Le Testament d'Ann Lee
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Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2026
L'histoire fascinante d'un destin de femme, rendu trés réaliste par un film assez envoûtant.
L'histoire méconnue d'une recherche mystique.
Judith Grandcoing
Judith Grandcoing

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2025
Une comédie musicale hors des codes, jouant sur le glauque. Amanda Seyfried qui crève l’écran par sa puissance de jeu.
Christiane Mirabaud
Christiane Mirabaud

11 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2026
Plus de deux heures d'hystérie collective déguisées en délire mystique, même remarquablement choregraphiées et photographiées ne font pas un film. Certes les visions d'Ann Lee semblent parfois sortir d'un tableau de Jérôme Bosch, on s'ennuie beaucoup.
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2026
Le Testament d’Ann Lee est le nouveau film du couple derrière The Brutalist, inversant simplement les rôles, avec cette fois Mona Fastvold à la réalisation. Et on y retrouve de nombreuses similarités, notamment à travers cette idée du départ vers l’Amérique, promesse de renouveau, mais surtout une ambition esthétique démesurée et un tournage sur pellicule. Sur ce plan c’est saisissant, d’une beauté remarquable. C’est envoûtant, avec une mise en scène brillantissime. À tel point que ce tour de force esthétique semble éclipser le fond.

Car Le Testament d’Ann Lee est une comédie musicale très originale, qui utilise musique, chants et danses pour retranscrire avec maestria les transes fiévreuses des Shakers, une branche très particulière du protestantisme au XVIIIe siècle. Une communauté paradoxale, à la fois d’une rigueur extrême, prônant par exemple l’abstinence totale, et en avance sur certains points, comme l’égalité homme-femme.

Au centre de ce récit, et de cette communauté, on retrouve Ann Lee (incarnée ici par une Amanda Seyfried époustouflante, totalement habitée). Une figure historique aussi fascinante qu’énigmatique : à la fois féministe émancipatrice avant l’heure et meneuse d’une secte religieuse, littéralement considérée comme réincarnation féminine du Christ. Une énigme qui déteint totalement sur un film qui refuse justement d’avoir le moindre point de vue et ne remet jamais en question les croyances de cette communauté, traitées sans aucun mépris ni jugement, à tel point que le film peut paraître comme prosélyte. Et c’est ce qui le rend si difficile à saisir car si c’est d’une puissance formelle indéniable, le propos est nébuleux, difficile à saisir. C’est un film très singulier, déroutant à tous les niveaux, mais trop lourd et insondable pour réussir à me convertir.
Laure R.
Laure R.

14 abonnés 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2026
Un film pas inintéressant, qui m'aura au moins permis de découvrir ce personnage exalté et illuminé, Ann Lee. Mais la réalisation peine à trouver sa ligne. Entre biopic sur la fondatrice d'une secte et production à l'esthétique presque hollywoodienne (alors qu'en réalité le budget ne suit pas), le film manque de direction claire et je m'y suis parfois perdue.
Certains aspects auraient mérité d'être davantage approfondis.
En revanche, la bande-son et les chorégraphies sont particulièrement réussies, et la performance d'Amanda Seyfried est spectaculaire
jldee
jldee

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2026
La performance D’A Seyfried, Pourtant Trés bien épaulée d’un casting compétent, n’arrive pas à masquer les faiblesses de rythmes du film et de sa réalisation, qui parfois semble brouillone.
La 1ere partie est Très réussie, la 2e l'est moins et c’est dommage.
L’histoire de Mother Ann et de ses Shakers (dont il ne reste qu'aujourd'hui 3 pélerins), est à voir même si on adhère pas (comme moi) à leurs visions ésauthériques du christianisme.
Les plans sur leurs expansions et leurs savoir-faire manuels auraient pu combler ces ralentissements de la réalisation.
Dommage, car le sujet était prometteur et la casting interrésant. Les danses successives et répétitives nous laisse perplexe d’un non aboutissement d’un film qui aurait pu être plus grand.
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mars 2026
Il y a des expériences cinématographiques qui sont un enfer. Et le pire, on peut le sentir dès les premières minutes. Des chants folkloriques remixés, une chorégraphie dans les bois, une voix-off. Mauvais présage! Et c'est parti pour la tournée des "illuminés". Peu importe que ce soit inspiré d'une histoire vraie, tout est subi tant les psamodies, les danses impromptues que les sermons mystico-religieux sans compter les longueurs interminables et le manque de recul
Cathy
Cathy

