Bon, on ne va pas tourner autour du pot : Avignon est le genre de film qui donne l’impression d’avoir été terminé… parce qu’il fallait bien s’arrêter à un moment.
Dès les premières minutes, le problème saute aux yeux : le scénario est d’une platitude presque fascinante. On dirait une succession de scènes mises bout à bout sans véritable fil conducteur, comme si le film hésitait constamment entre chronique estivale, comédie sentimentale et carte postale touristique. Résultat : rien n’est vraiment assumé, et le spectateur reste à distance.
Les personnages, eux, sont difficilement attachants. Ils manquent cruellement d’épaisseur, enfermés dans des clichés qu’on a déjà vus cent fois ailleurs. Les dialogues n’aident pas : souvent artificiels, parfois gênants, ils donnent l’impression que les acteurs eux-mêmes n’y croient pas vraiment.
Visuellement, c’est peut-être là que le film sauve un minimum les meubles. Avignon, en tant que décor, a évidemment du charme. Mais même là, on reste sur sa faim : la ville est filmée de manière assez banale, comme une brochure touristique sans âme. On ne ressent ni la chaleur, ni l’effervescence, ni la magie qu’on pourrait attendre.
Et puis il y a le rythme… ou plutôt l’absence de rythme. Le film traîne, s’étire, multiplie les longueurs sans jamais réussir à créer de tension ou d’émotion. On regarde l’horloge plus souvent que l’écran, ce qui est rarement bon signe.
Au final, Avignon donne surtout l’impression d’un film qui avait peut-être une idée de départ correcte, mais qui n’a jamais su quoi en faire. C’est mou, maladroit, et franchement oubliable.