Le Testament d'Ann Lee
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traversay1

4 461 abonnés 5 321 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mars 2026
Dans Le testament d'Ann Lee comme dans The Brutalist, l'on retrouve deux coscénaristes : Mona Fastvold et Brady Corbet, la réalisation étant échue à la première, cette fois-ci. On voit clairement dans les deux longs métrages le désir de composer une véritable fresque historique, sertie dans une exigence formelle presque maniaque. Ann Lee, figure désormais oubliée du mouvement des "Shakers" au XIXe siècle, de Manchester à l'Amérique, est un personnage hors norme, une femme-chef religieux, vous imaginez, dont les préceptes autour de la dévotion et la chasteté, ont de quoi enflammer un film qui fait de sa vie une épopée pleine de bruit et de fureur, où l'outrance tient lieu de viatique, quitte à frôler le ridicule, ce que manifestement le film ne craint point, emporté par une puissance visuelle assez ébouriffante. En mêlant évocation historique et fanatisme religieux à des moments de comédie musicale, Le testament d'Ann Lee n'a pas de peine à susciter une forme de sidération, entre admiration pour son culot et perplexité quant à son absence de recul face à des agissements que l'on n'hésiterait pas, aujourd'hui, à qualifier de sectaires. Quoi qu'il en soit, dans ce spectacle fracassant et audacieux, la façon dont Amanda Seyfried se livre corps et âme à son personnage (la chaste sur un toit brûlant) a de quoi impressionner et fasciner, mais aussi d'effrayer, rejoignant l'équivoque sensation générale que l'on est amené à ressentir devant le film, non sans louer sa hardiesse, si peu fréquente dans le cinéma américain contemporain.
Yves G.

1 828 abonnés 3 984 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 mars 2026
Ann Lee (1736-1784) naît et grandit en Angleterre à Manchester. Mariée à un forgeron, elle a quatre enfants coup sur coup, tous morts en bas âge. Elle rejoint Anne Wardley et son époux James qui viennent de fonder une secte protestante, les shakers. Les shakers prônent le célibat et la chasteté. Distinguée pour sa sainteté et la force de son engagement, Ann Lee en prend la direction. Son frère William lui sert de bras droit. Les shakers quittent l'Angleterre en 1774 pour les Etats-Unis. Ils fondent à Niskayuna, dans le nord de l'Etat de New-York une communauté.

Avez-vous vu "The Brutalist" début 2025 ? Avez-vous aimé l'âpreté de son propos ? la force de sa mise en scène ? la puissance de sa musique ? Alors peut-être serez-vous enthousiasmé par ce Testament d'Ann Lee co-signé par le même couple, qui cette fois-ci a inversé les rôles, Mona Fastvold prenant en charge la réalisation et son compagnon Brady Corbet prêtant la main au scénario.

Je fais partie de ceux minoritaires qui n'avaient pas aimé "The Brutalist". Avec le recul, je porte une appréciation plus modérée sur la grande claque que j'avais reçue devant ce film hors normes de trois heures trente, tant par le sujet traité (la biographie d'un architecte hongrois rescapé des camps dans l'Amérique des années 50) que par sa forme épurée et radicale. J'ai eu la même réaction hier soir devant "Le Testament". Elle évoluera peut-être avec le temps.

J'ai trouvé certes que le sujet du film était très original. J'ignorais tout de cette secte, de la morale avant-gardiste qu'elle prônait (sur la place des femmes notamment), du destin de sa fondatrice et de sa quasi-extinction (le générique de fin nous indique qu'elle ne compte plus guère que deux membres aujourd'hui !).
J'ai été également bluffé par l'audace de la mise en scène qui mêle biopic et comédie musicale. Elle nous donne à voir des séquences chantées et dansées d'une puissance sauvage. Son affiche vertigineuse nous en donne un avant-goût. De même sa bande-annonce vue ad nauseam depuis plus d'un mois.
Il faut enfin saluer la prestation bluffante d'Amanda Seyfried. Loin de l'image de starlette blonde un peu fadasse que certains de ses rôles auraient pu accréditer ("Mama Mia", "La Femme de ménage"), elle est décidément une des grandes actrices du moment. Elle avait amplement mérité sa nomination aux Golden Globes.

