Le Garçon qui faisait danser les collines
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FaRem

10 568 abonnés 11 415 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2026
Ahmet vit dans un village reculé et conservateur de Macédoine du Nord où il ne jouit d'aucune liberté. Il est en quelque sorte prisonnier d'un lieu, de la mentalité des gens et d'une relation avec un père qui n'a d'yeux que pour son cadet. Un cadre oppressif qui ne permet pas de rêver, mais Ahmet s'évade grâce à la musique. Une passion comme exutoire, mais aussi comme moyen de rébellion, et il n'est pas le seul à l'utiliser. Derrière chaque relation, il y a quelque chose sur le décalage générationnel entre tradition et modernité, l'hypocrisie religieuse, l'asservissement des femmes ou encore le deuil. Georgi M. Unkovski n'en fait pas trop et insuffle suffisamment d'humour pour alléger une histoire qui aurait pu être plus mélodramatique. C'est presque amusant de voir cette révolte ou plutôt la réaction de ces hommes face à cette ouverture qui leur fait peur. Il n'y a rien de révolutionnaire dans ce récit à la fois initiatique et de passage à l'âge adulte, mais "DJ Ahmet" est un film agréable porté par de jeunes acteurs convaincants et naturels.
traversay1

4 475 abonnés 5 349 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
À son titre français, Le garçon qui faisait danser les collines, on peut préférer DJ Ahmet, son intitulé original, qui exprime de manière concise tout ce que l'on trouve dans le premier long métrage de Geogi M. Unkovski. En vrac, un jeune berger en Macédoine du Nord, dans une communauté turque, une brebis rose égarée, un enfant mutique, une jeune fille face à un mariage arrangé. C'est comme si le cinéaste s'amusait avec ce fameux cliché, "entre tradition et modernité", très prisé des agences de voyage, mais qui prend ici tout son sens. Le film est terriblement drôle, un peu brusque parfois dans ses ruptures de ton, mais il a beaucoup de choses à dire et se moque avec malice de la religion comme du machisme ambiant. Le réalisateur, qui n'hésite pas à user de ralentis ni à se lover dans un délicieux réalisme magique, très esthétique, utilise en forme de contraste une musique électro qui transforme à l'occasion les forêts et les collines macédoniennes en terrain incongru pour une rave-party, presque sortie de Sirāt ! Bref, Le garçon qui faisait danser les collines interpelle, séduit et divertit, par sa vivacité, sa jeunesse, sa fraîcheur, son enthousiasme et sa joyeuse ironie. Comment ne pas succomber et s'attacher à ce petit monde des Balkans, entre tradition et ..., oui, vous savez bien ?
lionelb30

534 abonnés 2 897 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 juin 2026
L’intérêt principal est le lieu et la culture de ce village macédonien. Et également la difference entre la jeunesse et les traditions. C'est correct , quelques petits moments amusant mais assez classique dans le déroulé.
Jmartine
Jmartine

