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khesanh76
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2,5
Publiée le 25 février 2026
Ce film est censé montrer les hésitations d'un Président de la République Italienne partagé entre une Loi sur l'Euthanasie et en parallèle le demande en grâce de deux détenus. Le démarrage est comme les vieux diesels : c'est long ! Ensuite on a du mal à accrocher aux hésitations, qui reviens sans cesse sur l'amour de la femme de sa vie ??? Là aussi c'est long, car cela n'apporte pas grand chose au récit. Les Palais Italiens sont splendides !
Avec "La Grazia", Paolo Sorrentino revient à son obsession première : les arcanes du pouvoir. Il imagine un président fictif, enfermé dans les dorures du palais, où le silence pèse plus lourd qu’un discours. Sous des airs parfois malicieux, le film scrute la solitude du sommet et redonne à la chose publique une forme de grandeur inattendue. Toni Servillo y est impérial, tout en failles et en retenue, dans un rôle crépusculaire qui marque durablement. Porté par une bande-son audacieuse et des fulgurances visuelles, le film retrouve l’ampleur et la grâce des plus belles heures du cinéaste.
Films après films un constat s’impose à moi comme une évidence : Paolo Sorrentino est mon réalisateur européen préféré. Après son excellent Parthenope le voici de retour avec son film sans doute le plus posé, le plus superbement écrit. Et cyniquement drôle. Mais aussi avec quelques séquences fantasques typiquement « sorrentinienne ». Il nous parle de la solitude d’un homme de pouvoir qu’il va bientôt devoir quitter. Une petite mort pour lui qui ne s’est jamais remis de la disparition de sa femme. Et de l’adultère dont il a été victime quelques années auparavant. Entre la vie et la mort le réalisateur napolitain avec son alter égo habituel Toni Servillo, magistral, tisse des liens : ceux de l’amour. La Grazia c’est la grâce présidentielle mais surtout la grâce de ce film dont la scène finale nous fait quitter la salle en lévitation. Et l’envie simple de dire : grazie signore Sorrentino.
on retrouve toute la mélancolie et le désabusé ment qui baignait déjà la grave belleza avec un peu plus d'amertume mais toujours aussi magnifiquement filme. et toujours le grand et sublime Toni Servillo pour servir avec finesse ce grand rôle
Sujets sérieux du pouvoir et de la décision qui s'amenuisent avec la vieillesse. Un peu de fantaisie dans les personnages malgré la gravité du sujet, parfois un peu trop invraisemblables pour paraître sincères. On a plaisir à suivre, mais juste un peu trop long.
2H13' sans s'ennuyer grâce à la richesse des relations interpersonnelles et des réflexions personnelles. Le rôle principal est remarquablement interprété. Dérision, fantaisie, passion, tout ce qu'on aime dans le cinéma italien est présent.
Sorrentino fidèle à lui-même, flamboyant et inventif avec des scènes fortes visuellement et un gros travail sur la bande-son, et puis aussi dans ses travers, un peu trop dense et bavard. En reste du pur plaisir et un acteur gigantesque : Toni Servillo !
Un film sur le dernier semestre de mandat du Président Italien. On suit cet homme au carrefour d'une nouvelle vie et empreint à la mélancolie de son passé et aux doutes sur son présent et futur.
J'ai été touchée par cet homme qui a consacré sa vie à la politique et qui a toujours adopté une conduite de vie exemplaire et qui doit se questionner sur son après mandat et sur ses choix de vie en général.
Il est tiraillé par les démons de son passé qu'il doit laisser derrière lui pour trancher sur une loi qui va boulerser son pays et chamboulé ses convictions et sa foi.
C'est le propre de l'homme : est-ce qu'il va aller au bout de ses idées quitte à finir son mandat sur une note tranchér ou rester tranquille et laisser la lourde tâche à sa relève.
En plus de la maîtrise du sujet, le réalisateur n'en néglige pas pour autant l'esthétisme ! Chaque plan, chaque lumière et chaque musique est calculée au milimètre près : j'ai passé un grand moment de cinéma !
Rien n'est laissé au hasard et cela rend le récit unique ! J'ai aimé le mélange de classique avec la modernité qu'apporte la musique ! C'est détonant et ça fonctionne à merveille pour rendre l'oeuvre unique !
Ce film peut dérouter par son rythme contemplatif mais il a le mérite de se démarquer par son esthétisme mêlé à des questionnements fondamentaux et d'actualité !
