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pvh
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2,5
Publiée le 12 mars 2026
Le côté comédie musicale donne un peu d’éclat, mais l’ensemble est assez torturé. Le fanatisme religieux omniprésent est dérangeant et crée une atmosphère malaisante. Aucune surprise dans le scénario, des longueurs dans certains scènes. Le sujet est interessant, mais je me serai contentée d’un format documentaire.
Le film Le Testament d'Ann Lee propose une expérience aussi fascinante que déroutante. Je n’ai pas toujours tout compris à son intrigue, parfois complexe, mais l’histoire reste suffisamment intrigante pour maintenir l’intérêt. Le film souffre toutefois de quelques longueurs, certaines scènes semblant s’étirer davantage que nécessaire. Là où le long-métrage impressionne réellement, c’est dans ses séquences musicales. Elles sont tout simplement transcendantes : les chorégraphies, la mise en scène et les chansons créent des moments d’une grande intensité artistique. Visuellement, l’aspect film d’époque est très réussi, avec des costumes, des maisons et des décors qui plongent pleinement le spectateur dans l’univers du récit. Côté interprétation, Amanda Seyfried livre une performance remarquable, pleine de justesse et d’émotion, probablement l’une des plus marquantes de sa carrière. Lewis Pullman surprend également dans un rôle où il se montre particulièrement convaincant. Malgré un scénario qui peut parfois perdre le spectateur, même si les dialogues restent très bien écrits, le film parvient à offrir un spectacle musical puissant et visuellement bluffant.
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2,5
Publiée le 12 mars 2026
Que ce soit par repli, par réconfort ou à la suite d'une révélation, la foi apparaît parfois quand on est au plus bas. Ann Lee, qui a vécu le pire, se relève grâce à Dieu et décide de partager sa parole et ses visions au plus grand nombre. C'était une autre époque, mais elle n'a pas beaucoup à forcer pour convaincre, ce qui facilite le travail de Mona Fastvold qui n'a pas vraiment à approfondir sa mission à moins qu'elle ait choisi la facilité pour se focaliser sur la forme avec de nombreux "spectacles" religieux qui montrent les disciples en train de chanter et de danser comme s'ils entraient dans un état de transe. Il y a bien des mécontents qui se montrent virulents et violents, mais là aussi, je n'ai pas trouvé l'opposition intéressante. On reste constamment en surface et à moins d'être transcendé par cette dévotion spirituelle ou encore l'ambiance visuelle et sonore, je trouve que le film n'a pas grand-chose de concret à proposer. Il est techniquement au point et le casting est convaincant, mais je n'ai jamais été fasciné par ce que j'ai vu.
Elle s’est donnée corps et âme pour son personnage. C’est le gros point positif du film... Amanda Seyfried.
C’était un mélange de genre historique, drame et musical en un seul. J’ai apprécié chaque instant de ce film.
On suit Ann Lee qui va guider sa communauté de Shakers, pour bâtir et vivre pleinement leur foi dans le nouveau monde.
Vu que c'est un biopic, c'était intéressant de découvrir l'histoire méconnue des Shakers. Leur propre manière de vivre la religion avec de la danse et des chants jusqu'à l'extase.
Les scènes de chants mais surtout danses, étaient d'une immense qualité, j'étais envoûté. La chorégraphie des danses était parfaite.
Dans Le testament d'Ann Lee comme dans The Brutalist, l'on retrouve deux coscénaristes : Mona Fastvold et Brady Corbet, la réalisation étant échue à la première, cette fois-ci. On voit clairement dans les deux longs métrages le désir de composer une véritable fresque historique, sertie dans une exigence formelle presque maniaque. Ann Lee, figure désormais oubliée du mouvement des "Shakers" au XIXe siècle, de Manchester à l'Amérique, est un personnage hors norme, une femme-chef religieux, vous imaginez, dont les préceptes autour de la dévotion et la chasteté, ont de quoi enflammer un film qui fait de sa vie une épopée pleine de bruit et de fureur, où l'outrance tient lieu de viatique, quitte à frôler le ridicule, ce que manifestement le film ne craint point, emporté par une puissance visuelle assez ébouriffante. En mêlant évocation historique et fanatisme religieux à des moments de comédie musicale, Le testament d'Ann Lee n'a pas de peine à susciter une forme de sidération, entre admiration pour son culot et perplexité quant à son absence de recul face à des agissements que l'on n'hésiterait pas, aujourd'hui, à qualifier de sectaires. Quoi qu'il en soit, dans ce spectacle fracassant et audacieux, la façon dont Amanda Seyfried se livre corps et âme à son personnage (la chaste sur un toit brûlant) a de quoi impressionner et fasciner, mais aussi d'effrayer, rejoignant l'équivoque sensation générale que l'on est amené à ressentir devant le film, non sans louer sa hardiesse, si peu fréquente dans le cinéma américain contemporain.