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2026
Visuellement, c’est superbe. Narrativement, ça tourne en rond. Et surtout, on ne sait jamais vraiment si le film admire son personnage ou s’en méfie. Résultat : une claque esthétique, oui mais une claque un peu creuse, qui laisse plus sonné que bouleversé.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Porté par Amanda Seyfried, habitée, ce film retrace la vie d'une prêtresse à la tête d'une communauté exprimant leur foi au travers de danses et de chants.
Ces scènes sont très réussies : superbement chorégraphiées et filmées, elles sont accompagnées par une BO géniale.
Dommage qu'il y ait quelques longueurs pour un film qui sait être radical.
Krolock
Krolock

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2026
Une comédie musicale complètement dingue et étrange… Quelque part entre Midsommar, The Witch, The Brutalist et les Moissons du ciel. Une performance à couper le souffle de Amanda Seyfried… Ce délire mystique et touchant a la mise en scène parfaitement maîtrisée passe sous les radars de manière imméritée !
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2026
C'est un film radical, autant dans la forme que dans le fond, avec des danses qui cherchent la transe, à la fois endiablée, possédée, tout en étant bien chorégraphiée, et avec la musique flirtant dans le mystique, exaltée, fascinée, sorte de cérémonie cantique, miraculée, mais remplie d'ambiguïté.

Tout le film oscille dans une absence de point de vue volontaire, avec un personnage présenté comme une figure charismatique, puis une incarnation christique, dont tout le récit est raconté en voix off, jusqu'aux légendes sans preuve objective, et imaginé, tout en présentant les récurrences de ses traumatismes infantiles, conjugaux, et de sa démarche sociale et politique concernant la place de la femme, de ce qui l'empêche de s'accomplir librement. C'est peut-être le point le plus intéressant, cette interrogation de perception sur sa démarche, manipulation ou inspiration, fanatique ou cas psychiatrique, gouroue d'une communauté, ou véritablement guide en état de sainteté ?!

La particularité de la secte, c'est qu'elle est basée sur l'idée que la prochaine apparition du Christ serait une femme, et que pour atteindre cette pureté divine, on se doit de passer par l'interdiction absolue de rapports sexuels, comme écho au péché originel. Une idée similaire que l'on peut voir dans le film Noé de Darren Aronofsky. Mais on peut constater qu'il existait déjà des courants qui mettaient en pratique ce qu'Ann Lee semble "découvrir", comme certains groupes de moines et nonnes bouddhistes qui faisaient le vœu de chasteté, la même pour certains ordres orthodoxes, anglicans, ou de moines et religieuses catholiques, ainsi que les prêtres du rite latin. Ceux qui ressemblaient le plus aux idées, ce sont les Encratites, rejetant le mariage, la sexualité, en les jugeant contraires au salut.

D'un autre côté, le film est exigeant, aliénant, répétitif et excessif, avec de nombreuses scènes qui s'étirent au point d'être lassantes, et de paraitre interminables. Le spectateur non averti pourrait aussi être réfractaire à ces images qui s'imposent, qui frisent parfois le ridicule, dans une histoire qui n'est pas claire, perdant le fil conducteur. Ça manque cruellement d'émotion malgré la tragédie, et nul doute que le film a été composé pour aspirer à des récompenses.
rhapsody
rhapsody

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mars 2026
Vu en avant-première. L'histoire impressionnante de la fondatrice d'un courant religieux, voire d'une secte. Amanda Siegfried se donne à fond ! il y a des longueurs et un manque de mise en perspective par rapport à aujourd'hui. Mais interessant historiquement.
pvh
pvh

62 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mars 2026
Le côté comédie musicale donne un peu d’éclat, mais l’ensemble est assez torturé. Le fanatisme religieux omniprésent est dérangeant et crée une atmosphère malaisante. Aucune surprise dans le scénario, des longueurs dans certains scènes. Le sujet est interessant, mais je me serai contentée d’un format documentaire.
Giu Ghica
Giu Ghica

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2026
Imaginez la fin du XVIIIᵉ siècle comme une sorte de discothèque historique légèrement déjantée.

D’un côté de l’Atlantique, les Lumières font leurs valises intellectuelles — raison, démocratie, pamphlets bien affûtés — et prennent le large vers l’Amérique du Nord.

De l’autre, tout un carnaval de prophètes, de visionnaires, de fondateurs de sectes et d’enthousiastes de l’Apocalypse est déjà en train de s’échauffer sur la scène.