Pour autant, j'ai ressenti un certain malaise tout au long du film. Tout bien réfléchi, il vient de son absence de point de vue. Et tout bien considéré, c'est exactement le même motif qui expliquait mes réticences devant "The Brutalist". Je m'explique. Ces deux films refusent toute psychologie. Ils racontent une histoire, montrent des faits. Mais ils ne s'introduisent pas dans la tête de ses personnages. On me dira que c'est une qualité, une liberté laissée au spectateur de se faire lui-même son propre avis. On aura sans doute raison. Mais cela m'a laissé profondément désemparé. Ann Lee était-elle une sainte ou une folle ? Le film ne tranche pas. Et je ne me satisfais pas de cette indécision.
selenie

7 430 abonnés 6 621 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2026
Le film est un biopic musical mais pas de façon "comédie musicale" mais bien en se servant de la manière de chantée sans parole telle que Ann Lee concevait la prière et sert donc de fil conducteur et qui accentue ainsi un certain onirisme mystique. Le film reste un biopic solide, vraiment bien documenté dans les faits, avec un soin particulier sur les décors et costumes et le tout d'un réalisme soigné et authentique. Et pourtant, si les "shakers" reste une secte, que son statut de "messie" est évidemment sujet à la psychiatrie force est de constater qu'elle a eu, vécu et réussi une oeuvre marquante qui a emporté toute une communauté.On peut juste trouvé étonnant que le film occulte le fait que "Mère Ann a accompli un certain nombre de miracles, y compris la guérison de malades" d'après des témoins. La vraie réussite Mona Fastvold est d'avoir réussi à retranscrire l'effet mystique et de transe durant les prières collectives, le film est ainsi constamment composé de chants et/ou de vocalises dans des danses plus ou moins frénétiques ou calmes, des chorégraphies chantés envoûtantes voir même fascinantes presque hors du temps. C'est sans doute un peu long, mais la qualité formelle du film est indéniable, avec une Amanda Seyfried absolument épatante. A voir.
Site : Selenie
Direct-actu.fr
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365 abonnés 451 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2026
Avec Le Testament d’Ann Lee, la réalisatrice Mona Fastvold s’empare d’une figure peu connue de l’histoire religieuse occidentale. Le film retrace la trajectoire d’Ann Lee, femme issue d’un milieu modeste de l’Angleterre du XVIIIᵉ siècle qui deviendra la fondatrice d’un mouvement spirituel radical, les Shakers. Cette communauté religieuse se distingue par une pratique singulière de la foi, où chants, mouvements corporels et prières collectives tiennent une place centrale dans l’expérience spirituelle.

Dès les premières scènes, le film installe une atmosphère particulière. Le récit ne se contente pas de suivre un destin historique classique, il cherche aussi à traduire une expérience intérieure. Les cérémonies religieuses, souvent filmées comme des moments de transe collective, donnent au récit une dimension presque hypnotique. Les fidèles ne se contentent pas de prier, ils vivent leur foi dans le corps, par la danse, les gestes et les chants qui rythment leur communauté.

Au cœur de ce dispositif se trouve Amanda Seyfried. L’actrice porte littéralement le film sur ses épaules. Son interprétation d’Ann Lee mêle détermination, fragilité et conviction mystique. Elle incarne une femme persuadée d’avoir une mission spirituelle, capable d’attirer autour d’elle des disciples fascinés par sa vision d’une société plus égalitaire. Cette présence charismatique explique en grande partie la force du personnage et l’influence qu’elle exerce sur ceux qui l’entourent.

Le film accorde également une grande importance à l’univers visuel et sonore. Le travail sur la musique, inspirée des hymnes traditionnels des Shakers, renforce l’impression d’assister à un rituel plus qu’à un simple récit historique. La chorégraphie des prières, conçue comme un véritable langage corporel, participe à la singularité de l’œuvre. La foi y apparaît comme une expérience collective où le groupe se construit à travers des gestes partagés.

Mais cette radicalité esthétique peut aussi désorienter. La répétition des scènes de transe et de prière accentue la dimension mystique du récit au point de créer parfois une distance avec le spectateur. Le film semble alors osciller entre fascination pour cette ferveur religieuse et interrogation sur ses limites.

