Le Testament d'Ann Lee
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Maya Albanese
Maya Albanese

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2026
Un film unique avec beaucoup d’atmosphère, mais pourquoi une comédie musicale ? J’aurais préféré un film classique avec davantage d’intrigue et d’émotion.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2026
Venez, venez, pauvres ouailles, secouer vos petits corps au son de la voix divine de la Fille revêtue du Soleil avec la Lune à ses pieds !

En 2026, ce serait forcément compliqué d'accepter une telle invitation, tout juste auriez-vous la politesse de suggérer à la personne vous la proposant de gober un baril de barbituriques mais, à la fin du XVIIIème siècle, dans une société paralysée par la froideur de la religion anglicane, celle-ci vous serait sans doute apparue comme une échappatoire inespérée pour exprimer votre dévotion.

Au sein de cette Angleterre rigide où la Femme n'est définie que par le regard des hommes, soit en tant qu'objet de plaisir soit par sa fonction matricielle d'enfanter, Ann Lee n'a jamais trouvé sa place. Dégoûtée par les plaisirs de la chair depuis sa plus tendre enfance (avoir les ébats de ses parents sous le nez chaque nuit n'aide pas), la jeune fille a bien essayé de s'assimiler au modèle social pieux que l'on attendait d'elle en se mariant ou en aidant charitablement les autres à travers son rôle d'infirmière mais, réduite à un simple moyen d'assouvir les désirs de son époux et fragilisée par son incapacité à donner la vie (quatre enfants, morts-nés ou après seulement quelques mois d'existence), Ann Lee n'a manifestement plus la vocation de participer à ce schéma tout tracé et va heureusement trouver une autre voie afin de proclamer son amour pour Dieu, celle des Shakers.

Spin-off du protestantisme, ce groupe religieux exprimant sa foi dans des espèces de transes collectives, va devenir à un tel point une lumière dans le monde d'Ann Lee que celle-ci va finir naturellement par en être elle-même son phare irradiant, sa leader et prophétesse, après avoir subi un calvaire sous forme d'emprisonnement/internement forcé qui la conduit à avoir tout plein de rêveries touchées par la grâce de Dieu. Contrite par cette Angleterre trop limitée sur elle, elle décide de partir en direction du Nouveau Monde avec ses pairs, terre promesse de liberté religieuse et de nouveaux convertis en devenir...

Quel film ! Après "The Brutalist", Brady Corbet et sa compagne Mona Fastvold inversent cette fois les rôles, avec madame à la réalisation et monsieur en tant que co-scénariste à ses côtés, pour un film partageant l'ascension d'un personnage parti en Amérique en quête d'idéal à ses aspirations étouffées par son pays d'origine (et qui s'y cassera forcément les dents à un moment ou à un autre) mais bien sûr très différent par son approche d'un culte bien réel, menée par son héroïne littéralement possédée par ses croyances nourries des affres de son existence.
Le résultat est impressionnant, avec cette idée incroyable de Mona Fastvold de faire du modus operandi si particulier de transes collectives de cette dérive religieuse (secte ? Le film le laisse intelligemment à notre libre appréciation, la phase de la traversée de l'Atlantique a suffi à faire pencher la balance) des séquences de comédie musicale tels des tableaux de l'époque prenant soudain vie comme un enchantement sous nos yeux.

En plus d'une direction artistique à se damner en ce sens (les premières prières collectives sont absolument folles, nous emportant viscéralement dans ces "danses" sans fin), "Le Testament d'Ann Lee" joue à fond la carte du paradoxe où ce culte, fondée sur le refus de succomber au corps de l'autre, devient justement celui qui traverse les corps de ses adeptes, les anime, les secoue et les transforme en chorégraphies en communion tout aussi hypnotisantes qu'originales à l'écran.
Au milieu de tout ça, Amanda Seyfried livre ce qui est juste une des performances de sa vie, mettant en valeur une large partie de l'éclectisme des talents de la comédienne en "illuminée lumineuse" guidée par sa foi et le rôle qu'elle pense y tenir pour amener les autres à embrasser sa destinée (encore plus dommage que "La Femme de Ménage" soit le film qu'une très large public retiendra d'elle parmi ses prestations de ces dernières années, Ann Lee aurait dû lui valoir une pluie d'Oscars).
Si le récit épouse un chemin connu de montée en puissance qui ne peut qu'inévitablement rencontrer une adversité fatale pour y mettre un terme, il est totalement transcendé par la vision finement pensée d'une réalisatrice se calquant sur la ferveur irrésistible qu'entraîne son héroïne sur ses adeptes, faisant de la durée conséquente de 2h17 de ce magnifique OFNI une espèce de bulle temporelle secto-dansante qui défie le cours de temps pour filer à la vitesse de l'éclair...

