La Grazia
Note moyenne
4,0
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142 critiques spectateurs

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fushidori
fushidori

16 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Globalement j’ai aimé le film, surtout concernant la photographie qui est vraiment belle, avec par moment des plans très « Kubrick » (symétriques), c’est une manière de mettre en scène qui me parle. Et même il y a des idées que j’ai aimé comme les séquences où on voit Aurora dans la forêt avec une couleur allant dans le bleu et une vision brouillonne, pour interpréter à l’image une disparition (du moins je l’ai vu comme ça).

Et même la bande originale, elle m’a surprise. Je ne m’attendais pas à avoir du rap ou des sonorités électroniques pour une œuvre qui parle de présidentielle, de famille ou même de mort. Et c’est pas mauvais en plus, car c’est relié à une thématique du film et au personnage principal implicitement.

Après oui, le film concernant son scénario, il est maîtrisé du début à la fin. Ma note c’est parce que, ce n’est pas spécialement une œuvre qui m’a fait ressentir quelque chose, à certains moments c’était drôle (et ça me surprend de dire ça), mais globalement j’ai pas spécialement ressenti une émotion durant le film. Et j’ai peur qu’à l’avenir, je retienne le film plus pour sa technique que pour son histoire.

Mais en soi, ça reste un très bon film qui est maîtrisé de bout en bout.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Comme presque tjs le Sorentino nous fait du bien grâce au médium cinéma qu’il utilise comme personne d’autre. Dans sa ville, on assiste une réflexion sur le pouvoir et le sens de l’existence. Tout est superbe et sans illusion mais quelle beauté servant un propos. C’est n en voudrait plus encore.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Au générique de fin, j'étais heureux et je me disais "quelle grâce que ce film !" avant de réaliser que c'était le nom du film en italien. Une grâce qu'il faut donc prendre au sens propre, avant la grâce présidentielle accordée à des prisonniers dont il est question dans le récit. Paolo Sorrentino, le réalisateur, a une griffe bien à lui dans ses images très léchées et dans une ambiance décalée qui exulte le bonheur de vivre. Et la douceur de vivre à l'italienne... Il aime souvent émailler son récit d'images hypnotiques de danseurs et de quelques incongruités humoristiques ( comme ce rap inattendu entonné par le Président ). J'avais adoré "la Grande Bellezza" ( 2013 ), film qui m'avait beaucoup marqué et qui, à mes yeux, est le summum de l'art de vivre à l'italienne. Ici, avec le même acteur Tony Servillo qui a la présence charismatique d'un Marcello Mastrioanni, le récit d'un vieux président sur le départ est savoureux. Nous sommes en Italie, et le rôle est surtout honorifique. Mais quel plaisir que ces inaugurations de chrysanthèmes, notamment ce dîner d'anciens militaires ! L'histoire est hachée, déstructurée, sans autre fil directeur que de nous faire vibrer sur des images. Nous sommes dans la ouate, un liquide amniotique de bonheur, avec un président qui n'est pas dans l'action, mais dans la réflexion. Et dans la nostalgie face à la perte de sa femme... Paolo Sorrentino sait jouer comme personne avec les silences ; il s'appuie, il est vrai, sur un acteur extraordinaire qui est un stradivarius d'émotions. Il nous fait un nouveau film extrêmement humain et touchant. A voir bien sûr dans une langue italienne qui est la colonne vertébrale du cinéma de Sorrentino... Il me tarde de voir les films que j'ai loupés dans sa filmographie.
Stéphane A
Stéphane A

17 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Un des meilleurs films vu en ce début d'année, de par l’interprétation des divers protagonistes et de la richesse des dialogues. Mérite un peu plus de séances !
Allison Mogis
Allison Mogis

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
Merveilleuse interprétation faite par l’acteur. Ce film m’a beaucoup touché de part les sujets qu’ils abordent.

On peut suivre un homme en pleine introspection
Edouard B.
Edouard B.