Au final, Le Testament d’Ann Lee propose moins une biographie classique qu’une immersion dans une expérience spirituelle hors norme. Le film s’intéresse à la puissance d’une croyance capable de fédérer une communauté entière, mais aussi à la manière dont une vision personnelle peut devenir un projet collectif. C’est cette tension entre idéal, foi et influence qui donne au récit sa dimension singulière.

Amanda Seyfried joue dans un film entre deux feux. D’un côté les décors sont beaux, la photographie également, mais les scènes à répétition de transe et de danses cathartiques finissent par créer une redondance. Après ce film a comme audace de dévoiler le quotidien de l’une des figures emblématiques et oubliées des Shakers.




Vu en projection de presse début février 2026
FaRem

10 558 abonnés 11 324 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mars 2026
Que ce soit par repli, par réconfort ou à la suite d'une révélation, la foi apparaît parfois quand on est au plus bas. Ann Lee, qui a vécu le pire, se relève grâce à Dieu et décide de partager sa parole et ses visions au plus grand nombre. C'était une autre époque, mais elle n'a pas beaucoup à forcer pour convaincre, ce qui facilite le travail de Mona Fastvold qui n'a pas vraiment à approfondir sa mission à moins qu'elle ait choisi la facilité pour se focaliser sur la forme avec de nombreux "spectacles" religieux qui montrent les disciples en train de chanter et de danser comme s'ils entraient dans un état de transe. Il y a bien des mécontents qui se montrent virulents et violents, mais là aussi, je n'ai pas trouvé l'opposition intéressante. On reste constamment en surface et à moins d'être transcendé par cette dévotion spirituelle ou encore l'ambiance visuelle et sonore, je trouve que le film n'a pas grand-chose de concret à proposer. Il est techniquement au point et le casting est convaincant, mais je n'ai jamais été fasciné par ce que j'ai vu.
islander29

1 020 abonnés 2 643 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2026
j’ai trouvé le film intéressant de plusieurs points de vue….D’abord pour la biographie d’Ann Lee, assez précise, puis pour la présentation de l’église Quaker, et enfin pour la présentation des danses rituelles, quelques unes dans le film, sorte de transe à la façon des vaudous ( de l’anglais to shake ( secouer) qui a donné les quakers…..La prestation d’Amanda Seyfried ( Ann Lee) qui a crée cette religion des quaker, est remarquable, comme a été sa prestation dans « Une femme de ménage » sa tête me disait quelque chose. J’avoue que les deux heures passent vite avec de plus ou moins beaux passages, de belles lumières et des passages musicaux que j’aurais fait plus nombreux( on reste sur sa faim) j’aurais même osé toute le film en « comédie » musicale….Cela reste un film de bonne facture, doublement intéressant donc, et que je ne peux que conseiller….( Dommage qu’un spectateur soit venu juste derrière mon fauteuil et n’a pas arrêté de bouger les pieds, j’ai du changer de place) ; à voir donc….
ed_loisel
ed_loisel

17 abonnés 105 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 février 2026
Amanda Seyfried se donne corps et âme dans ce biopic aux belles séquences musicales. Mais cela ne suffit pas car le film n'est pas clair dans ce qu'il veut raconter.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2025
Comédie musicale sur la secte des Shakers aux Etats-Unis. Le film offre quelques fulgurances, mais demeure in fine d’un ennui très poli. Amanda Seyfried est épatante comme toujours.
Fiers R.
Fiers R.

202 abonnés 836 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Vu à Montréal.

C’est peu étonnant de savoir que la réalisatrice Mona Fastvold est la collaboratrice privilégiée et accessoirement la compagne de Brady Corbet à qui l’on doit l’incroyable œuvre monumentale – dans tous les sens du terme – « The Brutalist ». Certes, moins impressionnante et définitive, « Le testament d’Ann Lee » n’en demeure pas moins un sacré morceau de cinéma qui ne ressemble à rien de connu. Le couple creuse un sillon rare, intelligent et ambitieux dans le cinéma d’auteur américain à la fois surprenant et revigorant mais pas fait pour tous. On n’est clairement pas dans du cinéma de pur divertissement et il faut savoir se fondre au rythme et à la singularité de leurs œuvres respectives. Celui-ci nous a peut-être moins convaincu que le morceau de trois heures et trente minutes de son époux mais il n’en demeure pas moins unique en son genre et passionnant sur bien des aspects.