Et, aussi, qui nous laisse bien entendu sur la pire des épreuves pour Ann Lee, celle où la liberté de croyance qu'elle pensait inébranlable se prend en plein dans l'oeil le regard violent d'autres dévots majoritaires ne la jugeant que sur la marginalité de sa pratique et bien décidé à la faire taire. Superbement construite (son titre "Le Testament de..." le signifie d'ailleurs bien), sa conclusion n'en sera que d'autant plus forte sur la question de savoir ce qu'est l'héritage d'un culte si intense autour d'un seul être pour les membres laissés seuls après son départ, face au vide de leurs existences respectifs (l'ultime réplique de Thomasin McKenzie est tout simplement parfaite).

Un grand film sur la foi aveugle, sur un personnage fascinant, avec une actrice lancée dans un numéro d'exception et dotée d'une approche en complète adéquation avec son propos pour le renforcer à son paroxysme. Osons-le dire, Mona Fastvold a encore fait mieux que son conjoint Brady Corbet et son "The Brutalist". Et ce n'était pas une mince affaire.
Arthurlututu
Arthurlututu

20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2026
Ils ont voulu faire quelque chose de bizarre et brillant comme Midsommar.

Ils ont juste fait un truc où des cathos dansent les bras en l’air en beuglant. On dirait une sorte de JMJ qui aurait servi du panaché.

C’est dommage, la bande annonce laissait penser que c’était plus travaillé.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2026
Le film retrace le parcours d’Ann Lee, incarnée par Amanda Seyfried, depuis ses débuts en Angleterre jusqu’à son exil en Amérique, où elle fonde une communauté religieuse prônant la simplicité, le célibat et une forme de communion mystique. Persécutée pour ses croyances, elle devient peu à peu une figure quasi messianique pour ses disciples. L'actrice livre une prestation convaincante, habitée, donnant corps à cette femme complexe, à la fois fragile et déterminée. Mais l’ennui s’installe rapidement. Le récit du "Testament d'Ann Lee" est très linéaire, manque cruellement de rythme et d’intensité dramatique.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 avril 2026
C’est une proposition radicale et brute qui nous est faite dans « Le testament d’Anne Lee ». Leader du culte religieux des Shakers, elle est tantôt érigée en icône féministe, tantôt en gourou d’une secte totalement illuminée. Difficile à suivre. Les scènes de transes et de prières collectives font souvent pencher la balance dans la seconde option, même si ces scènes sont brillamment mises en scènes. La bande originale est aussi très réussie. Manque du rythme, une ligne claire, et de l’émotion.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2026
Visuellement très beau, mais déçue tout de même par la longueur, le côté trop chanté une scène sur deux, c'est vraiment lourd, on se lasse vite. Beau rôle pour Amanda Seyfried cela dit, et très bon travail sur les costumes et décors.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
Il fallait oser le film historique sur une congrégation religieuse assez rigoriste, c est d un certain point de vue intéressant comme un documentaire, néanmoins passe cet argument pour visionner le film on a quand même des interprétations assez convaincantes, il reste que je suis au final reste sur ma faim sur ce scénario
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mars 2026
Parcours de la fondatrice de la secte évangélique des Quakers/Shakers au XVIII eme siècle la dénommée Ann Lee.

Reposant sur l'abstinence sexuelle, la promesse du paradis, les cérémonies pouvant être conduites par une femme, les danses qui prennent la forme du ballet, les chants enjoués, voilà un culte religieux qui promeut l'expression démonstrative de l'élan vital.

