Derniers Avis : Le Garçon qui faisait danser les collines - Page 3
Le Garçon qui faisait danser les collines
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lorbous
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2,0
Publiée le 8 juin 2026
Le film a quelques qualités: la principale étant qu’il est rafraîchissant et ne tombe pas dans trop d’écueils. L’humour le sauve et explique cette note. Mais on a vu des films plus profonds et subtils sur la question de la tradition versus modernité. Le plus gros problème réside dans le fait qu’il est trop occident-centré dans sa vision de ce qu’est la modernité et effeuille tous les thèmes de cette modernité de manière superficielle. La vision du monde traditionnel y est trop caricaturale pour être intéressante. Une comédie feel-good bien faite mais trop conventionnelle et réductrice qui ne plaira qu’aux occidentaux qui ont besoin de voir que leurs valeurs sont les bonnes tout en prétendant aimer la découverte d’une diversité culturelle inexistante si on y regarde bien.
C'est un film que j'ai découvert grâce à une soirée carte blanche de mon cinéma préféré. Le ton est rafraichissant ainsi que la mise en scène entre Ken Loach, Sergio Leone et Tarantino. Oui vous avez bien compris, un ovni. De bons acteurs pour des personnages auxquels on s'attache tout de suite et surtout une super bande son !
Très bon film , lumineux et gorgé de vie mais qui porte aussi un regard Politique sur les déterminismes Sociaux, Economiques et Culturels qui façonnent les destinées .
L’intérêt principal est le lieu et la culture de ce village macédonien. Et également la difference entre la jeunesse et les traditions. C'est correct , quelques petits moments amusant mais assez classique dans le déroulé.
Un vent d'air frais, musical et cinématographique nous vient de Macédoine avec cette histoire d'Ahmet qui s'invente DJ pour plaire à Aya, aide l'iman de son village qui a du mal avec la technologie et tente de faire le deuil de sa maman tout en protégeant son (touchant) petit frère. Les jeunes acteurs sont tous épatants.
Belle évocation de la Serbie , entre modernité et tradition. Des acteurs naturels, notemment un petit bonhomme exctraordinaire . Et puis, l’amour est universel, même pour les plus jeunes. On aime les suivre dans cette aventure.
Le titre original est DJ Ahmet, et cela a son importance, car la musique est une des clés du film. Ce film nous montre surtout que les traditions ont la vie rude en Macédoine, et qu’il faut s’en libérer…spoiler: ..Un simple berger de brebis ( tout petit troupeau de vingt bêtes) va tomber amoureux
d’une jeune fille promise à un autre…...C’est l’enjeu du film, comment sauver la malheureuse… .Je dévoile un peu le scénario car il n’a aucune évidence pendant quatre vingt dix minutes. Les paysages sont mis en valeur constamment, et les visages rudes dont la gravité parfois interpelle….C’est un cinéma authentique et bienveillant, qui au fond avec élégance, transmet des valeurs et des émotions….Ne pas rater. On a une petite pensée pour le cinéma de Kusturica dans des formats plus longs
Un jeune berger, adepte de musique techno, découvre l'amour et défie le conservatisme de son village natal. Film atypique, tendre et drôle en provenance de Macédoine du Nord !! Une narration qui prend son temps pour installer et approfondir ses personnages. Un conte plein d'espoirs qui fait du bien.
Joli film tourné en Anatolie où une histoire de musique et d’amour entre un petit berger et une jolie jeune fille vient contrarier le mariage programmé entre ces deux rejetons de famille turques bien conservatrices… un peu long (et mièvre ?) mais poétique et finalement bien sympathique. La photo est remarquable.