Avec Le Testament d’Ann Lee, la réalisatrice Mona Fastvold s’empare d’une figure peu connue de l’histoire religieuse occidentale. Le film retrace la trajectoire d’Ann Lee, femme issue d’un milieu modeste de l’Angleterre du XVIIIᵉ siècle qui deviendra la fondatrice d’un mouvement spirituel radical, les Shakers. Cette communauté religieuse se distingue par une pratique singulière de la foi, où chants, mouvements corporels et prières collectives tiennent une place centrale dans l’expérience spirituelle.
Dès les premières scènes, le film installe une atmosphère particulière. Le récit ne se contente pas de suivre un destin historique classique, il cherche aussi à traduire une expérience intérieure. Les cérémonies religieuses, souvent filmées comme des moments de transe collective, donnent au récit une dimension presque hypnotique. Les fidèles ne se contentent pas de prier, ils vivent leur foi dans le corps, par la danse, les gestes et les chants qui rythment leur communauté.
Au cœur de ce dispositif se trouve Amanda Seyfried. L’actrice porte littéralement le film sur ses épaules. Son interprétation d’Ann Lee mêle détermination, fragilité et conviction mystique. Elle incarne une femme persuadée d’avoir une mission spirituelle, capable d’attirer autour d’elle des disciples fascinés par sa vision d’une société plus égalitaire. Cette présence charismatique explique en grande partie la force du personnage et l’influence qu’elle exerce sur ceux qui l’entourent.
Le film accorde également une grande importance à l’univers visuel et sonore. Le travail sur la musique, inspirée des hymnes traditionnels des Shakers, renforce l’impression d’assister à un rituel plus qu’à un simple récit historique. La chorégraphie des prières, conçue comme un véritable langage corporel, participe à la singularité de l’œuvre. La foi y apparaît comme une expérience collective où le groupe se construit à travers des gestes partagés.
Mais cette radicalité esthétique peut aussi désorienter. La répétition des scènes de transe et de prière accentue la dimension mystique du récit au point de créer parfois une distance avec le spectateur. Le film semble alors osciller entre fascination pour cette ferveur religieuse et interrogation sur ses limites.
Au final, Le Testament d’Ann Lee propose moins une biographie classique qu’une immersion dans une expérience spirituelle hors norme. Le film s’intéresse à la puissance d’une croyance capable de fédérer une communauté entière, mais aussi à la manière dont une vision personnelle peut devenir un projet collectif. C’est cette tension entre idéal, foi et influence qui donne au récit sa dimension singulière.
Amanda Seyfried joue dans un film entre deux feux. D’un côté les décors sont beaux, la photographie également, mais les scènes à répétition de transe et de danses cathartiques finissent par créer une redondance. Après ce film a comme audace de dévoiler le quotidien de l’une des figures emblématiques et oubliées des Shakers.
Vu en avant-première. L'histoire impressionnante de la fondatrice d'un courant religieux, voire d'une secte. Amanda Siegfried se donne à fond ! il y a des longueurs et un manque de mise en perspective par rapport à aujourd'hui. Mais interessant historiquement.
Amanda Seyfried se donne corps et âme dans ce biopic aux belles séquences musicales. Mais cela ne suffit pas car le film n'est pas clair dans ce qu'il veut raconter.
