Ce qu'il reste de nous
Note moyenne
4,2
578 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

103 critiques spectateurs

5
46 critiques
4
38 critiques
3
13 critiques
2
6 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 114 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2026
"Je suis la mer.
Dans mes profondeurs dorment tous les trésors.
Mais a-t-on demandé aux plongeurs quelles perles ils ont vues au fond?"
Ce poème en arabe ouvre et conclut le film, comme une litanie. Il est certainement une métaphore de la culture et de l'histoire des Palestiniens, qui se transmet ou pas.
Dans le film, le poème se transmet sur deux générations, pas sur la troisième. La culture, plus ou moins. La religion islamique semble prendre de plus en plus de place. Ainsi que l'aigreur et le désespoir. Sauf dans les dernières minutes.
J'ignore tout de la sincérité et de l'honnêteté ou pas de la réalisatrice, Chérien Dabis, enfant de la diaspora palestinienne et jordanienne née aux Etats-Unis en 1976. D'après ce que j'ai lu, elle-même avait 8 ans quand elle est allée, au moins une fois, dans les territoires palestiniens, et elle aurait été choquée par un contrôle serré de la part des Israéliens.
Elle semble considérée comme une cinéaste engagée et se plaindrait de la difficulté à obtenir des financements pour un film sur les questions palestiniennes, jugé trop politique par Hollywood.
Son film est ambitieux et sérieux. Les acteurs sont très bons et les situations diverses crédibles. Les Israéliens n'y ont pas le beau rôle. Les soldats sont vicieux, abusifs, sadiques, meurtriers. Le personnel d'un hôpital est professionnel mais pas spécialement sympathique. Seule une famille, vue chez elle, est humaine, ainsi que le garçon de cette famille devenu adulte. Humains mais pas débordants d'intelligence et de bienveillance.
L'histoire est racontée depuis le point de vue d'une famille palestinienne, à travers trois générations. Cette histoire est tragique. Terrorisée par la guerre et des soldats "sionistes", une sympathique famille bourgeoise de Jaffa, civilisée, aimante, transmettant en son sein l'amour de la poésie et de la culture des orangers, s'enfuit. La suite se passe dans un camp de réfugiés sordide. Là, le père merveilleux, spoiler: devenu grand-père revanchard, transmet à son petit-fils du nationalisme plus que les anciens poèmes
. Là, le petit-fils spoiler: apprend à mépriser son père amoureux des lettres mais impuissant
. Malgré leurs déboires, les parents de la 2e génération se montreront hautement civilisés dans l'épreuve ultime, et ce grâce aux conseils d'un imam éclairé d'une religion éclairée. C'est dans la mosquée que la mère se voile à nos yeux pour la première et unique fois. Ce couple trouvera son salut spoiler: en quelque sorte dans l'exil.