Conte gothique, œuvre spirituelle ou anticléricale, drame d’époque, dissection sur la foi et le sectarisme, film musical ou encore dissertation théologique, « Le Testament d’Ann Lee » est bien des choses mais ne choisit jamais vraiment. Voilà une œuvre protéiforme dans les genres qu’elle aborde et qui lui donne le statut de long-métrage totalement inclassable. C’est comme si les poulains de l’écurie A24 (le Ari Aster de « Midsommar » pour le côté secte et le Robert Eggers de « The Witch » pour le versant gothique de la Nouvelle Angleterre à la même époque) rencontrait « Black Swan » pour les scènes de danse/transe mixé au sein d’une œuvre théologique (n’importe laquelle au choix). Un sacré cocktail qui s’avère pourtant profondément cohérent et maîtrisé à l’écran.

Fastvold s’inspire de l’histoire de la véritable Ann Lee et du dogme qu’elle a créé en Angleterre au XVIIIème siècle. Une femme pieuse que la vie n’a pas gâtée et qui, soi-disant éprise de visions, se voit comme la seconde réincarnation, féminine, du Christ. Elle décida alors de fonder une congrégation outre-Atlantique, qu’on nommera les Shakers par leur manière de prier en dansant et tremblant. C’est d’ailleurs dans la mise en scène de ces prières très particulières, mélange de transe saccadée et de ballet contemporain, que la cinéaste brille le plus. Ces moments atmosphériques et hypnotiques sont mis en scène avec beaucoup d’inventivité. D’ailleurs, la plus belle réussite du long-métrage est sans conteste sa mise en scène de toute beauté, entre le « Sleepy Hollow » de Burton pour les aspects les plus fous et la poésie plus sage du récent « Hamnet » de Chloë Zhao. « Le testament d’Ann Lee » est une œuvre de toute beauté dont les fulgurances visuelles nous percutent la rétine.

La performance d’Amanda Seyfried est également impossible à mettre de côté dans les qualités intrinsèques du film. Probablement le rôle d’une vie, elle réussit donc un doublé avec le carton au box-office de « La femme de ménage ». Cependant, l’abondance thématique du long-métrage est parfois excessive. Féminisme, religion (d’ailleurs le film ne tranche pas sur le pour ou le contre), sectarisme et création d’un culte ou encore poids des traditions et du patriarcat, le film a beaucoup à dire mais les deux heures du film ne suffisent pas. On a parfois l’impression que « Le testament d’Ann Lee » ouvre beaucoup de pistes thématiques mais sans les clore.

Les décès de ses enfants et les relations sexuelles imposées en plus d’une fascination pour Dieu semblent être la cause des choix de « Mother Ann », comme l’appellent ses adeptes mais rien n’est vraiment expliqué, ce qui n’est pas forcément un tort. En revanche, les séquences chantées (à contrario de celles dansées) cassent la tonalité de l’ensemble et paraissent sortir de la version comédie musicale édulcorée du film. L’ambiance étant plutôt sombre et tragique, elles dénotent. Voilà donc un film peu commun, difficile à digérer, mais dont on ne peut nier les nombreuses qualités notamment formelles et un côté totalement authentique et unique.

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Ufuk K

613 abonnés 1 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2026
"Le Testament d'Ann Lee" sévèrement noté par les spectateurs est un drame historique moyen dans l'ensemble. Le film biographique de la réalisatrice norvégienne Mona Fastvold se concentre sur Ann Lee, la fondatrice des Shakers (une secte religieuse), brillamment interprétée par Amanda Seyfried (également nommée cette année au Golden Globes). Seyfried captive l'audience avec des moments forts qui explorent les mœurs religieuses et dépeignent la société britannique et américaine du XVIIIe siècle. Néanmoins, j'ai trouvé difficile de m'investir dans cette narration qui manque de progression, se contentant de resservir les mêmes séquences durant une bonne partie du long-métrage, ce qui laisse un goût de déception.
noodles2
noodles2

