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Luccio56
2 abonnés
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3,5
Publiée le 21 mars 2026
excellent film , scénario prévisible , sur un sujet relativement connu : les négociations dans le milieu agro-alimentaire . Et pourtant la belle interprétation des protagonistes nous fait espérer ( ??? ) une issue plus positive .... qui n’adviens pas . il ne faut pas se leurrer , ces pratiques très agressives , sont extrêmement rependues dans le monde réel commercial . pensez simplement à l'ex patron de Renault surnommé le " cost killer " . l'argent a distribuer aux actionnaires ne tombe pas du ciel ....Hélas.
La guerre des prix est en effet la trame principale de ce film bien troussé qui met en scéne des acteurs aux intérêts tous contradictoires. Cela sent le vécu...ne boudons pas notre plaisir d'un cinéma tricolore intelligent.
Très bon film, très bien joué, qui a du sens et tout en nuances. Les acteurs sont excellents et le rythme du film très bon. Le sujet est d’actualité , ce film est touchant, pour preuve, à la fin de la projection, les spectateurs ne se sont pas levés tout de suite, émus j’imagine par la réalité et la dureté de la situation de notre monde agricole.
"La Guerre des prix" assez bien noté par la critique est un thriller social pertinent .Anthony Dechaux réalisateur de ce film, sans proposer le film de l'année, livre une œuvre qui fait écho à notre société actuelle. Le réalisateur dépeint les coulisses de la grande distribution, axée sur la rentabilité et les marges au détriment des agriculteurs, véritables victimes de ces négociations agressives. Ana Girardot signe une performance remarquable, soutenue par un Olivier Gourmet excellent.
Le qualifier de thriller n'est finalement pas à côté de la plaque tant il y a de suspens dans cet habile scénario mais il pourrait aussi être un documentaire qui nous plonge dans les coulisses des négociations d'un grand groupe de distribution. Ana Girardot est excellente en être déchirée entre son métier et ses origines agricoles mais c'est encore Olivier Gourmet qui est époustouflant dans le rôle d'un négociateur bougon, grossier, impitoyable mais efficace ! A voir.
Une très agréable surprise que ce film ! Un film social sur le ton d'un thriller, qui met sur grand écran le bras de fer entre les acteurs de la grande distribution. Contemporain, dans l'air du temps, le film est porté par des acteurs très justes et évite, à mon sens, les caricatures. On en sort avec la désagréable impression que le système alimentaire actuel est malade mais l'envie d'y faire quelque chose.
Film froid sur le monde hostile de l’entreprise, un monde où tout se passe dans l’ambiance feutrée de ces open-spaces avec moquettes et parois vitrées. Là-bas tout n’est que masque social, rentabilité, costards, production, réputation de la boîte et argent, argent, argent. On n’a même pas envie d’y passer 5 min tant ça pue la vacuité. Et dire que tant de gens font leur vie dans ces lieux de perdition morale… Bref, Ana Girardot essaye de se fondre dans ce haut-lieu du capitalisme en pensant naïvement qu’il est possible d’y faire quelque chose de bien avant de se faire calmer par le personnage antipathique au possible de Gourmet qui lui rappelle que tout est toujours une question d’argent. Puissent les soldats de ce rouleau compresseur comprendre un jour qu’ils gaspillent leur vie.
