Le Testament d'Ann Lee
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Direct-actu.fr
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353 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2026
Avec Le Testament d’Ann Lee, la réalisatrice Mona Fastvold s’empare d’une figure peu connue de l’histoire religieuse occidentale. Le film retrace la trajectoire d’Ann Lee, femme issue d’un milieu modeste de l’Angleterre du XVIIIᵉ siècle qui deviendra la fondatrice d’un mouvement spirituel radical, les Shakers. Cette communauté religieuse se distingue par une pratique singulière de la foi, où chants, mouvements corporels et prières collectives tiennent une place centrale dans l’expérience spirituelle.

Dès les premières scènes, le film installe une atmosphère particulière. Le récit ne se contente pas de suivre un destin historique classique, il cherche aussi à traduire une expérience intérieure. Les cérémonies religieuses, souvent filmées comme des moments de transe collective, donnent au récit une dimension presque hypnotique. Les fidèles ne se contentent pas de prier, ils vivent leur foi dans le corps, par la danse, les gestes et les chants qui rythment leur communauté.

Au cœur de ce dispositif se trouve Amanda Seyfried. L’actrice porte littéralement le film sur ses épaules. Son interprétation d’Ann Lee mêle détermination, fragilité et conviction mystique. Elle incarne une femme persuadée d’avoir une mission spirituelle, capable d’attirer autour d’elle des disciples fascinés par sa vision d’une société plus égalitaire. Cette présence charismatique explique en grande partie la force du personnage et l’influence qu’elle exerce sur ceux qui l’entourent.

Le film accorde également une grande importance à l’univers visuel et sonore. Le travail sur la musique, inspirée des hymnes traditionnels des Shakers, renforce l’impression d’assister à un rituel plus qu’à un simple récit historique. La chorégraphie des prières, conçue comme un véritable langage corporel, participe à la singularité de l’œuvre. La foi y apparaît comme une expérience collective où le groupe se construit à travers des gestes partagés.

Mais cette radicalité esthétique peut aussi désorienter. La répétition des scènes de transe et de prière accentue la dimension mystique du récit au point de créer parfois une distance avec le spectateur. Le film semble alors osciller entre fascination pour cette ferveur religieuse et interrogation sur ses limites.

Au final, Le Testament d’Ann Lee propose moins une biographie classique qu’une immersion dans une expérience spirituelle hors norme. Le film s’intéresse à la puissance d’une croyance capable de fédérer une communauté entière, mais aussi à la manière dont une vision personnelle peut devenir un projet collectif. C’est cette tension entre idéal, foi et influence qui donne au récit sa dimension singulière.

Amanda Seyfried joue dans un film entre deux feux. D’un côté les décors sont beaux, la photographie également, mais les scènes à répétition de transe et de danses cathartiques finissent par créer une redondance. Après ce film a comme audace de dévoiler le quotidien de l’une des figures emblématiques et oubliées des Shakers.




Vu en projection de presse début février 2026
eldarkstone

301 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Un Film complètement fou, à contre-courant des films Religieux habituels ! Terrifiant, violent, avec des Actrices comme possédées par leur rôle !
Pascal
Pascal

243 abonnés 2 298 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
Parcours de la fondatrice de la secte évangélique des Quakers/Shakers au XVIII eme siècle la dénommée Ann Lee.

Reposant sur l'abstinence sexuelle, la promesse du paradis, les cérémonies pouvant être conduites par une femme, les danses qui prennent la forme du ballet, les chants enjoués, voilà un culte religieux qui promeut l'expression démonstrative de l'élan vital.

On peut regretter le manque de détails sur la vie de Ann Lee, mais la beauté des images magnifiées par l'emploi du clair obscur, le sujet lui-même, contrebalancent le manque trop fréquent de dialogues profonds.
Spider cineman
Spider cineman

212 abonnés 2 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
Il fallait oser le film historique sur une congrégation religieuse assez rigoriste, c est d un certain point de vue intéressant comme un documentaire, néanmoins passe cet argument pour visionner le film on a quand même des interprétations assez convaincantes, il reste que je suis au final reste sur ma faim sur ce scénario
Fabien D
Fabien D

