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Jean-Luc Macé
18 abonnés
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4,0
Publiée le 23 avril 2026
Description très réaliste de ce monde impitoyable de la grande distribution et de ses rapports tendus avec les producteurs qui nous nourrissent. À voir pour réfléchir à notre relation avec la nourriture...
La guerre des prix met en scène Audrey une cheffe de rayon de yaourt qui va travailler à la centrale en croyant que c'est la seule chose à faire pour aider son frère agriculteur. Véritable zola cinématographique qui dénonce comment la grande distribution utilise les méthodes mafieuses pour mettre à genoux et racheter les fermes en provinces. Un vrai thriller psychologique pour pousser à consommer moins de l'industriel à la fin du film. Néanmoins je n'ai pas aimé les décors de cinéma qui étaient propre et avec le sens du neuf quand en province tout est vieux
Audrey cheffe de rayon prometteuse d’une grande enseigne de la grande distribution se voit hisser au rang d’acheteuse pour la gamme yaourt de la marque. Issue du milieu agricole elle-même, son frère tient encore et à bout de bras l’exploitation laitière familiale. Comme dans toute bonne entreprise, la DRH a bien détecté tout le potentiel de la jeune femme ; donnant donnant, elle décide de s’en servir. C’est donc aussi l’occasion pour Audrey de pousser ses pions et de faire avancer ses idées d’une alimentation plus saine, des produits plus locaux dans les rayons et une meilleure rémunération des producteurs. A une place aussi stratégique, elle a les moyens d’action pour faire bouger les choses et compte bien en profiter ; mais attention le gros poisson pourrait bien manger le petit ! Anthony Dechaux, pour son premier long métrage, livre un film tendu comme un thriller dans son crescendo de tension. Efficace dans sa narration sur l’aspect suspense financier et réaliste dans le drame social agricole. Dans sa forme parfois quasi documentaire, il décrit très certainement avec beaucoup de justesse la réalité de la violence des négociations annuelles des prix qui finissent par mettre à genoux les producteurs. Par tous ces points, ce film évoque aussi bien le cinéma de Stéphane Brizé que et surtout « Petit paysan » de Hubert Charuel. Mais contrairement à ce dernier, il n’a pas la force dramatique de ces références et sa trame narrative est plus classique. Les personnages manquent aussi d’épaisseur et de caractérisation. Un film fort instructif et efficace malgré un côté parfois simpliste et schématique qui le dessert.
Un thriller dans le monde de la grande distribution bien sympathique. Le film est ultra documenté et bien audacieux pour un premier film. Olivier Gourmet est excellent en négociateur féroce. On peut aussi lui reprocher son côté démonstratif et bavard. De plus, on ne croit pas trop au parcours de l'héroïne mi-agricultrice mi-négociatrice. Mais ça reste une bonne entrée pour découvrir le monde impitoyable des négociations.
Très bon film sur la face cachée des négociations entre les grandes surfaces et les industriels / producteurs. Le film abordé également les conséquences de ces négociations : emploi. Politique, .... Très complet. très réaliste.
Film dense, bien écrit, excellents acteurs dont Olivier Gourmet au sommet, l'ambiance des négociations commerciales au sein des grandes surfaces est super bien rendue, à voir sans hésitation !
Le thème du film est intéressant, mais pour moi il y avait trois problèmes qui font que ce n’est pas un film que je visionnerais à nouveau et que je conseillerai spécialement : - les dialogues sonnaient trop souvent faux - l’histoire était cousue de fil blanc, il n’y a aucun suspens, on comprend très vite quelle sera la fin, qui va trahir qui.. donc pour moi ce n’est pas un thriller. - l’actrice principale : je n’ai pas accroché à son jeu, je ne voyais que l’actrice et pas le personne qu’elle était censée interpréter. Par exemple, quand le personnage est censé être une jeune femme qui n’a pas fait d’études supérieures, qui vient de la campagne, qui a grandi dans une famille pauvre, qui n’a pas confiance en elle, je ne voyais qu’une belle actrice et sa vie « parfaite » d’actrice. Ça ne m’a pas permis de rentrer réellement dans le film.
Un film engagé aux dialogues efficaces et aux personnages bien écrits. Par le biais d'Audrey, femme idéaliste intégrée dans une centrale d'achat, le spectateur découvre avec elle un univers impitoyable qui pressure les fournisseurs indépendants comme industriels tout en lessivant ses employés instrumentalisés. Incarnation d'une candide confrontée à l'impudence et la bassesse voilée par le pouvoir. Ana Girardot, Julien Frison et Olivier Gourmet en tête d'affiche ajoutent la touche émotionnelle nécessaire comme sont également crédibles les seconds rôles d'Oestermann à Choirat en passant par Aurélia Petit... tous excellents . Le rythme est parfait, maîtrisé, la tension croissante dans un récit au sens flottant entre social, économie et politique.
