Anthony Dechaux a réalisé un film politique dénonçant les pratiques commerciales de la Grande distribution. Celles qui sont cachées. Les négociations avec les producteurs agro-alimentaires. Ou plutôt la grande entourloupe car, une fois dépendants, les paysans se retrouvent vite pressurisés, broyés puis jetés par ces maîtres cyniques de la consommation de masse. Le film est construit de façon simple et efficace avec une héroïne (Ana Girardot) qui fait le pont entre les deux mondes. Le scénario est assez classique, sans surprise, et on pourra reprocher au film d'enfoncer des portes ouvertes. Il peut cependant s'avérer utile pour les personnes peu au fait de ces pratiques. À montrer à tous ceux qui poussent le caddie sans se poser de questions.
Un scenario bien ficelé sur un sujet trop peu abordé au cinéma : la pression insupportable exercée par la grande distribution sur les fournisseurs et en particulier sur les agriculteurs. On ne s'ennuie pas un instant. Dommage que le film baigne dans une couleur sombre. Le sujet n’est pas assez sombre en lui-même ?
La Guerre des prix est un thriller se déroulant dans le monde des négociations entre les grandes surfaces et les producteurs. Le film nous fait découvrir cet univers brutal et impitoyable à travers Audrey, une employée de supermarché issue d’une famille d’agriculteurs qui gravit progressivement les échelons jusqu’à se retrouver en première ligne de ce marché ultra-concurrentiel.
On découvre un milieu extrêmement cynique où seul l’argent compte et où tous les coups sont permis pour faire baisser les prix. Les négociations deviennent de véritables affrontements psychologiques, parfois vicieux et déshumanisés. Audrey se retrouve alors face à un dilemme moral : soutenir le bio et les agriculteurs, notamment son frère, ou accomplir son travail sans laisser la moindre marge aux producteurs sous l’influence de son supérieur Fournier, négociateur redoutable et intrépide.
Cette opposition finit par contaminer toute sa vie privée et sentimentale à travers sa relation amoureuse avec un employé de Solaris, considéré comme un ennemi par son frère et le monde agricole. Audrey aimerait changer ce système, mais c’est finalement ce système qui finit par la transformer. Peu à peu, elle renonce à ses principes, notamment lorsqu’elle provoque la chute d’une PME sous le coup de la colère. Elle devient alors aussi impitoyable que le monde dans lequel elle évolue.
spoiler: Le film ne pouvait difficilement se terminer autrement, et sa conclusion reste crédible : les agriculteurs sont encore une fois les perdants face à une multinationale féroce qui les manipule sous couvert de défendre le pouvoir d’achat du consommateur moyen. Audrey, réalisant ce à quoi elle a participé, finit brisée et retourne à la ferme, retrouvant ainsi ses véritables valeurs.
Le film fonctionne comme un véritable thriller psychologique avec une tension constante, particulièrement lors des scènes de négociation qui deviennent presque irrespirables. Cependant, il ne se limite pas à cela. Il cherche aussi à éveiller les consciences sur un sujet qui peut sembler peu passionnant au premier abord mais qui concerne pourtant tout le monde : l’envers du décor des produits que nous achetons et les conséquences économiques et humaines de cette guerre des prix.
Enfin, le film montre bien qu’il n’existe pas réellement de « gentils » ou de « méchants », mais surtout des individus cherchant à défendre leurs propres intérêts dans un système qui finit par broyer tout le monde.
Le film a le mérite de mettre le savoir faire du cinéma contemporain pour mettre en lumière un monde et des problématiques peu traitées jusqu’ici. Très bonne interprétation des acteurs principaux. Principal bémol : certains conflits d’intérêts poseraient dans la réalité dans un souci éthique à peine abordé dans le film.
Pour son premier long-métrage, Anthony Dechaux signe un thriller financier efficace. Avec un réalisme quasi-documentaire, La guerre des prix décrit la brutalité des négociations entre les acteurs de la grande distribution, leurs manœuvres et leurs compromissions avec les industriels de l’agro-alimentaire qui sous prétexte de défendre le consommateur saignent les agriculteurs jusqu’à les mettre à genoux. Ana Girardot dans un de ses meilleurs rôles et Olivier Gourmet en monstre de cynisme et de froideur, sont les principaux personnages de cet univers où la soif du profit a fini par anéantir l’humain….. Glaçant à l’image de la photographie grise qui baigne chacun des plans. On repensera longtemps à ce polar social et utile en achetant ses yaourts au supermarché.
