La Guerre des prix
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Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
"La Guerre des prix" assez bien noté par la critique est un thriller social pertinent .Anthony Dechaux réalisateur de ce film, sans proposer le film de l'année, livre une œuvre qui fait écho à notre société actuelle. Le réalisateur dépeint les coulisses de la grande distribution, axée sur la rentabilité et les marges au détriment des agriculteurs, véritables victimes de ces négociations agressives. Ana Girardot signe une performance remarquable, soutenue par un Olivier Gourmet excellent.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
Le qualifier de thriller n'est finalement pas à côté de la plaque tant il y a de suspens dans cet habile scénario mais il pourrait aussi être un documentaire qui nous plonge dans les coulisses des négociations d'un grand groupe de distribution. Ana Girardot est excellente en être déchirée entre son métier et ses origines agricoles mais c'est encore Olivier Gourmet qui est époustouflant dans le rôle d'un négociateur bougon, grossier, impitoyable mais efficace !
A voir.
Ariane Villéger
Ariane Villéger

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2026
Une très agréable surprise que ce film ! Un film social sur le ton d'un thriller, qui met sur grand écran le bras de fer entre les acteurs de la grande distribution. Contemporain, dans l'air du temps, le film est porté par des acteurs très justes et évite, à mon sens, les caricatures. On en sort avec la désagréable impression que le système alimentaire actuel est malade mais l'envie d'y faire quelque chose.
Anouk
Anouk

12 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2026
Film froid sur le monde hostile de l’entreprise, un monde où tout se passe dans l’ambiance feutrée de ces open-spaces avec moquettes et parois vitrées. Là-bas tout n’est que masque social, rentabilité, costards, production, réputation de la boîte et argent, argent, argent. On n’a même pas envie d’y passer 5 min tant ça pue la vacuité. Et dire que tant de gens font leur vie dans ces lieux de perdition morale… Bref, Ana Girardot essaye de se fondre dans ce haut-lieu du capitalisme en pensant naïvement qu’il est possible d’y faire quelque chose de bien avant de se faire calmer par le personnage antipathique au possible de Gourmet qui lui rappelle que tout est toujours une question d’argent.
Puissent les soldats de ce rouleau compresseur comprendre un jour qu’ils gaspillent leur vie.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
A la fin, c’est toujours une question d’argent

Voilà la sentence qui frappe la fin du 1er film d’Anthony Dechaux , qui pour ses 96 minutes a fait le choix du thriller social. Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d'y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d'un système impitoyable. Ce drame tente de faire la synthèse entre Ressources Humaines, Le petit paysan et La loi du marché. L’idée est plutôt bonne et bien exploitée. Une jolie surprise soutenue par un excellent casting. A voir.
Bon, on s’en doute, on ne sort pas de là en faisant des claquettes. Mais, si ce film n’avait qu’un intérêt, ce serait ne mieux nous faire comprendre les rouages entre éleveurs, distributeurs et industriels de l’agroalimentaire. – Ici, spécifiquement dans la filière laitière -. Vous allez me dire, « ouh là ! Sujet aride ». Pas du tout, on oublie très vite tout ce que ce film pourrait avoir de didactique. C’est un thriller, je le répète, et on est pris par les rebondissements du scénario, - même si on aurait pu se passer de la bluette qui ralentit et n’apporte rien -. L’idée de ce film est venue à notre cinéaste lors d’une intervention dans un séminaire d’entreprise, lorsqu’il a entendu en préambule, cette formule glaçante : on est réunis aujourd’hui dans cette salle, pour savoir qui sont les requins et qui sont les requins-tueurs. Et nous, les requins, on n’en veut pas, ce qu’on cherche, ce sont les requins-tueurs. Aussi effrayant que fascinant. Cela nous donne ce drame social froid, rigoureux, direct, sans compromis et formidablement efficace. Laissez-vous faire. je ne sais pas si vous aimerez encore les yaourts après le mot fin, mais vous aimerez encore un peu plus le cinéma quand il se révèle politiquement utile.
Ana Girardot, sans doute dans son meilleur rôle à ce jour, est parfaite de bout en bout. On la suit pas à pas dans son parcours d’initiation dans un monde où la seule loi se résume par marge ou crève. Mais que dire de l’impressionnant Olivier Gourmet, toujours aussi juste. Un formidable acteur. Julien Frison, - from the french Comedy -, est lui aussi parfait. Ajoutons à ce trio central, Jonas Bloquet, Yannick Choirat et Aurélia Petit. Un bon moment de cinéma, certes classique dans sa facture, mais dont le réalisme fait froid dans le dos.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2026
Prenant à défaut d'être surprenant (mettre la morale du film dans la bande-annonce est-elle la meilleure idée du monde?) sur le cynisme de la grande distribution face aux fournisseurs avec une belle interprétation de Ana Girardot, Olivier Gourmet, Julien Frison, Jonas Bloquet et un peu d'humour.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2026
Audrey Dumont (Ana Girardot) est fille d’agriculteur. Son frère, Ronan (Julien Frison), a repris la ferme familiale ; mais le prix du lait qu’on lui achète suffit à peine à maintenir l’exploitation à flot. Cheffe de rayon dans un supermarché du coin, Audrey se voit proposer par son employeur une promotion qu’on ne refuse pas : rejoindre au siège le département achats dirigé par Bruno Fournier (Olivier Gourmet). La directrice générale (Aurélia Petit) lui confie la mission d’y développer la filière bio et local.