On peut regretter le manque de détails sur la vie de Ann Lee, mais la beauté des images magnifiées par l'emploi du clair obscur, le sujet lui-même, contrebalancent le manque trop fréquent de dialogues profonds.
JacquesTati
JacquesTati

30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2026
Aller voir un film traitant de la vie des Shakers expose à se confronter à des convictions fortes et quasiment inébranlables.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette agrégation religieuse parviendra à compter près de 6000 adeptes, en dépit des conditions très exigeantes, et pour certaines quelque peu contre-nature, qu'elle exigeait de remplir pour appartenir à la communauté.
Le film, qui semble avoir été produit et réalisé après une très sérieuse étude documentaire historique, réussit à "coller" au mieux à la réalité des successives époques de la vie d'Ann Lee, et au vécu du groupement de ses fidèles.
Sont notamment soulignées l'étonnante contradiction que soulève le non-renouvellement de l'espèce humaine, et l'intolérance meurtière dont cette communauté fut régulièrement victime.
La mise en scène, étayée par de très courtes interventions en voix "off", est bien soutenue, et un beau travail quant aux décors et costumes est appréciable. Les acteurs principaux sont tout à fait remarquables quant à l'interprétation de personnages "inspirés", voire "habités", dans un contexte propre à l'établissemnt d'une sorte de secte, mais dont plusieurs valeurs défendues méritent réflexion, associant égalitarisme, humilité, valeur du travail, sobriété, écologisme...
Des valeurs qui, prises isolément, sont bien développées de nos jours !
Ce film comporte des séquences qui peuvent indigner, pour ce qui est de moeurs sexuelles dénotées dans la première partie, mettre mal à l'aise pour ce qui est des transes collectives plus ou moins inquiétantes, voire choquer du fait de certains passages très violents en troisième partie, mais il n'y a pas d'excès ni de voyeurisme, si on se réfère à ce qu'a pu malheureusement être l'existence des Shakers.
On pourrait reprocher certaines "longueurs", justement dans les scènes de transe, mais elles sont peut-être nécessaires pour bien se représenter ce qu'elles pouvaient générer, une forme de fanatisme, une liesse incantatoire.
La musique, bien que restant discrète, est en fait omniprésnte ou presque, et joue un rôle d'importance, sur la base des airs interprétés a capella, avec des voix douces, veloutées, vibrantes, sur des lignes mélodiques simples au goût de mélopées et bien sûr très appuyée sur l'autre base, profonde, grave et rythmée qui anime les corps.
De ce point de vue, on n'est pas bien loin de ce qui peut être observé lors de longues soirées "disco" ou 'techno", en boîtes de nuit très fortement musicalisées où des centaines de personnes au coude à coude gesticulent de façon synchronisée...mais avec l'abstinence et la chasteté en moins !
Au final, on ressort d'une fresque cinématographique qui tient à la fois du documentaire historique, du roman d'aventure humaine, et d'une certaine mis en garde de ce vers quoi peut entraîner un embrigadement psychosomatique sur fond de "révélation" et de "vision" religieuse.
On n'hésite pas longtemps à se transposer aux temps modernes et leurs réseaux dits "sociaux", et à ce qu'ils peuvent générer en termes d'influences diverses et de comportements irrationnels aussi dangereux pour les individus isolés que pour la société.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Porté par Amanda Seyfried, habitée, ce film retrace la vie d'une prêtresse à la tête d'une communauté exprimant leur foi au travers de danses et de chants.
Ces scènes sont très réussies : superbement chorégraphiées et filmées, elles sont accompagnées par une BO géniale.
Dommage qu'il y ait quelques longueurs pour un film qui sait être radical.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mars 2026
Il y a des expériences cinématographiques qui sont un enfer. Et le pire, on peut le sentir dès les premières minutes. Des chants folkloriques remixés, une chorégraphie dans les bois, une voix-off. Mauvais présage! Et c'est parti pour la tournée des "illuminés". Peu importe que ce soit inspiré d'une histoire vraie, tout est subi tant les psamodies, les danses impromptues que les sermons mystico-religieux sans compter les longueurs interminables et le manque de recul
sarah d.
sarah d.