Courrez voir ce film ! vous comprendrez mieux ce qui se passe dans la chaine entre le lait et le consommateur et comment les éleveurs mais aussi les petits fabricants de produits laitiers se font tordre le bras par les centrales d'achat pour faire baisser les prix de manière outrancière et bien sur ce n'est pas pour le consommateur, comme dit dans le film, mais pour les poches des actionnaires. Bravo aux acteurs! Si vous hésitez un jour à voir un film et si Olivier Gourmet est à l'affiche n'hésitez pas foncez !
Ana Girardot excellente dans son rôle. Le film est superbe, intéressant, je n’ai pas décroché. Quelques faiblesses dans le scénario qui reste certes assez linéaire mais qui m’a gardé captivé de bout en bout. Heureux de voir l’envers du décor des « acheteurs » de la grande distribution. Je recommande !
Audrey est propulsée à la négociation du secteur yaourt d’une grande chaîne de distribution. Son objectif : faire baisser les prix coûte que coûte pour garantir la meilleure offre à ses clients. Elle se retrouve tiraillée entre son passé de fille d’agricultrice et ses valeurs et les difficiles réalités de son métier. C’est fascinant, brillant dans le rythme, l’urgence, éclairant aussi sur ce monde secret de la négociation où tous les coups semblent permis. Belle prestation d’Ana Girardot et de Julien Frison.
super film sur la triste réalité entre le monde agricole et les centrales de supermarchés. Malheureusement on savait déjà depuis longtemps... A tous ces grands dirigeants, il faudrait leur faire manger leurs eco- produits fabriqués à bas prix avec des ingrédients dont parfois on ne connaît même pas le nom !!! peut être qu'ils comprendraient la différence avec des produits de qualité. Les Euros apparemment sont toujours meilleurs que la bonne nourriture.
Vu la même semaine que "des rayons et des ombres", pour moi, "La guerre des prix" c'est aussi un film sur la fabrique des salauds et la collaboration. La distribution est parfaite, les personnages ont tous une profondeur et une complexité qui évitent la caricature. A diffuser dans toutes les écoles de commerce !
Fille et sœur d’éleveurs laitiers, Audrey (Anna Girardot, subtile et déterminée) est responsable du rayon yaourts d’une grande enseigne de distribution…Ayant fait preuve de fermeté dans ses relations avec les fournisseurs, elle est remarquée et appelée à rejoindre la centrale d’achat à Paris où elle se retrouve sous les ordres du rugueux et redoutable Fournier (Olivier Gourmet) négociateur, dur et impassible, as de l’intimidation, avec pour mission « permettre aux clients de bouffer sainement à des prix abordables. On entre alors dans le monde impitoyable des centrales d’achat de la grande distribution où la jeune novice va apprendre très vite les lois du marché et où désormais, chaque nouveau cycle de négociation sur les prix, les marges, les plus petits efforts commerciaux exigés par les uns ou attendus par les autres, peut mettre en péril l'avenir d'une exploitation. Très documenté, le film évite le manichéisme qui pouvait menacer et acquiert de la densité grâce à la personnalité de son héroïne, qui a un pied dans chaque camp et va devoir choisir entre son ambition et ses racines….Elle tentera même d’imposer son frère dans le circuit, lui qui a repris l’exploitation familiale et développé avec d’autres exploitants la gamme bio des Petits Paysans…mais il ne fait pas bon être petit dans ce monde de négos sans pitié…Le réalisateur Anthony Dechaux livre un premier film solide, démonstratif, qui réussit à incarner des logiques économiques abstraites et à créer un suspense autour de ces bras de fer dont les premières victimes sont les exploitants. …mais qui pour autant ne réussit pas tout à fait à s'affranchir de la logique du récit à thèse, démonstratif, ayant naturellement raison sur le fond des choses mais qui tient plus de la docu-fiction que du thriller social comme il se présente. Pour ses premiers pas derrière la caméra, il se sort avec les honneurs d’un exercice d’équilibriste : rendre cinématographique l’univers impitoyable… du yaourt. Implicitement, comme le souligne l’association Que Choisir, ce film est aussi la démonstration de l’échec flagrant des lois EGalim, qui n’ont pas su garantir un revenu agricole décent et encore moins protéger le pouvoir d’achat des consommateurs !!
Excellent film sur les rouages des centrales d achat,la puissance de la grande distribution et le droit de vie ou de mort des fournisseurs. Si tous le monde allait voir ce film, il changerait peut être leur façon de faire leurs achat, d aider et de sauver nos éleveurs, nos agriculteurs, nos maraichers.....qui eux produisent , qui travaillent et qui nous font manger. Ce film avec d excellents acteurs.