101 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Sorrentino a son meilleur: c’est son film qui a la grâce absolue !
Mise en scène, musique, dialogues, propos… tout est juste formidable avec une economie de moyens rare chez lui
Et puis un acteur de génie, le Michel Serrault italien celui qui peut absolument tout jouer : Toni Servillo
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2026
A Rome, de nos jours, le Président de la République, en fin de mandat, hésite à promulguer une loi sur la fin de vie et deux décrets de grâce présidentielle. C’est un ancien professeur de droit pénal reconnu, il est veuf d’une femme qu’il aime toujours et qui l’a trompé il y a quarante ans. Va-t-il ou non signer ces trois textes ? tel est le dilemme du film. Après force états d’âme, nous le saurons. Pour faire sociétal, le scénario convoque des sujets graves (les femmes battues, le calvaire des aidants de conjoints atteints d’Alzheimer) ou plus légers (l’attrait des jeunes pour le rap). Tout cela est laborieux, certaines scènes sont désagréables (l’entretien avec l’ambassadrice de Littuanie, l’agonie du cheval du président).
La mise en scène abuse de gros plans, souvent sur Servillo se délectant d’une cigarette, de ralentis inutiles et autres effets clinquants. Les acteurs sont bons : Toni Servillo, plus marmoréen que jamais, Anna Ferzetti et Massimo Venturiello, très bien. Dans la profusion d’effets, on regrette que les panoramiques sur la ville éternelle soit si rares. On s’amuse quand même du Pape, invraisemblable personnage truculent.
Mais, au total, que nous dit ce film ? Pas grand-chose…. Son principal intérêt tient à ce que les acteurs parlent une langue classique assez facile à comprendre par ceux qui essaient d’apprendre l’italien.
Valerie Wickers
Valerie Wickers

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2026
C’est un bon film soutenu par de très bons acteurs
C’est assez lent et il y a quelques longueurs qui à mon avis le rendent moins percutant
L’Italie est bien sûr mise à l’honneur et l’on découvre le rôle de son président
Davide Bonagurio
Davide Bonagurio

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
Très beau film!!Bien fait,avec un scenario faut vraiment aller le voir!C'est facile aussi le trouver a l'etranger!
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2026
Assez d'accord avec les critiques négatives du film: si l'interprétation est plutôt réussie,l a mise en scène, malgré qqes plans superbes, pêche par un conformisme figé, et l'on a parfois l 'impression que Sorrentino se regarde filmer. C'est long, très long, trop long. Des plans inutiles, une fin à tiroir, et des facilités scénaristiques qui gâchent l'ensemble.
katrina lcht
katrina lcht

26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
excellent film ! les sujets sont "graves" mais traités avec une pointe d'humour ... et sur un fond d'histoire d'amour... Magnifique interprétation des acteurs.
ffred

1 989 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Nouveau film de Paolo Sorrentino, que j’aime sans exception depuis Il divo (2008), et encore une grande réussite. Sa mise en scène est puissante, élégante, chaque plan est soigné, sa plume toujours aussi fine, avec des personnages d’une grande richesse.

Ici, il nous offre une chronique douce-amère, sur la fin de mandat d’un président italien (fonction surtout symbolique), mais surtout sur la fin d’un cycle de vie. Il mêle politique, famille, relations père-fille, amitiés, amour, doute, morale, trahison, spiritualité, religion, philosophie… sans jamais être pesant ni ennuyer. Toni Servillo (septième film avec le réalisateur) est, comme toujours, impeccable, sobre, juste, bouleversant. Le reste du casting suit le mouvement.

Au final, un film magnifique, intelligent, émouvant, profond sans être austère.

