La Guerre des prix
Note moyenne
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201 critiques spectateurs

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Triskeriaki
Triskeriaki

11 abonnés 203 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2026
Un thriller social qui tient en haleine, mais ça reste très conventionnel, c'est le bras de fer de l'écologie contre un patron véreux. Je suis déçu par la fin abrupte, ça méritait bien plus de développement qu'une fin évasive au bout d'1h36. J'ai eu du mal à comprendre certaines décisions d'Audrey, elle a des convictions écologiques, et malgré tout parfois des élans de cynisme et de cruauté, c'est vraiment bizarre.
Il y a bien mieux dans le genre et notamment Gourou avec Pierre Niney.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2026
« Manger bio. Manger local. Manger mieux. » C’est le genre de slogan publicitaire qui s’affiche un peu partout, jusqu’aux étiquettes collées sur nos courses de la semaine. Mais un personnage du film résume la chose avec un cynisme presque désarmant : « À la fin, c’est toujours une question d’argent. » Et c’est dans cette urgence tarifaire, au siège d’une grande enseigne, qu’Anthony Dechaux nous emmène avec Ana Girardot et Olivier Gourmet. La Guerre des prix est un premier long-métrage très juste, et un thriller tout en nuances sur les rouages d’un système hostile envers les agriculteurs, mais qui oublie parfois d’appliquer la même exigence d’écriture à ses personnages, trop souvent réduits à être de simples porte-voix.

"Pour entrer progressivement dans cet autre monde, la caméra reste accrochée à Audrey, cheffe de rayon qui connaît aussi bien la chaîne de production que celle de la distribution des yaourts. C’est autant sa force de proposition que sa sensibilité qui la propulsent, telle une brebis égarée, au milieu de ce troupeau de carnivores en costumes. Ana Girardot a manifestement travaillé la démarche de son personnage pour qu’on sente, sous le tailleur, les résidus physiques d’une enfance à la ferme qui ne s’efface jamais tout à fait. Elle forme une passerelle entre deux univers qui ne se rencontrent qu’à travers les chiffres, les rendements et les intérêts de chacun."

"Le film présente très bien les différentes facettes et limites de cette structure, qu’il aborde d’abord avec pédagogie, au détour d’un lexique technique précis et quelques chiffres signifiants, avant d’en appeler à la sensibilité du spectateur. L’écriture reste efficace pour qu’on reste accroché à des échanges qui, même brefs, suscitent de nombreux questionnements. Cette tension frénétique rappelle aussi à quel point l’humanité et l’empathie sont laissées à la porte des box de négociation. Le revers de la démonstration, c’est qu’elle vire parfois au cliché, désamorçant certaines bascules chez les protagonistes qui peinent à rester crédibles hors du terrain du thriller, à commencer par la dynamique Audrey-Fournier, dont les dialogues semblent un peu trop mécaniques, même lorsque l’on perçoit une pointe de complicité naturelle."

"Techniquement maîtrisé, La Guerre des prix laisse simplement quelques jachères dans l’écriture de ses personnages secondaires. Dechaux l’assume lui-même et reconnaît avec lucidité que l’on ne renverse pas un système de l’intérieur à coups de bonnes intentions, et il se garde bien de nous offrir une happy end de consolation. Le film réussit surtout sa dissertation et sa vulgarisation du milieu de la négociation en laissant le soin aux spectateurs, et consommateurs par extension, selon leurs propres moyens, d’affuter leurs réflexes dans les rayons de supermarché. Difficile de ne pas repenser à notre ticket de caisse, où chaque produit posé dans le caddie oriente le marché et la logique des négociations des prix. Chaque code-barres cache le prix du compromis qu’il a fallu négocier pour l’obtenir."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
FaRem

10 618 abonnés 11 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2026
« À la fin, c'est toujours une question d'argent. » En tant que cheffe de rayon, Audrey Dumont fait de son mieux pour servir les intérêts des petits producteurs face aux industriels, mais, lorsqu'elle obtient un emploi au sein de la centrale d’achat d’une grande chaîne de distribution, ses valeurs sont mises à l’épreuve... Avec son premier film, Anthony Dechaux s'attaque à la guerre sans merci que se livrent les supermarchés pour obtenir les meilleurs prix. Le mot guerre n'est pas trop fort, car ils sont prêts à tuer économiquement un fournisseur s'il ne leur donne pas le meilleur prix. Quand on fait une concession sur quelque chose, ça veut dire que c'est quelqu'un d'autre qui va en payer le prix à savoir les éleveurs et agriculteurs qui ont pourtant déjà la corde au cou. Pourtant, ils mettent constamment les producteurs locaux et le client au centre de leurs promesses, mais ils agissent surtout dans leur propre intérêt. Si le film est proche du documentaire avec une approche technique et détaillée très intéressante, ce sont les codes du thriller social qui le rendent aussi prenant et intense, notamment lors des négociations dans ce lieu clos comme si c'était un interrogatoire avec des coups de pression et des menaces. Si l'histoire se disperse par moments, c'est aussi pour mieux tout réunir au cours d'une dernière partie brutale et cruelle. En somme, un bon film.
defleppard