212 abonnés 1 248 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2026
Si le sujet avait de quoi intriguer le testament d'Ann Lee est totalement raté et cela malgré ses qualités esthétiques, qui peuvent évoquer le cinéma de Terrence Malick, et l'interprétation très habitée de Amanda Seyfried. Le problème premier est sans doute le scénario qui ne creuse rien des raisons qui poussent les fidèles à accepter une forme si rigoriste de religion. N'insistant que sur la chasteté, comme principe même des shakers, le film effleure des problématiques importantes, autour notamment d'une vision féministe de la religion, pour mieux mettre en scène des passages de comédie musicale poussifs voire ridicules. Le film devient très rapidement pénible tant par son manque de recul critique que par ses visions à la fois austères et kitsch du fait religieux. Le film est long et s'ennuie beaucoup et on ne s'intéresse jamais à ce qui est raconté. Un vrai ratage.
Fiers R.
Fiers R.

198 abonnés 820 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Vu à Montréal.

C’est peu étonnant de savoir que la réalisatrice Mona Fastvold est la collaboratrice privilégiée et accessoirement la compagne de Brady Corbet à qui l’on doit l’incroyable œuvre monumentale – dans tous les sens du terme – « The Brutalist ». Certes, moins impressionnante et définitive, « Le testament d’Ann Lee » n’en demeure pas moins un sacré morceau de cinéma qui ne ressemble à rien de connu. Le couple creuse un sillon rare, intelligent et ambitieux dans le cinéma d’auteur américain à la fois surprenant et revigorant mais pas fait pour tous. On n’est clairement pas dans du cinéma de pur divertissement et il faut savoir se fondre au rythme et à la singularité de leurs œuvres respectives. Celui-ci nous a peut-être moins convaincu que le morceau de trois heures et trente minutes de son époux mais il n’en demeure pas moins unique en son genre et passionnant sur bien des aspects.

Conte gothique, œuvre spirituelle ou anticléricale, drame d’époque, dissection sur la foi et le sectarisme, film musical ou encore dissertation théologique, « Le Testament d’Ann Lee » est bien des choses mais ne choisit jamais vraiment. Voilà une œuvre protéiforme dans les genres qu’elle aborde et qui lui donne le statut de long-métrage totalement inclassable. C’est comme si les poulains de l’écurie A24 (le Ari Aster de « Midsommar » pour le côté secte et le Robert Eggers de « The Witch » pour le versant gothique de la Nouvelle Angleterre à la même époque) rencontrait « Black Swan » pour les scènes de danse/transe mixé au sein d’une œuvre théologique (n’importe laquelle au choix). Un sacré cocktail qui s’avère pourtant profondément cohérent et maîtrisé à l’écran.

Fastvold s’inspire de l’histoire de la véritable Ann Lee et du dogme qu’elle a créé en Angleterre au XVIIIème siècle. Une femme pieuse que la vie n’a pas gâtée et qui, soi-disant éprise de visions, se voit comme la seconde réincarnation, féminine, du Christ. Elle décida alors de fonder une congrégation outre-Atlantique, qu’on nommera les Shakers par leur manière de prier en dansant et tremblant. C’est d’ailleurs dans la mise en scène de ces prières très particulières, mélange de transe saccadée et de ballet contemporain, que la cinéaste brille le plus. Ces moments atmosphériques et hypnotiques sont mis en scène avec beaucoup d’inventivité. D’ailleurs, la plus belle réussite du long-métrage est sans conteste sa mise en scène de toute beauté, entre le « Sleepy Hollow » de Burton pour les aspects les plus fous et la poésie plus sage du récent « Hamnet » de Chloë Zhao. « Le testament d’Ann Lee » est une œuvre de toute beauté dont les fulgurances visuelles nous percutent la rétine.

La performance d’Amanda Seyfried est également impossible à mettre de côté dans les qualités intrinsèques du film. Probablement le rôle d’une vie, elle réussit donc un doublé avec le carton au box-office de « La femme de ménage ». Cependant, l’abondance thématique du long-métrage est parfois excessive. Féminisme, religion (d’ailleurs le film ne tranche pas sur le pour ou le contre), sectarisme et création d’un culte ou encore poids des traditions et du patriarcat, le film a beaucoup à dire mais les deux heures du film ne suffisent pas. On a parfois l’impression que « Le testament d’Ann Lee » ouvre beaucoup de pistes thématiques mais sans les clore.

