 2025
Avignangnan. Une idée de départ excellente : montrer, dans la Mecque de la culture de gauche « inclusive », le gouffre qui sépare les galériens du off et l’aristocratie du in celle du théâtre public et subventionné. D’un côté un théâtre boulevardier plutôt bas de plafond ; de l’autre le théâtre des grandes œuvres et des créations avant-gardistes. Deux mondes se côtoient avec au milieu le mépris et l’envie, la jalousie et la frustration. La tragédie est que le film n’est pas à la hauteur de l’idée, que les acteurs sont mauvais et que le scénario n’explore pas jusqu’au bout cet antagonisme. Il préfère célébrer, pour ne fâcher personne, les vertus du comique troupier sur fond d’idylle amoureuse gnangnan. Il aurait fallu faire ce que Ostlund a fait pour le milieu de l’art contemporain dans The Square. Une satire à la fois fine et féroce.
Une comédie classe et savoureuse, qui met à l'honneur la ville d'Avignon et le théâtre. Les situations comiques s'enchaînent dans un parfum d'été et d'insouciance. Très plaisant !
Johann Dionnet nous a transmis une histoire vivante, sensible, sincère, lumineuse et généreuse grâce à la sincérité de son regard et la chaleur de ses personnages. Le film rend un bel hommage à la ville d’Avignon, à l’énergie du festival et au théâtre. La mise en scène recherchée nous permet, spectateur, d’avoir une deuxième lecture quasi tout le long du film. Cela permet de donner de la poésie à l’histoire et montrer que le spectacle vivant se lie forcement à un moment ou à un autre à notre vie. Ce film nous montre qu’on peut faire une comédie sans en faire des caisses. Cette justesse nous plonge directement dans la galère de cette troupe. On rit, on est surpris, on est emporté. Cette histoire d’amour entre personnages issue de théâtre différent nous permet de courir dans cette ville et la troupe nous permet de courir entre la façade de la scène et le bazar des coulisses. Entre nos rêves et la réalité. Plus que l’unique intrigue romantique, le film fait vivre une troupe entière (ses doutes, ses galères, sa solidarité). Les acteurs sont attachants. Baptiste Lecaplain est bien meilleur que dans « Jamais sans mon psy », faites le jouer, il a encore sous le pied. Toute la troupe est bonne et juste, Alison Wheeler, Elisa Erka, Johann Dionnet… Et que ça fait plaisir de voir des rôles masculin qui n’étouffe pas, accepte le choix de l'autre.
Une belle bouffé d’air frais j’ai vraiment apprécié cette comédie française bien ficelée et généreuse. Je découvre Lyes Salem qui est vraiment un superbe acteur que j’ai hâte de découvrir dans d’autres films
C’est une comédie romantique estivale… que j’ai vu en Automne … sans doute pour cette raison que je ne m’emballe pas … Ou alors la raison est ailleurs !
Une excellente surprise, de l'humour, de l'émotion et une très bon jeux d'acteur. ça fais plaisir de voir un bon film français qui sort nettement du lot. Bravo
Acteur de théâtre de troisième zone, Stéphane rejoint in extremis le festival d'Avignon, pour jouer une petite pièce de boulevard. Il y rencontre Fanny, une connaissance de stage devenue célèbre actrice classique. Suite à un quiproquo, elle pense qu'il est venu pour jouer Rodrigue dans le prestigieux "Cid"... L'ironie étant qu'elle-même joue dans "Ruy Blas", l'histoire du valet qui se déguise en noble pour séduire la Reine (ou "La Folie des Grandeurs" si vous préférez). Beaucoup de bonnes idées dans cette comédie estivale sur le monde du théâtre. Déjà, le fait que pratiquement tout le film se déroule à Avignon. L'occasion de montrer cette jolie ville sous divers angles, dont le fameux Palais des Papes. Puis le fonctionnement du festival en lui-même. Ensuite, "Avignon" amène de manière intéressante le sujet du théâtre. On y voit l'opposition entre le monde des petites pièces de boulevard, populaire et fauché, et celui des pièces classiques, très snobinard (fantasme du réalisateur ou caricature à peine exagérée ?). Mais aussi des parallèles réguliers entre les personnages et ceux qu'ils interprètent. La notion de mensonge et de jeu. Ou la beauté du théâtre classique, même s'il apparait âpre au premier abord. Ceci dit, ce n'est pas "Edmond", la mise en scène reste relativement simple, et le scénario aurait pu davantage creuser ces aspects. J'ai également un peu de grief vis-à-vis du couple principal. Fanny (Elisa Erka) n'a pas grande caractérisation si ce n'est qu'elle est jolie, célèbre, et snob. Je me demande d'ailleurs ce que lui trouve notre héros ? Tandis que Baptiste Lecaplain n'a pas complètement à mon goût les épaules pour porter une comédie romantique. Sans compter la résolution finale qui semble sortir de nulle part. Néanmoins le film est drôle dans l'ensemble. Johann Dionnet fait sincèrement rire, sans tomber dans la vulgarité ou la facilité. Et "Avignon" comporte plusieurs seconds rôles ou sous-intrigues bien colorées. Lyes Salem en metteur en scène stressé et à deux doigt du toxique. Alison Wheeler en épouse qui doute. Johann Dionnet s'est donné un joli rôle de joyeux trublion. Amaury de Crayencour fait très bien le comédien littéraire méprisant au plus haut point les acteurs de boulevard. Sympathique.
