La Grazia
Note moyenne
3,9
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150 critiques spectateurs

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FaRem

10 618 abonnés 11 772 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2026
Le président de la République italienne, Mariano De Santis, arrive dans les derniers mois de son mandat, ce qui lui donne l'occasion de revenir sur ce qu'il a fait en tant que président, mais aussi dans sa vie. Il doit également regarder devant lui, car il doit encore prendre des décisions importantes. Paolo Sorrentino dresse le portrait d'un homme seul situé au sommet de la hiérarchie avec tous les pouvoirs et les devoirs que cela implique. Une glorification de ce rôle autour du patriarcat et de l'élitisme qui n'entraîne pas une profonde réflexion sur son rôle et les thèmes évoqués. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de dilemme malgré les décisions qu'il doit prendre, ce qui rend les enjeux caducs. Tout est vu par son prisme d'homme dépassé et ça se ressent dans le traitement. C'est d'un classicisme désuet avec un récit peu inspiré qui tourne constamment en rond. C'est encore une fois à l'image de ce personnage ni intéressant ni attachant. Bref, je n'ai une fois de plus pas accroché à un film de Paolo Sorrentino.
Clemalet
Clemalet

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
super film! super film le réalisateur garde sa patte que j'adore. l'histoire est prenante peut-être un peu molle parfois mais on s'y attache.
Françoise Legido
Françoise Legido

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
Extraordinaire, profond, philosophique. Une réflexion sur les responsabilités dans le choix, la difficulté de la prise de position tranchée à un certain niveau de pouvoir.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 654 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Dilemme moral

Paolo Sorrentino, comme dans beaucoup de ses films, fascine ou irrite selon les cas, mais ne laisse jamais indifférent, ce qui reste l’apanage des très grands. Mariano De Santis, Président de la République italienne, est un homme marqué par le deuil de sa femme et la solitude du pouvoir. Alors que son mandat touche à sa fin, il doit faire face à des décisions cruciales qui l’obligent à affronter ses propres dilemmes moraux : deux grâces présidentielles et un projet de loi hautement controversé. 133 minutes encore une fois d’une grande beauté, qui soulève des questions morales auxquelles peuvent être confrontés des hommes politiques, qui malgré un long parcours dans le marigot du pouvoir, conservent encore un minimum d’humanité et de recul. Brillant, malgré quelques longueurs.
Aucune référence à des présidents existants, il est le fruit de l'imagination de l'auteur. Car, bien que fictif, le personnage du chef d’état Mariano De Santis est inspiré de plusieurs dirigeants italiens, à commencer par l’actuel président de la République italienne, Sergio Matarella, qui est veuf, a une fille qui l’accompagne dans des sorties officielles et a autrefois gracié un homme qui avait tué sa femme. Mais, contrairement à la plupart de ses réalisations, le cinéaste italien, peut-être touché par la grâce – je n’allais pas m’en priver -, a réussi à se débarrasser de certains tics parfois très agaçants - les décors dépouillés, les petits personnages réduits à des silhouettes esseulées, les scènes baroques… -, même si on se demande un peu ce qu’apporte l’astronaute et le chien-robot dans toute cette belle réflexion sur les coulisses du pouvoir. La délicatesse et la finesse sont les maîtres-mots de ce beau drame mis en scène, comme toujours, magistralement par un Sorrentino qui pour l’occasion semble avoir renoncé à tout cabotinage. Lui, l’insatiable amoureux des femmes, le perpétuel amateur de fêtes et de mondanités, nous livre une œuvre toute en retenue, en nuances et en non-dits. Superbe.
C’est la 7ème collaboration de l’immense Toni Servillo avec Sorrentino. Et, comme à chaque fois, il est impeccable. Ce type sait tout faire et il fait en général mieux que les autres. Un régal. La preuve, il a reçu la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à Venise. Il est évidemment fort bien entouré par Anna Ferzetti, Orlando Cinque, Massimo Venturiello… C’est donc un film de la vieillesse, sur ce moment où l’humain prend conscience de sa propre finitude. Confronté à l’euthanasie et d’épineux dossiers de grâces présidentielles, il descend de son piédestal présidentiel pour redevenir un simple être humain dévoré par le doute et les regrets. Servillo super star ! Sorrentino, définitivement un très grand cinéaste !
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 177 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
Une rareté : un film à voir sur grand écran, qui justifie de se déplacer jusqu’au cinéma et de supporter une demi-heure de publicités et de bandes-annonces. Tout est très léché : les prises de vue, la musique, les dialogues, les jeux d’acteurs. Un excellent moment de vrai cinéma. Seul bémol : quelques moments un peu trop chauvins/révérencieux vis à vis du président Toni Servillo (excellent dans son rôle, encore une fois).
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 754 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Je n’avais pas vu de films de Paolo Sorrentino depuis plus de 10 ans, « la Grande Bellezza », sorti en 2013 et oscarisé l’année suivante et que je n’avais toutefois pas aimé, et « Youth » sorti en 2015, et qui aurait lui mérité une palme d’or à Cannes, et que j’avais adoré …le film ne se réduisant pas à son affiche et à la chute de reins de Madalina Ghenea , qui représente à peine 30 secondes sur près de 2 heures de film…Avec la « Grazia » on change de registre…Mariano de Santis (Tony Servillo) est un président de la République italienne, en fin de mandat qui erre dans les salles du Quirinal, siège de la présidence. Sa fille Dorotéa (Anna Ferzetti) est sa conseillère…tous deux sont d’éminents juristes, Mariano de Santis n’a-t-il pas réécrit le code pénal…Ce professeur de droit, veuf et jaloux de sa défunte épouse, dont il est persuadé qu'elle l'a trompé 40 ans plus tôt avec un amant dont il ignore le nom… hésite sans fin à promulguer une loi sur l’euthanasie, sa fille le pousse à signer, sa foi catholique et son ami le Pape le poussent à ne pas signer… De plus, il doit décider de gracier, ou non, deux prisonniers condamnés pour les meurtres de leurs conjoints …la « Grazia » est film magnifique, à l’esthétique étudiée, presque trop millimétrée, qui brasse, sans en avoir l'air, et avec une dense légèreté, une quantité de thèmes : la solitude, le temps qui passe, la famille, la fidélité, la foi, la mort, etc…il met en scène un héros qui s’ennuie sous l’apparat…heureusement que son entourage est plus distrayant, entre une pétulante galeriste, un officier qui écoute du rap…et un pape noir en dreadlocks …
La photographie de Daria D'Antonio est magnifique que ce soit dans la scrutation des visages ou dans la restitution des paysages, souvent brumeux. Quant à l'interprétation, elle est excellente, avec, en particulier, un Toni Servillo au sommet de son art dans le rôle de Mariano De Santis …Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2025, La Grazia a valu à Toni Servillo la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine.
Avec "La Grazia", Paolo Sorrentino offre une méditation mélancolique, voire crépusculaire, sur les thèmes de la certitude et du doute, en brossant le portrait d'un homme droit et mû par le bien commun…ce genre d’homme politique existe encore mais se fait rare !!!
corinne nord
corinne nord

