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Martin P
11 abonnés
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4,0
Publiée le 19 février 2026
Du bon Sorrentino, du bon Toni Servillo, l'acteur fétiche de Sorrentino. Des questions existentielles traitées avec une distance poétique qui laisse respirer et une beauté visuelle toujours présente pour ce réal.
Mariano De Santis est le Président de la République italienne. À l’approche de la fin de son mandat, il ne lui reste qu’une lourde décision à prendre : l’avenir du projet de loi sur la fin de vie. Alors qu’il est marqué par le deuil et de vieilles rancoeurs, il va finir par retrouver en lui la force et l’intelligence politique pour sortir par la grande porte. L’histoire est relativement bien ciselée, avec de bons dialogues. Ce qui pèche, c’est une narration noyée par des scènes parfois lentes, sans intérêts qui ralentissent un récit riche en rebondissements.
Un Film sur un homme de pouvoir, qui vieillit, qui doute, qui a des choix difficiles à faire, qui se fait bousculer par les plus jeunes et par ses enfants… Un film de réflexion, mélancolique, sur la vie qui a passé et de ce qui reste à faire. C’est très très bien filmé et joué par l’acteur principal, musique au top. 2h30 tout de même, faut s’accrocher, mais j’ai tenu un excellent film, je recommande. 
Un film intense sur le doute , le pouvoir et la quête existentielle d’un homme de pouvoir… Belle mise en scène, avec la beauté des décors qui créent un cadre révélant la solitude…
"«Grâce présidentielle?» C’est l’histoire d’un président de la République italien, catholique et ami du Pape (personnage noir avec coiffure rasta étonnant!) , qui part à la retraite dans 6 mois et à qui on demande de parapher une loi sur l’euthanasie et de donner sa grâce présidentielle à 2 condamnés. Le tout filmé avec le talent raffiné de Paolo Sorrentino et interprété merveilleusement par son acteur fétiche Toni Servillo. L’humour fait aussi partie de l’affaire, lui qui cherche toujours avec qui sa femme adorée et défunte a bien pu le tromper 40 ans auparavant !"
Film autour de l'euthanasie et et de la grâce présidentielle, qui aurait pu permettre d'approfondir le questionnement sur le sujet. Mais le personnage principal, un président en fin de mandat, empêtré dans ses questions de sa vie personnelle, ne permet pas de se faire une idée sur les responsabilités qui pèsent sur une telle fonction. De plus quelques incohérences apparaissent , par exemple un vieux telephone Nokia qui appraît simultanement avec un chien robotisé.
Ce film est censé montrer les hésitations d'un Président de la République Italienne partagé entre une Loi sur l'Euthanasie et en parallèle le demande en grâce de deux détenus. Le démarrage est comme les vieux diesels : c'est long ! Ensuite on a du mal à accrocher aux hésitations, qui reviens sans cesse sur l'amour de la femme de sa vie ??? Là aussi c'est long, car cela n'apporte pas grand chose au récit. Les Palais Italiens sont splendides !
Avec "La Grazia", Paolo Sorrentino revient à son obsession première : les arcanes du pouvoir. Il imagine un président fictif, enfermé dans les dorures du palais, où le silence pèse plus lourd qu’un discours. Sous des airs parfois malicieux, le film scrute la solitude du sommet et redonne à la chose publique une forme de grandeur inattendue. Toni Servillo y est impérial, tout en failles et en retenue, dans un rôle crépusculaire qui marque durablement. Porté par une bande-son audacieuse et des fulgurances visuelles, le film retrouve l’ampleur et la grâce des plus belles heures du cinéaste.
Films après films un constat s’impose à moi comme une évidence : Paolo Sorrentino est mon réalisateur européen préféré. Après son excellent Parthenope le voici de retour avec son film sans doute le plus posé, le plus superbement écrit. Et cyniquement drôle. Mais aussi avec quelques séquences fantasques typiquement « sorrentinienne ». Il nous parle de la solitude d’un homme de pouvoir qu’il va bientôt devoir quitter. Une petite mort pour lui qui ne s’est jamais remis de la disparition de sa femme. Et de l’adultère dont il a été victime quelques années auparavant. Entre la vie et la mort le réalisateur napolitain avec son alter égo habituel Toni Servillo, magistral, tisse des liens : ceux de l’amour. La Grazia c’est la grâce présidentielle mais surtout la grâce de ce film dont la scène finale nous fait quitter la salle en lévitation. Et l’envie simple de dire : grazie signore Sorrentino.
on retrouve toute la mélancolie et le désabusé ment qui baignait déjà la grave belleza avec un peu plus d'amertume mais toujours aussi magnifiquement filme. et toujours le grand et sublime Toni Servillo pour servir avec finesse ce grand rôle
Sujets sérieux du pouvoir et de la décision qui s'amenuisent avec la vieillesse. Un peu de fantaisie dans les personnages malgré la gravité du sujet, parfois un peu trop invraisemblables pour paraître sincères. On a plaisir à suivre, mais juste un peu trop long.
2H13' sans s'ennuyer grâce à la richesse des relations interpersonnelles et des réflexions personnelles. Le rôle principal est remarquablement interprété. Dérision, fantaisie, passion, tout ce qu'on aime dans le cinéma italien est présent.