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Guillaume LR
43 abonnés
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4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Vu au Festival International du film Politique de Carcassonne. Grâce divine, voire plénitude de vie, ou grâce présidentielle comme un pardon accordé, le film joue des doubles sens et nous transporte dans les questionnements et les doutes de son personnage principal, président bientôt à la retraite, brillamment interprété par Tony Servillo. De nombreux thèmes et métaphores jalonnent le film... Le bilan d'une fin de carrière et d'une fin de vie, les traces qu'on laisse, le lien avec ses enfants, le pardon, les certitudes... Le président est entre classicisme des conventions et modernité de ce qui l'attire (que l'on retrouve dans la bande son) et il nous touche avec ses remises en question. L'obsession qu'il a autour de la vérité se transforme petit à petit en acceptation de se tromper. Et c'est peut-être ça finalement, qui le mène à la grâce...
Magnifique ! Les fulgurances et la flamboyance légendaire de Sorrentino contenues par la délicate sobriété de Servillo qui nous livre ici sa meilleure performance depuis Il Divo !
Un vieil homme, Président de la République italienne, incarné magistralement par Toni Servillo confronté à l'exercice du pouvoir dans toute sa complexité, dans un monde moderne. avec La Grazia, Sorentino nous offre une très belle œuvre, esthétique et philosophique.
Le président italien confronté aux dilemnes, aux souvenirs, aux non-dits du passé, mais aussi à sa famille. Toni Servillo incarne magnifiquement Il Présidente della Republica. Un film a voir absolument.
Par les questions qu’il pose, par son rythme, ses dialogues, sa gravité et son humour, par ses décors et son sujet, le film m’a fait penser qu’il aurait pu être tourné par Nanni Moretti. On a du mal à imaginer que le réalisateur soit le même que celui qui a tourné Parthenope ! Le film est lent et grave, la relation entre les quelques personnages principaux (le président et le pape, sa fille, son amie d’enfance) est tranquillement approfondie. C’est un film lent mais on ne s’y ennuie pas, Tony Servillo y joue un personnage austère qui prend du temps pour les décisions importantes (ratification d’une loi sur l’euthanasie ou gracier - ou non - deux condamnés), c’est un contraste avec le rythme imposé par nos téléphones et les réseaux sociaux. Belle réflexion.
Avec un petit quelque chose de surréaliste, La grazia est très attendrissant. Comme si le sujet, les sujets abordés étant d'une certaine lourdeur. Il était besoin d'y adjoindre une touche de légèreté. Vu en Belgique au Quai 10 lors d'une avant première.
"La Grazia" est un film déroutant et fascinant, mêlant solennité institutionnelle et touches pop inattendues. Paolo Sorrentino y crée un ton hybride, parfois déstabilisant, mais porté par un jeu d’acteur d’une grande justesse et une mise en scène inventive. Une œuvre singulière, à la fois grave et légère, qui intrigue longtemps après la séance.
Un film à la réalisation impeccable mais creux et même quelque peu trompeur sur le fond. Toni Servillo y incarne, avec brio c'est vrai, un président sans grands problèmes et sans grandes idées. C'est trop peu réaliste ou trop peu décalé pour vraiment intéresser le spectateur.
Un film à la fois drôle et émouvant, avec un acteur brillant dans le rôle principal. Vu en avant-première à l’occasion de la semaine du cinéma à l’Ecole alsacienne, j’ai vraiment passé un très bon moment. Certaines scènes s’étalent agréablement sur la durée et l’image du film est très belle. Je recommande !
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2,0
Publiée le 10 février 2026
Le président de la République italienne, Mariano De Santis, arrive dans les derniers mois de son mandat, ce qui lui donne l'occasion de revenir sur ce qu'il a fait en tant que président, mais aussi dans sa vie. Il doit également regarder devant lui, car il doit encore prendre des décisions importantes. Paolo Sorrentino dresse le portrait d'un homme seul situé au sommet de la hiérarchie avec tous les pouvoirs et les devoirs que cela implique. Une glorification de ce rôle autour du patriarcat et de l'élitisme qui n'entraîne pas une profonde réflexion sur son rôle et les thèmes évoqués. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de dilemme malgré les décisions qu'il doit prendre, ce qui rend les enjeux caducs. Tout est vu par son prisme d'homme dépassé et ça se ressent dans le traitement. C'est d'un classicisme désuet avec un récit peu inspiré qui tourne constamment en rond. C'est encore une fois à l'image de ce personnage ni intéressant ni attachant. Bref, je n'ai une fois de plus pas accroché à un film de Paolo Sorrentino.