Voilà la sentence qui frappe la fin du 1er film d’Anthony Dechaux , qui pour ses 96 minutes a fait le choix du thriller social. Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d'y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d'un système impitoyable. Ce drame tente de faire la synthèse entre Ressources Humaines, Le petit paysan et La loi du marché. L’idée est plutôt bonne et bien exploitée. Une jolie surprise soutenue par un excellent casting. A voir. Bon, on s’en doute, on ne sort pas de là en faisant des claquettes. Mais, si ce film n’avait qu’un intérêt, ce serait ne mieux nous faire comprendre les rouages entre éleveurs, distributeurs et industriels de l’agroalimentaire. – Ici, spécifiquement dans la filière laitière -. Vous allez me dire, « ouh là ! Sujet aride ». Pas du tout, on oublie très vite tout ce que ce film pourrait avoir de didactique. C’est un thriller, je le répète, et on est pris par les rebondissements du scénario, - même si on aurait pu se passer de la bluette qui ralentit et n’apporte rien -. L’idée de ce film est venue à notre cinéaste lors d’une intervention dans un séminaire d’entreprise, lorsqu’il a entendu en préambule, cette formule glaçante : on est réunis aujourd’hui dans cette salle, pour savoir qui sont les requins et qui sont les requins-tueurs. Et nous, les requins, on n’en veut pas, ce qu’on cherche, ce sont les requins-tueurs. Aussi effrayant que fascinant. Cela nous donne ce drame social froid, rigoureux, direct, sans compromis et formidablement efficace. Laissez-vous faire. je ne sais pas si vous aimerez encore les yaourts après le mot fin, mais vous aimerez encore un peu plus le cinéma quand il se révèle politiquement utile. Ana Girardot, sans doute dans son meilleur rôle à ce jour, est parfaite de bout en bout. On la suit pas à pas dans son parcours d’initiation dans un monde où la seule loi se résume par marge ou crève. Mais que dire de l’impressionnant Olivier Gourmet, toujours aussi juste. Un formidable acteur. Julien Frison, - from the french Comedy -, est lui aussi parfait. Ajoutons à ce trio central, Jonas Bloquet, Yannick Choirat et Aurélia Petit. Un bon moment de cinéma, certes classique dans sa facture, mais dont le réalisme fait froid dans le dos.
Prenant à défaut d'être surprenant (mettre la morale du film dans la bande-annonce est-elle la meilleure idée du monde?) sur le cynisme de la grande distribution face aux fournisseurs avec une belle interprétation de Ana Girardot, Olivier Gourmet, Julien Frison, Jonas Bloquet et un peu d'humour.
Audrey Dumont (Ana Girardot) est fille d’agriculteur. Son frère, Ronan (Julien Frison), a repris la ferme familiale ; mais le prix du lait qu’on lui achète suffit à peine à maintenir l’exploitation à flot. Cheffe de rayon dans un supermarché du coin, Audrey se voit proposer par son employeur une promotion qu’on ne refuse pas : rejoindre au siège le département achats dirigé par Bruno Fournier (Olivier Gourmet). La directrice générale (Aurélia Petit) lui confie la mission d’y développer la filière bio et local.
"La Guerre des prix" surfe sur l’air du temps : la malbouffe, les politiques des grandes enseignes qui se livrent une concurrence acharnée pour proposer des prix écrasés à une clientèle paupérisée, les agriculteurs pris à la gorge par des prix de vente trop bas…. Sa bande-annonce, alléchante, pouvait laisser espérer que le sujet soit traité avec finesse.
Hélas "La Guerre des Prix" sombre vite dans un manichéisme caricatural. Chaque personnage devient sa propre caricature : Ana Girardot en jeune cadre idéaliste victime de ses illusions, Olivier Gourmet en négociateur madré et Julien Frison en agriculteur pris au piège. Car sans aucune surprise, le scénario cousu de fil blanc nous mène exactement là où on l’attendait. Il est construit en trois mouvements et il est tellement prévisible que je ne pense n’en pas divulgâcher grand-chose : spoiler: 1. La jeune femme, projetée dans un monde qui n’est pas le sien, en découvre progressivement les codes (et y noue une idylle inutile).
2. Elle espère faire bouger les lignes en négociant avec son frère un contrat garantissant un approvisionnement de qualité à un prix juste.
3. La réalité lui revient brutalement à la figure quand les motivations mercantiles de ses employeurs sont dévoilées.
Un point m’a décontenancé, même si je connais mal le secteur privé et les règles de déontologie qui y prévalent : peut-on travailler dans une centrale d’achat et y négocier un contrat avec un fournisseur qui soit son propre frère ? Il me semble qu’il y a, dans cette situation peu crédible, un conflit d’intérêts évident.spoiler:
Pour avoir travailler dans la grande distribution, je ne suis pas surprise par cette histoire. Les négociations commerciales, c'est le grand moment de l'année, où seules les marges pour le distributeur comptent. Quand on y pense, c'est qd même assez fou d'avoir réussi à faire un film intéressant sur ce type de sujet !
Pour qui a connu ces si agressives et tellement cruelles négociations avec les géants de la grande distribution comme Leclerc, le film reste assez gentillet mais il faut reconnaître qu’on en est très proche et Olivier Gourmet se révèle à cet égard juste sensationnel, tout comme Ana Girardot. Et rien que pour ça : le film est vraiment à voir.