« La Grazia » est un film à l’esthétique soignée, porté par de très belles images et une bande-son surprenante, qui contribuent à créer une atmosphère singulière. Le jeu des acteurs est juste et souvent touchant, ce qui rend certaines scènes particulièrement agréables à regarder. Cependant, malgré ces qualités indéniables, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Le rythme, très lent, peine à captiver au début, et il faut attendre une bonne trentaine de minutes avant qu’une révélation vienne réellement éveiller notre curiosité. Malheureusement, cette promesse n’est pas tenue jusqu’au bout : le film retombe vite dans une narration floue, sans véritable fil conducteur ni objectif clair. Les thématiques abordées sont intéressantes mais trop peu développées pour susciter une réelle émotion ou réflexion. En fin de compte, « La Grazia » laisse une impression mitigée : un bel objet visuel, mais sans véritable direction ni profondeur narrative.
Un film intelligent à la mise en scène élégante, oscillant entre émotion et ton narquois. Quand le pouvoir laisse la place au doute et à l'incertitude...
La grâce par la grâce. Voilà une merveille. Le Président de la République Mariano De Santis est bien embêté. A six mois de la fin de son mandat il doit prendre 3 importantes décisions. Signer une loi sur euthanasie et gracier ou non une femme qui a tué son mari violent et possessif, et ou un vieux prof d’histoire qui a tué sa femme en phase finale d’Alzheimer. Contrairement aux apparences ce film ne traite pas vraiment du pouvoir ou de l’exercice du pouvoir. Les supers pouvoirs dont dispose Mariano en tant que Président de la République et qui sont rappelés en détail dans le générique, ne lui sont d’aucun secours. Les dilemmes que posent ce type de décisions peuvent concerner n’importe qui, vous ou moi. Sorrentino a pris comme exemple un président de la république seulement pour une question de dramaturgie. Comme Antigone est la fille d’un roi. Et encore un moyen de jouer avec le mot grâce Les questions de Droit ou de Justice ne sont pas elles non plus un des axes principaux du film. Les connaissances encyclopédiques en Droit de Mariano dont il est le plus éminent représentant en Italie, ne lui sont elles aussi d’aucun secours. C’est juste des techniques que Mariano maitrise magistralement. En moins d’une minutes il corrige avec un surligneur le projet de loi sur euthanasie pour le préciser et le rendre inattaquable. A la fin Il enrobe juridiquement ses décisions de grâces présidentielles avec une facilité déconcertante. Le film ne traite pas non plus vraiment du courage. Mariano sait très bien qu’il n’a jamais été courageux et il s’en fout. Jusqu’à maintenant il est parvenu à passer entre les gouttes grâce à son intelligence. De plus, à son âge et dans sa position le regard et la considération des autres lui importe peu. Il s'en fout même du Pape qui est par ailleurs son ami. Bref, c’est en homme véritablement libre vis-à-vis de lui-même, des autres, des conventions, de la morale et des lois que Mariano doit prendre ses trois dernières décisions. Et pourtant il se sent perdu et seul. Comment décider quand l’incertitude et le doute sont irréductibles ? Comment forger son intime conviction ? Et c’est là que c’est magnifique, pendant deux heure, pas longues pas ennuyeuses du tout comme j’ai pu le lire çà et là, que Sorrentino et Toni Servillo de manière majestueuse toute en retenue et facétie, nous montrent comment le Président Mariano De Santis arrive résoudre ses dilemmes. Pour spolier un peu, en fait Mariano qui a déjà tout, cherche continuellement la grâce, l’acte, le geste juste en harmonie avec le tout. Pour l’illustrer, Il reste obséder par sa défunte femme qui la première fois qu’il l’a vue, marchait avec une infinie grâce, pleine d’élégance et de légèreté dans la campagne. Le film comme son nom l’indique traite presque exclusivement de la grâce. Il l’explore sous tous ses aspects : présidentiel, religieux, éthique, esthétique, etc. Sorrentino a fait un travail méticuleux. Chaque image, chaque son, chaque dialogue est lié à la recherche de la grâce. « De l’importance des corps » aurait pu être aussi un sous-titre du film. Tant les danses, les chansons Rap, le corps du cheval agonisant, celui de l’astronaute flottant en apesanteur, du Président péruvien luttant contre une pluie battante, le plaisir de la première bouffée de cigarette… orientent inexorablement Mariano dans sa recherche. Une seule phrase de sa fille, et assistante, le libérera de son dilemme concernant l’euthanasie. Pour être pompeux on pourrait dire, La Grazia est un film qui traite de grâce avec grâce. En fin de compte, toujours chercher la grâce ne serait-il pas un excellent prétexte à la vie ?
Malgré des imperfections, le cinéma de Sorentino me fascine toujours, son ampleur, son intelligence de mise en scène, son inventivité, et la puissance d'interprétation des acteurs. Je préfère ne pas mettre en avant ce qui me plaît moins dans ce film. Vive Sorentino !