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Simone Gentile
11 abonnés
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3,0
Publiée le 29 janvier 2026
Tout tenait jusqu’au moment où Sorrentino choisit, une fois de plus, de tout expliquer et de tout rationaliser. Là où il aurait pu accepter de laisser affleurer le doute — comme son personnage tente de le faire, en vain, tout au long du film.
Encore une fois avec Sorrentino la beauté est immense. On suit ici un président qui arrive à la fin de son mandat et va être sollicité sur la signature d’une loi sur l’euthanasie ainsi que des demandes de grâce pour 2 cas, une femme qui a tué son mari violent et un homme qui a tué sa femme qui souffrait d’Alzheimer et ces 3 sujets se lient parfaitement au fur et à mesure. Mais l’essence du film est ailleurs, en explorant ces 3 sujets on est questionné sur la vie, la mort, les relations humaines, la passion et les passions dans la vie, l’amour ou encore la dignité tant de sujets qui tiraillent le personnage. La mise en scène parlante a toujours une place importante dans la narration avec Sorrentino c’est toujours le cas ici mais avec plus de retenue que d’habitude et ça fusionne parfaitement avec le jeu de Toni Servillo, grandiose on est plongé dans sa tête avec ses émotions, ses doutes, ses peurs, ses regrets et tout fonctionne très bien. C’est poétique tout en traitant de sujets sérieux, l’écriture est hyper juste et riche, on en sort remplie de réflexions particulières et un peu plus léger avec la vie :) 4/5
Film autour de l'euthanasie et et de la grâce présidentielle, qui aurait pu permettre d'approfondir le questionnement sur le sujet. Mais le personnage principal, un président en fin de mandat, empêtré dans ses questions de sa vie personnelle, ne permet pas de se faire une idée sur les responsabilités qui pèsent sur une telle fonction. De plus quelques incohérences apparaissent , par exemple un vieux telephone Nokia qui appraît simultanement avec un chien robotisé.
Beaucoup de poésie, de rêverie, de philosophie mais aussi de magnifiques plans, un regard philosophique intéressant et un humour raffiné pour sublimer le tout. À voir en VO !
Ce film nous plonge au cœur de la psyché de l’homme le plus puissant de l’État italien. Surnommé « le béton armé » pour sa solidité apparente face aux doutes, ce trait de caractère devient paradoxalement son plus grand fardeau : une rigidité qui l’empêche d’évoluer, le figeant sur ses positions alors que le monde change autour de lui. Un crépuscule politique et moral L’intrigue dépeint la fin d’un mandat long et éprouvant, marqué par le poids de décisions déchirantes. Le personnage est notamment confronté à la question éthique de gracier des condamnés pour double homicide. Ce dilemme moral agit comme un catalyseur, ébranlant ses convictions les plus profondes, qu’elles soient religieuses ou personnelles. Une mise en scène lyrique et mélancolique Le récit est empreint d'un lyrisme mélancolique, où le silence et les pauses narratives nous permettent d'épouser les tourments intérieurs du protagoniste. La mise en scène sublime ce sentiment de déconnexion à travers des séquences oniriques : La visite du président portugais : Sous une pluie battante, le temps semble se figer. L’usage du ralenti transforme la scène en un instant d’un autre monde, où le dirigeant italien n’est plus qu’un spectateur passif de sa propre existence, dépossédé de son rôle d’acteur de l’Histoire. La vision de l’astronaute : Fasciné par l’image d’un explorateur spatial versant une larme de joie dans le vide, il prend conscience de sa propre aridité. Il a perdu cette « grâce » et cette volonté de vivre, n'étant plus que l'ombre de lui-même. Entre déclin et rédemption Tiraillé par l'usure du pouvoir, le protagoniste incarne une figure politique d'un autre temps, incapable de s'adapter à la modernité. Pourtant, toute la beauté du film réside dans son arc narratif : après avoir touché le fond de la lassitude, il parvient, dans un final saisissant, à retrouver sa superbe et sa grâce légendaire.
Malgré des imperfections, le cinéma de Sorentino me fascine toujours, son ampleur, son intelligence de mise en scène, son inventivité, et la puissance d'interprétation des acteurs. Je préfère ne pas mettre en avant ce qui me plaît moins dans ce film. Vive Sorentino !
Un grand film et d'ailleurs Paolo Sorrentino ne fait pas de petits films. De grands acteurs (l'actrice qui joue l'amie de jeunesse est géniale), une photo sublime, des cadrages somptueux et, plus surprenant, beaucoup d'humour sont au service de cette histoire pleine de nostalgie, de doutes. Comme la vie. Le cinéma italien est toujours bien vivant. Grazie mille, signor Sorrentino.
Ce film aborde une multitude sujet, certains lourd. Mais Toni Servillo d'une part, qui livre une prestation hors norme et d'une autre part Paolo Sorrentino qui réalise le film avec une justesse folle. Fait que le film ne peut être qu'apprécié !
Exit la galerie de personnages hauts en couleurs et bouleversants de la Grande Bellezza, la modernité anticonformiste et provocante de The Young Pope, la tendresse Élégiaque de Parthenope et la vitalité baroque de Silvio et les autres. La Grazia est un film austère qui, à force d’intellectualiser son propos, s’éloigne du septième art pour se rapprocher de l’exposé. La réflexion n’est pas inintéressante, loin s’en faut sur un tel sujet, mais elle vampirise ici l’œuvre au point de l’anémier. On ne rit pas, on est rarement enthousiasmé et le regard plus d’une fois dévie du grand écran vers le cadran de la montre. Une grande déceptions pour l’admirateur de Paolo Sorrentino que je suis.
Élégamment filmée, sobrement interprétée, cette histoire pose des questions importantes sur le pouvoir et le doute. Heureusement qu'il y a des personnages et des scènes vraiment drôles car globalement, ce film est teinté de beaucoup de mélancolie et d'amour mortifière.
Magnifique, époustouflant, ce film est un chef d’œuvre ! Le thème est varié et aborde de nombreuses facettes de l’humain, de la vie… de l’amour à la mort ! Les sujets sont graves et sérieux, mais avec un zeste d’humour ! Les acteurs sont excellents !
Un très bon film assez intimiste sur les 6 derniers mois du mandat d un président italien. Portrait intimiste d'un homme qui ne semble pas à sa place.. très bonne interprétation...bons dialogues avec humour..