"La Guerre des prix" surfe sur l’air du temps : la malbouffe, les politiques des grandes enseignes qui se livrent une concurrence acharnée pour proposer des prix écrasés à une clientèle paupérisée, les agriculteurs pris à la gorge par des prix de vente trop bas…. Sa bande-annonce, alléchante, pouvait laisser espérer que le sujet soit traité avec finesse.

Hélas "La Guerre des Prix" sombre vite dans un manichéisme caricatural. Chaque personnage devient sa propre caricature : Ana Girardot en jeune cadre idéaliste victime de ses illusions, Olivier Gourmet en négociateur madré et Julien Frison en agriculteur pris au piège. Car sans aucune surprise, le scénario cousu de fil blanc nous mène exactement là où on l’attendait. Il est construit en trois mouvements et il est tellement prévisible que je ne pense n’en pas divulgâcher grand-chose :
spoiler: 1. La jeune femme, projetée dans un monde qui n’est pas le sien, en découvre progressivement les codes (et y noue une idylle inutile). 2. Elle espère faire bouger les lignes en négociant avec son frère un contrat garantissant un approvisionnement de qualité à un prix juste. 3. La réalité lui revient brutalement à la figure quand les motivations mercantiles de ses employeurs sont dévoilées.


Un point m’a décontenancé, même si je connais mal le secteur privé et les règles de déontologie qui y prévalent : peut-on travailler dans une centrale d’achat et y négocier un contrat avec un fournisseur qui soit son propre frère ? Il me semble qu’il y a, dans cette situation peu crédible, un conflit d’intérêts évident. spoiler:
Benedicte Laferriere
Benedicte Laferriere

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2026
Excellent sujet, très bons acteurs, pas manichéen sur ce sujet complexe. Toutes les qualités d’un documentaire et d’un film de société
Auré
Auré

31 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
Pour avoir travailler dans la grande distribution, je ne suis pas surprise par cette histoire. Les négociations commerciales, c'est le grand moment de l'année, où seules les marges pour le distributeur comptent. Quand on y pense, c'est qd même assez fou d'avoir réussi à faire un film intéressant sur ce type de sujet !
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2026
Pour qui a connu ces si agressives et tellement cruelles négociations avec les géants de la grande distribution comme Leclerc, le film reste assez gentillet mais il faut reconnaître qu’on en est très proche et Olivier Gourmet se révèle à cet égard juste sensationnel, tout comme Ana Girardot.
Et rien que pour ça : le film est vraiment à voir.
Lisalavoine
Lisalavoine