Je reproche au film des longueurs, surtout dans la partie qui raconte l'épisode de spoiler: la blessure du fils de la 3e génération et de l'hôpital.
J'ai trouvé que la musique, souvent à base d'instruments à cordes, est belle en soi mais devient lassante tant elle est répétitive.
Mais surtout, ce qui ressort de cette histoire est tristement banal : dans les guerres, les gens, les civils, les familles souffrent. Or, cela vaut pour toutes les guerres, quelles que soient leurs circonstances. Dans ce film, le seul point de vue est celui de la famille, sans aucune contextualisation historique. On comprend donc ceci : "les sionistes nous ont envahis et ont pris notre terre et notre pays, c'est injuste, nous souffrons et nous sommes les victimes de l'histoire". Il n'est pas question ici de nier la souffrance de ces familles. Mais, pour comprendre le problème palestinien, on ne peut pas se contenter de l'émotion, de l'empathie et de l'admiration ressenties pour cette famille.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2026
« On paie le prix pour ce qui est arrivé à votre peuple. » D'une tragédie humaine à une autre, "Allly baqi mink" s'étale sur plusieurs générations d'une famille palestinienne dépossédée de leurs terres. Des gens à qui l'on a tout pris, mais qui arrivent encore à donner... Quatre périodes de la dépossession à la reconnexion en passant par deux parties centrales qui sont de loin les plus fortes du film pour ce qu'elles évoquent et surtout pour ces dilemmes moraux et religieux auxquels les personnages sont confrontés. Cherien Dabis ne fait pas le choix de la confrontation ou du simple cours d'histoire comme d'autres films récents qui ont bien sûr eux aussi leur place. Il y a de la colère et du désarroi, mais pas de haine et alors qu'on dit que la haine est transmise par les parents, on voit ici qu'elle est surtout cultivée par les actions des autres à l'image de cette poignante scène qui marque un tournant dans la relation entre le père et le fils. C'est surtout leur humanité qui ressort, une façon pour eux de résister et de ne pas sombrer. Ça peut faire "faible" dans certains cas, mais il ne s'agit pas de tendre l'autre joue, mais d'agir comme il le faut. Représentant de la Jordanie à la 98e cérémonie des Oscars, "Allly baqi mink" est un film important, émouvant, humain et parfaitement incarné.
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2026
Magnifique film !! Il était très touchant et émouvant de suivre l'histoire de cette famille palestinienne et ce qu elle traverse depuis des générations sous l'occupation israélienne. A voir absolument !!! Vu à l'avant-première au cinéma Luxy d'Ivry-sur-Seine.
Loic M.
Loic M.

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2026
​« Ce qu'il reste de nous » est une fresque familiale déchirante. En suivant trois générations depuis 1948, le film incarne avec une justesse poignante le trauma de l'exil et la résilience palestinienne. Une œuvre puissante et nécessaire, où la grande Histoire se mêle au cœur de l'humain.
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2026
Ce film devrait figurer dans les programmes d'Histoire de toutes les classes de collège au lycée ...
Lauriane
Lauriane

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 février 2026
J’ai beaucoup aimé ce récit tragique et profondément actuel. L’immersion dans la vie d’une famille suivie sur trois générations permet de vivre intensément les répercussions du conflit israélo-palestinien, sur leurs vies, leurs territoires, et l’amour profond qu’ils portent à leur pays. Le film gagne encore en puissance grâce à son sens aigu de l’esthétisme : les plans sont magnifiques, renforçant l’immersion et l’émotion.

Et pourtant, connaissant la situation actuelle en Palestine, marquée par des souffrances massives et des violations graves des droits humains, ce récit prend une dimension encore plus douloureuse. Il devient un miroir troublant de ce qui se vit aujourd’hui, et un appel silencieux à ne pas oublier.
Breiin93
Breiin93

