La Grazia
Note moyenne
4,0
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142 critiques spectateurs

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Jojo le héros
Jojo le héros

3 abonnés 150 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2026
On peut s’amuser à faire du cinéma. Mais quel ennui, quel manque d’intérêt. Un pape noir à dreadlookks. Bon. C’est bien la seule chose qui réveille.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Dans le cadre de son cinéma de stature et ambitieux, P. Sorrentino poursuit sa collaboration avec son acteur de référence, T. Servillo, parfait ici encore. De nouveau il se penche sur les hautes sphères du pouvoir, côté coulisses, dans l'intimité des pensées d'un président mélancolique, en fin de règne. La solitude de l'homme et la nostalgie de l'être chère disparue sont finement mises en avant, avec les tergiversations liées aux décisions le l'exercice du mandat. Le réalisateur propose des moments de grâce suspendus, des dialogues profonds même si le métrage s'étire sur la durée.
Naram
Naram

150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2026
La Grazia raconte les six derniers mois du mandat du président Mariano De Sanctis, interprété par Toni Servillo, l’acteur fétiche de Paolo Sorrentino. Mariano doit prendre trois décisions majeures : accorder ou non deux grâces présidentielles à des personnes ayant tué leur conjoint dans des circonstances très différentes, ainsi qu’approuver une loi autorisant l’euthanasie.

Ancien juriste, Mariano est un homme extrêmement réfléchi qui prend toujours le temps de peser chaque décision. Cette prudence fait de lui un président juste, mais aussi hésitant et parfois trop frileux. Sa vie entière est réglée avec minutie, jusqu’à ses repas, comme si rien ne pouvait être laissé au hasard. Le film suit alors les nombreuses discussions qu’il entretient avec son entourage, chacune cherchant à influencer sa position. Sa fille et conseillère Dorotea défend l’euthanasie, tandis que le pape, qui est aussi son ami proche, y est totalement opposé. Mariano se retrouve ainsi plongé dans un dilemme moral complexe entre sa foi, ses convictions personnelles et sa famille. Il résume parfaitement son conflit intérieur lorsqu’il déclare : « Si je refuse, je suis un tortionnaire ; si j’accepte, je suis un tueur. »

Le film humanise beaucoup Mariano. Lassé du protocole et des conventions qui encadrent son existence, il cherche peu à peu à retrouver une forme de simplicité et de spontanéité. Il développe des passions inattendues, comme le rap à travers sa relation avec Guay, et aspire à vivre des moments ordinaires : manger une pizza, se promener librement ou encore attendre dans une salle d’attente comme n’importe qui.

Malgré son élégance et le faste du palais présidentiel dans lequel il vit, Mariano apparaît profondément seul. Il évoque constamment sa jeunesse et reste hanté par la mort de sa femme. Pourtant, derrière cette nostalgie se cache aussi une immense rancœur liée à une infidélité vieille de plus de quarante ans, dont il cherche encore à découvrir l’identité de l’amant. Certaines discussions autour de la bourgeoisie en pantalons blancs et vestes rouges rappellent d’ailleurs fortement une autre œuvre de Sorrentino.

Même si le film traite de sujets sérieux, il conserve plusieurs touches d’humour visuel servant son propos. La scène du spoiler: vieux président portugais arrivant au palais symbolise par exemple la peur de Mariano de perdre son autonomie, tandis que le pape circulant en scooter souligne sa modernité. Le film crée également plusieurs parallèles symboliques, notamment entre le débat sur l’euthanasie et la relation que Mariano entretient avec son cheval.


Les deux demandes de grâce amènent Mariano et Dorotea à rencontrer les condamnés. Mariano rend visite à Cristiano, un vieil homme admiré dans son village ayant mis fin aux souffrances de sa femme atteinte d’Alzheimer, tandis que Dorotea rencontre Isa, une femme ayant tué son mari violent. Ces personnages sont leur reflets de leur propre questionnement existentiel : comment retrouver une forme de légèreté et réussir enfin à respirer.