114 abonnés 105 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 mars 2026
Irregardable. Une souffrance. une longue messe d'une longueur abyssale.. des chants stridents et répétitifs.
J'ai arrêté au bout d'1H
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

173 abonnés 550 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2026
Ai vu « Le testament d’Ann Lee » de la réalisatrice norvégienne Mona Fastvold. Avant tout il est bon de savoir qu’Ann Lee est née en 1736 en Angleterre et est la fondatrice des Shakers, mouvement religieux proche du protestantisme. Elle pensait être la ré-incarnation féminine du Christ. Persécutée par les anglais, elle part avec ses adeptes aux Etats-Unis pour convertir de nouveaux disciples à son mouvement qui prône la frugalité, la chasteté, le travail, l’intégrité, l’égalitarisme. La bande-annonce est somptueuse et promettait beaucoup. Le film s’avère être extrêmement original dans sa forme, puisqu’on ne sait pas très bien s’il s’agit d’une comédie musicale, d’un épisode psychédélique de « La petite maison dans la prairie », où d’un objet non identifié à ce jour. C’est un film d’une grande originalité mais qui a surtout la vertu d’agacer très vite et d’être construit avec une formule trop identifiable et systématique : voix off, illustration cinématographique de la narration de la voix off en version musicale, scènes parlées, voix off, illustration… en 5 chapitres et pendant 2h15. Le chant est assez proche du miaulement, les chansons mystiques sont très répétitives et interchangeables, l’agitation frénétique est ce qu’on pourrait qualifier de danse. La première heure passée, foncièrement pénible, les choses se calment un peu, mais il n’y a plus vraiment de rythme car Ann Lee n’a pas eu une vie très palpitante non plus. Le film a un côté Power Flowers, mais il fait penser aussi à certains clips de Kate Bush, bien évidemment à l’univers de Terrence Malick, mais aussi à un spectacle du Puy du Fou en l’honneur d’une illuminée. Amanda Seyfield se donne corps et âme à son rôle et est de tous les plans. Aucune émotion et la ligne rouge du ridicule est souvent franchie. La réalisatrice voudrait probablement que le spectateur entre en transe comme ses personnages puisque sa mise en scène fait tout pour cela, mais en ce qui me concerne c’est l’inverse que cela a provoqué. Un rejet presque immédiat !
Corinne76100
Corinne76100

85 abonnés 615 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2026
Film assez ambivalent qui provoque fascination et répulsion. 2 heures à me dire: je quitte la salle/je ne quitte pas la salle... Mais la volonté d'aller jusqu'au bout a été plus forte. Sur une mise en scène très originale (comédie musicale), l'histoire de cette femme est assez sordide (des pratiques sectaires parfois grotesques, des invraisemblances) mais la prestation d'Amanda S en vaut le coup.
Spider cineman
Spider cineman

212 abonnés 2 516 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
Il fallait oser le film historique sur une congrégation religieuse assez rigoriste, c est d un certain point de vue intéressant comme un documentaire, néanmoins passe cet argument pour visionner le film on a quand même des interprétations assez convaincantes, il reste que je suis au final reste sur ma faim sur ce scénario
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Le film Le Testament d'Ann Lee propose une expérience aussi fascinante que déroutante. Je n’ai pas toujours tout compris à son intrigue, parfois complexe, mais l’histoire reste suffisamment intrigante pour maintenir l’intérêt. Le film souffre toutefois de quelques longueurs, certaines scènes semblant s’étirer davantage que nécessaire.
Là où le long-métrage impressionne réellement, c’est dans ses séquences musicales. Elles sont tout simplement transcendantes : les chorégraphies, la mise en scène et les chansons créent des moments d’une grande intensité artistique. Visuellement, l’aspect film d’époque est très réussi, avec des costumes, des maisons et des décors qui plongent pleinement le spectateur dans l’univers du récit.
Côté interprétation, Amanda Seyfried livre une performance remarquable, pleine de justesse et d’émotion, probablement l’une des plus marquantes de sa carrière. Lewis Pullman surprend également dans un rôle où il se montre particulièrement convaincant.
Malgré un scénario qui peut parfois perdre le spectateur, même si les dialogues restent très bien écrits, le film parvient à offrir un spectacle musical puissant et visuellement bluffant.
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