492 abonnés 3 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2026
LA GUERRE DES PRIX. Une satire de Leclerc qui correspond bien à la réalité, assécher les fournisseurs de toute les façons. Une note de Trois étoiles.
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

122 abonnés 407 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2026
Avec La Guerre des prix, Anthony Dechaux plonge le spectateur dans les coulisses méconnues de la grande distribution. Loin de la simple chronique sociale, le film s'impose comme un thriller économique où chaque négociation devient un véritable rapport de force, révélant les tensions entre rentabilité, agriculture et convictions personnelles.

Le scénario suit Audrey, fille d'agriculteurs devenue cheffe de rayon, propulsée au cœur de la centrale d'achat de son enseigne. Chargée de défendre les producteurs locaux et la filière biologique, elle découvre rapidement un univers où les chiffres prennent souvent le pas sur les valeurs. Cette confrontation entre idéalisme et logique commerciale nourrit un récit aussi captivant qu'actuel.

Ana Girardot livre une prestation tout en finesse. Son personnage évolue avec crédibilité, passant de l'enthousiasme à la désillusion sans jamais perdre son humanité. Face à elle, Olivier Gourmet impressionne une nouvelle fois par sa présence imposante, incarnant un négociateur redoutable dont les méthodes illustrent toute la brutalité du système. Julien Frison complète efficacement ce trio avec une interprétation nuancée.

Anthony Dechaux filme les salles de réunion et les négociations commerciales avec une tension étonnante. Les discussions sur les marges, les contrats ou les prix deviennent de véritables scènes d'affrontement où chaque décision peut avoir des conséquences directes sur les producteurs comme sur les consommateurs.

Au-delà de son intrigue, La Guerre des prix pose un regard lucide sur les contradictions de notre modèle de consommation. Sans tomber dans le discours militant, le film questionne le coût réel d'une alimentation responsable et les compromis auxquels chacun est confronté.

Intelligent, tendu et remarquablement interprété, La Guerre des prix réussit à transformer un sujet de société en un drame captivant. Une œuvre engagée qui donne matière à réflexion bien après la fin de la séance.
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Anthony Dechaux a réalisé un film politique dénonçant les pratiques commerciales de la Grande distribution. Celles qui sont cachées. Les négociations avec les producteurs agro-alimentaires. Ou plutôt la grande entourloupe car, une fois dépendants, les paysans se retrouvent vite pressurisés, broyés puis jetés par ces maîtres cyniques de la consommation de masse.
Le film est construit de façon simple et efficace avec une héroïne (Ana Girardot) qui fait le pont entre les deux mondes. Le scénario est assez classique, sans surprise, et on pourra reprocher au film d'enfoncer des portes ouvertes. Il peut cependant s'avérer utile pour les personnes peu au fait de ces pratiques.
À montrer à tous ceux qui poussent le caddie sans se poser de questions.
Serge Monier
Serge Monier

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2026
Un scenario bien ficelé sur un sujet trop peu abordé au cinéma : la pression insupportable exercée par la grande distribution sur les fournisseurs et en particulier sur les agriculteurs.
On ne s'ennuie pas un instant. Dommage que le film baigne dans une couleur sombre. Le sujet n’est pas assez sombre en lui-même ?
Naram
Naram

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
La Guerre des prix est un thriller se déroulant dans le monde des négociations entre les grandes surfaces et les producteurs. Le film nous fait découvrir cet univers brutal et impitoyable à travers Audrey, une employée de supermarché issue d’une famille d’agriculteurs qui gravit progressivement les échelons jusqu’à se retrouver en première ligne de ce marché ultra-concurrentiel.

On découvre un milieu extrêmement cynique où seul l’argent compte et où tous les coups sont permis pour faire baisser les prix. Les négociations deviennent de véritables affrontements psychologiques, parfois vicieux et déshumanisés. Audrey se retrouve alors face à un dilemme moral : soutenir le bio et les agriculteurs, notamment son frère, ou accomplir son travail sans laisser la moindre marge aux producteurs sous l’influence de son supérieur Fournier, négociateur redoutable et intrépide.