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
La mise en scène est folle ! Danse contemporaine, chants et Amanda Seyfried lumineuse dans ce film historique sur le courant religieux des Shakers.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
Le testament d'Ann Lee est une oeuvre assez passionnante, qui raconte sous la forme d'un biopic et d'une comédie musicale la vie d'Ann Lee, qui allait fonder aux États-Unis, un courant religieux et évangéliste. Le film rentre dans la peau de son personnage et offre un spectacle transcendantale, plein de bruits et de fureur. Amanda Siefrield est devenue une très bonne actrice, on la suit dans sa raison et sa déraison, dans un courant qui force une certaine sympathie,en entendant rendre l'homme meilleur et une certaine inquiétude aussi dans sa quêtede pureté. . La mise en scène est splendide, appuyé sur un scénario assez littéraire. Il est agréable de regarder ce genre de film, qui possède de grandes ambitions
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2026
Si le sujet avait de quoi intriguer le testament d'Ann Lee est totalement raté et cela malgré ses qualités esthétiques, qui peuvent évoquer le cinéma de Terrence Malick, et l'interprétation très habitée de Amanda Seyfried. Le problème premier est sans doute le scénario qui ne creuse rien des raisons qui poussent les fidèles à accepter une forme si rigoriste de religion. N'insistant que sur la chasteté, comme principe même des shakers, le film effleure des problématiques importantes, autour notamment d'une vision féministe de la religion, pour mieux mettre en scène des passages de comédie musicale poussifs voire ridicules. Le film devient très rapidement pénible tant par son manque de recul critique que par ses visions à la fois austères et kitsch du fait religieux. Le film est long et s'ennuie beaucoup et on ne s'intéresse jamais à ce qui est raconté. Un vrai ratage.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2026
Certaines vies semblent trop étroites pour contenir l’utopie issue de leur douleur. Écrit en duo avec Brady Corbet, le film de Mona Fastvold suit Ann Lee, ouvrière anglaise du XVIIIᵉ siècle devenue prophétesse et fondatrice du mouvement shaker. Mais là où le récit aurait pu adopter la linéarité d’une biographie ascendante, il préfère se fragmenter, avançant par strates, par blocs d’expérience. Dans ce geste, le film entre en résonance avec The Brutalist : là où Corbet pensait l’utopie à travers l’architecture, comme une tentative de donner forme au traumatisme, Fastvold en propose ici le versant religieux, tout aussi structuré mais infiniment plus instable, où ce ne sont plus des briques mais des corps qui tentent, tant bien que mal, de tenir ensemble.

En adoptant le point de vue d’une disciple shaker, le film maintient Ann Lee à distance, toujours légèrement décalée, façonnée par un regard qui la vénère autant qu’il la fabrique. Elle ne s’impose jamais comme une figure stable, mais comme une image en circulation, à la croisée de la foi, du besoin et du récit. Cette indétermination traverse tout le film et trouve sa forme la plus aboutie dans un montage qui ne cherche pas à résoudre les contradictions.

Marquée par la pauvreté, les violences et la perte de ses enfants, Ann Lee convertit peu à peu sa douleur en visions, donnant forme à une communauté égalitaire fondée sur la propriété collective et l’abstinence. Ainsi, le film ne se contente pas d’enregistrer un idéal. Il en montre aussi les conditions d’émergence. Cette tension se prolonge dans le traitement du musical : les cérémonies conçues par Celia Rowlson-Hall ne relèvent pas d’une élévation harmonieuse mais d’un débordement du corps, fait de danses, de chants et de convulsions, comme si la foi ne pouvait s’exprimer qu’à travers ce qu’elle prétend discipliner. La photographie de William Rexer accentue encore ce trouble, organisant l’espace en tableaux contrastés où les silhouettes émergent de la pénombre.

Lorsque la communauté migre vers l’Amérique, l'utopie se déploie avec une forme d’inclusivité presque trop parfaite, jusque dans sa relation aux peuples autochtones, esquissée comme une coexistence harmonieuse qui frôle parfois l’idéalisation. Ce choix apparaît à la fois comme promesse de recommencement et comme espace déjà traversé par d’autres violences, inscrivant le rêve shaker dans une géographie coloniale et raciale à peine formulée mais toujours présent en toile de fond.

Porté par la prestation magistrale d’Amanda Seyfried, le film ne cesse de revenir à cette idée d’une foi suspendue, toujours sur le point de s’élever sans jamais pouvoir se détacher tout à fait du monde qui l’a fait naître. Les plans zénithaux, les regards levés, les corps tendus vers le ciel traduisent cette aspiration à la transcendance, aussitôt rattrapée par la gravité, comme si chaque élan portait déjà en lui sa propre chute. Entre élévation et effondrement, The Testament of Ann Lee offre une interrogation plus vaste sur notre besoin de croire en des formes capables de nous dépasser, tout en sachant qu’elles restent inévitablement prises dans ce qui les limite. Et c’est peut-être là que le film touche à quelque chose de plus vertigineux encore : l’idée que toute tentative de refonder le monde, qu’elle passe par la pierre ou par la foi, ne fait que rejouer, sous une autre forme, l’impossibilité d’échapper pleinement à notre condition.
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