La Grazia
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Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2026
Sorrentino fidèle à lui-même, flamboyant et inventif avec des scènes fortes visuellement et un gros travail sur la bande-son, et puis aussi dans ses travers, un peu trop dense et bavard. En reste du pur plaisir et un acteur gigantesque : Toni Servillo !
bruno donville
bruno donville

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2026
Captivant d'intelligence, de sensibilité, d'esthétique; ce cinéma italien nous élève et nourrit. Bravo!
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 333 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2026
Un film sur le dernier semestre de mandat du Président Italien.
On suit cet homme au carrefour d'une nouvelle vie et empreint à la mélancolie de son passé et aux doutes sur son présent et futur.

J'ai été touchée par cet homme qui a consacré sa vie à la politique et qui a toujours adopté une conduite de vie exemplaire et qui doit se questionner sur son après mandat et sur ses choix de vie en général.

Il est tiraillé par les démons de son passé qu'il doit laisser derrière lui pour trancher sur une loi qui va boulerser son pays et chamboulé ses convictions et sa foi.

C'est le propre de l'homme : est-ce qu'il va aller au bout de ses idées quitte à finir son mandat sur une note tranchér ou rester tranquille et laisser la lourde tâche à sa relève.

En plus de la maîtrise du sujet, le réalisateur n'en néglige pas pour autant l'esthétisme ! Chaque plan, chaque lumière et chaque musique est calculée au milimètre près : j'ai passé un grand moment de cinéma !

Rien n'est laissé au hasard et cela rend le récit unique !
J'ai aimé le mélange de classique avec la modernité qu'apporte la musique ! C'est détonant et ça fonctionne à merveille pour rendre l'oeuvre unique !

Ce film peut dérouter par son rythme contemplatif mais il a le mérite de se démarquer par son esthétisme mêlé à des questionnements fondamentaux et d'actualité !

Une réussite sur tous les plans !
Samus
Samus

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2026
« La Grazia » est un film à l’esthétique soignée, porté par de très belles images et une bande-son surprenante, qui contribuent à créer une atmosphère singulière. Le jeu des acteurs est juste et souvent touchant, ce qui rend certaines scènes particulièrement agréables à regarder.
Cependant, malgré ces qualités indéniables, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Le rythme, très lent, peine à captiver au début, et il faut attendre une bonne trentaine de minutes avant qu’une révélation vienne réellement éveiller notre curiosité. Malheureusement, cette promesse n’est pas tenue jusqu’au bout : le film retombe vite dans une narration floue, sans véritable fil conducteur ni objectif clair.
Les thématiques abordées sont intéressantes mais trop peu développées pour susciter une réelle émotion ou réflexion. En fin de compte, « La Grazia » laisse une impression mitigée : un bel objet visuel, mais sans véritable direction ni profondeur narrative.
Eric MAYNARD
Eric MAYNARD

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2026
Un film intelligent à la mise en scène élégante, oscillant entre émotion et ton narquois. Quand le pouvoir laisse la place au doute et à l'incertitude...
Aliou69
Aliou69

