La Guerre des prix
Note moyenne
3,9
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206 critiques spectateurs

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illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 242 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Sur une thématique très intéressante et pertinente, ce premier film engagé nous révèle les coulisses d'un monde réel sur des procédures mafieuses : entre menace et pression, on voit comment les petits sont exploités par le pouvoir. Le film aborde autant le drame familial, social et commercial, que les négociations politiques et économiques qui se déroulent chaque jour autour de nous, et qui rendent complices toutes les sphères de la société.

D'un autre côté, il n'y a aucune surprise, tout est prévisible, et on sait déjà ce qui va se dérouler avant même les personnages. De plus, on ne peut croire totalement à cette héroïne qui pense changer les choses, alors qu'elle-même a dû utiliser ses méthodes douteuses, et mentir aux autorités, la plaçant dans la combine de manière volontaire. On retiendra également quelques pistes non exploitées, comme les enregistrements, pouvant servir de preuves accablantes, et l'idée que tout aurait pu être manipulé depuis le début entre les firmes concurrentes, qui aurait servi le thriller dans un machiavélisme encore plus radical.
Anne M.
Anne M.

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2026
Pour avoir moi-même travaillé en négociation, ce film est tellement invraisemblable que ça m'a perturbée tout du long. Par exemple, jamais un négociateur en grande distribution serait chargé d'un fournisseur dont le responsable serait son frère ; ça serait du conflit d'intérêt. Et du coup tout cela verse dans les bons sentiments simplistes. Au générique, il est indiqué que le scénario a été écrit lors d'un atelier à la Fémis. Désolée, mais c'est tellement manichéen et parfois gnangnan que ça se sent que c'est du travail d'étudiants à ce niveau...
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
Ai vu « La guerre des prix » d’Anthony Dechaux dont c’est le premier film. La bande annonce était prometteuse, le film est encore plus réjouissant de maitrise et d’efficacité. Le scénario est extrêmement bien construit et nous plonge dans le monde de la grande distribution avec ses lois de marché redoutables, ses pressions insupportables. Nous entrons de plein fouet dans cette guerre que les mastodontes économiques livrent aux petits producteurs dès l’ouverture du film. La réalisation rigoureuse tient en haleine le spectateur grâce à une tension permanente, à un certain suspens qui mêle avec ingéniosité le monde paysan et l’univers économique. Audrey (parfaite Ana Girardot) est fille d’agriculteurs et travaille dans un hypermarché en tant que chef de rayon. Elle se voit embauchée par une très grande enseigne de la distribution en tant que responsable des achats pour les produits laitiers au niveau national. Elle veut défendre les produits bio et locaux tout en découvrant les méthodes effrayantes de la négociation du monde industriel. Elle doit travailler en binôme avec Fournier (Olivier Gourmet excellent) un homme aux méthodes efficaces mais impitoyables. Ronan (Julien Frison) le frère d’Audrey pendant ce temps a bien du mal à maintenir l’équilibre financier de son exploitation agricole. Jonas Broquet et Aurélia Petit complètent un casting très homogène. Le film ne flirte jamais avec le documentaire et les sentences pédagogiques trop voyantes et c’est ce qui fait sa force car « La guerre des prix » est foncièrement un film de guerre où l’on y retrouve le combat (économique), la survie, la camaraderie, l’inhumanité, le sacrifice, la question morale… La mise en scène est travaillée et souvent intéressante, la lumière est particulièrement soignée. Les dialogues sont percutants (Maël Piriou) et très justes. Le film est particulièrement bien documenté et les différents milieux ne sont jamais dépeints avec misérabilisme, ni manichéïsme. Un film implacable, percutant qui fait qu’on ne regardera plus son rayon yaourts de la même façon. Très belle découverte.
PL06
PL06

16 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
Ana Girardot donne corps à une personnalité complexe, cadre d’entreprise engagée mais rarement soumise, naïve mais non point irréaliste. Elle défend ses idées en faveur d’un commerce local et responsable vis-à-vis des agriculteurs. Elle voudrait changer les choses de l’intérieur. Confrontée aux nécessités du métier d'acheteur, elle semble perdre son âme parfois… mais garde le cap. On admire sa persévérance. Face à elle, Olivier Gourmet tout aussi convainquant incarne un négociateur impitoyable qui tire un ascendant de sa carrure et du fait de ne jamais s’asseoir.