Cette opposition finit par contaminer toute sa vie privée et sentimentale à travers sa relation amoureuse avec un employé de Solaris, considéré comme un ennemi par son frère et le monde agricole. Audrey aimerait changer ce système, mais c’est finalement ce système qui finit par la transformer. Peu à peu, elle renonce à ses principes, notamment lorsqu’elle provoque la chute d’une PME sous le coup de la colère. Elle devient alors aussi impitoyable que le monde dans lequel elle évolue.

spoiler: Le film ne pouvait difficilement se terminer autrement, et sa conclusion reste crédible : les agriculteurs sont encore une fois les perdants face à une multinationale féroce qui les manipule sous couvert de défendre le pouvoir d’achat du consommateur moyen. Audrey, réalisant ce à quoi elle a participé, finit brisée et retourne à la ferme, retrouvant ainsi ses véritables valeurs.

Le film fonctionne comme un véritable thriller psychologique avec une tension constante, particulièrement lors des scènes de négociation qui deviennent presque irrespirables. Cependant, il ne se limite pas à cela. Il cherche aussi à éveiller les consciences sur un sujet qui peut sembler peu passionnant au premier abord mais qui concerne pourtant tout le monde : l’envers du décor des produits que nous achetons et les conséquences économiques et humaines de cette guerre des prix.

Enfin, le film montre bien qu’il n’existe pas réellement de « gentils » ou de « méchants », mais surtout des individus cherchant à défendre leurs propres intérêts dans un système qui finit par broyer tout le monde.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

5 abonnés 673 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2026
Le film a le mérite de mettre le savoir faire du cinéma contemporain pour mettre en lumière un monde et des problématiques peu traitées jusqu’ici. Très bonne interprétation des acteurs principaux. Principal bémol : certains conflits d’intérêts poseraient dans la réalité dans un souci éthique à peine abordé dans le film.
frederic T.
frederic T.

31 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2026
Pour son premier long-métrage, Anthony Dechaux signe un thriller financier efficace. Avec un réalisme quasi-documentaire, La guerre des prix décrit la brutalité des négociations entre les acteurs de la grande distribution, leurs manœuvres et leurs compromissions avec les industriels de l’agro-alimentaire qui sous prétexte de défendre le consommateur saignent les agriculteurs jusqu’à les mettre à genoux. Ana Girardot dans un de ses meilleurs rôles et Olivier Gourmet en monstre de cynisme et de froideur, sont les principaux personnages de cet univers où la soif du profit a fini par anéantir l’humain….. Glaçant à l’image de la photographie grise qui baigne chacun des plans. On repensera longtemps à ce polar social et utile en achetant ses yaourts au supermarché.
Alice
Alice

28 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2026
Honnêtement j’ai rien à dire dessus cetait bien ? Je ne pense pas avoir tout compris mais j’ai aimé les thématiques et tous les enjeux avec les éleveurs locaux vs les industriels et qu’à la fin c’est vrm une question d’argent. Je suis pas sûre d’avoir compris la fin, elle quitte la centrale pour devenir éleveuse avec son frère ? C’était intéressant mais ça ne m’a pas changé je ne pense pas avoir tout compris.
Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Superbe présentation du milieu de l'agro alimentaire et de la grande distribution par rapport aux éleveurs exploités et coincés par les choix guidés par le capitalisme à outrance et l'objectif unique de faire plus d'argent aux détriments de tous, les éleveurs et les et Gourmet sont excellents.
Edouard Corbel
Edouard Corbel

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2026
Un super film, un bon scénario et bravo aux actrices et acteurs 
on y découvre l'envers du décors de la grande distribution
Nuria530
Nuria530

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2026
La Guerre des prix est un film captivant du début à la fin. Son rythme est soutenu, sans jamais perdre l’attention du spectateur, et l’histoire reste prenante grâce à des situations proches de la réalité. Le film aborde avec justesse les réalités du quotidien, ce qui le rend encore plus touchant et authentique. Une belle surprise.
Philippe
Philippe

2 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2026
Ce film dépeint le monde impitoyable des affaires.
Bien scénarisé, mais plus de développement aurait apporté une meilleure compréhension des mécanismes de négociation. Bref, les scènes sont un peu courtes.
Olivier Gourmet et Aurélia Petit interprètent remarquablement des rôles de cadres supérieurs, d'apparence très comme il faut, mais froids et implacables.
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