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2026
Film magnifique et d'une profondeur ... merci pour le partage de cette histoire familiale palestinienne .. remplie de force, de dignité, de résilience et de mise en lumière des tabous et des inconscients... je recommande vivement !! une splendeur
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 avril 2026
Au travers 4 dates symbolisant 4 moments phare de l’histoire palestinienne ; ce sont bien 75 ans d’histoire qui sont balayés par ce film. Sur trois générations, on va suivre une famille palestinienne expulsée de Jaffa en 1948 pour laisser la place au nouvel Etat sioniste ; et suivre aussi la dureté de l’exil. De la Nakba, l’exil forcé du paradis, à l’éternel espoir d’un retour à la révolte ; ce film montre le trajet des palestiniens génération après génération. Pour ceux qui auraient encore des doutes sur le juste combat et les légitimes revendications de ce peuple, ce film très partisan et politique ne laisse pas de champ à une position tiède. Leur révolte est bel et bien légitime, le film le martèle ; peut-être trop fort, car ne proposant jamais le contrepoint israélien ; ceux-ci sont peu nombreux et toujours présentés comme des méchants. La réalisatrice Cherien Dabis (la réalisatrice) a conté en promo sa première expérience palestinienne à 8 ans et elle se rapproche beaucoup d’une scène d’humiliation d’un père devant son fils par les soldats israéliens. Comment le peuple victime de la Shoah peu de temps avant ait réellement pu être aussi dur envers un autre peuple en position de faiblesse ? Pour bien comprendre le problème palestinien, on ne peut cependant se contenter de l’émotion, de l’empathie et de l’admiration ressentie pour cette famille au cœur du film. La réalisatrice vient de la série et elle ne parvient à s’en départir aussi bien dans sa narration quelque fois pauvre, dans sa mise en scène très académique et dans son montage simpliste. L’objectif est trop souvent de vouloir livrer un film romanesque. Heureusement que le dernière heure et l’histoire de Noor sur les 2h30 de film éclaire son contenu d’une réflexion intéressante. Cette longue séquence présente deux des trois scènes les plus fortes du film : un entretien avec un imam d’une intelligence et d’une humanité rare (loin du piètre entretien avec l’imam dans « La petite dernière » pourtant encensé) et la rencontre avec un greffé. Cette partie pose des questions profondes sur notre humanité. Et dans la première partie du film, il y a la scène d’humiliation d’un père devant son fils qui montre au combien les oppresseurs sèment les graines de la violence qui va se retourner contre eux plus tard. Et oui, Noor est né dans ce état de fait, d’une Palestine occupée. Cette génération n’éprouve pas la nostalgie de leurs ainés pour ce paradis perdu, mais une colère cristallisée par la violence subie et le spectacle de leurs parents et grands-parents maltraités. Le film ne nous épargne rien : spoliation des maisons et des terres, exode, arrachement, humiliations, violence, privation de libertés et d’accès à l’enseignement,…
Un film militant fort utile, mais trop longtemps réduit à sa forme romanesque et politique pour aboutir enfin à une dernière heure qui vaut au film d’être vu pour d’autres raisons que le plaisir de voir une saga familiale tragique.
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2026
Emouvant mais trop démonstratif dans ses effets ; en cherchant à convaincre souvent poussivement, cela nuit aux émotions d'autant qu'il y a beaucoup de longueurs académiques et ennuyeuses. Dommage car il y a quelques passages authentiques et poignants.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2026
Quand l'Histoire avec un grand H se reconte par la petite histoire, celle d'une famille au fil des générations, elle devient puissante, irréfutable, indéniable.
Quand, en plus, elle est filmée avec autant de lumière alors que la noirceur est partout, avec autant de pudeur, c'est encore plus fort.
Cette Histoire, c'est celle qui a vu des arabes chassés de leurs maisons, à Jaffa et ailleurs et qui, encore aujourd'hui, déchaîne les nations.
Cherien Dabis a écrit et réalisé un film remarquable. Elle y joue une femme forte et courageuse alors que la haine serait plus facile.
Shahla Rah
Shahla Rah

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2026
J’ai eu la chance de voir ce film en avant-première. Quel choc émotionnel et heureuse qu’il y ait enfin un film merveilleusement filmé et interprété qui raconte la vraie histoire du peuple palestinien dépossédé de ses terres depuis 70 ans. Cette histoire est celle de millions de gens.
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
Malgré l’ambition de livrer au·à la spectateur·rice une fresque de la Palestine, de la Nakba à nos jours, le film de Cherien Dabis demeure non seulement convenu, mais aussi excessivement romancé. En renonçant à montrer le brutalité d’1sr@3l et les injustices dans toute leur réalité, la mise en scène atténue la portée politique de son sujet. À travers l’histoire intime d’une famille exilée de Jaffa, la réalisatrice semble privilégier un message de paix à tout prix, alors même que toute perspective de paix ne saurait advenir — aujourd’hui encore — sans un travail rigoureux sur la mémoire historique et sans justice sociale. Il en résulte l’impression que Dabis n’ose jamais aller au bout de son geste, restant constamment en retrait face à ce que son récit semble aborder.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 mars 2026
"Ce qu’il reste de nous" raconte l’histoire sur trois générations d’une famille palestinienne expulsée de Jaffa en 1948.