Honnêtement j’ai rien à dire dessus cetait bien ? Je ne pense pas avoir tout compris mais j’ai aimé les thématiques et tous les enjeux avec les éleveurs locaux vs les industriels et qu’à la fin c’est vrm une question d’argent. Je suis pas sûre d’avoir compris la fin, elle quitte la centrale pour devenir éleveuse avec son frère ? C’était intéressant mais ça ne m’a pas changé je ne pense pas avoir tout compris.
Superbe présentation du milieu de l'agro alimentaire et de la grande distribution par rapport aux éleveurs exploités et coincés par les choix guidés par le capitalisme à outrance et l'objectif unique de faire plus d'argent aux détriments de tous, les éleveurs et les et Gourmet sont excellents.
La Guerre des prix est un film captivant du début à la fin. Son rythme est soutenu, sans jamais perdre l’attention du spectateur, et l’histoire reste prenante grâce à des situations proches de la réalité. Le film aborde avec justesse les réalités du quotidien, ce qui le rend encore plus touchant et authentique. Une belle surprise.
Ce film dépeint le monde impitoyable des affaires. Bien scénarisé, mais plus de développement aurait apporté une meilleure compréhension des mécanismes de négociation. Bref, les scènes sont un peu courtes. Olivier Gourmet et Aurélia Petit interprètent remarquablement des rôles de cadres supérieurs, d'apparence très comme il faut, mais froids et implacables.
Description très réaliste de ce monde impitoyable de la grande distribution et de ses rapports tendus avec les producteurs qui nous nourrissent. À voir pour réfléchir à notre relation avec la nourriture...
La guerre des prix met en scène Audrey une cheffe de rayon de yaourt qui va travailler à la centrale en croyant que c'est la seule chose à faire pour aider son frère agriculteur. Véritable zola cinématographique qui dénonce comment la grande distribution utilise les méthodes mafieuses pour mettre à genoux et racheter les fermes en provinces. Un vrai thriller psychologique pour pousser à consommer moins de l'industriel à la fin du film. Néanmoins je n'ai pas aimé les décors de cinéma qui étaient propre et avec le sens du neuf quand en province tout est vieux
Audrey cheffe de rayon prometteuse d’une grande enseigne de la grande distribution se voit hisser au rang d’acheteuse pour la gamme yaourt de la marque. Issue du milieu agricole elle-même, son frère tient encore et à bout de bras l’exploitation laitière familiale. Comme dans toute bonne entreprise, la DRH a bien détecté tout le potentiel de la jeune femme ; donnant donnant, elle décide de s’en servir. C’est donc aussi l’occasion pour Audrey de pousser ses pions et de faire avancer ses idées d’une alimentation plus saine, des produits plus locaux dans les rayons et une meilleure rémunération des producteurs. A une place aussi stratégique, elle a les moyens d’action pour faire bouger les choses et compte bien en profiter ; mais attention le gros poisson pourrait bien manger le petit ! Anthony Dechaux, pour son premier long métrage, livre un film tendu comme un thriller dans son crescendo de tension. Efficace dans sa narration sur l’aspect suspense financier et réaliste dans le drame social agricole. Dans sa forme parfois quasi documentaire, il décrit très certainement avec beaucoup de justesse la réalité de la violence des négociations annuelles des prix qui finissent par mettre à genoux les producteurs. Par tous ces points, ce film évoque aussi bien le cinéma de Stéphane Brizé que et surtout « Petit paysan » de Hubert Charuel. Mais contrairement à ce dernier, il n’a pas la force dramatique de ces références et sa trame narrative est plus classique. Les personnages manquent aussi d’épaisseur et de caractérisation. Un film fort instructif et efficace malgré un côté parfois simpliste et schématique qui le dessert.
Un thriller dans le monde de la grande distribution bien sympathique. Le film est ultra documenté et bien audacieux pour un premier film. Olivier Gourmet est excellent en négociateur féroce. On peut aussi lui reprocher son côté démonstratif et bavard. De plus, on ne croit pas trop au parcours de l'héroïne mi-agricultrice mi-négociatrice. Mais ça reste une bonne entrée pour découvrir le monde impitoyable des négociations.
Très bon film sur la face cachée des négociations entre les grandes surfaces et les industriels / producteurs. Le film abordé également les conséquences de ces négociations : emploi. Politique, .... Très complet. très réaliste.