C’est peu étonnant de savoir que la réalisatrice Mona Fastvold est la collaboratrice privilégiée et accessoirement la compagne de Brady Corbet à qui l’on doit l’incroyable œuvre monumentale – dans tous les sens du terme – « The Brutalist ». Certes, moins impressionnante et définitive, « Le testament d’Ann Lee » n’en demeure pas moins un sacré morceau de cinéma qui ne ressemble à rien de connu. Le couple creuse un sillon rare, intelligent et ambitieux dans le cinéma d’auteur américain à la fois surprenant et revigorant mais pas fait pour tous. On n’est clairement pas dans du cinéma de pur divertissement et il faut savoir se fondre au rythme et à la singularité de leurs œuvres respectives. Celui-ci nous a peut-être moins convaincu que le morceau de trois heures et trente minutes de son époux mais il n’en demeure pas moins unique en son genre et passionnant sur bien des aspects.
Conte gothique, œuvre spirituelle ou anticléricale, drame d’époque, dissection sur la foi et le sectarisme, film musical ou encore dissertation théologique, « Le Testament d’Ann Lee » est bien des choses mais ne choisit jamais vraiment. Voilà une œuvre protéiforme dans les genres qu’elle aborde et qui lui donne le statut de long-métrage totalement inclassable. C’est comme si les poulains de l’écurie A24 (le Ari Aster de « Midsommar » pour le côté secte et le Robert Eggers de « The Witch » pour le versant gothique de la Nouvelle Angleterre à la même époque) rencontrait « Black Swan » pour les scènes de danse/transe mixé au sein d’une œuvre théologique (n’importe laquelle au choix). Un sacré cocktail qui s’avère pourtant profondément cohérent et maîtrisé à l’écran.
Fastvold s’inspire de l’histoire de la véritable Ann Lee et du dogme qu’elle a créé en Angleterre au XVIIIème siècle. Une femme pieuse que la vie n’a pas gâtée et qui, soi-disant éprise de visions, se voit comme la seconde réincarnation, féminine, du Christ. Elle décida alors de fonder une congrégation outre-Atlantique, qu’on nommera les Shakers par leur manière de prier en dansant et tremblant. C’est d’ailleurs dans la mise en scène de ces prières très particulières, mélange de transe saccadée et de ballet contemporain, que la cinéaste brille le plus. Ces moments atmosphériques et hypnotiques sont mis en scène avec beaucoup d’inventivité. D’ailleurs, la plus belle réussite du long-métrage est sans conteste sa mise en scène de toute beauté, entre le « Sleepy Hollow » de Burton pour les aspects les plus fous et la poésie plus sage du récent « Hamnet » de Chloë Zhao. « Le testament d’Ann Lee » est une œuvre de toute beauté dont les fulgurances visuelles nous percutent la rétine.
La performance d’Amanda Seyfried est également impossible à mettre de côté dans les qualités intrinsèques du film. Probablement le rôle d’une vie, elle réussit donc un doublé avec le carton au box-office de « La femme de ménage ». Cependant, l’abondance thématique du long-métrage est parfois excessive. Féminisme, religion (d’ailleurs le film ne tranche pas sur le pour ou le contre), sectarisme et création d’un culte ou encore poids des traditions et du patriarcat, le film a beaucoup à dire mais les deux heures du film ne suffisent pas. On a parfois l’impression que « Le testament d’Ann Lee » ouvre beaucoup de pistes thématiques mais sans les clore.
Les décès de ses enfants et les relations sexuelles imposées en plus d’une fascination pour Dieu semblent être la cause des choix de « Mother Ann », comme l’appellent ses adeptes mais rien n’est vraiment expliqué, ce qui n’est pas forcément un tort. En revanche, les séquences chantées (à contrario de celles dansées) cassent la tonalité de l’ensemble et paraissent sortir de la version comédie musicale édulcorée du film. L’ambiance étant plutôt sombre et tragique, elles dénotent. Voilà donc un film peu commun, difficile à digérer, mais dont on ne peut nier les nombreuses qualités notamment formelles et un côté totalement authentique et unique.
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Comédie musicale sur la secte des Shakers aux Etats-Unis. Le film offre quelques fulgurances, mais demeure in fine d’un ennui très poli. Amanda Seyfried est épatante comme toujours.