Après avoir vu ce film vous ne regarderez plus jamais un yaourt de la même façon ! Vous rentrez ici dans l'univers implacable de la grande distribution où le mot honneur semble avoir totalement disparu du langage. Dans ce contexte, où le consommateur sert d'alibi, tous les coups sont permis et la priorité penche plutôt du côté de la marge et du volume. La mise en scène très efficace nous tient en haleine du début à la fin, comme dans les meilleurs thrillers. Ana Girardot et Olivier Gourmet sont excellents. Les seconds rôles (Julien Frison, Jonas Bloquet, Aurélia Petit et Yannick Choirat entre autres) participent aussi grandement à la réussite de ce film. Une belle découverte !
Trés bon film qui met bien en lumière les rapaces des centrales d'achat, de la grande distribution, qui s'attaquent au bio et aux circuits courts. Que peuvent faire les consommateurs qui sont pris en otage avec leur porte-monnaie et leur pouvoir d'achat bien souvent faible; Merci au réalisateur et aux acteurs. Aller voir ce film.
Franchement, je n ai pas tout compris dans ce jeu cruel des négociations. On saisit bien cependant le côté inhumain de ces négociateurs surpayes au mépris des petits agriculteurs . Une fois de plus l injustice et l inégalité sociale nous saute aux yeux quand ces deux univers sont filmés avec bcp de réalisme auniveau des décors. Oliver Gourmet excellentissime comme d habitude dans ce genre de rôle et Ana Girardot à la hauteur.
Une cheffe de rayon normande, fille d'agriculteurs, propulsée dans les tranchées parisiennes des centrales d'achat. Le décor est planté, le combat annoncé. Anthony Dechaux connaît son affaire : les négociations y sont filmées comme des duels, la tension monte par couches, et le film instruit autant qu'il captive. Un terrain peu exploré au cinéma, rendu ici avec une rigueur quasi documentaire. Mais là où "La Guerre des prix" accroche vraiment, c'est dans l'étau qui se resserre entre Ana Girardot et Olivier Gourmet, magnétique en prédateur courtois. Leur rapport, lui, sonne juste. Les autres relations d'Audrey peinent davantage à convaincre, trop construites pour paraître naturelles. Anthony Dechaux aurait eu intérêt à tout miser sur ce duo, qui porte à lui seul les scènes les plus intenses. Un premier long solide, mais dont la force dramatique reste en deçà de ce qu'elle promettait.
Bien joué et bien mené, un film plus instructif que prenant qui présente les tenants et les aboutissants des négociations entre les distributeurs et les industriels. Intéressant pour ceux que ça concerne.
Film sombre qui n’apporte rien de nouveau au genre mais qui le mérite de dévoiler l’envers du décor du système de la négociation où le rapport de force est totalement déséquilibré entre cultivateurs, industriels et distributeurs.
La quête effrénée du prix le plus bas pour le consommateur y apparaît comme une mécanique implacable aux conséquences humaines et sociales lourdes. La morale du film est limpide : derrière chaque produit se cache un coût réel et nous avons tous en tant que consommateurs une part de responsabilité.
Pour son premier long-métrage, Anthony Dechaux signe un thriller financier efficace. Avec un réalisme quasi-documentaire, La guerre des prix décrit la brutalité des négociations entre les acteurs de la grande distribution, leurs manœuvres et leurs compromissions avec les industriels de l’agro-alimentaire qui sous prétexte de défendre le consommateur saignent les agriculteurs jusqu’à les mettre à genoux. Ana Girardot dans un de ses meilleurs rôles et Olivier Gourmet en monstre de cynisme et de froideur, sont les principaux personnages de cet univers où la soif du profit a fini par anéantir l’humain….. Glaçant à l’image de la photographie grise qui baigne chacun des plans. On repensera longtemps à ce polar social et utile en achetant ses yaourts au supermarché.
Prenant à défaut d'être surprenant (mettre la morale du film dans la bande-annonce est-elle la meilleure idée du monde?) sur le cynisme de la grande distribution face aux fournisseurs avec une belle interprétation de Ana Girardot, Olivier Gourmet, Julien Frison, Jonas Bloquet et un peu d'humour.
« La guerre des prix » est exactement le film auquel on s’attend en allant le voir, et de ce point de vue, le contrat est rempli. Le scénario tient bien la route dans l’ensemble, avec une intrigue claire et efficace. Le film parvient à maintenir l’intérêt, même si certaines situations deviennent parfois redondantes et donnent une impression de répétition. Sans être particulièrement surprenant, il reste cohérent et fidèle à ce que promet ce type de film, offrant un visionnage correct mais sans réel dépassement des attentes.
Vraiment un excellent film sur le jeu du pouvoir de la grande distri, et ses rapports avec le monde agricole, haletant comme un polar, avec un formidable ensemble d acteurs. Tous 1ers roles comme les seconds sont tres bons. Vraimenr a voir a tout prix.
Très bon film. Les deux acteurs principaux sont bons. L'histoire est bien, on voit comment une femme nouvelle dans le domaine de la négociation avec les industriels se retrouve prise au piège, soumise à des gens encore plus puissants qu'elle. La fin est bien réalisée, mais aussi cruelle.
Excellent film, très bon jeu d’acteur. Intelligent et efficace. Dans l’esprit de Goliath.. Olivier Gourmet est un grand acteur qui mérite une plus grande reconnaissance du cinema français À voir absolument
Un film qui en cette période de fin de négociations commerciales entre fournisseurs et grandes surfaces, montre la réalité de celles-ci sur fond de crise agricole ! Les agriculteurs cherchant à se remettre en cause dans leurs canaux de distribution, mais quand ceux-ci passent par la grande distribution...