Nouveau film de Paolo Sorrentino, que j’aime sans exception depuis Il divo (2008), et encore une grande réussite. Sa mise en scène est puissante, élégante, chaque plan est soigné, sa plume toujours aussi fine, avec des personnages d’une grande richesse.
Ici, il nous offre une chronique douce-amère, sur la fin de mandat d’un président italien (fonction surtout symbolique), mais surtout sur la fin d’un cycle de vie. Il mêle politique, famille, relations père-fille, amitiés, amour, doute, morale, trahison, spiritualité, religion, philosophie… sans jamais être pesant ni ennuyer. Toni Servillo (septième film avec le réalisateur) est, comme toujours, impeccable, sobre, juste, bouleversant. Le reste du casting suit le mouvement.
Au final, un film magnifique, intelligent, émouvant, profond sans être austère.
L’un des plus beaux de ce début d’année. Une œuvre qui reste en tête longtemps après. Fascinant.