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2,0
Publiée le 15 juillet 2025
Cette énième adaptation de l'œuvre de Louis Cha marque le retour de Hark Tsui dans le genre du wuxia après plusieurs années et notamment ses deux films de propagande pour l'anniversaire du PCC. "Legends of the Condor Heroes" se déroule pendant le conflit entre les Jin et les Mongols avec au milieu des affrontements et de la quête du livre de Novem qui pourrait causer l'apocalypse, le personnage de Guo Jing qui est à la recherche de sa bien-aimée. Une histoire chargée qui n'est jamais canalisée, ce qui donne une narration complètement décousue, bourrée d'ellipses et lassante. Ça pouvait passer si le spectacle était au rendez-vous et qu'on était pris dans l'action, mais le film alterne de trop rares jolies prises de vue et des scènes hideuses sur fond vert. Ça pique les yeux tant la production est dépassée. C'est chaotique, monté à la hache, pas très bien joué, la pseudo-romance est gonflante et la musique de fond est agaçante. Bref, c'est loin d'être épique, et c'est même plutôt ennuyeux.
La partie pré-générique est une ouverture poussive et ennuyeuse qui ne promet rien de bon avant un générique esthétiquement absolument sublime comme de la poussière aux yeux puisque très vite on se dit qu'on ne reconnaît pas la flamboyance de Tsui Hark. Le pire est que deux autres éléments finissent par agacer ou gêner les quelques éléments de réussite. Ainsi on ne peut accepter une qualité visuelle aussi médiocre pour une telle production, les effets spéciaux sont très limites avec une présence numérique hideuse omniprésente il n'y a quasiment pas un décor naturel, la CGi est partout et d'autant plus visible que la qualité est à des années-lumière des productions occidentales. Puis ensuite il y a la voix of, trop envahissante et surtout qui n'a rien d'intéressant à dire tant elle est sur-explicative. Le récit se retrouve inutilement alambiqué, oscillant entre des redîtes ou des scènes superflues qui brisent toute tentative de souffle épique ce qui est un comble pour une fresque historico-fantastique digne de ce nom. Il y a bien quelques passages aux bribes TsuiHarkiennes évidentes, un triangle amoureux plutôt bien traité et quelques plans icôniques inspirés mais tout ça reste trop rare devant l'inconsistance de l'ensemble. Dommage... Site : Selenie
Malgré une hypertrophie d'effets (au rendu parfois excessivement numériques) à 75 ans, Tsui met à l'amande Hollywood en ressuscitant les spectres de Leone & Kurosawa, tout en célébrant, à l'ère d'une Chine colonialiste, l'indépendance des peuples.
Le patron revient aux affaires. Tsui Hark reste l'un des meilleurs metteurs en scène de son temps. La démesure et la maîtrise de sa mise en scène, nous font pardonner le sous texte discutable de son œuvre, tant le divertissement et l'émerveillement sont au rendez-vous. Peut être le meilleur blockbuster Chinois de 2025, au coude à coude avec Creation of the Gods 2. A voir absolument pour les amateurs.
superbe photo, scénario bien écrit, belles interprétation, les combats sont très agréables à regarder, les scènes sont grandioses on en prend plein les yeux
Adaptant le roman de Jin Yong, Tsui Hark signe avec The Legend of the Condor Heroes: The Great Hero une fresque martiale spectaculaire mêlant grande épopée, romance, amitié, trahison, loyauté ou encore aventure.
Le film brille particulièrement par ses personnages féminins, comme Huang Rong, dont l'évolution, ainsi que l’intelligence et la vivacité (qui s’illustrent notamment dans la scène de l’auberge). Son alchimie avec le protagoniste fonctionne, et de manière générale, les personnages sont parmi les points forts du film à quelques exceptions légèrement caricaturales.
La mise en scène mêle légendes et magie avec une fluidité étonnante, notamment lors du duel final où les 18 Paumes du Dragon de Guo Jing prennent une dimension presque mythologique. Visuellement, l’ambiance est soignée, avec des paysages ouverts contrastant avec des intérieurs feutrés, accentuant la tension dramatique. Certes, on est loin de la folie et l'inventivité du Tsui Hark hong kongais, mais son savoir-faire est toujours là, et se mêle avec brio à une production plus classique.
Les chorégraphies de combat sont plutôt réussies, nerveuses mais lisibles, elles donnent au spectateur la sensation d’assister à une danse guerrière. La séquence où Guo Jing traverse seul un camp mongol, au clair de lune, illustre bien ce sens du rythme et de la tension dramatique. Tsui Hark parvient à équilibrer moments d’action effrénée et instants plus calmes, ou même intimes.
