A Second Life
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Coric Bernard

461 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2026
Ce film tourné clandestinement dans les rues de Paris durant la journée d’ouverture des . est intéressant à découvrir. Dans ce contexte particulier, le réalisateur filme le quotidien d’une jeune femme un peu dépressive et employée d’une conciergerie dans des situations pas faciles et très stressantes. Le film nous permet de constater les conditions impitoyables de ce métier où votre avenir professionnel dépend du nombre d’étoiles émises par les clients. A travers les rencontres que cette jeune femme va faire, elle va reconsidérer le sens de sa vie. Et le film traduit très bien cela.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 27/04/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2026
En pleins Jeux de Paris, Elisabeth travaille pour une entreprise de conciergerie et se doit d’être parfaite pour les touristes exigeants. Elle va rencontrer Elijah, un californien enthousiaste et bien plus heureux qu’elle. Cette rencontre va offrir de nouvelles perspectives à Elisabeth. C’est joli.
Muriel M
Muriel M

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Vu en avant-première en présence du réalisateur: très chouette soirée !
Film à la fois court et dense. Le va-et-vient entre le tumulte parisien et ces bruits soudain assourdis qui s’installent lorsque Élisabeth, malentendante, retire ses appareils auditifs, est particulièrement intéressant. La caméra à l’épaule, les nombreux gros plans et les mouvements constants renforcent cette immersion, oscillant entre rythme effréné, moments d’angoisse et un besoin d’apaisement et de distance, incarné par ces sons étouffés.
Gicecile
Gicecile

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Vu en avant première au festival de cinéma à Epinal, film sensible, drôle, esthétique touchant plusieurs sujets dont le mal de vivre et la surdité avec beaucoup de délicatesse
Mendieta
Mendieta

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
En nous invitant à traverser cette folle et complexe journée d’ouverture des Jeux olympiques de 2024, A Second Life réussit à évoquer la santé mentale, l’amitié (sans l’ambiguïté amoureuse que le cinéma nous sert si souvent), l’hostilité grandissante des capitales asphyxiées par le tourisme et l’ubérisation. Enfin, chose rare dans le cinéma, et notamment dans le cinéma français, le film met en scène une héroïne malentendante sans que son handicape n'en soit le sujet principal.
Des thèmes actuels qui vous toucheront si vous vous êtes déjà senti·e seul·e et perdre le sens de votre existence. Ce film donne beaucoup d’espoir, célèbre l'élan vital et la force des rencontres. Mais il offre avant tout une magnifique expérience sensorielle, dans un Paris filmé avec grâce, loin des clichés bourgeois et porté par un remarquable travail sur le son qui donne une excellente raison d’aller le voir en salle !
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2026
Elisabeth (Agathe Rousselle, découverte dans "Titane") est américaine et vit à Paris. Faute de mieux, elle est employée par un service de conciergerie chargé, alors que les Jeux olympiques commencent, de réserver le meilleur accueil à des hôtes VIP dans de luxueux appartements. Le travail n'est pas facile et Isabelle vit mal la pression d'un patron toxique et les lubies de ses clients. Mais la rencontre d'Elijah (Alex Lawther), Américain hyper cool aux cheveux roses, conduit Elisabeth à relativiser bien des choses.

Ainsi présenté, "A Second Life" pourrait laisser augurer une RomCom mielleuse à la "Emily in Paris". Or, tel n'est pas le sujet de ce premier film, tourné à l'arrache, sans autorisation, dans les rues joyeuses et cosmopolites d'un Paris qui accueillait durant l'été 2024 les Jeux. Il s'agit plutôt du portrait d'une jeune fille anxieuse, à défaut d'être en feu. Comme le héros du "Virtuose", Elisabeth souffre d'une affection auditive qui l'a obligée à s'appareiller. Le chaos du monde, bruyant et agressif, lui arrive déformé à travers ses écouteurs. Comme dans "Le Virtuose", comme dans "Sorda", "A Second Life" a réalisé un gros travail sur le son, nous donnant à entendre les mêmes rumeurs confuses, le même brouhaha que celui qu'Elisabeth entend, selon qu'elle porte ou non ses appareils.

"A Second Life" est l'occasion de se replonger dans la fièvre joyeuse de l'été 2024. J'y ai été d'autant plus sensible que je faisais partie de ces vieux Parisiens ronchons qui appréhendaient avec déplaisir cette invasion de touristes et qui, une fois les Jeux commencés, ont communié avec enthousiasme à la liesse populaire. En regardant le film, j'ai retrouvé les lieux familiers où je passe chaque jour - la place de l'Hôtel de Ville, la rue Saint-Honoré, celle du Pont-Neuf... - et la foule enjouée des touristes en goguette.

C'était la même atmosphère que filmait déjà "Le Rendez-vous de l'été". Ces deux films, qui se déroulent exactement au même endroit et au même moment et mettent l'un comme l'autre en scène une jeune héroïne, méritent d'être mis côte à côte. Le premier est une variation typiquement rohmérienne du thème ; "A Second Life" en est une déclinaison plus moderne, plus tendue, plus gender fluid.