Chaque plan est magnifique, travaillé avec une grande élégance visuelle. Pourtant, derrière cette beauté se cache une froideur permanente qui reflète parfaitement l’état émotionnel de Mariano. L’art occupe également une place importante dans le film, notamment à travers Coco, une grande amie du président présente dans plusieurs soirées artistiques. Le rythme reste lent et contemplatif du début à la fin, ce qui pourra sembler un peu long dans sa dernière partie, mais participe aussi à l’atmosphère mélancolique et introspective de l’œuvre.
zyw
zyw

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
film philosophique, poussant à la contemplation, la réflexion, la remise en question sur le temps que nous ne pouvons pas contrôler.
Je l'ai regardé en 3 fois, il est un peu trop long à ingurgiter en une fois.
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 457 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2026
« La Grazia » est restée à l’affiche 9 semaines consécutives en France, ce qui pour un film en vost italienne et qui dure 2h13 est déjà un exploit. Cette fin de règne d’un Président de la République emprise de doute est très bien rendue de l’intérieur, c’est contemplatif mais plein de sagesse, la sagesse de ne rien faire, plutôt que de heurter en ces temps où tout est source de critique. Ce président d’un autre temps n’est pas celui des petites phrases liées à l’actualité mais du temps long.
Léo Mazel
Léo Mazel

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2026
J'ai adoré ce film. Je m'attendais à un film beaucoup plus technique sur les rouages techniques du système politique italien.
Au lieu de cela, on assiste à un cheminement intellectuel passionnant d'un président en fin d'exercice.
Ce qui m'a frappé comme particulièrement agréable, c'est la sensation de pouvoir faire confiance au personnage principal.
On est projeté à ses côtés pour mieux réaliser ce qu'est ou ce que devrait être un président : le trait d'union de toute une société diverse, entre jeunesse et vieillesse, passé et présent, tout ceci conjugué aux défis de sa propre vie personnelle.
Mais à un tel niveau de fonction, l'on est confronté à des questions morales essentielles, déterminantes pour la vie de ses concitoyens. Quoi répondre, quand, comment ? Pourquoi cet homme le saurait mieux que d'autres ?
Je soulignerais aussi que la manière de filmer était elle aussi réconfortante, tantôt avec une vue légèrement du dessus ou en plan très serré. Cela donnait une ambiance bien souvent intime, très constructive pour être projeté dans le processus de réflexion du personnage.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2026
C’est un Paolo Sorrentino grand cru qui nous est offert en ce début d’année 2026 ! Le réalisateur italien est de retour moins d’un an après Parthenope, que je n’avais pas vu et qui a reçu un accueil plutôt mitigé. Cette fois, le public est plutôt enthousiaste pour ce film où l’on retrouve l’inamovible Tony Servillo, acteur fétiche et ami de Sorrentino, incarnant le président italien Mariano de Santis. Juste avant de rendre son tablier de président, il doit plancher sur quelques dossiers importants : doit-il légaliser l’euthanasie et accorder sa grâce présidentielle à un homme et à une femme, coupables d’avoir assassiné leur conjoint ?

Des sujets passionnants, que le réalisateur traite avec beaucoup de délicatesse et de finesse. On retrouve là le Sorrentino que l’on aime, - auteur, rappelons-le, d'unes des meilleures séries de ces dernières années avec The New Pope) - avec son sens du cadre inégalable, sa photographie toujours splendide, ses envolées baroques et oniriques, et son humour à froid, pour dresser le portrait d’un homme au crépuscule de sa vie, qui s’ennuie terriblement depuis que son épouse est décédée, et à laquelle il pense sans cesse.

Un personnage attachant, mélancolique, esquissé avec soin et subtilité par le réalisateur italien, dans un film où l’on parle peu, et qui se révèle très captivant par sa profondeur, sa beauté, sa douceur et la grâce qui s’en dégage.

/
Eriksen
Eriksen

15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2026
Vu de France, le film vaut le cout rien que pour les 2 premières minutes, où sont énoncés la fonction et les prérogatives du président de la République italienne : indépendant des parties et élu pour sa capacité à créer du lien, il incarne l’unité nationale… On en rêverait !
On suit le dernier mandat avant la retraite d’un président imaginaire, Mario De Santis. Six mois avant la fin, il perd le pouvoir de dissoudre, ce qui marque le début de son sevrage du pouvoir. Il peut encore pondérer les pouvoirs législatifs et judiciaires en proposant des corrections à des lois votées ou en usant de la grâce présidentielle pour des condamnés ayant purgé une grande partie de leur peine. Sans remettre en cause la culpabilité il peut ainsi « corriger une situation humaine exceptionnelle »...
Mais il renâcle. La Grâce (au centre du film par son titre) s’applique selon le cœur et non selon le droit. Est-il apte pour ce rôle, lui dont le surnom dans le milieu politique est « Béton armé » ? Une étrange scène de tempête lors d’une cérémonie officielle montre un certain déficit d’empathie.
spoiler: Il traine également à promulguer une loi votée sur l’euthanasie, malgré la pression de sa fille, son chef de cabinet. Solitude du pouvoir dans les décisions ultimes… il regarde un cheval à l’agonie auquel il refuse le coup de grâce, il prend conseil auprès d’un pape noir et rigolard, il converse avec un astronaute qui verse une larme qui flotte en apesanteur…
Sorrentino sait poser les questions sensibles, et dégager les enjeux sans asséner de certitude. Ce qui frappe, c’est qu’il n’a pas ou peu intégré la dictature du « sans prétention », Il refuse cette culture de l’humilité cinématographique, quitte à s’attirer les foudres des gardiens du temple (Libération, les inrocks, les cahiers du cinéma, le Monde, les 4 plus mauvaises critiques d’Allociné ). Il veut de l’enjeu et des situations exceptionnelles, et une mise en scène ambitieuse. ça fait plaisir à voir, un cinéaste qui n’a pas peur de son ombre.
C’est aussi une belle histoire d’amour avec sa femme morte il y a quelques années. Sa moitié manquante… il se sent dépossédé de lui-même. Depuis, le « béton armé » est sans doute venu colmater une peur d’interagir avec la vie en l’absence d’elle.
Kate34500
Kate34500