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5,0
Publiée le 10 février 2026
La grâce par la grâce.
Voilà une merveille.
Le Président de la République Mariano De Santis est bien embêté. A six mois de la fin de son mandat il doit prendre 3 importantes décisions. Signer une loi sur euthanasie et gracier ou non une femme qui a tué son mari violent et possessif, et ou un vieux prof d’histoire qui a tué sa femme en phase finale d’Alzheimer.
Contrairement aux apparences ce film ne traite pas vraiment du pouvoir ou de l’exercice du pouvoir. Les supers pouvoirs dont dispose Mariano en tant que Président de la République et qui sont rappelés en détail dans le générique, ne lui sont d’aucun secours. Les dilemmes que posent ce type de décisions peuvent concerner n’importe qui, vous ou moi. Sorrentino a pris comme exemple un président de la république seulement pour une question de dramaturgie. Comme Antigone est la fille d’un roi. Et encore un moyen de jouer avec le mot grâce
Les questions de Droit ou de Justice ne sont pas elles non plus un des axes principaux du film. Les connaissances encyclopédiques en Droit de Mariano dont il est le plus éminent représentant en Italie, ne lui sont elles aussi d’aucun secours. C’est juste des techniques que Mariano maitrise magistralement. En moins d’une minutes il corrige avec un surligneur le projet de loi sur euthanasie pour le préciser et le rendre inattaquable. A la fin Il enrobe juridiquement ses décisions de grâces présidentielles avec une facilité déconcertante.
Le film ne traite pas non plus vraiment du courage. Mariano sait très bien qu’il n’a jamais été courageux et il s’en fout. Jusqu’à maintenant il est parvenu à passer entre les gouttes grâce à son intelligence. De plus, à son âge et dans sa position le regard et la considération des autres lui importe peu. Il s'en fout même du Pape qui est par ailleurs son ami.
Bref, c’est en homme véritablement libre vis-à-vis de lui-même, des autres, des conventions, de la morale et des lois que Mariano doit prendre ses trois dernières décisions. Et pourtant il se sent perdu et seul. Comment décider quand l’incertitude et le doute sont irréductibles ? Comment forger son intime conviction ?
Et c’est là que c’est magnifique, pendant deux heure, pas longues pas ennuyeuses du tout comme j’ai pu le lire çà et là, que Sorrentino et Toni Servillo de manière majestueuse toute en retenue et facétie, nous montrent comment le Président Mariano De Santis arrive résoudre ses dilemmes.
Pour spolier un peu, en fait Mariano qui a déjà tout, cherche continuellement la grâce, l’acte, le geste juste en harmonie avec le tout.
Pour l’illustrer, Il reste obséder par sa défunte femme qui la première fois qu’il l’a vue, marchait avec une infinie grâce, pleine d’élégance et de légèreté dans la campagne.
Le film comme son nom l’indique traite presque exclusivement de la grâce. Il l’explore sous tous ses aspects : présidentiel, religieux, éthique, esthétique, etc.
Sorrentino a fait un travail méticuleux. Chaque image, chaque son, chaque dialogue est lié à la recherche de la grâce. « De l’importance des corps » aurait pu être aussi un sous-titre du film. Tant les danses, les chansons Rap, le corps du cheval agonisant, celui de l’astronaute flottant en apesanteur, du Président péruvien luttant contre une pluie battante, le plaisir de la première bouffée de cigarette… orientent inexorablement Mariano dans sa recherche. Une seule phrase de sa fille, et assistante, le libérera de son dilemme concernant l’euthanasie.
Pour être pompeux on pourrait dire, La Grazia est un film qui traite de grâce avec grâce.
En fin de compte, toujours chercher la grâce ne serait-il pas un excellent prétexte à la vie ?
Shana
Shana

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2026
Malgré des imperfections, le cinéma de Sorentino me fascine toujours, son ampleur, son intelligence de mise en scène, son inventivité, et la puissance d'interprétation des acteurs. Je préfère ne pas mettre en avant ce qui me plaît moins dans ce film. Vive Sorentino !
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2026
Le président de la République italienne, Mariano De Santis, arrive dans les derniers mois de son mandat, ce qui lui donne l'occasion de revenir sur ce qu'il a fait en tant que président, mais aussi dans sa vie. Il doit également regarder devant lui, car il doit encore prendre des décisions importantes. Paolo Sorrentino dresse le portrait d'un homme seul situé au sommet de la hiérarchie avec tous les pouvoirs et les devoirs que cela implique. Une glorification de ce rôle autour du patriarcat et de l'élitisme qui n'entraîne pas une profonde réflexion sur son rôle et les thèmes évoqués. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de dilemme malgré les décisions qu'il doit prendre, ce qui rend les enjeux caducs. Tout est vu par son prisme d'homme dépassé et ça se ressent dans le traitement. C'est d'un classicisme désuet avec un récit peu inspiré qui tourne constamment en rond. C'est encore une fois à l'image de ce personnage ni intéressant ni attachant. Bref, je n'ai une fois de plus pas accroché à un film de Paolo Sorrentino.
Clemalet
Clemalet

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
super film! super film le réalisateur garde sa patte que j'adore. l'histoire est prenante peut-être un peu molle parfois mais on s'y attache.
Françoise Legido
Françoise Legido

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2026
Extraordinaire, profond, philosophique. Une réflexion sur les responsabilités dans le choix, la difficulté de la prise de position tranchée à un certain niveau de pouvoir.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2026
Dilemme moral