Elisabeth n'est pas sereine, mais au contact d'Elijah le deviendra lentement. Sa rencontre avec ce jeune ludion américain ne sera pas le début d'une belle histoire d'amour comme dans les comédies romantiques américaines, mais lui donnera l'occasion d'un nouveau départ et de commencer une "seconde vie" moins angoissante et moins angoissée.
Direct-actu.fr

390 abonnés 520 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juin 2026
Avec A Second Life, Laurent Slama confirme une démarche de cinéma profondément incarnée. Entre portrait psychologique, expérience sensorielle et captation du réel, le réalisateur compose une œuvre où l’image et le son ne servent pas seulement le récit, mais deviennent les vecteurs d’une expérience intime. Porté par Agathe Rousselle et Alex Lawther, le film explore la possibilité d’un retour au monde, et rappelle que derrière le vacarme collectif subsiste toujours la nécessité fondamentale de la rencontre humaine.

Agathe Rousselle et Alex Lawther sont deux êtres défragmentés ayant appris à vivre dans ce monde avec des protections et des mécanismes de défense. Un film sensitif où le visuel et le sonore viennent conjuguer avec l’espace filmique et l’inconscient du spectateur.. Laurent Slama nous étonne par sa narration, son style et sa manière de filmer l’invisible et le sonore.

Le cinéaste construit son récit autour d'une tension permanente entre l'intime et le collectif. D'un côté, Élisabeth tente de survivre à une dépression qui l'éloigne progressivement des autres. De l'autre, Paris devient l'épicentre d'un événement mondial où les foules, les déplacements et les célébrations occupent chaque espace disponible. Cette confrontation entre une intériorité fragilisée et une ville en pleine exaltation crée une matière dramatique particulièrement riche. Les Jeux Olympiques ne servent jamais de simple décor. Ils incarnent la pression du monde contemporain, son rythme effréné, son flux incessant d'informations et de sollicitations.

La singularité du film réside également dans son traitement du son. Le silence possède ici une véritable épaisseur dramatique. Il n'est jamais un vide, mais un espace mental dans lequel le personnage se réfugie pour tenter de reprendre le contrôle de son existence. À l'inverse, les bruits de la ville deviennent une présence presque physique. Ils envahissent l'espace, modifient la perception des scènes et participent à la construction émotionnelle du récit. Cette approche transforme l'expérience du spectateur qui ne se contente plus d'observer les personnages. Il partage leurs sensations, leurs hésitations et parfois leur désorientation.

La rencontre entre Élisabeth et Elijah agit alors comme un déplacement progressif du regard. Aucun miracle ne vient résoudre les blessures des protagonistes. Laurent Slama préfère observer les effets subtils de la présence de l'autre. Un échange, un geste ou une simple attention prennent ici une importance considérable. Derrière son dispositif sensoriel particulièrement élaboré, A Second Life parle finalement d'une question universelle : comment continuer à habiter le monde lorsque l'on a appris à s'en protéger ? En filmant cette lutte intérieure au cœur d'un Paris transformé par les Jeux Olympiques, le réalisateur signe une œuvre sensible, profondément humaine et étonnamment immersive.
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2026
Le scénario est un peu redondant et tourne en rond, pas grand chose d'extraordinaire se passe alors que le thème était intéressant
Cineseba
Cineseba

49 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2026
Le film A second life raconte l’histoire d’Élisabeth, une jeune femme devenue sourde il y a cinq ans. Épuisée par son travail dans la gestion de locations de courte durée, perdue au milieu de l’agitation de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris et en pleine dépression, elle cherche sa place dans un monde qu’elle ne comprend plus et qu’elle perçoit comme artificiel et absurde.

L’idée de départ est très intéressante. Le film parle du handicap invisible, et plus particulièrement de la surdité. Il montre le sentiment d’isolement que peuvent ressentir certaines personnes sourdes ou malentendantes. Beaucoup essaient de cacher leurs difficultés, font semblant d’avoir compris les conversations ou de ne pas être fatiguées. C’est un sujet important qui mérite d’être mieux connu.

Malheureusement, j’ai le sentiment que le réalisateur ne va pas assez loin sur cette question. Le film s’intéresse davantage à la dépression d’Élisabeth qu’à sa surdité et à la façon dont celle-ci transforme son quotidien. Le deuil de la perte de l’audition et les difficultés liées au handicap sont peu développés. Le spectateur peut alors croire que le mal-être d’Élisabeth est dû à sa surdité, alors que le film semble plutôt parler de son mal de vivre et de son sentiment d’être en décalage avec le monde.

En voulant parler à la fois de la dépression, de la perte de l’audition et du sens de la vie, le film finit par manquer de clarté. La tentative de suicide d’Élisabeth renforce cette confusion et peut laisser penser, à tort, que la surdité conduit forcément à un profond mal-être.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié le personnage d’Elijah, interprété par Alex Lawther. Vivant, bienveillant et plein d’énergie, il apporte de la lumière au film. Il est, à mes yeux, une sorte d’ange gardien pour Élisabeth. Il l’aide à regarder le monde autrement et à profiter du moment présent. Son caractère joyeux contraste avec celui d’Élisabeth, plus fermée, froide et pessimiste. Cette opposition fonctionne très bien, jusque dans les couleurs de leurs vêtements. Leurs échanges sont souvent justes et touchants. Leur duo est sans doute la plus belle réussite du film.