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
La Guerre des prix réussit un pari inattendu : transformer des négociations commerciales en véritable terrain de tension dramatique. Anthony Dechaux filme la grande distribution comme un champ de bataille feutré, où chaque décision broie des vies invisibles, en particulier celles des agriculteurs. Le film avance avec une efficacité certaine, empruntant les codes du thriller pour rendre lisibles des mécanismes économiques complexes. À ce titre, il capte l’attention, tend le récit, et installe un climat de pression constante.
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
J’ai un ami agriculteur, fidèle ami, qui a quitté le monde agricole après quelques tentatives de suicides...Je me demande après avoir vu le film comment il a résisté, le monde agricole, c’est le capitalisme PUR et DUR. Du point de vue message, le film est brillant, comme le sont toujours Olivier Gourmet et Ana Girardot….Merci à eux ..C’est ce genre de cinéma qui réveille les consciences. À bon escient….Le film est d’un réalisme pur, avec parfois un langage technique et des jugements opportuns….Il va sûrement marquer les esprits, avec à la fin un grand moment d’émotion, et peut être de quoi faire réfléchir certaines personnes. Quel drame, parcouru en une heure et demie, quel univers impitoyable... Je le déconseillerai presque à certains agriculteurs, tant il pourrait les faire souffrir...Un film à voir évidemment, si vous voulez en savoir un peu plus sur les paysans , ou plutôt ici, ceux qui les exploitent sans foi, ni loi….Merci au réalisateur, Anthony Dechaux, c’est une noble cause que défend ce film….Du point de vue cinéma pur, cela reste très ordinaire, il aurait fallu soigner la mise en scène, on est ici dans un beau téléfilm….
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
Bien joué et bien mené, un film plus instructif que prenant qui présente les tenants et les aboutissants des négociations entre les distributeurs et les industriels. Intéressant pour ceux que ça concerne.
amour13
amour13

59 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
Ce film nous montre que lla grande distribution est un secteur impitoyable. un centime est un centime. Mais les pauvres éleveurs et agriculteurs eux perdent de l’argent quotidiennement pour en faire gagner des millions aux actionnaires. Il serait temps qu’un jour cela change ! En tout cas je dis bravo au réalisateur et surtout aux comédiens pour leur prestation. 
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2026
Le sujet est brûlant, nous parle à tous (ou presque) et le tout dans une actualité du quotidien en nous plongeant dans les méandres des négociations, les coulisses d'un univers où les requins ne sont pas moins impitoyables que chez les traders, les politiciens ou les mafieux finalement. Le film se veut hyper documenté et réaliste pour un thriller éco-social qui a de la gueule. Le style visuel est bon,le casting l'est encore plus. Malheureusement il y a plusieurs écueils, mais le plus dommageable est que les deux plus gros soucis sont ouvre et ferme le récit... SPOILERS voir site !... Ainsi, il faut oublier le bug de départ pour ensuite suivre avec délectation ces affairistes aux dents longues près à tout mais pas vraiment, pour obtenir le meilleur prix. Ce sont tous des requins, symbolisé par un Olivier Gourmet savoureux mais sans doute un peu trop caricatural (même en négociation son manque de respect voir de courtoisie est trop surjoué, serait presque risible), mais ce ne sont que des tueurs en col blanc, la violence est verbale et surtout financière. Le scénario est sans doute trop convenu, prévisible, à tous les niveaux, mais l'intrigue et les enjeux restent ancrés dans une réalité cohérente et logique, à tel point qu'on nous montre et démontre encore toute la bassesse de notre humanité. Ce premier film est un peu scolaire mais ludique, le scénario reste bien construit et va à l'essentiel même si on aurait aimé plus de subtilité. Un premier film prometteur.
Site : Selenie
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