J'étais un peu sur mes gardes car je n'étais pas convaincu par le jeu de Lecaplain (Belle Enfant), parfois même dépité par certains de ses sketchs (Pitch), mais là je suis séduit, ça m'a fait bouillonner d'émotions. Je m'attendais à une simple comédie avec quelques scènes marrantes, mais c'est bien plus que ça, c'est émouvant, et je suis surpris par la maîtrise du rythme.
Avignon parle aussi avec habileté du milieu du théâtre, en particulier du théâtre de boulevard, et le mépris qu'il peut y avoir entre le classique et le boulevard. Ca m'a donné beaucoup d'énergie de voir tous ces personnages passionnés par ce qu'ils font, malgré toutes les galères.
J'aime particulièrement son attention qu'il porte aux personnages secondaires (le régisseur), c'est rare de voir ça, le fait qu'ils évoluent au cours de l'histoire par exemple, et pas juste le personnage principal.
Ca donne beaucoup d'espoir pour le cinéma français, entre Johann Dionnet et Florent Bernard ! J'ai ressenti la même intensité que dans Nous les Leroy.
On a droit à un florilège de phrases sentencieuses, ampoulées et affectées (« La pièce est en alexandrins, mais le monologue du Cid est en stances. ». « Nous sommes des vecteurs d’émotion ») ou de punch lines (« Le bouche à bouche peut sauver une vie. Le bouche à oreille peut sauver une pièce. ») Grâce au festival d’Avignon à ses parades, ses tractages, le théâtre de boulevard cohabite avec le théâtre classique, et cela donne des confrontations savoureuses. La romance est belle et l’épilogue optimiste. Du cinéma très sympa !
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2,5
Publiée le 28 octobre 2025
Le Festival d'Avignon représente une chance énorme pour les artistes qui veulent montrer leur travail et potentiellement se faire remarquer. Stéphane, un acteur qui galère, accepte de rejouer avec son ancienne troupe, mais la pièce va vite passer au second plan pour lui... Quand on a l'occasion de faire un film sur cet énorme festival, c'est vraiment dommage de s'enfermer dans une simple comédie romantique basée sur le mensonge avec le personnage principal qui s'enfonce toujours plus dans son bobard. Pour le coup, il n'y a même pas besoin du festival pour ça, mais le cadre est quand même bien sympa et les malentendus avec la troupe qui joue "Le Cid" sont plutôt amusants. Ce que j'ai aimé, même si c'est un détail, c'est cette réflexion sur le théâtre comme si quelque chose de populaire était forcément honteux ou mauvais. Il y a les mêmes débats pour le cinéma alors que s'il y a autant de genres différents, c'est parce qu'il en faut pour tous les goûts. J'ai donc bien aimé la troupe ainsi que l'ambiance du festival, mais l'histoire est terriblement classique.
Une romance espérée fondée sur le mensonge, c'est tout le principe des péripéties de cette comédie. C'est aussi une réflexion sur la condition de comédien, mettant en opposition le théatre de boulevard et le classique. Le récit est toutefois léger et sans surprise mais B. Lecaplain est touchant dans son personnage d'amoureux.
Comédie française légère sympathique qui nous fait découvrir le festival d'Avignon de l'intérieur et nous apporte un peu d'été chez nous au visionnage ! Drôle et émouvant à la fois, ce film présente toutefois une trame cousue de fil blanc, même si la fin pourrait en surprendre plus d'un. Bien agréable à voir toutefois et en famille en plus, ce qui ne gâche rien !
Comédie légère, touchante et drôle avec un excellent Lecaplain (comme d'habitude) et une belle découverte avec Elisa Erka que je ne connaissais pas et qui est parfaite dans son rôle. Tout comme Alison Wheeler d'ailleurs. Un vrai bon moment, et je l'avoue j'y suis allé de ma petite larmichette.