J’ai toutefois trouvé la première partie assez monotone. Les plans se répètent souvent et restent longtemps centrés sur le visage fermé d’Élisabeth, toujours pressée et débordée.

Enfin, certains détails m’ont semblé peu crédibles. Par exemple, Élisabeth paraît lire sur les lèvres d’un personnage américain parlant anglais. Pour une personne sourde qui communique en français, cette scène ne me semble pas réaliste.

A second life aborde donc un sujet rarement traité au cinéma, celui du handicap invisible. C’est une vraie qualité. Mais, selon moi, le film ne développe pas suffisamment cette question. En mélangeant plusieurs thèmes sans les approfondir, il rend son message sur la surdité moins clair. C’est bien dommage, car le film avait le potentiel de proposer une réflexion forte sur la réalité du handicap invisible.
Rémy LE BIHAN
Rémy LE BIHAN

23 abonnés 101 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2026
Avant première toulon liberté 
Film d’une grande sensibilité, et des acteurs parfaits de justesse , merci au réalisateur présent dans sa grande gentillesse ,générosité et sincérité .
Apres
efiravibes
efiravibes

10 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2026
Le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Elisabeth jongle entre la gestion de locations de courte durée et sa dépression. Pour échapper au chaos de la ville, elle retire souvent ses appareils auditifs et se réfugie dans le silence. Sa rencontre avec Elijah, un Californien insouciant, la déstabilise. Mais en perdant ses appareils en plein cœur des festivités, elle n’a d’autre choix que d’affronter ses peurs et de s’ouvrir aux autres.
AS69
AS69

8 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2026
Au milieu du rush de fin de préparation des JO, la trajectoire du personnage d’Elisabeth est fort et intense. Voir le
Monde à son échelle et selon son ressenti visuel et sonore donne envie de plonger comme elle dans la beauté pure des nymphéas de Monet. Sa rencontre avec son dernier client des services de conciergerie pour les locations courtes durées d’appartements perturbe peut être pour le meilleur sa journée.

L’image est magnifique, prise sur le vif mais d’une gram de beauté dans des co dirions qui n’ont sûrement pas été simples dans le Paris des JO 2024.

Le traitement du son et du mixage sont sensibles et justes.

À voir absolument.
AnneSo
AnneSo

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juin 2026
Film qui donne beaucoup à voir...et surtout à entendre évidemment.
Un maelstrom de sons d'images de couleurs et de mouvements...tout est décuplé comme extra sensoriel.
J'y suis allée pour ça et pour comparer avec l'excellent Sound of metal il y a quelques années.
Bien m'en a pris
Je ne peux que saluer la fureur et l'obstination de ce film à nous attraper et nous jeter dans la fosse aux lions, pour mieux nous dépeindre l'angoisse permanente de la vie avec un handicap.
C'est prodigieux d'étourdissement, fou dans la fatigue, l'épuisement qu'on ressent. Comme vécu de l'intérieur et en puissance maximale.
La gêne devient nôtre, l'errance familière.
Et quel plaisir de revoir Alex Lawther... qui n'a pas tant changé, dans son approche humaine des rôles, depuis TEOTFW !
Chapeau à l'ensemble du casting par ailleurs.
Le côté brouillon que je sais volontaire et assumé m'empêche, bêtement je le concède, de mettre la 5eme étoile... c'est contradictoire car ça en dit long sur l'etat d'esprit vraiment brut et psychologiquement dévastateur parfaitement transmis. On souffre avec l'héroïne, on espère une issue avec elle, un repos, un répit... enfin.
On souhaite continuer longtemps à regarder les Nymphéas.
Souf9213
Souf9213

11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2026
Jolie film où 2 personnages aux caractères totalement opposés, vont devenir très proche, une histoire poétique.

C'est sympa également de se replonger dans l'ambiance des rues Parisiennes au moment des JO 2024, l'un des rares moments où on a vue des personnes heureuses à Paris !
Sylvere
Sylvere

5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juillet 2026
le film se joue sur une seule journée, principalement caméra à l’épaule, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris. Elisabeth est dépressive et employée d’une conciergerie pour des locations de courte durée. Elle n'arrête pas de courir pendant tout le film, afin de répondre aux exigences de son employeur, son avenir professionnel dépendant du nombre d’étoiles émises par les clients (renouvellement de son visa). Malentendante, elle retire sans cesse ses appareils auditifs afin d'échapper aux bruits de la ville qui envahissent l'espace. Elle rencontre pour une de ses prestations un jeune mec complètement barré (Coach mental sportif) mais très sympa. Évidemment ce qui devait arriver arriva, elle perd son taf et perd en plus ses appareils. Elijah, le jeune californien, cheveux roses et 2 de ses amis vont les rechercher ensemble.
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