La Grâce ("La Grazia"), dans tous ses états... Paolo Sorrentino mène une nouvelle fois, avec une rare richesse dans la mise en scène, un récit d'une tout aussi rare intelligence dans le propos. Quant à son acteur-fétiche, Toni Servillo, il trouve ici, en grand magistrat passé à la plus prestigieuse des fonctions politiques (le Président De Santis), un rôle d'exception, où responsabilités publiques et vie privée complexe s'architecturent avec un art consommé, du romanesque, comme de la symbolique. Comme toujours, les qualités purement esthétiques éblouissent... n'oublions pas de le souligner. Décidément, PS livre une oeuvre cinématographique des plus remarquables !
L'un des meilleurs films de Sorrentino, d'une acuité politique, avec toujours le sens de l'humour sarcastique et des digressions baroques ; mais mêlés ici à une touche émotionnelle jusqu'alors peu présente dans son œuvre.
Le cinéma de Sorrentino tourne un peu en rond mais est sauvé par la générosité du réalisateur. Cela ne m'a pas beaucoup intéressé, cette histoire d'un président dans les 6 derniers mois de mandat, avec quelques décisions difficiles à prendre. On aimerait voir Sorrentino s'intéresser à des gens plus "communs" de temps en temps. Mais le réalisateur sait dispenser des images magnifiques et des bons mots. Et voilà comment un grand conteur sauve une histoire pas tres pertinente malgré les thèmes brassés que sont la mort, la fin, la vie, la famille, le droit. La grâce,c'est l'amour, la bonté semble dire Sorrentino, et on accepte cette jolie morale.
Au générique de fin, j'étais heureux et je me disais "quelle grâce que ce film !" avant de réaliser que c'était le nom du film en italien. Une grâce qu'il faut donc prendre au sens propre, avant la grâce présidentielle accordée à des prisonniers dont il est question dans le récit. Paolo Sorrentino, le réalisateur, a une griffe bien à lui dans ses images très léchées et dans une ambiance décalée qui exulte le bonheur de vivre. Et la douceur de vivre à l'italienne... Il aime souvent émailler son récit d'images hypnotiques de danseurs et de quelques incongruités humoristiques ( comme ce rap inattendu entonné par le Président ). J'avais adoré "la Grande Bellezza" ( 2013 ), film qui m'avait beaucoup marqué et qui, à mes yeux, est le summum de l'art de vivre à l'italienne. Ici, avec le même acteur Tony Servillo qui a la présence charismatique d'un Marcello Mastrioanni, le récit d'un vieux président sur le départ est savoureux. Nous sommes en Italie, et le rôle est surtout honorifique. Mais quel plaisir que ces inaugurations de chrysanthèmes, notamment ce dîner d'anciens militaires ! L'histoire est hachée, déstructurée, sans autre fil directeur que de nous faire vibrer sur des images. Nous sommes dans la ouate, un liquide amniotique de bonheur, avec un président qui n'est pas dans l'action, mais dans la réflexion. Et dans la nostalgie face à la perte de sa femme... Paolo Sorrentino sait jouer comme personne avec les silences ; il s'appuie, il est vrai, sur un acteur extraordinaire qui est un stradivarius d'émotions. Il nous fait un nouveau film extrêmement humain et touchant. A voir bien sûr dans une langue italienne qui est la colonne vertébrale du cinéma de Sorrentino... Il me tarde de voir les films que j'ai loupés dans sa filmographie.
Beaucoup d’élégance dans cette réflexion sur l’âge et l’amour. Par ce qu’il est impeccablement filmé et joué on ne voit pas le temps passer et on se laisse prendre par un certain suspense.