Les décès de ses enfants et les relations sexuelles imposées en plus d’une fascination pour Dieu semblent être la cause des choix de « Mother Ann », comme l’appellent ses adeptes mais rien n’est vraiment expliqué, ce qui n’est pas forcément un tort. En revanche, les séquences chantées (à contrario de celles dansées) cassent la tonalité de l’ensemble et paraissent sortir de la version comédie musicale édulcorée du film. L’ambiance étant plutôt sombre et tragique, elles dénotent. Voilà donc un film peu commun, difficile à digérer, mais dont on ne peut nier les nombreuses qualités notamment formelles et un côté totalement authentique et unique.

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Alolfer
Alolfer

174 abonnés 1 648 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
Loin d'être accessible à tous, Le testament d'Ann Lee a, au moins l'audace de tenter quelque chose de rafraîchissement. Son rythme hypnotisant, sa comédie musicale entraînante et sublime, nous plonge dans un personnage énigmatique mais à la fois en avance sur son temps.

Amanda Seyfried s'est donné comme jamais et cela se ressent.

Pas pour tout le monde, mais une expérience particulière
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

170 abonnés 531 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2026
Ai vu « Le testament d’Ann Lee » de la réalisatrice norvégienne Mona Fastvold. Avant tout il est bon de savoir qu’Ann Lee est née en 1736 en Angleterre et est la fondatrice des Shakers, mouvement religieux proche du protestantisme. Elle pensait être la ré-incarnation féminine du Christ. Persécutée par les anglais, elle part avec ses adeptes aux Etats-Unis pour convertir de nouveaux disciples à son mouvement qui prône la frugalité, la chasteté, le travail, l’intégrité, l’égalitarisme. La bande-annonce est somptueuse et promettait beaucoup. Le film s’avère être extrêmement original dans sa forme, puisqu’on ne sait pas très bien s’il s’agit d’une comédie musicale, d’un épisode psychédélique de « La petite maison dans la prairie », où d’un objet non identifié à ce jour. C’est un film d’une grande originalité mais qui a surtout la vertu d’agacer très vite et d’être construit avec une formule trop identifiable et systématique : voix off, illustration cinématographique de la narration de la voix off en version musicale, scènes parlées, voix off, illustration… en 5 chapitres et pendant 2h15. Le chant est assez proche du miaulement, les chansons mystiques sont très répétitives et interchangeables, l’agitation frénétique est ce qu’on pourrait qualifier de danse. La première heure passée, foncièrement pénible, les choses se calment un peu, mais il n’y a plus vraiment de rythme car Ann Lee n’a pas eu une vie très palpitante non plus. Le film a un côté Power Flowers, mais il fait penser aussi à certains clips de Kate Bush, bien évidemment à l’univers de Terrence Malick, mais aussi à un spectacle du Puy du Fou en l’honneur d’une illuminée. Amanda Seyfield se donne corps et âme à son rôle et est de tous les plans. Aucune émotion et la ligne rouge du ridicule est souvent franchie. La réalisatrice voudrait probablement que le spectateur entre en transe comme ses personnages puisque sa mise en scène fait tout pour cela, mais en ce qui me concerne c’est l’inverse que cela a provoqué. Un rejet presque immédiat !
noodles2
noodles2

114 abonnés 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2026
Irregardable. Une souffrance. une longue messe d'une longueur abyssale.. des chants stridents et répétitifs.
J'ai arrêté au bout d'1H
Corinne76100
Corinne76100

85 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2026
Film assez ambivalent qui provoque fascination et répulsion. 2 heures à me dire: je quitte la salle/je ne quitte pas la salle... Mais la volonté d'aller jusqu'au bout a été plus forte. Sur une mise en scène très originale (comédie musicale), l'histoire de cette femme est assez sordide (des pratiques sectaires parfois grotesques, des invraisemblances) mais la prestation d'Amanda S en vaut le coup.
Christian RZ
Christian RZ

83 abonnés 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
Le film prend la forme, un peu inattendue, d’une comité musicale pour raconter l’histoire d’une secte pas si prospère, et dont on doute un peu que les chants et danses aient pu être aussi chorégraphies en leur temps…
donniedarko1
donniedarko1

71 abonnés 250 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
Comédie musicale sur la secte des Shakers aux Etats-Unis. Le film offre quelques fulgurances, mais demeure in fine d’un ennui très poli. Amanda Seyfried est épatante comme toujours.
Cadreum
Cadreum