L’un des plus beaux de ce début d’année. Une œuvre qui reste en tête longtemps après. Fascinant.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Ai vu « La grazia » de Paolo Sorrentino. Il y a des films dont on sait dès le plan d’ouverture qu’on va être happé par la mise en scène et que l’on va vivre un vrai moment de cinéma. Sorrentino n’a pas son pareil pour cadrer, voir même faire 3 cadrages différents dans la même image. La perspective est son fil rouge de réalisation et c’est passionnant à regarder. Le premier plan est rarement le plus intéressant dans son cinéma, il faut que l’oeil du spectateur se laisse guider par le point de fuite pour y voir ce que le réalisateur veut réellement nous montrer. L’emplacement des acteurs les uns par rapport aux autres, le choix des couleurs, le montage, la musique… tout chez Sorrentino qui signe ici un grand film, crée de l’absurde de l’extravagant, du cocasse… et aussi beaucoup de mélancolie. Mariano de Santis est le Président de la République italienne (génial Toni Servillo), il n’y a plus que 6 mois avant la fin de son mandat et c’est un homme fatigué par le poids des responsabilités, hanté par le deuil de sa femme et vivant de plus en plus dans le passé qui est à la tête du pouvoir. Il est plongé dans la solitude et se retrouve face à ses contradictions alors qu’il doit signer deux demandes de grâce et un projet de loi sur la fin de vie. C’est aussi l’heure de régler ses comptes avec sa fille (Anna Ferzetti) qui est son bras droit, et une amie d’enfance (irrésistible Milvia Marigliano). Même si quelques longueurs se font sentir dans le dernier quart, le film à la facture d’un très grand lyrisme haut en couleur, imprévisible et assez jouissif donne un contraste saisissant à l’amertume, la nostalgie et la langueur qui envahissent peu à peu le vieil homme. Tout comme la discordance entre les ors de la République italienne et la musique techno servant de bande musicale, « La grazia » surprend de bout en bout ,nous envahit pour nous laisser dans un état de grâce certain.
Miguelithor
Miguelithor

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
[LA GRACE D'UN PRÉSIDENT]

Ce film nous plonge au cœur de la psyché de l’homme le plus puissant de l’État italien. Surnommé « le béton armé » pour sa solidité apparente face aux doutes, ce trait de caractère devient paradoxalement son plus grand fardeau : une rigidité qui l’empêche d’évoluer, le figeant sur ses positions alors que le monde change autour de lui.
​Un crépuscule politique et moral
​L’intrigue dépeint la fin d’un mandat long et éprouvant, marqué par le poids de décisions déchirantes. Le personnage est notamment confronté à la question éthique de gracier des condamnés pour double homicide. Ce dilemme moral agit comme un catalyseur, ébranlant ses convictions les plus profondes, qu’elles soient religieuses ou personnelles.
​Une mise en scène lyrique et mélancolique
​Le récit est empreint d'un lyrisme mélancolique, où le silence et les pauses narratives nous permettent d'épouser les tourments intérieurs du protagoniste. La mise en scène sublime ce sentiment de déconnexion à travers des séquences oniriques :
​La visite du président portugais : Sous une pluie battante, le temps semble se figer. L’usage du ralenti transforme la scène en un instant d’un autre monde, où le dirigeant italien n’est plus qu’un spectateur passif de sa propre existence, dépossédé de son rôle d’acteur de l’Histoire.
​La vision de l’astronaute : Fasciné par l’image d’un explorateur spatial versant une larme de joie dans le vide, il prend conscience de sa propre aridité. Il a perdu cette « grâce » et cette volonté de vivre, n'étant plus que l'ombre de lui-même.
​Entre déclin et rédemption
​Tiraillé par l'usure du pouvoir, le protagoniste incarne une figure politique d'un autre temps, incapable de s'adapter à la modernité. Pourtant, toute la beauté du film réside dans son arc narratif : après avoir touché le fond de la lassitude, il parvient, dans un final saisissant, à retrouver sa superbe et sa grâce légendaire.
Philippe V
Philippe V

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Un grand film et d'ailleurs Paolo Sorrentino ne fait pas de petits films. De grands acteurs (l'actrice qui joue l'amie de jeunesse est géniale), une photo sublime, des cadrages somptueux et, plus surprenant, beaucoup d'humour sont au service de cette histoire pleine de nostalgie, de doutes. Comme la vie. Le cinéma italien est toujours bien vivant. Grazie mille, signor Sorrentino.
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