Avis : Le Garçon qui faisait danser les collines - Page 2
Le Garçon qui faisait danser les collines
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Daniel Gonzalez10
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3,5
Publiée le 17 août 2026
Un film plein de fraîcheur avec des acteurs amateurs l action se passe en Macédoine du nord à notre époque dans une population qque peu coupée du monde Les yoruks cultivateurs de tabac La musique les traditions ancestrales le mariage arrangé premier amour de jeunesse La comédie joue avec la tragédie Les acteurs sont excellents l histoire simple mais plein de rebondissements Qui gagnera ?la modernité ou la tradition ? Du haut de la mosquée parviendront beaucoup d indices A voir
Super photo créative qui sert le récit. L’histoire quant-à elle reste simple mais assez complète. Les idées de plans sont intéressants et on sent une envie de bien faire. Les acteurs bien que non professionnels se fondent super bien dans le décors.
Vu au festival Quiff de Quimper le 4 février 2026.
Le film a quelques qualités: la principale étant qu’il est rafraîchissant et ne tombe pas dans trop d’écueils. L’humour le sauve et explique cette note. Mais on a vu des films plus profonds et subtils sur la question de la tradition versus modernité. Le plus gros problème réside dans le fait qu’il est trop occident-centré dans sa vision de ce qu’est la modernité et effeuille tous les thèmes de cette modernité de manière superficielle. La vision du monde traditionnel y est trop caricaturale pour être intéressante. Une comédie feel-good bien faite mais trop conventionnelle et réductrice qui ne plaira qu’aux occidentaux qui ont besoin de voir que leurs valeurs sont les bonnes tout en prétendant aimer la découverte d’une diversité culturelle inexistante si on y regarde bien.
Ces 1h39 nous ont paru plus longues qu'elles ne l'étaient réellement, c'est pas qu'on se soit vraiment ennuyé mais ça traîne un peu en longueur, c'est pas fou et on a pas rigolé toutes les 5 minutes non plus, c'est vraiment le genre de film à réserver à un certain public amateur de cinéma un peu exotique, peut-être.
Un film mignon avec des personnages attachants. A travers ce film, le spectateur découvre la culture Macédonienne, souvent méconnue. Il est intéressant de montrer cette jeunesse coincée entre un héritage culturel important mais ancien devant être perpétué, et une volonté de renouveau et de modernité. Les jeunes comédiens incarnent à merveille leurs rôles, et parviennent à transmettre leurs émotions au spectateur. Il est particulièrement marquant de voir la puissance de la volonté d’émancipation des deux protagonistes face à des situations très éprouvantes. Aya et Ahmet refusent de renoncer à leurs passions, la danse et la musique, afin de se cantonner à un schéma de vie prédéfini qu’ils n’ont pas choisi. Le courage dont font preuve ces personnages est admirable, ceux-ci osant s’opposer à leurs familles, quitte à tout perdre.
Le film est cependant assez lent, bien qu’il reste charmant.
Vu en avant-première avec deux collégiennes ; nous sommes rentrées toutes trois enchantées. Je ne savais pas à quoi m’attendre en entrant dans le cinéma car le pitch me laissait perplexe (un berger qui voudrait devenir DJ???). Quelle bonne surprise quand on tombe sur une pépite sans s’y attendre. Nous nous sommes complètement laissées embarquer dans cette comédie efficace, tendre et drôlatique. Les acteurs sont très justes, y compris les plus jeunes. Une mention particulière pour la superbe photographie qui nous transporte dans les paysages montagneux et préservés de Macédoine. Enfin, la BO enthousiasmante et apporte une vraie énergie au film. Je recommande chaudement d’aller voir DJ Ahmet, y compris en famille. Je pense qu’il est accessible à partir de 10-11 ans. J’espère qu’il rencontrera le succès qu’il mérite.
"Le garçon qui faisait danser les collines", vu en avant-première, est à couper le souffle. Il raconte la vie d'un jeune garçon en Macédoine. Les musiques sont géniales, tout comme les acteurs qui ont un talent fou. Ce film fait vivre mille et une émotions : du rire, des pleurs, de l'inquiétude, de la colère... spoiler: Son histoire avec Aya est magnifique. A voir absolument !