54 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
Certaines vies semblent trop étroites pour contenir l’utopie issue de leur douleur. Écrit en duo avec Brady Corbet, le film de Mona Fastvold suit Ann Lee, ouvrière anglaise du XVIIIᵉ siècle devenue prophétesse et fondatrice du mouvement shaker. Mais là où le récit aurait pu adopter la linéarité d’une biographie ascendante, il préfère se fragmenter, avançant par strates, par blocs d’expérience. Dans ce geste, le film entre en résonance avec The Brutalist : là où Corbet pensait l’utopie à travers l’architecture, comme une tentative de donner forme au traumatisme, Fastvold en propose ici le versant religieux, tout aussi structuré mais infiniment plus instable, où ce ne sont plus des briques mais des corps qui tentent, tant bien que mal, de tenir ensemble.

En adoptant le point de vue d’une disciple shaker, le film maintient Ann Lee à distance, toujours légèrement décalée, façonnée par un regard qui la vénère autant qu’il la fabrique. Elle ne s’impose jamais comme une figure stable, mais comme une image en circulation, à la croisée de la foi, du besoin et du récit. Cette indétermination traverse tout le film et trouve sa forme la plus aboutie dans un montage qui ne cherche pas à résoudre les contradictions.

Marquée par la pauvreté, les violences et la perte de ses enfants, Ann Lee convertit peu à peu sa douleur en visions, donnant forme à une communauté égalitaire fondée sur la propriété collective et l’abstinence. Ainsi, le film ne se contente pas d’enregistrer un idéal. Il en montre aussi les conditions d’émergence. Cette tension se prolonge dans le traitement du musical : les cérémonies conçues par Celia Rowlson-Hall ne relèvent pas d’une élévation harmonieuse mais d’un débordement du corps, fait de danses, de chants et de convulsions, comme si la foi ne pouvait s’exprimer qu’à travers ce qu’elle prétend discipliner. La photographie de William Rexer accentue encore ce trouble, organisant l’espace en tableaux contrastés où les silhouettes émergent de la pénombre.

Lorsque la communauté migre vers l’Amérique, l'utopie se déploie avec une forme d’inclusivité presque trop parfaite, jusque dans sa relation aux peuples autochtones, esquissée comme une coexistence harmonieuse qui frôle parfois l’idéalisation. Ce choix apparaît à la fois comme promesse de recommencement et comme espace déjà traversé par d’autres violences, inscrivant le rêve shaker dans une géographie coloniale et raciale à peine formulée mais toujours présent en toile de fond.

Porté par la prestation magistrale d’Amanda Seyfried, le film ne cesse de revenir à cette idée d’une foi suspendue, toujours sur le point de s’élever sans jamais pouvoir se détacher tout à fait du monde qui l’a fait naître. Les plans zénithaux, les regards levés, les corps tendus vers le ciel traduisent cette aspiration à la transcendance, aussitôt rattrapée par la gravité, comme si chaque élan portait déjà en lui sa propre chute. Entre élévation et effondrement, The Testament of Ann Lee offre une interrogation plus vaste sur notre besoin de croire en des formes capables de nous dépasser, tout en sachant qu’elles restent inévitablement prises dans ce qui les limite. Et c’est peut-être là que le film touche à quelque chose de plus vertigineux encore : l’idée que toute tentative de refonder le monde, qu’elle passe par la pierre ou par la foi, ne fait que rejouer, sous une autre forme, l’impossibilité d’échapper pleinement à notre condition.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mars 2026
Beau projet, original et ambitieux. Hélas extrêmement mal découpé et filmé malgré le charisme de l'actrice principale.
On l'a comparé dans Positif à Hallelujah de King Vidor (1929) sauf que dans toutes ses grandes fresques, qui sont nombreuses, ce grand génie d'Hollywood avait une idée pour chaque séquence, voir pour chaque plan.
La caméra numérique avec son instabilité constitutive, la médiocrité esthétique des chants et danse n'arrangent rien.
Jerome
Jerome

47 abonnés 183 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2026
L'histoire fascinante d'un destin de femme, rendu trés réaliste par un film assez envoûtant.
L'histoire méconnue d'une recherche mystique.
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