201 abonnés 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2026
Ce n'est pas tous les jours que l’on peut assister à la projection d'un film en provenance de la République de Macédoine du nord… et en particulier ses régions montagneuses peuplées par les Yörüks, bergers semi-nomades, au mode de vie traditionnel résistant tant bien que mal aux développements technologiques. Avec l’arrivée d’internet, les jeunes générations commencent peu à peu à s’éloigner du mode de vie de leurs parents et à nouer des contacts avec le mode extérieur…
Le jeune héros du film de Georgi M. Unkovski, évolue ainsi dans une enclave anachronique grignotée par les signes du contemporain…Ahmet a 15 ans et garde les moutons de son père, tout en s’occupant de son petit frère… et en rêvant de s’affirmer grâce à la musique et de devenir DJ Ahmet, titre original du film…. Il n’est pas insensible non plus aux charmes de sa voisine, Aya, qui a un plan secret pour échapper à un mariage arrangé avec un travailleur immigré en Allemagne.
Les jeunes filles yörük s’affichent bien en costumes hyper colorés et richement brodés — « folkloriques » pourrait-on dire —, mais elles s’entraînent d’arrache-pied sur une chorégraphie digne d’un girls band et destinée à faire le buzz sur TikTok…
Le conflit entre tradition et modernité est développé avec vivacité et drôlerie dans ce film sympathique, où la culture pop souffle un vent d’émancipation, tandis que les modes de vie locaux sont renvoyés à leur archaïsme… Certes, il n'y a pas grand-chose de nouveau sous le soleil, avec cette histoire de mariage arrangé que s'efforce de rejeter Aya, avec ces pères bornés et/ou violents, avec ce clivage entre une population de jeunes abonnés à Tik-Tok et de "vieux" qui ne comprennent rien aux aspirations de la jeunesse, mais on s'attache aux personnages d'Ahmet et d’Aya, très bien interprétés par Arif Jakup et, surtout, Dora Akan Zlatanova. On s'attache aussi à Naim, le jeune frère d'Ahmet qui se refuse à parler (depuis la mort de sa mère ??) et que son père voudrait guérir en le conduisant tous les jours chez une espèce de charlatan.
On peut regretter que l'écoute de la très belle musique traditionnelle de ce pays soit réduite à la portion congrue au contraire de la "musique" techno qu'on entend beaucoup trop !! Malgré les maladresses d’un premier film, le film n’est pas sans humour et se moque avec malice de la religion comme du machisme ambiant. Scène très drôle de l’iman du village qui recourt à la jeunesse pour créer son compte Facebook qui lui permettra de diffuser des musiques religieuses sur le haut-parleur de l’appel à la prière… Et, scène la plus étonnante du film, Ahmet puis son troupeau se retrouvent dans une rave party surprise au fond des bois — images insolites, à l’onirisme bienvenu, de ces moutons égarés sous les stroboscopes au milieu des « teufeurs » qui sautent dans tous les sens... On notera également la qualité de la lumière et de la photo qu'on doit à Naum Doksevski…
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 136 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 février 2026
Il y a comme ça des films que je ne vais pas faire semblant de totalement aimer mais dont je reconnais l'intérêt, je dirais même la fonction. Et ce premier long venu de Macédoine du Nord en fait partie car malgré une forme de naïveté, un côté mignon, il a pour vertu de rendre un cinéma "différent" accessible aux jeunes, de leur délivrer des messages importants sans les ennuyer, sans provoquer chez eux un seul désir : rejoindre le premier multiplexe venu et s'empiffrer de popcorn devant un bon gros blockbuster. Même si ce "Garçon qui faisait danser les collines" n'a pas la vie de nos ados il partage avec eux le goût de la musique qui insupporte les vieux (Ici les fanfares des Balkans sont remplacées par la musique électronique), la volonté d'exploser les traditions qui l'enferme, d'aimer qui il veut. Bref c'est un film qui parle de la jeunesse et qui s'adresse à elle, et rien que pour ça merci !

Vu en avant-première (Festival)
Fêtons le cinéma

848 abonnés 3 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
DJ Ahmet trouve une façon extraordinaire d’être de son pays, et ainsi d’inscrire son geste artistique dans une ruralité agricole rythmée par pâture et transhumance des bêtes, déplacements quotidiens en voiture et déscolarisation initiale du fils aîné, tout en en déréglant petit à petit son mode de fonctionnement, similaire en cela aux spoiler: maladresses technologiques de l’imam visiblement peu à l’aise avec la diffusion automatisée des prières
. Le film, par le biais de ses personnages principaux, représente ainsi une mutation sociétale sous l’aspect d’un pas de côté, d’une chorégraphie inspirée des traditions mais remixée avec une modernité qui heurte : la danse se fait à la fois le conservatoire des injonctions faites au féminin comme au masculin, dans une société patriarcale encore gouvernée par la spoiler: tyrannie des mariages arrangés entre familles
, et l’art permettant d’y échapper et d’exister pour soi au monde, de « trouver sa voix ».
Le réalisateur se plaît à subvertir, façon queer, un ensemble de symboles peuplant la banalité de cette communauté de Macédoine du Nord, de la brebis teinte en rose au minaret reconverti en boîte de nuit, sans oublier le tracteur sur lequel sont accrochées deux enceintes ; il injecte dans son récit une matière tragique, rappelant celle de Roméo et Juliette, en témoigne une clausule surprenante parce qu’émancipatoire. Sa mise en scène retranscrit le choc des générations par un entrelacs de scènes captées caméra à l’épaule, dans une esthétique néo-naturaliste, et de séquences musicales au ralenti tel un clip à la mode aujourd’hui ; elle sait construire un burlesque bienvenu qui déplace, sur le terrain de la satire douce, le conservatisme des aînées spoiler: réunies près d’un arbre pour s’adonner à la critique des jeunes, avant de courir à leur tour devant leur poste de télévision respectif comme des jeunes filles soucieuses de divertissement et de liberté
. Une très belle réussite, à l’équilibre appréciable.
Vu en avant-première au cinéma Turenne de Sedan.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2026
Dramatique et poétique, ce film sur le mariage arrangé peut être poignant mais souffre de dialogues faiblards et d'un manque d'action.
Coric Bernard

455 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2026
Ce premier long métrage de ce réalisateur macédonien est une belle réussite tant au niveau de la mise en scène avec les beaux paysages montagneux de la Macédoine du Nord que du scénario bien élaboré et lumineux. On assiste dans ce film à une belle histoire d’amour contrariée par les traditions patriarcales ancestrales que vient perturber ce jeune berger avec la musique techno. Le choix du jeunes acteur qui l’incarne est très judicieux et rend ce film agréable à visionner.

