La Grazia
Note moyenne
3,9
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150 critiques spectateurs

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remyll
remyll

267 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2026
Un Sorrentino pas si malin que ça, souvent balourd ou en tous les cas très simplet dans les argumentations présentées et donc carrément malhonnête intellectuellement.
Reste un bon rythme c’est vrai mais un résultat prétentieux dans le fond et bien vide dans la forme.
Maperrinx
Maperrinx

36 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2026
Le sujet est un classique. Il aurait pu être basé sur des personnages comme F. Mitterand ou autres. Mais l'humour glacial italien le rends plus intéressant. Un peu long toutefois.
Yves G.

1 875 abonnés 4 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2026
Mariano De Santis (Toni Servillo) vit les derniers mois de son mandat à la présidence de l’Italie. Cet éminent juriste, immensément respecté, a perdu sa femme et en nourrit un inconsolable chagrin. Il se repose sur sa fille qui travaille à ses côtés au Quirinal. Avant de quitter ses fonctions, il doit encore prendre trois décisions : signer ou pas la loi sur l’euthanasie qui choque ses convictions catholiques, accorder ou pas la grâce à deux meurtriers, un homme qui a abrégé les souffrances de sa femme atteinte d’Alzheimer et une femme qui a assassiné de sang-froid son mari qui la battait.

Paolo Sorrentino est de retour avec son acteur fétiche, Toni Servillo. Voilà de quoi mettre l’eau à la bouche à tous ceux – et ils sont nombreux – qui ont aimé "Il Divo" (2008), "La grande bellezza" (2013) ou "Silvio et les autres" (2018). Certes le grand réalisateur italien avait eu un gros coup de mou avec son dernier film "Parthenope", long clip vidéo sur papier glacé co-réalisé par l’office de tourisme de Naples et Esquire. Mais, comme la bande-annonce de "La grazia" l’avait laissé augurer, il revient en grande forme.

Si on n’y accroche pas ses deux heures treize pourront sembler bien ennuyeuses. Mais je suis vite tombé sous le charme de ce film immobile et en suis ressorti hypnotisé et ravi.

À rebours de l’image qu’on se fait de la vie d’un chef de l’Etat, celle que mène Mariano De Santis est d’un profond ennui. Pas de voyages à l’étranger, de discussions politiques enfiévrées, de dîners officiels, rien que les couloirs silencieux du Quirinal où ce bourreau de travail a arrêté de travailler, laissant à sa fille et à quelques hauts fonctionnaires dévoués les rênes de l’Etat. Son intelligence adamantine lui suffit pour comprendre les dossiers les plus complexes et lui laisse du temps pour se perdre dans ses souvenirs et fumer en cachette de sa fille une cigarette sur la terrasse du Quirinal. Tout au plus s’autorise-t-il une sortie à la Scala où il est ovationné.

J’ai reproché par le passé l’outrance de Sorrentino. Ainsi, je fais partie de ceux, peu nombreux, qui trouvent à redire à "La grande bellezza". On retrouve la trace de ce cinéma dans "La grazia", par exemple dans sa musique. Mais ici, tout est plus feutré, plus sobre, moins tapageur. L’exercice de l’Etat – pour reprendre le titre d’un film français à mon sens surcoté – y est décrit sinon avec plus de réalisme du moins avec moins d’esbrouffe.

Ce qui m’a particulièrement touché dans "La grazia" est une forme de réhabilitation discrète du politique. Ce film réhabilite la fonction présidentielle, loin des caricatures qu’on en voit ces temps-ci de l’autre côté de l’Atlantique, une manière de l’exercer élégante, intelligente, soucieuse de l’intérêt général, dénuée de vulgarité et de démagogie.
Benoit C.
Benoit C.

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2026
Ce film aborde une multitude sujet, certains lourd. Mais Toni Servillo d'une part, qui livre une prestation hors norme et d'une autre part Paolo Sorrentino qui réalise le film avec une justesse folle. Fait que le film ne peut être qu'apprécié !
Christoblog

928 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Dans ce beau film, Paolo Sorrentino place ses tics habituels (les décors dépouillés, les petits personnages réduits à des silhouettes esseulées, les scènes baroques) au service d'un portrait tout en subtilité.

L'acteur Toni Servillo joue parfaitement l'intériorité de ce personnage hors norme, un président de la république italienne, juriste de formation, qui n'aime que le droit et déteste les manoeuvres politiciennes.

Outre le fait d'être la plupart du temps silencieux, il a de plus du mal à prendre des décisions. Aussi, lorsque deux demandes de grâce arrivent sur son bureau, en plus d'un projet de loi sur l'euthanasie, est-il bien gêné.

De ces dilemmes moraux très personnels (il est démocrate chrétien) vont découler de nombreuses scènes cocasses, qui réservent plusieurs morceaux de bravoure dont un repas extraordinaire avec les chasseurs alpins.

Tout cela est mené avec délicatesse et finesse, mettant en scène de belles relations : par exemple entre le président et son garde du corps.

La grazia permet de s'amuser tout en réfléchissant à des sujets profonds (le deuil, le mandat politique, la justice, le sens de la vie).

