Il y a un cinéma d'espionnage qui veut tout expliquer. Mata fait le choix inverse, et c'est précisément ce qui en fait un film à part. Rachel Lang ne cherche pas à élucider, mais à immerger. Le film se place du côté de l'impuissance — cette incapacité à se saisir du réel quand tout semble organisé pour vous échapper. Les codes du genre sont là (cloisonnement, identités de couverture, solitude des agents de terrain) mais ils servent surtout à raconter quelque chose de plus intime : ce moment où manipulation et vérité deviennent indiscernables, où l'on glisse vers l'impossibilité de faire confiance à quiconque. Mata ne tient peut-être pas totalement la promesse de son affiche — et cet écart est précisément le sujet. La frustration qu'on ressent est celle de l'héroïne ; c'est là que se loge l'émotion du film. Eye Haïdara porte le film avec une force rare. Raphaël Personnaz, Joséphine Japy et Hakim Jemili (inattendu dans ce registre) complètent un casting au diapason.
Avec Mata, Rachel Lang confirme une voix singulière du cinéma européen. Entre thriller d’espionnage et drame intime, elle signe un film tendu et profondément habité, où la mise en scène précise épouse les zones grises du pouvoir et de l’engagement. Un cinéma ambitieux et contemporain, puisant dans les grands canons du genre, des Patriotes à Conversations secrètes, tout en affirmant une identité propre. Le film est porté par un casting cinq étoiles et une Eye Haïdara magnétique.
Après tout le « bruit » autour de ce film….je suis extrêmement déçu !!!…Ce n’est que mon avis bien sûr !
Intrigue aux ras des pâquerettes, la seule scène d’action est celle de la bande annonce, scénario digne d’une mauvaise série B, et énormément de longueurs…
Bref, hyper déçu !…. Je vous laisse en juger par vous même, mais vous aurez été prévenus…
Avec Mata, Rachel Lang signe un thriller d’espionnage tendu et fascinant, porté par un casting remarquable et des héroïnes puissantes, complexes et profondément incarnées. Entre intime et raison d’État, le film impose un regard singulier sur les services de renseignement. Les scènes d’action, sobres et parfaitement maîtrisées, renforcent la tension du récit. Mention spéciale à Eye Haïdara et Joséphine Japy, toutes deux magnétiques.
Franchement décevant... l'histoire ne tient pas, les dialogues sont catastrophiques du type "oui mais d'abord il faut que nous travaillons notre couverture" ; on n'y croit pas une seule seconde. C'est dommage car il y avait du potentiel. Vous feriez mieux de regarder le bureau des légendes pour avoir un aperçu des méthodes de la DGSE.
Gros tapage médiatique classé dans le style du "bureau des legendes", espionnage à la Française, pour un résultat d un film décevant et mal ficelé. Action lente... mais ok. Lang denonce la hiérarchie qui est l ennemi de l agent compétant n est pas clair. Mata est sur surveillance étroite, mais on lui octroie les moyens opérationnels. Bref, heureusement il ne dure que 1h30
J’ai vraiment passé un bon moment devant MATA. Le film propose une approche de l’espionnage plus réaliste et plus subtile, loin des clichés du genre, et c’est justement ce qui le rend intéressant. L’ambiance est très réussie, la tension s’installe progressivement, sans chercher à en faire trop. C’est un thriller élégant, bien interprété, avec une vraie atmosphère. Une belle découverte, qui mérite d’être vue.
Avec MATA, Rachel Lang signe un objet rare dans le paysage cinématographique français : un véritable film d’auteur grand public. La bande-annonce peut laisser croire à un thriller d’action classique, mais le film emprunte en réalité une voie plus singulière, plus troublante aussi, quelque part entre le film d’enquête paranoïaque et l’étude de personnage.
On pense parfois à CONVERSATIONS SECRÈTES de Coppola, à HOMELAND, ou encore à ZERO DARK THIRTY de Kathryn Bigelow : non pour le spectaculaire, mais pour cette manière de filmer la suspicion, l’ambiguïté morale et l’isolement d’un personnage plongé dans un environnement hostile. Rachel Lang privilégie moins l’efficacité immédiate que la tension psychologique, et c’est ce qui donne au film sa tonalité particulière.
En bref : MATA est un film que j’ai trouvé singulier, inabouti parfois, mais habité, ambitieux et profondément cinématographique. ALLEZ LE VOIR !
Un film réaliste sur l'espionnage français, porté par des bons acteurs. On passe du désert à la montagne, en passant par le carnaval de Bâle, mais pourtant nous sommes loin de James Bond. Jolis éclairages et super bande son. J'ai aimé Eye Haïdara en Mata(hari ?), superwoman, mais fonctionnaire..
Que ça fait du bien de voir un film qui traite de ses sujets avec patience et donc profondeur. Apres « À toute allure » il y a quelques mois, seconde fois que je sors enjoué d’un film avec Eye Haïdara, et que je tombe des nues en lisant des critiques qui ne voient pas, ne veulent pas voir, les qualités d’une œuvre qui faut autre chose que ce à quoi le cinéma nous a habitués. Ils voulaient peut-être voir un Mission Impossible ? On est plutôt sur le Bureau des Légendes, et il faut s’en réjouir !
Un film vraiment prenant qui nous plonge dans la dure réalité des missions extérieurs et du peu de considération pour les soldats en mission ou revenu en mission, malgré cette froideur apparente, le film est très touchant. Eye Haïdara tient parfaitement son rôle, je la trouve très juste dans son interprétation.