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2026
Un président doit choisir qui gracier ok mais franchement je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire c'est long ça ne s'enchaîne pas quelques passages humour mais sinon? Je n'ai rien compris à la mise en scène ni au choix du scénario en dépit des efforts pour organiser
Fr_rouge
Fr_rouge

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Excellent Sorentino ,le scénario est épatant . les personnages sont attachants , les acteurs excellents et on hésite entre l’humour , l’émotion et la tendresse
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 février 2026
Globalement j’ai aimé le film, surtout concernant la photographie qui est vraiment belle, avec par moment des plans très « Kubrick » (symétriques), c’est une manière de mettre en scène qui me parle. Et même il y a des idées que j’ai aimé comme les séquences où on voit Aurora dans la forêt avec une couleur allant dans le bleu et une vision brouillonne, pour interpréter à l’image une disparition (du moins je l’ai vu comme ça).

Et même la bande originale, elle m’a surprise. Je ne m’attendais pas à avoir du rap ou des sonorités électroniques pour une œuvre qui parle de présidentielle, de famille ou même de mort. Et c’est pas mauvais en plus, car c’est relié à une thématique du film et au personnage principal implicitement.

Après oui, le film concernant son scénario, il est maîtrisé du début à la fin. Ma note c’est parce que, ce n’est pas spécialement une œuvre qui m’a fait ressentir quelque chose, à certains moments c’était drôle (et ça me surprend de dire ça), mais globalement j’ai pas spécialement ressenti une émotion durant le film. Et j’ai peur qu’à l’avenir, je retienne le film plus pour sa technique que pour son histoire.

