La Grazia
Note moyenne
3,9
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150 critiques spectateurs

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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 608 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Ai vu « La grazia » de Paolo Sorrentino. Il y a des films dont on sait dès le plan d’ouverture qu’on va être happé par la mise en scène et que l’on va vivre un vrai moment de cinéma. Sorrentino n’a pas son pareil pour cadrer, voir même faire 3 cadrages différents dans la même image. La perspective est son fil rouge de réalisation et c’est passionnant à regarder. Le premier plan est rarement le plus intéressant dans son cinéma, il faut que l’oeil du spectateur se laisse guider par le point de fuite pour y voir ce que le réalisateur veut réellement nous montrer. L’emplacement des acteurs les uns par rapport aux autres, le choix des couleurs, le montage, la musique… tout chez Sorrentino qui signe ici un grand film, crée de l’absurde de l’extravagant, du cocasse… et aussi beaucoup de mélancolie. Mariano de Santis est le Président de la République italienne (génial Toni Servillo), il n’y a plus que 6 mois avant la fin de son mandat et c’est un homme fatigué par le poids des responsabilités, hanté par le deuil de sa femme et vivant de plus en plus dans le passé qui est à la tête du pouvoir. Il est plongé dans la solitude et se retrouve face à ses contradictions alors qu’il doit signer deux demandes de grâce et un projet de loi sur la fin de vie. C’est aussi l’heure de régler ses comptes avec sa fille (Anna Ferzetti) qui est son bras droit, et une amie d’enfance (irrésistible Milvia Marigliano). Même si quelques longueurs se font sentir dans le dernier quart, le film à la facture d’un très grand lyrisme haut en couleur, imprévisible et assez jouissif donne un contraste saisissant à l’amertume, la nostalgie et la langueur qui envahissent peu à peu le vieil homme. Tout comme la discordance entre les ors de la République italienne et la musique techno servant de bande musicale, « La grazia » surprend de bout en bout ,nous envahit pour nous laisser dans un état de grâce certain.
Stéphane A
Stéphane A

18 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Un des meilleurs films vu en ce début d'année, de par l’interprétation des divers protagonistes et de la richesse des dialogues. Mérite un peu plus de séances !
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 654 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Dilemme moral

Paolo Sorrentino, comme dans beaucoup de ses films, fascine ou irrite selon les cas, mais ne laisse jamais indifférent, ce qui reste l’apanage des très grands. Mariano De Santis, Président de la République italienne, est un homme marqué par le deuil de sa femme et la solitude du pouvoir. Alors que son mandat touche à sa fin, il doit faire face à des décisions cruciales qui l’obligent à affronter ses propres dilemmes moraux : deux grâces présidentielles et un projet de loi hautement controversé. 133 minutes encore une fois d’une grande beauté, qui soulève des questions morales auxquelles peuvent être confrontés des hommes politiques, qui malgré un long parcours dans le marigot du pouvoir, conservent encore un minimum d’humanité et de recul. Brillant, malgré quelques longueurs.
Aucune référence à des présidents existants, il est le fruit de l'imagination de l'auteur. Car, bien que fictif, le personnage du chef d’état Mariano De Santis est inspiré de plusieurs dirigeants italiens, à commencer par l’actuel président de la République italienne, Sergio Matarella, qui est veuf, a une fille qui l’accompagne dans des sorties officielles et a autrefois gracié un homme qui avait tué sa femme. Mais, contrairement à la plupart de ses réalisations, le cinéaste italien, peut-être touché par la grâce – je n’allais pas m’en priver -, a réussi à se débarrasser de certains tics parfois très agaçants - les décors dépouillés, les petits personnages réduits à des silhouettes esseulées, les scènes baroques… -, même si on se demande un peu ce qu’apporte l’astronaute et le chien-robot dans toute cette belle réflexion sur les coulisses du pouvoir. La délicatesse et la finesse sont les maîtres-mots de ce beau drame mis en scène, comme toujours, magistralement par un Sorrentino qui pour l’occasion semble avoir renoncé à tout cabotinage. Lui, l’insatiable amoureux des femmes, le perpétuel amateur de fêtes et de mondanités, nous livre une œuvre toute en retenue, en nuances et en non-dits. Superbe.
C’est la 7ème collaboration de l’immense Toni Servillo avec Sorrentino. Et, comme à chaque fois, il est impeccable. Ce type sait tout faire et il fait en général mieux que les autres. Un régal. La preuve, il a reçu la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à Venise. Il est évidemment fort bien entouré par Anna Ferzetti, Orlando Cinque, Massimo Venturiello… C’est donc un film de la vieillesse, sur ce moment où l’humain prend conscience de sa propre finitude. Confronté à l’euthanasie et d’épineux dossiers de grâces présidentielles, il descend de son piédestal présidentiel pour redevenir un simple être humain dévoré par le doute et les regrets. Servillo super star ! Sorrentino, définitivement un très grand cinéaste !
PSG
PSG

28 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2026
Sujets sérieux du pouvoir et de la décision qui s'amenuisent avec la vieillesse. Un peu de fantaisie dans les personnages malgré la gravité du sujet, parfois un peu trop invraisemblables pour paraître sincères. On a plaisir à suivre, mais juste un peu trop long.
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
On suit un vieux président de l’Italie qui est à la fin de son mandat.
Il doit faire plusieurs choix difficiles avant la fin de son mandat.
La première partie du film était très intéressante mais la seconde perd un peu en qualité.
J'étais surpris par l'humour italien. Qui était très bien.
Ce film était captivant, ça montre le quotidien d'un président de l’Italie.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 février 2026
Globalement j’ai aimé le film, surtout concernant la photographie qui est vraiment belle, avec par moment des plans très « Kubrick » (symétriques), c’est une manière de mettre en scène qui me parle. Et même il y a des idées que j’ai aimé comme les séquences où on voit Aurora dans la forêt avec une couleur allant dans le bleu et une vision brouillonne, pour interpréter à l’image une disparition (du moins je l’ai vu comme ça).