Paolo Sorrentino, comme dans beaucoup de ses films, fascine ou irrite selon les cas, mais ne laisse jamais indifférent, ce qui reste l’apanage des très grands. Mariano De Santis, Président de la République italienne, est un homme marqué par le deuil de sa femme et la solitude du pouvoir. Alors que son mandat touche à sa fin, il doit faire face à des décisions cruciales qui l’obligent à affronter ses propres dilemmes moraux : deux grâces présidentielles et un projet de loi hautement controversé. 133 minutes encore une fois d’une grande beauté, qui soulève des questions morales auxquelles peuvent être confrontés des hommes politiques, qui malgré un long parcours dans le marigot du pouvoir, conservent encore un minimum d’humanité et de recul. Brillant, malgré quelques longueurs.
Aucune référence à des présidents existants, il est le fruit de l'imagination de l'auteur. Car, bien que fictif, le personnage du chef d’état Mariano De Santis est inspiré de plusieurs dirigeants italiens, à commencer par l’actuel président de la République italienne, Sergio Matarella, qui est veuf, a une fille qui l’accompagne dans des sorties officielles et a autrefois gracié un homme qui avait tué sa femme. Mais, contrairement à la plupart de ses réalisations, le cinéaste italien, peut-être touché par la grâce – je n’allais pas m’en priver -, a réussi à se débarrasser de certains tics parfois très agaçants - les décors dépouillés, les petits personnages réduits à des silhouettes esseulées, les scènes baroques… -, même si on se demande un peu ce qu’apporte l’astronaute et le chien-robot dans toute cette belle réflexion sur les coulisses du pouvoir. La délicatesse et la finesse sont les maîtres-mots de ce beau drame mis en scène, comme toujours, magistralement par un Sorrentino qui pour l’occasion semble avoir renoncé à tout cabotinage. Lui, l’insatiable amoureux des femmes, le perpétuel amateur de fêtes et de mondanités, nous livre une œuvre toute en retenue, en nuances et en non-dits. Superbe.
C’est la 7ème collaboration de l’immense Toni Servillo avec Sorrentino. Et, comme à chaque fois, il est impeccable. Ce type sait tout faire et il fait en général mieux que les autres. Un régal. La preuve, il a reçu la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à Venise. Il est évidemment fort bien entouré par Anna Ferzetti, Orlando Cinque, Massimo Venturiello… C’est donc un film de la vieillesse, sur ce moment où l’humain prend conscience de sa propre finitude. Confronté à l’euthanasie et d’épineux dossiers de grâces présidentielles, il descend de son piédestal présidentiel pour redevenir un simple être humain dévoré par le doute et les regrets. Servillo super star ! Sorrentino, définitivement un très grand cinéaste !
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
Une rareté : un film à voir sur grand écran, qui justifie de se déplacer jusqu’au cinéma et de supporter une demi-heure de publicités et de bandes-annonces. Tout est très léché : les prises de vue, la musique, les dialogues, les jeux d’acteurs. Un excellent moment de vrai cinéma. Seul bémol : quelques moments un peu trop chauvins/révérencieux vis à vis du président Toni Servillo (excellent dans son rôle, encore une fois).
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Je n’avais pas vu de films de Paolo Sorrentino depuis plus de 10 ans, « la Grande Bellezza », sorti en 2013 et oscarisé l’année suivante et que je n’avais toutefois pas aimé, et « Youth » sorti en 2015, et qui aurait lui mérité une palme d’or à Cannes, et que j’avais adoré …le film ne se réduisant pas à son affiche et à la chute de reins de Madalina Ghenea , qui représente à peine 30 secondes sur près de 2 heures de film…Avec la « Grazia » on change de registre…Mariano de Santis (Tony Servillo) est un président de la République italienne, en fin de mandat qui erre dans les salles du Quirinal, siège de la présidence. Sa fille Dorotéa (Anna Ferzetti) est sa conseillère…tous deux sont d’éminents juristes, Mariano de Santis n’a-t-il pas réécrit le code pénal…Ce professeur de droit, veuf et jaloux de sa défunte épouse, dont il est persuadé qu'elle l'a trompé 40 ans plus tôt avec un amant dont il ignore le nom… hésite sans fin à promulguer une loi sur l’euthanasie, sa fille le pousse à signer, sa foi catholique et son ami le Pape le poussent à ne pas signer… De plus, il doit décider de gracier, ou non, deux prisonniers condamnés pour les meurtres de leurs conjoints …la « Grazia » est film magnifique, à l’esthétique étudiée, presque trop millimétrée, qui brasse, sans en avoir l'air, et avec une dense légèreté, une quantité de thèmes : la solitude, le temps qui passe, la famille, la fidélité, la foi, la mort, etc…il met en scène un héros qui s’ennuie sous l’apparat…heureusement que son entourage est plus distrayant, entre une pétulante galeriste, un officier qui écoute du rap…et un pape noir en dreadlocks …
La photographie de Daria D'Antonio est magnifique que ce soit dans la scrutation des visages ou dans la restitution des paysages, souvent brumeux. Quant à l'interprétation, elle est excellente, avec, en particulier, un Toni Servillo au sommet de son art dans le rôle de Mariano De Santis …Présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2025, La Grazia a valu à Toni Servillo la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine.
Avec "La Grazia", Paolo Sorrentino offre une méditation mélancolique, voire crépusculaire, sur les thèmes de la certitude et du doute, en brossant le portrait d'un homme droit et mû par le bien commun…ce genre d’homme politique existe encore mais se fait rare !!!
corinne nord
corinne nord

4 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2026
Un président doit choisir qui gracier ok mais franchement je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire c'est long ça ne s'enchaîne pas quelques passages humour mais sinon? Je n'ai rien compris à la mise en scène ni au choix du scénario en dépit des efforts pour organiser
Fr_rouge
Fr_rouge

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2026
Excellent Sorentino ,le scénario est épatant . les personnages sont attachants , les acteurs excellents et on hésite entre l’humour , l’émotion et la tendresse
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