Mais en soi, ça reste un très bon film qui est maîtrisé de bout en bout.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Comme presque tjs le Sorentino nous fait du bien grâce au médium cinéma qu’il utilise comme personne d’autre. Dans sa ville, on assiste une réflexion sur le pouvoir et le sens de l’existence. Tout est superbe et sans illusion mais quelle beauté servant un propos. C’est n en voudrait plus encore.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Au générique de fin, j'étais heureux et je me disais "quelle grâce que ce film !" avant de réaliser que c'était le nom du film en italien. Une grâce qu'il faut donc prendre au sens propre, avant la grâce présidentielle accordée à des prisonniers dont il est question dans le récit. Paolo Sorrentino, le réalisateur, a une griffe bien à lui dans ses images très léchées et dans une ambiance décalée qui exulte le bonheur de vivre. Et la douceur de vivre à l'italienne... Il aime souvent émailler son récit d'images hypnotiques de danseurs et de quelques incongruités humoristiques ( comme ce rap inattendu entonné par le Président ). J'avais adoré "la Grande Bellezza" ( 2013 ), film qui m'avait beaucoup marqué et qui, à mes yeux, est le summum de l'art de vivre à l'italienne. Ici, avec le même acteur Tony Servillo qui a la présence charismatique d'un Marcello Mastrioanni, le récit d'un vieux président sur le départ est savoureux. Nous sommes en Italie, et le rôle est surtout honorifique. Mais quel plaisir que ces inaugurations de chrysanthèmes, notamment ce dîner d'anciens militaires ! L'histoire est hachée, déstructurée, sans autre fil directeur que de nous faire vibrer sur des images. Nous sommes dans la ouate, un liquide amniotique de bonheur, avec un président qui n'est pas dans l'action, mais dans la réflexion. Et dans la nostalgie face à la perte de sa femme... Paolo Sorrentino sait jouer comme personne avec les silences ; il s'appuie, il est vrai, sur un acteur extraordinaire qui est un stradivarius d'émotions. Il nous fait un nouveau film extrêmement humain et touchant. A voir bien sûr dans une langue italienne qui est la colonne vertébrale du cinéma de Sorrentino... Il me tarde de voir les films que j'ai loupés dans sa filmographie.
Stéphane A
Stéphane A

18 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Un des meilleurs films vu en ce début d'année, de par l’interprétation des divers protagonistes et de la richesse des dialogues. Mérite un peu plus de séances !
Allison Mogis
Allison Mogis

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
Merveilleuse interprétation faite par l’acteur. Ce film m’a beaucoup touché de part les sujets qu’ils abordent.

On peut suivre un homme en pleine introspection
Edouard B.
Edouard B.

101 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Sorrentino a son meilleur: c’est son film qui a la grâce absolue !
Mise en scène, musique, dialogues, propos… tout est juste formidable avec une economie de moyens rare chez lui
Et puis un acteur de génie, le Michel Serrault italien celui qui peut absolument tout jouer : Toni Servillo
Goéland
Goéland

40 abonnés 204 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2026
A Rome, de nos jours, le Président de la République, en fin de mandat, hésite à promulguer une loi sur la fin de vie et deux décrets de grâce présidentielle. C’est un ancien professeur de droit pénal reconnu, il est veuf d’une femme qu’il aime toujours et qui l’a trompé il y a quarante ans. Va-t-il ou non signer ces trois textes ? tel est le dilemme du film. Après force états d’âme, nous le saurons. Pour faire sociétal, le scénario convoque des sujets graves (les femmes battues, le calvaire des aidants de conjoints atteints d’Alzheimer) ou plus légers (l’attrait des jeunes pour le rap). Tout cela est laborieux, certaines scènes sont désagréables (l’entretien avec l’ambassadrice de Littuanie, l’agonie du cheval du président).
La mise en scène abuse de gros plans, souvent sur Servillo se délectant d’une cigarette, de ralentis inutiles et autres effets clinquants. Les acteurs sont bons : Toni Servillo, plus marmoréen que jamais, Anna Ferzetti et Massimo Venturiello, très bien. Dans la profusion d’effets, on regrette que les panoramiques sur la ville éternelle soit si rares. On s’amuse quand même du Pape, invraisemblable personnage truculent.
Mais, au total, que nous dit ce film ? Pas grand-chose…. Son principal intérêt tient à ce que les acteurs parlent une langue classique assez facile à comprendre par ceux qui essaient d’apprendre l’italien.
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