En revanche, on peut reprocher au film une densité narrative (ainsi que certains dialogues) parfois trop lourde : la multiplication des factions, des techniques secrètes et des enjeux politiques n'aident pas à la fluidité et peuvent, parfois, casser le rythme et l'ambiance. Malgré cela, la richesse symbolique et la sincérité émotionnelle compensent largement ces faiblesses.
On ressort de The Legend of the Condor Heroes: The Great Hero avec l’impression d’avoir vu un chapitre vivant d’une épopée plus vaste, et si l'on ne retrouve pas la folie de Tsui Hark, il y a bien une partie de son savoir-faire.
Je me demande pourquoi je m’obstine encore à regarder ces Wu Xia Pan interminables, bourrés de considérations historiques et culturelles que je ne maîtrise pas, des personnages que je confonds les uns avec les autres et de batailles et combats qui n’éveillent pas spécialement d’échos en moi ? Parce que le nom de Tsui Hark reste un gage de qualité dans la sphère du blockbuster chinois ? Aujourd’hui, s’il est techniquement un maître, Hark aligne surtout les films patriotards bas-de-plafond. Pour poursuivre ma découverte de l’histoire chinoise ? Donc, ici, il y a les Mongols qui veulent envahir les Jin (qui sont à peu près des Mongols) en passant par chez les Song (qui sont des Chinois) dans les années 1200 : me v’la bien avancé pour comprendre pourquoi le Chinois élevé chez les Mongols a des pouvoirs magiques ! . Ma connaissance de la littérature chinoise ? On n’a pas affaire à un des Quatre Livres Extraordinaires mais à un truc écrit dans les années 50 (mais qui, comme pour les Trois Mousquetaires de Dumas, a fini par s’imposer comme la vision “réelle� de l’événement historique). Enfin, j’ai quand même essayé, j’ai apprécié les paysages, les héros charismatiques, les batailles avec ces sempiternels effets de vent (mais le numérique gâche un peu la fête)...avant de me noyer complètement dans les triangles amoureux qui n’en finissent pas de ne pas se résoudre, les discours sentencieux, les complots magiques et les relations complexes entre peuples de la steppe. Pourtant, il y a des trucs que j’ai trouvé vraiment très bien ces dernières années dans le cinéma populaire chinois, comme les “Detective Dee� ou certains polars teintés de considérations sociales. Peut-être qu’au début, quand je n’y connaissais absolument rien aux clichés et aux poncifs du cinéma chinois, je parvenais encore à m'émerveiller…alors que maintenant que je m’y retrouve un peu, j’ai l’impression qu’on me ressert toujours la même histoire. Peut-être aussi que puisque ces films sont là pour flatter, assez maladroitement d’ailleurs, la fibre patriotique du public, il faut simplement être chinois pour se sentir transporté. En tout cas, il y a quelque chose, dans la grammaire cinématographique de l’épopée historico-fantastique à gros budget maide in Empire du Milieu qui vient à bout des meilleures volontés…
La Légende des Héros du Condor est une grande fresque qui marque par son ambition, son souffle, son engagement visuel et émotionnel. Il offre un divertissement robuste, particulièrement pour les amateurs du genre wuxia.
Je ne connaissais pas la popularité de cette œuvre avant de voir le film et elle est surement bien respecté, mais en tant qu'amateur des films de Tsui Hark, j'ai trouvé ce film particulièrement indigeste car plombé par une romance insupportable saupoudré de flashback et qui tire inutilement en longueur. Reste que Tsui hark du haut de ses 74 ans arrive encore à charmer avec la fulgurance des quelques rares scènes de combat distiller dans le film.
Étrange mélange entre mélodrame, WuXia Pian classique et fresque épique, cette adaptation d'un roman fleuve chinois (déjà multi adapté sur grand écran) réserve quelques belles scènes au milieu d'une intrigue exagérément complexe (la première demi-heure accumule les informations issues du roman mais ici superflues).
Bien que j’aie déjà vu la version en série télévisée auparavant, ce long-métrage se démarque nettement de toutes les adaptations précédentes. À travers le regard de Guo Jing, le film nous plonge dans les raisons profondes de sa défense acharnée de la ville de Xiangyang.
À mon avis, il ne s’agit pas simplement d’une nouvelle version de Les Héros du Condor, mais plutôt d’une histoire inédite sur le concept du "Grand Chevalier", utilisant les personnages emblématiques du roman. En suivant le récit selon la perspective de Guo Jing, la narration reste fluide et cohérente, sans impression de dispersion.
Les acteurs ont su capter l’essence de leurs personnages : tour à tour adorables et espiègles, empreints d’un véritable esprit chevaleresque, mais aussi empreints de douceur et d’une prestance royale. Cette production cinématographique apporte une vision totalement nouvelle, et mérite une évaluation objective. C’est un film à recommander, et même à revoir une seconde fois sans hésitation.