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FlavienMasson
6 abonnés
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2,0
Publiée le 1 mars 2026
Exit la galerie de personnages hauts en couleurs et bouleversants de la Grande Bellezza, la modernité anticonformiste et provocante de The Young Pope, la tendresse Élégiaque de Parthenope et la vitalité baroque de Silvio et les autres. La Grazia est un film austère qui, à force d’intellectualiser son propos, s’éloigne du septième art pour se rapprocher de l’exposé. La réflexion n’est pas inintéressante, loin s’en faut sur un tel sujet, mais elle vampirise ici l’œuvre au point de l’anémier. On ne rit pas, on est rarement enthousiasmé et le regard plus d’une fois dévie du grand écran vers le cadran de la montre. Une grande déceptions pour l’admirateur de Paolo Sorrentino que je suis.
Juste parfait. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu pareil merveille ! Un film qui dit les choses et avec émotion, et de manière personnelle. Finesse au rdv.. ne répond pas aux standards de banalité qui tuent le cinema.
Lourd, très lourd et ennuyeux mais très bien fait et parfois beau. Le jeu, la bande sonore, les plans, la lumière sont travaillés dans la moindre nuance, toute la scénographie est excellente, mais cela n'atténue que peu le sentiment d'agaçement et de longueur. Les grands sujets abordés, tels l'amour, la solitude, la jalousie, l'euthanasie, le doute, la justice, le sont avec profondeur et élégance mais cela ne dissipe pas le sentiment de malaise et parfois même de ridicule. C'est le genre de film "différent", pour ne pas dire chiant, qu'on est content d'avoir vu, au prix de quelques bâillements, et d'être resté jusqu'au bout, car tout compte fait il est bien, voir excellent. 3,5/5
Quel bonheur ce film ! Un grand moment de respiration dans ce monde de brutes. Sorrentino nous livre une réflexion pleine de finesse avec par moment un soupçon d'ironie et d'humour sur l'ambivalence des sentiments, certitude vs doute, bonheur vs souffrance, vie vs mort, amour vs douleur. Interprété magistralement par Toni Servillo au même niveau que la grande belezza.
La Grâce ("La Grazia"), dans tous ses états... Paolo Sorrentino mène une nouvelle fois, avec une rare richesse dans la mise en scène, un récit d'une tout aussi rare intelligence dans le propos. Quant à son acteur-fétiche, Toni Servillo, il trouve ici, en grand magistrat passé à la plus prestigieuse des fonctions politiques (le Président De Santis), un rôle d'exception, où responsabilités publiques et vie privée complexe s'architecturent avec un art consommé, du romanesque, comme de la symbolique. Comme toujours, les qualités purement esthétiques éblouissent... n'oublions pas de le souligner. Décidément, PS livre une oeuvre cinématographique des plus remarquables !
Cette séance découverte du cinéma de Paolo Sorrentino aura eu deux effets :
- Le premier, celui de regretter amèrement d'avoir hésité pour ne finalement pas voir Parthenope l'an dernier, après avoir lu certains reléguer le cinéaste au rang de simple esthete.
- Le second, m'avoir fait jubiler à chaque zoom, effet qui d'ordinaire me déplaît fortement.
Un film d'une grande intelligence bourrée d'émotion, et d'une forte sensibilité émotive baignée d'intelligence ! C'est dire que ce personnage, remarquablement porté par le grand Toni Servillo, est finement ciselé dans la nuance jusqu'à l'approche plus intime de la fin. La réalisation au cordeau renforce la rigueur de ce président droit dans ses bottes et la précision du récit navigant entre pouvoir, doutes, solitude, liens affectifs, responsabilité, recherche de vérité... Quelques passages très drôles, par exemple avec un pape atypique. A noter aussi des morceaux de bravoure, tel le rap présidentiel. Et de l'élégance tout au long du film.
Du bon Sorrentino, du bon Toni Servillo, l'acteur fétiche de Sorrentino. Des questions existentielles traitées avec une distance poétique qui laisse respirer et une beauté visuelle toujours présente pour ce réal.
Mariano De Santis est le Président de la République italienne. À l’approche de la fin de son mandat, il ne lui reste qu’une lourde décision à prendre : l’avenir du projet de loi sur la fin de vie. Alors qu’il est marqué par le deuil et de vieilles rancoeurs, il va finir par retrouver en lui la force et l’intelligence politique pour sortir par la grande porte. L’histoire est relativement bien ciselée, avec de bons dialogues. Ce qui pèche, c’est une narration noyée par des scènes parfois lentes, sans intérêts qui ralentissent un récit riche en rebondissements.
Un Film sur un homme de pouvoir, qui vieillit, qui doute, qui a des choix difficiles à faire, qui se fait bousculer par les plus jeunes et par ses enfants… Un film de réflexion, mélancolique, sur la vie qui a passé et de ce qui reste à faire. C’est très très bien filmé et joué par l’acteur principal, musique au top. 2h30 tout de même, faut s’accrocher, mais j’ai tenu un excellent film, je recommande. 
Un film intense sur le doute , le pouvoir et la quête existentielle d’un homme de pouvoir… Belle mise en scène, avec la beauté des décors qui créent un cadre révélant la solitude…
"«Grâce présidentielle?» C’est l’histoire d’un président de la République italien, catholique et ami du Pape (personnage noir avec coiffure rasta étonnant!) , qui part à la retraite dans 6 mois et à qui on demande de parapher une loi sur l’euthanasie et de donner sa grâce présidentielle à 2 condamnés. Le tout filmé avec le talent raffiné de Paolo Sorrentino et interprété merveilleusement par son acteur fétiche Toni Servillo. L’humour fait aussi partie de l’affaire, lui qui cherche toujours avec qui sa femme adorée et défunte a bien pu le tromper 40 ans auparavant !"
Film autour de l'euthanasie et et de la grâce présidentielle, qui aurait pu permettre d'approfondir le questionnement sur le sujet. Mais le personnage principal, un président en fin de mandat, empêtré dans ses questions de sa vie personnelle, ne permet pas de se faire une idée sur les responsabilités qui pèsent sur une telle fonction. De plus quelques incohérences apparaissent , par exemple un vieux telephone Nokia qui appraît simultanement avec un chien robotisé.