20 abonnés 106 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2026
Malgré de très belles images, une photographie maîtrisée et une esthétique soignée, les douces et chantantes voix italiennes, La Grazia n’a pas réussi à me captiver au point de lutter pour rester concentrée. Le rythme est lent, sans dynamisme, sans fil conducteur ce qui donne une impression de flottement et d’absence de direction narrative. En dépit de ses qualités esthétiques indéniables je suis complètement passée à côté…
jeff78800
jeff78800

10 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2026
Aucune grâce pour moi ! rien compris à ce film, pas marché du tout, d'un ennui mortel, des scènes qui s'enchainent très mal et une bande son dont je n'ai pas compris l'intérêt. Bref film complétement hermétique pour moi et même la photo qui semble unanimement louée ne m'arrachera pas une étoile !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
Dans la lignée de "La Grande Bellezza" ou "Youth". Fidèle à son style, Paolo Sorrentino mêle contemplation, ironie et réflexion sur le temps qui passe. "La Grazia" suit Toni Servillo en Président de la République italienne. En fin de mandat, il est confronté à la perte de sens dans une Italie élégante mais désenchantée. Entre deux demandes de grâces présidentielles et un projet de loi hautement controversé, il doit arbitrer entre convictions personnelles, pression politique et regard de l’histoire. Le film est d’une grande maîtrise. La mise en scène de Sorrentino est somptueuse et visuellement fascinante tout en interrogant sur la responsabilité politique.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2026
Avec cette « Grazia », Sorrentino retrouve le ton et les qualités de l’excellent « La grande belleza », auquel il fait référence par plusieurs aspects. Dans les deux cas, il s’agit d’un portrait d’un homme vieillissant, chacun dans son monde, et qui accède à une sorte de vision différente de la vie. Le film est protéiforme, avec des moments d’humour, des moments décalés ou absurdes, des moments d’émotion, des réflexions pratiques (la justification de la bureaucratie), philosophiques ou éthiques. Il comprend aussi de belles idées cinématographiques : la fascination du président pour la larme de l’astronaute en apesanteur, ou le regard caméra du ministre de la justice semblant reprocher au cinéaste et au spectateur d’avoir compris quelque chose le concernant. Un très beau film, riche et émouvant, sur la grandeur et les faiblesses de l’homme.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2026
Du vrai cinéma italien, esthétique mais sans esbroufe, avec des acteurs au poil et un scénario au cordeau :
Célian le Lasseur
Célian le Lasseur

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Paolo Sorrentino, Toni Servillo, comme d'habitude un film plein d'émotion, de vie, oui la vraie vie où les choix vous engagent.
Les autres acteurs sont excellents.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2026
De Paolo Sorrentino, j'étais resté sur le formidable "La main de Dieu" et son ambiance napolitaine en 2021. Ici, il retrouve son acteur fétiche, Toni Servillo (septième collaboration) qui incarne ni plus ni moins qu'un président fictif de l'Italie. Celui-ci est sur le déclin et ne cesse de ressasser la mort de son épouse (et sa tromperie supposée!). Cependant, cet ancien juriste va faire fâce à deux dilemmes : grâcier des prisonniers et surtout appliquer une loi sur la fin de vie. Le cinéaste appuie là où ça fait mal sans se départir d'un humour piquant qui rend notre personnage principal attachant. Son rapport avec sa brillante fille est très pudique et le discours général colle bien à notre époque. Le seul reproche est peut- être de donner une version aseptisée de la vie politique, mais là n'est pas l'essensiel.
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