Ce n'est pas tous les jours que vous assistez à la projection d'un film en provenance de la République de Macédoine du nord ! D'autant plus désolant de se retrouver pendant 1/2 heure à se demander quand le film va vraiment commencer et ce que le réalisateur, dont c'est le premier long métrage, a derrière la tête. Et puis, d'un coup, à partir du moment où vous sentez qu'il y a quelque chose entre Ahmet et Aya, un déclic s'opère. Certes, il n'y a pas grand chose de nouveau sous le soleil, avec cette histoire de mariage arrangé que s'efforce de rejeter Aya, avec ces pères bornés et/ou violents, avec ce clivage entre une population de jeunes abonnés à tik-tok et de "vieux" qui ne comprennent rien aux aspirations de la jeunesse, mais on s'attache aux personnages d'Ahmet et de Aya, très bien interprétés par Arif Jakup et, surtout, Dora Akan Zlatanova. On s'attache aussi à Naim, le jeune frère d'Ahmet qui se refuse à parler et que son père voudrait guérir en le conduisant tous les jours chez une espèce de charlatan. On remarque également la qualité de la lumière et de la photo qu'on doit à Naum Doksevski. Par contre, à titre personnel, on regrette que l'écoute de la très belle musique traditionnelle de ce pays soit réduite à la portion congrue au contraire de la "musique" techno qu'on entend beaucoup et qui arriverait presque à faire passer ce qu'on entend dans "Sirat" pour de la véritable musique.
Le titre original est DJ Ahmet, et cela a son importance, car la musique est une des clés du film. Ce film nous montre surtout que les traditions ont la vie rude en Macédoine, et qu’il faut s’en libérer…spoiler: ..Un simple berger de brebis ( tout petit troupeau de vingt bêtes) va tomber amoureux
d’une jeune fille promise à un autre…...C’est l’enjeu du film, comment sauver la malheureuse… .Je dévoile un peu le scénario car il n’a aucune évidence pendant quatre vingt dix minutes. Les paysages sont mis en valeur constamment, et les visages rudes dont la gravité parfois interpelle….C’est un cinéma authentique et bienveillant, qui au fond avec élégance, transmet des valeurs et des émotions….Ne pas rater. On a une petite pensée pour le cinéma de Kusturica dans des formats plus longs
Très bon film , lumineux et gorgé de vie mais qui porte aussi un regard Politique sur les déterminismes Sociaux, Economiques et Culturels qui façonnent les destinées .
Ai vu « Le garçon qui faisait danser les collines » premier film du réalisateur macédonien, Georgi M. Unkovski. L’intégralité du film se déroule dans un tout petit village au nord de la Macédoine dont la population est principalement turque. Suite au décès de leur mère, Ahmet, 15 ans (Arif Jakuf) doit quitter l’école pour aider son père à la bergerie et Naïm, 6 ans (Agush Agushev incroyable de maturité) est devenu mutique. Le père (Aksel Mehmet) est bourru et ne comprend pas du tout ses fils qui se sentent métamorphosés quand ils écoutent de la musique techno. Ahmet veut aider Aya, adolescente du village (Doran Akan Zlatanova) à répéter des danses pour un spectacle folklorique. Les deux adolescents rêvent plus grand que ce village qui les enferme dans le carcan des traditions. Le film magnifiquement photographié est une très belle surprise. Le parcours initiatique est emprunt en permanence d’un humour fin et inattendu. Le poids de la religion, de l’oppression patriarcale, du commérage est contre balancé par des moments musicaux intenses rythmés et peut être à l’origine d’une liberté savamment souhaitée. La mise en scène est tout aussi moderne, colorée, dynamique que le village est archaïque et carcéral. « DJ Ahmet » titre d’origine, a remporté plusieurs prix dans de nombreux festivals et il est évident qu’il faudra suivre ce nouveau metteur en scène qui a un vrai sens artistique. Le scénario a des airs de conte et de feel-good movie : un berger tombe amoureux d’une étoile éprise de liberté. La réalisation est lumineuse, réjouissante, tendre. L’on passe d’une petite larme à de nombreux sourires et l’on ressort léger de la séance de ce film poétique dont le message principal est si actuel : L’art peut vous libérer de vos chaines.