Et même la bande originale, elle m’a surprise. Je ne m’attendais pas à avoir du rap ou des sonorités électroniques pour une œuvre qui parle de présidentielle, de famille ou même de mort. Et c’est pas mauvais en plus, car c’est relié à une thématique du film et au personnage principal implicitement.

Après oui, le film concernant son scénario, il est maîtrisé du début à la fin. Ma note c’est parce que, ce n’est pas spécialement une œuvre qui m’a fait ressentir quelque chose, à certains moments c’était drôle (et ça me surprend de dire ça), mais globalement j’ai pas spécialement ressenti une émotion durant le film. Et j’ai peur qu’à l’avenir, je retienne le film plus pour sa technique que pour son histoire.

Mais en soi, ça reste un très bon film qui est maîtrisé de bout en bout.
Edouard B.
Edouard B.

101 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Sorrentino a son meilleur: c’est son film qui a la grâce absolue !
Mise en scène, musique, dialogues, propos… tout est juste formidable avec une economie de moyens rare chez lui
Et puis un acteur de génie, le Michel Serrault italien celui qui peut absolument tout jouer : Toni Servillo
Jerican
Jerican

16 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2026
Sorrentino fidèle à lui-même, flamboyant et inventif avec des scènes fortes visuellement et un gros travail sur la bande-son, et puis aussi dans ses travers, un peu trop dense et bavard. En reste du pur plaisir et un acteur gigantesque : Toni Servillo !
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

41 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2026
Un film sur le dernier semestre de mandat du Président Italien.
On suit cet homme au carrefour d'une nouvelle vie et empreint à la mélancolie de son passé et aux doutes sur son présent et futur.

J'ai été touchée par cet homme qui a consacré sa vie à la politique et qui a toujours adopté une conduite de vie exemplaire et qui doit se questionner sur son après mandat et sur ses choix de vie en général.

Il est tiraillé par les démons de son passé qu'il doit laisser derrière lui pour trancher sur une loi qui va boulerser son pays et chamboulé ses convictions et sa foi.

C'est le propre de l'homme : est-ce qu'il va aller au bout de ses idées quitte à finir son mandat sur une note tranchér ou rester tranquille et laisser la lourde tâche à sa relève.

En plus de la maîtrise du sujet, le réalisateur n'en néglige pas pour autant l'esthétisme ! Chaque plan, chaque lumière et chaque musique est calculée au milimètre près : j'ai passé un grand moment de cinéma !

Rien n'est laissé au hasard et cela rend le récit unique !
J'ai aimé le mélange de classique avec la modernité qu'apporte la musique ! C'est détonant et ça fonctionne à merveille pour rendre l'oeuvre unique !

Ce film peut dérouter par son rythme contemplatif mais il a le mérite de se démarquer par son esthétisme mêlé à des questionnements fondamentaux et d'actualité !

Une réussite sur tous les plans !
Matthieu B.
Matthieu B.

18 abonnés 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2026
Dans ce portrait d'un Président-juriste, Paolo Sorentino filme moins la loi sur l'euthanasie et son débat "tortionnaires/assassins" que le sens de la grâce. Le cheval brise la cuirasse du Président et celle des tortionnaires en agissant comme un déclencheur. Mariano de Santis traite le Code Pénal comme un rempart contre le chaos. Sa haine de l'incohérence — "le doute qui détruit tout" — est le cri d'un homme que l'incertitude d'une infidélité a pétrifié pendant 40 ans.

Le film brille également par son audace : la grâce dont le Pape parle n'est pas un sentiment, c'est une sentence logique. En graciant le cas "cohérent" et en condamnant le "flou", de Santis se gracie lui-même. En tranchant pour les autres, il finit par trancher ses propres chaînes. Se gracier soi-même c'est une guérison par la décision.
Davide Bonagurio
Davide Bonagurio

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Très beau film!!Bien fait,avec un scenario faut vraiment aller le voir!C'est facile aussi le trouver a l'etranger!
Prad Bitt
Prad Bitt

10 abonnés 230 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
L'esthétisme qui émane de cette fable politique colle parfaitement avec la philosophie des dialogues. Quelques scènes cocasses viennent pimenter la recette accompagné d'une musique qui donne un merveilleux tempo. C'est rempli de bonnes idées et ça déborde de poésie.
Une réussite !
Vergnus
Vergnus

12 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2026
Du cinema, du très grand cinéma… après Parthenope Sarrantino nous livre une nouvelle merveille sur la grâce et les moments de grâce dus a des idées cinématographiques géniales et aux acteurs avec un Tony Servillo au sommet de son art.. on sort heureux et émus après ces plus de 2 heures passées ensemble qui aborde des sujets essentiels de notre vie..
Michel Canesi
Michel Canesi

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2026
Une pure merveille. Un film fin, intelligent, remarquablement interprété… «  à qui appartiennent nos jours ? » et la question du doute, le fil rouge du film. Magnifique et magistral.
Martin P
Martin P

11 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2026
Du bon Sorrentino, du bon Toni Servillo, l'acteur fétiche de Sorrentino. Des questions existentielles traitées avec une distance poétique qui laisse respirer et une beauté visuelle toujours présente pour ce réal.
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