Bernard CORIC

(film visionné en projection de presse le 27/04/2026 au Club >Marbeuf à PARIS)
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2026
Il est rare de voir des films de Macédoine du Nord proposés à l'écran en France. Film très dépaysant qui présente une société très patriarcale avec le mariage forcé, l'éducation à la dure des jeunes (dormir dehors avec les brebis pour cause d'en avoir perdue une), mais malgré tout l'infiltration de la modernité avec Internet et TikTok et l'expression des sentiments, quitte à ce qu'ils contrarient les parents. De beaux paysages. Beau film que je recommande. De
Simon Bernard
Simon Bernard

205 abonnés 689 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Ahmet est un jeune homme vivant dans un village très rural du sud de la Macédoine. Suite au décès de sa mère, il est obligé d'arrêter l'école pour se concentrer sur son activité de berger pour aider son père. Suivi en permanence par son petit frère qui l'admire, Ahmet fait la connaissance de sa voisine, qui prépare une chorégraphie. La musique va les réunir. En salle le

spoiler: "Le garçon qui faisait danser les collines" est une petite pépite qu'il ne faut surtout pas manquer. Rien n'est dissonant dans ce récit qui mêle habilement tradition et irruption de la modernité par la jeunesse sans jamais se montrer gratuit avec ses sujets. L'humour est percutant, les personnages sont éclatants, la musique nous emmène dans cette craquelure tendre qui sépare deux époques dans un même univers de collines et de forêts verdoyantes.
Saltabanque22
Saltabanque22

26 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2026
Le film séduit par sa douceur et son regard sensible sur un quotidien rural empreint de poésie. La mise en scène prend le temps d’installer son atmosphère, avec de beaux paysages et une attention sincère portée aux personnages.

Cependant, passé la première demi-heure, le récit semble marquer le pas : l’histoire avance peu pendant un moment, au risque de diluer l’attention du spectateur. Ce choix de rythme, contemplatif, pourra autant charmer que frustrer selon les attentes.

On apprécie malgré tout les touches d’humour discrètes mais efficaces, notamment le clin d’œil savoureux autour des haut-parleurs de la mosquée, qui apporte une légèreté bienvenue. Un film imparfait mais attachant, qui mise davantage sur l’ambiance et l’émotion que sur une narration dynamique.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2025
Enfin le retour de la “comédie des Balkans” ! Un film qui utilise bien le grand écran pour, à la fois, décrire une société serbe rurale en perdition (pauvreté, patriarcat rétrograde, acculturation,…) sans s’appesantir et tracer l’insouciance victorieuse de la jeunesse vue à travers trois personnages classiques (la belle jeune fille que l’on s’apprête à marier, le beau jeune homme pauvre “emprisonné” par son père pour toutes les corvées …et son jeune frère, qui ne veut-peut plus parler depuis un choc traumatique que l’on découvre peu à peu.
Et l’apparition d’une brebis rose viendra vous conforter dans cette heure et demie de voyage heureux dans une Serbie qui rejoint doucement l’espace européen avec ce jeune berger DJ en tracteur…
Garolo
Garolo

8 abonnés 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 avril 2026
une histoire drôle et touchante qui fait voyager avec des acteurs très justes dans leur interprétation.
Daxie
Daxie

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2026
Super photo créative qui sert le récit. L’histoire quant-à elle reste simple mais assez complète. Les idées de plans sont intéressants et on sent une envie de bien faire. Les acteurs bien que non professionnels se fondent super bien dans le décors.

Vu au festival Quiff de Quimper le 4 février 2026.
lorbous
lorbous

1 abonné 52 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2026
Le film a quelques qualités: la principale étant qu’il est rafraîchissant et ne tombe pas dans trop d’écueils. L’humour le sauve et explique cette note. Mais on a vu des films plus profonds et subtils sur la question de la tradition versus modernité. Le plus gros problème réside dans le fait qu’il est trop occident-centré dans sa vision de ce qu’est la modernité et effeuille tous les thèmes de cette modernité de manière superficielle. La vision du monde traditionnel y est trop caricaturale pour être intéressante. Une comédie feel-good bien faite mais trop conventionnelle et réductrice qui ne plaira qu’aux occidentaux qui ont besoin de voir que leurs valeurs sont les bonnes tout en prétendant aimer la découverte d’une diversité culturelle inexistante si on y regarde bien.
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