Un film sympathique, intelligent et humble, une fois n'est pas coutume, pour ce cabotin invétéré de Sorrentino.
domit64
domit64

77 abonnés 384 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
Comme toujours avec Sorrentino, la grâce, la beauté, la finesse nous éblouissent et nous ravissent dans ses films. Ses personnages sont attachants emplis de doutes, d’interrogations, de doutes et d’humour.
Tous les plans sont sublimes, on rit, on verse une larme et on a envie de partager une pizza qui commencerait par « ao, num me rompe é cazzo ! »
Sylvain P

396 abonnés 1 439 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2026
En montrant une fin de mandat creuse et solitaire, Sorrentino n'a pas peur de l'ennui. Et même si les personnages sont bien croqués, les quelques bribes de politique qui auraient pu donner de la consistance restent à peine effleurées. La mise en image est superbe, comme toujours, mais pour un tout bien longuet.
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2026
Film inintéressant, un président qui se complet dans sa fonction et ses protocoles sans aucun moment de spontanéité, une philosophie de bas étage , Mais le tout très prétentieux
VILLE.G
VILLE.G

79 abonnés 814 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Beaucoup d’élégance dans cette réflexion sur l’âge et l’amour. Par ce qu’il est impeccablement filmé et joué on ne voit pas le temps passer et on se laisse prendre par un certain suspense.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 524 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2026
Sorte de réflexion sur la fin d'un cycle, du bilan d'une vie professionnelle et intime mesurée à l'aune d'un futur ex Président de la République Italienne, Sorrentino propose un des scénarios les plus intimistes de sa filmographie.

On est ici sur les rives du slow cinéma, loin de l'exubérance, la grandiloquence de ce que le cinéaste transalpin a présenté dans le passé.

C'est parfois très réussi, à d'autres moments un peu trop relâché ( la seconde moitié m'est apparue comme supérieure à la première) et même si Sorrentino n' est sans doute pas ici dans le registre où il est le plus à son aise, " La Grazia " mérite d'être vu.

Les dialogues manquent, de temps à autres, d'un peu plus de profondeur et réduisent finalement la qualité d'ensemble de cette proposition ambitieuse et passionnante.
selenie

7 484 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
D'emblée on savoure encore le style du réalisateur, esthétiquement magnifique, des plans soignés et un travail toujours créatif autour de la musique, une dimension contemplative qui pousse à la réflexion plus qu'à l'admiration, mais qui a aussi ses limites, ou plutôt qui pousse le curseur vers une certaine absurdité pas toujours volontaire ou judicieuse ; par exemple comment croire que personne ne viendrait en aide à un président étranger en visite officielle dans une situation malaisante ?! Finalement on est surtout gêné par un homme d'état qui est sans doute trop calme, trop sûr de lui, trop vertueux, trop lisse, dont l'aspérité repose sur une liaison qui ne le concerne pas (vraiment !). Le film est une longue réflexion sur le doute, autant dans ses principes, que dans ses rapports avec la loi, les institutions, ses propres contradictions, et pour exprimer ces doutes et des réflexions la mise en scène de Sorretino s'avère idéale, lancinante sans être monotone, avec quelques instants de grâce (!) non sans émotion (surtout par et avec sa fille). Et mine de rien, le suspense est bel et bien présent : va-t-il voter pour la loi ?! Va-t-il accéder aux deux demandes de grâces présidentielles ?!
Site : Selenie
Jean-Pierre SEGOT
Jean-Pierre SEGOT

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 janvier 2026
Un Sorrentino décevant, des longueurs, des gros plans sans trop d'intérêt , pourquoi ce film passable avec tant de moyens ?
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 928 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Depuis une dizaine d’années, on pensait avoir perdu l’un des plus grands réalisateurs italiens en activité, fer de lance du renouveau du septième art de son pays. L’homme qui nous a offert l’immense chef-d’œuvre La Grande Bellezza avait tendance à totalement oublier le fond au profit d’une forme malgré tout toujours sublime dans ses dernières œuvres. En retrouvant le grand Toni Servillo, primé à la Mostra de Venise pour ce rôle, il revient en grande forme. La Grazia trace le portrait d’un président italien fictif sur la fin et empoigne des sujets lourds. Il n’oublie cependant pas de nous en mettre plein les yeux, mais aussi plein le cœur, avec une profonde mélancolie qui traverse l’écran et nous envoûte. Du grand cinéma, dialogué à la perfection et filmé comme une œuvre d’art, du cinéma unique tel que seul l’Italien peut nous en offrir.

Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné:
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Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2026
Tout tenait jusqu’au moment où Sorrentino choisit, une fois de plus, de tout expliquer et de tout rationaliser. Là où il aurait pu accepter de laisser affleurer le doute — comme son personnage tente de le faire, en vain, tout au long du film.
Jerome
Jerome

50 abonnés 208 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2026
Quelques moments de lassitude à regarder cette fin de parcours d'un président bien las ; mais c'est bien joué avec de belles interrogations sur beaucoup de choses de la vie ; c'est aussi parfois un peu lourd et long..
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