Sharif, le grand-père, est l’héritier d’une riche famille, cultivatrice d’oranges. La propriété familiale est brutalement expropriée en 1948 après l’indépendance d’Israël. Sharif, sa femme et ses enfants partent s’installer en Cisjordanie. On retrouve Sharif trente ans plus tard en 1978. Il a vieilli ; sa santé présente des signes alarmants de détérioration. L’un de ses fils, Salim (on reconnaît l’acteur Saleh Bakri qu’on a vu dans Costa Brava, Lebanon, Le Bleu du caftan ou Palestine 36) est devenu instituteur. Il est marié à Hanan (Cherien Dabis, la réalisatrice du film). Sharif est très provche de son petit-fils, Noor, qui sera tué dix ans plus tard en 1988 par une balle perdue pendant l’intifada. La mort de leur enfant laisse Sharif et Noor éplorés et les confronte à un choix éthique douloureux.

Il est intéressant de voir la Palestine se pencher sur son passé. On l’a vu il y a deux mois à peine avec "Palestine 36", qui racontait, du point de vue des Palestiniens, la rébellion de 1936, prodrome de toutes les guerres à venir autour d’une même terre. On l’avait vu il y a deux ans dans "Bye bye Tibériade" où l’actrice Hiam Abbas exhumait les souvenirs de son enfance en Cisjordanie. Ce cinéma palestinien, à supposer que cette expression ait un sens car on parle ici de trois films dont les conditions de réalisation et les circuits de distribution n’ont rien à voir, interroge, au lendemain des tueries du 7-octobre et des représailles lancées par Tsahal sur Gaza contre le Hamas.

"Ce qu’il reste de nous" est une belle fresque intergénérationnelle à la facture très (trop ?) classique. Elle verserait presque dans le mélodrame mièvre sans deux scènes que je veux évoquer sans gâcher la surprise de les découvrir. La première voit un père se faire humilier de la pire des façons devant son fils. La seconde place deux parents éperdus de chagrin face à un dilemme moral dont ils se sortent avec une noblesse qui les honore.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Ai vu « Ce qu’il reste de nous » de la réalisatrice palestinienne Cherien Dabis qui offre une saga de 2h30 s’étalant de 1948 à nos jours. Nous suivons une famille palestinienne sur 3 générations où l’histoire intime se percute à la grande Histoire et à ses tragédies. Les deux premiers tiers du film sont passionnants et l’on se lie de suite aux différents membres de cette famille qui vivent à Jaffa au centre d’une culture d’orangers. La famille subit les conséquences de plein fouet de la colonisation des Britanniques, de la création d’Israel donc par conséquent des camps de réfugiés, et de la révolte populaire contre le régime oppresseur à la folie de nos jours. Le film s’arrête en 2022. La réalisatrice qui tient aussi le rôle principal, reste toujours pédagogue dans le meilleur sens du terme et offre de belles leçons d’humanité malgré toutes les souffrances et les drames qui s’enchainent. Un soin particulier est porté à la lumière et les acteurs qui sont plusieurs à se partager les mêmes rôles sont tous excellents. Mention spéciale aux deux petits garçons qui jouent Salim et Noor enfants, sidérants de vérité. Bien évidemment ce film est nécessaire et permet de mettre de l’humain dans des faits politiques et sur des images de reportages lors du journal de « 20 heures" vues depuis de si longues décennies… Le film n’est jamais revanchard et arrive toujours à être dans la nuance. C’est dans le dernier tiers que la réalisatrice perd un peu le fil de sa construction où l’on trouve un peu le temps long mais elle sait refermer sa boucle narrative avec émotion dans les 20 dernières minutes. « Ce qu’il reste de nous » est un film sur la folie des hommes, la transmission, la mémoire, la résilience et qui sait mélanger le romanesque et le politique avec un dosage parfait.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2026
Très beau film sur plusieurs générations d'une famille en Cisjordanie à partir des années 1950. On assiste à leur vie sous l'occupation israélienne, la menace permanente et la crainte de mourir à chaque instant parfois sans raison. Le film présente des moments de vie très forts et est extrêmement bien réalisé.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse