1501 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
201 critiques spectateurs
5
49 critiques
4
73 critiques
3
62 critiques
2
14 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Clément R
21 abonnés
419 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 septembre 2026
Film fort mettant en lumière l’impact de la grande distribution sur les producteurs et les petit transformateurs. La guerre des prix ou comment survivre dans un monde où le profit a le dernier mot. De bons jeux d’acteurs et un scénario presque prévisible qui n’attenu malheureusement pas son final poignant. « Réfléchissez bien, l’indépendance c’est bien aussi »
Un thriller efficace et passionnant entre ferme rurale et bureaux parisien, qui donne à voir la dureté d’un monde de profit et de coups bas. Instructif et haletant.
Le début est captivant et l'on ne décroche pas de l'intrigue dans le monde paysan et industriel et le parcours de l'heroine. Mais au milieu du film, baisse de rythme, on sent le piege se refermer et on a tendance à s'ennuyer un peu. Pas assez d'emotions, le tout est trop clinique et froid. Dommage, mais le film mérite tout de même d'etre vu une fois, pour voir les dessous de cet environnement nauséabond (distribution/industrie).
une sacrée baffe ! Ayant appris l'existence de ce film via une interview du réalisateur, je voulais absolument le voir : pour le thème, plus que d'actu, pour la partie Achats, c'est mon métier (mais pas dans l'agroalimentaire, ce qui change tout) et pour le casting, qui s'avère parfait. Ce film est à diffuser dans les écoles pour faire de nos enfants autre chose que de simples consommateurs, de vrais citoyens.
Rien que le titre de ce film pourrait faire penser à l’accroche d’un article de journal sur les pratiques ayant court au sein de certaines entités commerciales. À la limite du non-avenant, surtout que la lecture du synopsis confirme que ce sera bien le sujet de « La guerre des prix ». Long-métrage qui n’est donc pas un film de pur divertissement mais davantage une œuvre à forte connotation sociale et, ici, économique. Pour son premier film, Anthony Decheaux ne cherche donc pas forcément à brosser le public dans le sens du poil. Le suspense entretenu ici se joue dans de petites salles ternes entre gros distributeurs (ici le personnage principal travaille pour une grande enseigne qui pourrait être Carrefour), marques installées et petits producteurs et éleveurs. Et le long-métrage entend aussi bien ausculter la grande distribution que le monde paysan et les petits producteurs en les opposant.
La bonne idée de l’intrigue est de montrer que cette guerre des prix est à la base mise en branle pour permettre au consommateur de payer le moins cher possible mais qu’elle se fait au détriment de pas mal de choses, que ce soit la qualité, la marges des producteurs et les conditions de survie des éleveurs (ici on est dans les produits laitiers). Le script est efficace, concis et particulièrement instructif sur les pratiques des uns et des autres. On entre dans les coulisses des négociations entre les différentes forces en présence. À ce niveau, c’est particulièrement intéressant, on apprend des choses. Le choix de traiter tout cela presque comme dans un film d’espionnage ou un thriller d’investigation est plutôt concluant. C’est tendu, sombre et parfois anxiogène et « La guerre des prix » a le don de montrer sans fard les magouilles de ces multinationales tout comme l’agonie de certaines acteurs plus petits du secteur, pris à la gorge.
Les acteurs sont excellents. Ana Girardot s’en sort avec les honneurs d’un rôle d’oie blanche aux contours plus nuancés qu’imaginés. Olivier Gourmet est royal en négociateur rustre et sans scrupule. Mais les seconds rôles campés par la trop rare Aurélia Petit, Jonas Blanquet ou encore Julien Frison ne déméritent pas. On pourra rechigner sur une esthétique très froide, avec filtres gris et bleus à foison et des décors déshumanisés à l’extrême. On ne doute pas que ce milieu soit aseptisé et clinique mais Decheaux a peut-être eu un peu la main lourde, rendant « La guerre des prix » très glacial dans son esthétique. Il ne parvient pas toujours non plus à rendre un sujet parfois rébarbatif totalement passionnant. Il y a un manque de vulgarisation sur certains aspects même s’il nous ouvre les portes des coulisses d’un milieu méconnu paradoxalement connu de nous tous. Mais le moins pertinent demeure sans conteste la peinture du milieu agricole et paysan qui souffre de la comparaison avec d’autres films sortis avant comme, au hasard, « Petit paysan ». Ce qui prouve que « La guerre des prix » aurait dû se focaliser sur la grande distribution. Efficace et documenté mais pas toujours aussi captivant et maîtrisé qu’attendu.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Magnifique interprétation, en particulier d'Olivier GOURMET qui arrive a tenir un rôle difficile, glaciale et impitoyable comme négociateur sans état d'âme de la grande distribution. Un rôle magistrale. Un film qui arrive à nous captiver du début à la fin et qui aurait certainement mérité une meilleure diffusion dans les salles et plus de publicité. Mais peut être qu'un film au allure de polar social peut déranger les plus puissant en coulisse ... Un film intelligent à voir et à revoir.
Ce film n'a de thriller que son étiquette. Le scénario est beaucoup trop imprécis pour espérer instaurer une quelconque tension ou montée en puissance. On se retrouve surtout face à des dialogues caricaturaux et des scènes artificielles, portées par un casting qui ne semble lui-même pas convaincu par ce qu'il joue.
« Est-ce qu’on peut changer un système aussi grand de l’intérieur avant qu’il ne nous change ? » Plongez dans la guerre des prix du lait, entre industriels et producteurs locaux, à travers le regard de quelqu’un qui se bat pour plus d’équité.C’est une fiction, avec une dimension thriller, qui permet de rendre accessibles à un large public des problématiques profondément actuelles.
Olivier Gourmet est l'un des plus grands acteurs actuellement et il aurait eu sa place aux côtés de grands acteurs aujourd'hui disparus.
Girardot est juste dans son rôle même si on peine à croire que son personnage s'embourbe à ce point, ce sont les facilités scénaristiques comme sa liaison.
Il n'en demeure pas moins un très bon film qui nous tient en haleine, le suspense bat son plein et la tension est présente. Petite pépite, méconnue ? Qui gagne à être connue.
"La Guerre des prix" réussit le pari de transformer un univers que l'on imagine austère en un véritable thriller. Anthony Dechaux plonge le spectateur au cœur des centrales d'achat de la grande distribution, un monde largement méconnu où chaque négociation devient un rapport de force dont les conséquences dépassent largement les murs des salles de réunion. Audrey, cheffe de rayon issue d'une famille d'agriculteurs, est propulsée à la centrale d'achat de son enseigne pour défendre les filières bio et locales. Très vite, elle découvre un système où les convictions se heurtent à une logique implacable : celle des prix toujours plus bas. Derrière les portes closes des box de négociation, les commerciaux s'affrontent sans état d'âme et chaque centime arraché peut mettre en péril l'équilibre économique d'un producteur. Les négociations sont filmés comme de véritables duels. Cette mise en scène tendue donne au film une intensité constante. On découvre avec avec effroi les mécanismes qui déterminent le prix des produits de notre quotidien. Ce qui glace le plus, c'est précisément ce réalisme. Peu importe les difficultés des agriculteurs, les mauvaises récoltes ou les conséquences humaines, seul semble compter l'objectif de réduire encore les coûts. Un thriller social aussi passionnant qu'inquiétant.
Cynique, édifiant et déprimant. on le suppose ou on le sait, la concurrence entre les grands surfaces font les premières victime chez nos agriculteurs qui bossent comme des dingues, ne prennent jamais de vacances et sont pris dans un étau qui les étouffe. Ils finissent donc par vendre à perte et perdent de l'argent Du producteur au distributeur, la négociation a des allures de David contre Goliath, sauf que Goliath triomphe toujours à l'inverse de la parabole. Même si le trait est parfois grossi pour les besoins du scénario, la réalité est bien là et nous sommes en grande partie responsables, dépendant du montant de notre Caddie. Achetons français et respect à ceux qui nous nourrissent...
Le sujet est intéressant et certains dialogues font mouche. Les personnages sont sympathiques sans être particulièrement mémorables, et le rythme connaît quelques baisses. Un film agréable, mais qui manque d'audace pour laisser une véritable empreinte.
Un bon film sur les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs. Cependant malgré une idée très intéressante, les mauvais dialogues, et parfois mauvais jeux des acteurs, cassent un peu le réalisme du film. Le film reste tout de même prenant.