Le scénario déploie des séances de négociation terribles, immorales quand elles ne sont pas illégales, mise en scène à huis-clos dans des cellules sans fenêtre. Dans ce métier tous les coups sont permis. C’est consternant, mais la fiction semble ici rejoindre une réalité terrible : les agriculteurs sont et resteront le maillon faible de la chaîne, tandis que l’industrie agro-alimentaire et les distributeurs peuvent s’entendre sur des bases équilibrées.

Un film engagé, à charge même, mais peut-il en être autrement s'il faut marquer les esprits ? C'est édifiant et le jeu des trois acteurs principaux est remarquable.
Morcar
Morcar

43 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2026
Fille d'une famille d'agriculteurs, Audrey est cheffe de rayon en supermarché dans le rayon laitier, où elle fait son possible pour privilégier les produits locaux. Lorsqu'on lui propose un poste à la centrale d'achat pour y défendre la filière bio, elle espère pouvoir y œuvrer dans le même sens. Mais elle va se retrouver confrontée à la dure loi du marché, et va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d'un système impitoyable.

Thriller social brillamment mené, "La guerre des prix" montre les coulisses d'un monde où tout n'est que négociation entre grandes surfaces et fournisseurs. On a eu ces dernières années de nombreux films sur les difficultés du monde agricole, mais ici le scénario d'Anthony Déchaux voir plus large.
Le principe de suivre une nouvelle qui découvre ce monde est classique, mais toujours efficace, car permet au spectateur tout aussi novice de découvrir tout ça à travers son regard. Ana Girardot est comme d'habitude impeccable, dans le rôle de cette femme qui tout en comprenant qu'elle va devoir faire preuve de dureté espère malgré tout parvenir à oeuvrer pour les agriculteurs, et notamment pour son frère, qui a repris l'exploitation familiale et a de plus en plus de difficultés à tenir.

L'affiche du film illustre bien les trois mondes qui s'affrontent, au travers des trois personnages principaux du film. Le propriétaire d'une petite exploitation, la négociatrice de la centrale d'achat, et le patron de supermarché incarné avec talent par Olivier Gourmet, à la fois dur, sans pour autant être une ordure caricaturale, piège dans lequel ne tombe pas le film.
Entre les négociations se déroulant dans ces petits bureaux froids parisiens et les arrangements jusqu'aux plus hautes strates de l'état, le film propose un thriller tendu au milieu duquel le personnage d'Ana Girardot tente de se démener face à la dureté du marché.

La mise en scène est assez brillante, contribuant à l'atmosphère tendue du film. Réussir à proposer une intrigue aussi captivante sur un monde qui n'est franchement pas attirant à la base, celui des chiffres et des négociations, est un sacré tour de force. On s'interroge sans cesse sur comment tout ça va se terminer, et le film parvient à surprendre, sans tomber dans le sensationnaliste, proposant une vision dure et réaliste de ce monde impitoyable où tous les coups sont permis.
Luccio56
Luccio56

2 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
excellent film , scénario prévisible , sur un sujet relativement connu : les négociations dans le milieu agro-alimentaire . Et pourtant la belle interprétation des protagonistes nous fait espérer ( ??? ) une issue plus positive .... qui n’adviens pas .
il ne faut pas se leurrer , ces pratiques très agressives , sont extrêmement rependues dans le monde réel commercial . pensez simplement à l'ex patron de Renault surnommé le " cost killer " . l'argent a distribuer aux actionnaires ne tombe pas du ciel ....Hélas.
Sophie Boyrel
Sophie Boyrel

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2026
Excellent film qui présente parfaitement les réalités agricoles et des négociations commerciales ! Bravo aux acteurs et aussi au réalisateur ! À voir
Pascal
Pascal

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2026
12/20. Intéressant , sans lacune mais sans talent non plus. Un vrai documentaire aurait eu plus de crédibilité.
Jerome
Jerome

50 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
La guerre des prix est en effet la trame principale de ce film bien troussé qui met en scéne des acteurs aux intérêts tous contradictoires. Cela sent le vécu...ne boudons pas notre plaisir d'un cinéma tricolore intelligent.
Isaugues Peduzzi
Isaugues Peduzzi

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2026
Très bon film, très bien joué, qui a du sens et tout en nuances.
Les acteurs sont excellents et le rythme du film très bon.
Le sujet est d’actualité , ce film est touchant, pour preuve, à la fin de la projection, les spectateurs ne se sont pas levés tout de suite, émus j’imagine par la réalité et la dureté de la situation de notre monde agricole.
Ufuk K