Premier film décoiffant, encore plus quand on le découvre en film surprise. On parle turc dans ce village perdu dans les montagnes et on est musulman, et pourtant les vêtements féminins ne sont pas habituels (un peu style kabyle) et la production est d'Europe centrale…. Le résultat est une bonne surprise, nous sommes effectivement en Macédoine chez les Yuruks, survivance de communautés religieuses englobées à l'époque dans l'empire ottoman. Ce premier film allie plusieurs facettes, avec talent: portrait familial, humour, poésie et satire sociale des traditions ancestrales. Un père triste, deux frères complices mais d'âge différent, quelques moutons à élever, la misère quotidienne à fleur de peau. Cette fiction pourrait être bien noire, mais le film va astucieusement "rosir" le trait, ajouter de vrais gags, parsemer de la poésie au milieu de la forêt, et tordre le cou à la fête du village. Le titre original ciblait mieux l'importance de la musique, celle que portait dans ses tripes la mère disparue prématurément. On se demande un instant si Ahmet n'est pas passé par "Sirat"! Et les jeunes filles apprennent à danser sur Tiktok… en pleine montagne, loin de toute modernité. Le garçon Naim ne parle plus mais entend parfaitement tour ce qui se trame, à l'ombre de son grand frère. spoiler: On détourne tout, y compris la sono du minaret! Rappelez-vous aussi la bande de sœurs dans Mustang, film turc d'il y a dix ans, dans une autre région reculée et traditionnelle, l'ambiance est la même. Chapeau, pour un premier film, c'est un scénario risqué, mais la mayonnaise prend, tant cet instantané est tellement réussi dans la description des fossés sociaux colossaux de nos sociétés actuelles, et la mise en scène respectueuse de positions de chacun. Cine surprise AFCAE mai 26
Ce film est particulièrement réussi et sympathique. Il pose le problème de la modernité et des traditions  dans un village, reculé de macédoine du Nord
Ce n'est pas tous les jours que vous assistez à la projection d'un film en provenance de la République de Macédoine du nord ! D'autant plus désolant de se retrouver pendant 1/2 heure à se demander quand le film va vraiment commencer et ce que le réalisateur, dont c'est le premier long métrage, a derrière la tête. Et puis, d'un coup, à partir du moment où vous sentez qu'il y a quelque chose entre Ahmet et Aya, un déclic s'opère. Certes, il n'y a pas grand chose de nouveau sous le soleil, avec cette histoire de mariage arrangé que s'efforce de rejeter Aya, avec ces pères bornés et/ou violents, avec ce clivage entre une population de jeunes abonnés à tik-tok et de "vieux" qui ne comprennent rien aux aspirations de la jeunesse, mais on s'attache aux personnages d'Ahmet et de Aya, très bien interprétés par Arif Jakup et, surtout, Dora Akan Zlatanova. On s'attache aussi à Naim, le jeune frère d'Ahmet qui se refuse à parler et que son père voudrait guérir en le conduisant tous les jours chez une espèce de charlatan. On remarque également la qualité de la lumière et de la photo qu'on doit à Naum Doksevski. Par contre, à titre personnel, on regrette que l'écoute de la très belle musique traditionnelle de ce pays soit réduite à la portion congrue au contraire de la "musique" techno qu'on entend beaucoup et qui arriverait presque à faire passer ce qu'on entend dans "Sirat" pour de la véritable musique.
J’ai beaucoup aimé ce film: la qualité de l’image est superbe, les tenues sont magnifiques et l’histoire est vraiment touchante. C’est un très beau récit, à la fois esthétique et émouvant, qui m’a vraiment marqué.
Ce premier long métrage de ce réalisateur macédonien est une belle réussite tant au niveau de la mise en scène avec les beaux paysages montagneux de la Macédoine du Nord que du scénario bien élaboré et lumineux. On assiste dans ce film à une belle histoire d’amour contrariée par les traditions patriarcales ancestrales que vient perturber ce jeune berger avec la musique techno. Le choix du jeunes acteur qui l’incarne est très judicieux et rend ce film agréable à visionner.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse le 27/04/2026 au Club >Marbeuf à PARIS)