629 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
"La Guerre des prix" assez bien noté par la critique est un thriller social pertinent .Anthony Dechaux réalisateur de ce film, sans proposer le film de l'année, livre une œuvre qui fait écho à notre société actuelle. Le réalisateur dépeint les coulisses de la grande distribution, axée sur la rentabilité et les marges au détriment des agriculteurs, véritables victimes de ces négociations agressives. Ana Girardot signe une performance remarquable, soutenue par un Olivier Gourmet excellent.
Pierre E
Pierre E

34 abonnés 278 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
Le qualifier de thriller n'est finalement pas à côté de la plaque tant il y a de suspens dans cet habile scénario mais il pourrait aussi être un documentaire qui nous plonge dans les coulisses des négociations d'un grand groupe de distribution. Ana Girardot est excellente en être déchirée entre son métier et ses origines agricoles mais c'est encore Olivier Gourmet qui est époustouflant dans le rôle d'un négociateur bougon, grossier, impitoyable mais efficace !
A voir.
Ariane Villéger
Ariane Villéger

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2026
Une très agréable surprise que ce film ! Un film social sur le ton d'un thriller, qui met sur grand écran le bras de fer entre les acteurs de la grande distribution. Contemporain, dans l'air du temps, le film est porté par des acteurs très justes et évite, à mon sens, les caricatures. On en sort avec la désagréable impression que le système alimentaire actuel est malade mais l'envie d'y faire quelque chose.
Anouk
Anouk

12 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2026
Film froid sur le monde hostile de l’entreprise, un monde où tout se passe dans l’ambiance feutrée de ces open-spaces avec moquettes et parois vitrées. Là-bas tout n’est que masque social, rentabilité, costards, production, réputation de la boîte et argent, argent, argent. On n’a même pas envie d’y passer 5 min tant ça pue la vacuité. Et dire que tant de gens font leur vie dans ces lieux de perdition morale… Bref, Ana Girardot essaye de se fondre dans ce haut-lieu du capitalisme en pensant naïvement qu’il est possible d’y faire quelque chose de bien avant de se faire calmer par le personnage antipathique au possible de Gourmet qui lui rappelle que tout est toujours une question d’argent.
Puissent les soldats de ce rouleau compresseur comprendre un jour qu’ils gaspillent leur vie.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 682 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
A la fin, c’est toujours une question d’argent

Voilà la sentence qui frappe la fin du 1er film d’Anthony Dechaux , qui pour ses 96 minutes a fait le choix du thriller social. Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d'y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d'un système impitoyable. Ce drame tente de faire la synthèse entre Ressources Humaines, Le petit paysan et La loi du marché. L’idée est plutôt bonne et bien exploitée. Une jolie surprise soutenue par un excellent casting. A voir.
Bon, on s’en doute, on ne sort pas de là en faisant des claquettes. Mais, si ce film n’avait qu’un intérêt, ce serait ne mieux nous faire comprendre les rouages entre éleveurs, distributeurs et industriels de l’agroalimentaire. – Ici, spécifiquement dans la filière laitière -. Vous allez me dire, « ouh là ! Sujet aride ». Pas du tout, on oublie très vite tout ce que ce film pourrait avoir de didactique. C’est un thriller, je le répète, et on est pris par les rebondissements du scénario, - même si on aurait pu se passer de la bluette qui ralentit et n’apporte rien -. L’idée de ce film est venue à notre cinéaste lors d’une intervention dans un séminaire d’entreprise, lorsqu’il a entendu en préambule, cette formule glaçante : on est réunis aujourd’hui dans cette salle, pour savoir qui sont les requins et qui sont les requins-tueurs. Et nous, les requins, on n’en veut pas, ce qu’on cherche, ce sont les requins-tueurs. Aussi effrayant que fascinant. Cela nous donne ce drame social froid, rigoureux, direct, sans compromis et formidablement efficace. Laissez-vous faire. je ne sais pas si vous aimerez encore les yaourts après le mot fin, mais vous aimerez encore un peu plus le cinéma quand il se révèle politiquement utile.
Ana Girardot, sans doute dans son meilleur rôle à ce jour, est parfaite de bout en bout. On la suit pas à pas dans son parcours d’initiation dans un monde où la seule loi se résume par marge ou crève. Mais que dire de l’impressionnant Olivier Gourmet, toujours aussi juste. Un formidable acteur. Julien Frison, - from the french Comedy -, est lui aussi parfait. Ajoutons à ce trio central, Jonas Bloquet, Yannick Choirat et Aurélia Petit. Un bon moment de cinéma, certes classique dans sa facture, mais dont le réalisme fait froid dans le dos.
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