Tout le monde prédit la fin du monde, le début d’un nouveau… ou les deux avant l’heure du thé.

Au milieu de cette piste de danse théologique tourbillonnante surgit Ann Lee, arrivée de Manchester en 1774, telle une DJ spirituelle obstinée qui tient absolument à passer sa propre musique.

Les colonies ne sont pas encore les États-Unis ; les Pères fondateurs sont encore occupés à poudrer leurs perruques — et, plus maladroitement, à tenir leurs registres d’esclaves.

Mais Ann Lee est convaincue d’avoir rendez-vous directement avec Dieu et d’être venue livrer le message en personne.

Son origine ? Une branche rebelle des Quakers.

Son destin ? Devenir la fondatrice et la cheffe charismatique des Shakers — un groupe dont le simple nom évoque déjà une section de percussions en train de s’accorder dans les coulisses.

Le grand tour de force du film est de refuser d’aplanir les contradictions d’Ann Lee. C’est un paradoxe chaussé de solides bottes.

D’un côté : l’héritage puritain dans toute sa rigueur.

Le sexe ? Absolument pas.
Le corps ? Suspect.
Le doute ? Non admis.
La démocratie ? Disons que ce n’est pas exactement sa playlist favorite.

Mais retournez le disque, et soudain les Shakers apparaissent d’une modernité stupéfiante. Ann Lee croit en un Dieu à la fois masculin et féminin — et se considère elle-même comme sa seconde incarnation.

Ce qui mène à des conclusions radicales : égalité entre hommes et femmes, égalité entre croyants noirs et blancs, et pacifisme à une époque où l’enthousiasme patriotique allait souvent de pair avec un mousquet.

Pendant un instant, les années 1770 paraissent étonnamment contemporaines.

Quant à son style de leadership ? Rafraîchissant de cohérence.

Lee n’exige rien de ses fidèles qu’elle ne soit prête à accomplir elle-même.

Pour elle, la piété ne réside ni dans le faste ni dans la pose, mais dans une profonde droiture et dans l’honnêteté du travail bien fait. Les Shakers ont d’ailleurs produit des meubles d’une élégance et d’une fonctionnalité telles que les décorateurs d’intérieur en soupirent encore aujourd’hui, deux siècles plus tard.

Leur philosophie : « Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place. »

Le film répète cette phrase à plusieurs reprises — jusqu’au moment final où elle prend une délicieuse nuance d’ironie amère.

Voici Amanda Seyfried dans le rôle d’Ann Lee : d’abord fragile, meurtrie par la vie, avançant comme quelqu’un que le destin aurait sans cesse bousculé.

Mais dès qu’elle perçoit sa mission, quelque chose se durcit dans son regard.

De l’acier apparaît derrière les yeux. Cette femme analphabète — qui n’a jamais eu besoin de lire la Bible pour en bâtir sa propre architecture théologique — avance avec une certitude inébranlable, s’installant très confortablement au centre de ce système.

Sa jeunesse n’encourage guère les plaisirs terrestres. Sa relation la plus proche avec un homme reste le lien fraternel avec son jeune frère, lui-même peu intéressé par les femmes.

Malgré cela, elle est contrainte au mariage.

Son mari, pour sa part, lit Thérèse philosophe — l’une de ces curiosités des Lumières où la critique philosophique de l’autorité religieuse se mêle avec enthousiasme à la pornographie.

Il tente d’en reproduire les fantasmes BDSM avec Ann.

L’extase promise, cependant, ne vient pas.

Puis la tragédie frappe avec une répétition cruelle. Quatre enfants meurent avant d’atteindre l’âge d’un an.

Privée de maternité par le chagrin, Ann Lee se transforme en quelque chose de plus vaste encore : une mère universelle. « Mother Ann Lee », matrone spirituelle des Shakers, mère d’une communauté entière.

Ironiquement, alors même qu’elle interdit strictement le sexe, le culte shaker devient un festival d’expression corporelle.

Leurs rituels mêlent danses extatiques, tremblements, cris, balbutiements et glossolalie — à mi-chemin entre réunion de prière et séance d’aérobic spirituel.

L’inconscient surgit à travers la surface policée de la religion.

Le traumatisme se travaille par le mouvement, la voix, le rythme.

Étrangement, certains thérapeutes contemporains pourraient approuver : le corps se souvient, et parfois il a besoin de se secouer pour s’en libérer.

Le film The Testament of Ann Lee refuse avec sagesse de répondre à la grande question cosmique : Dieu existe-t-il ?

Il fait quelque chose de bien plus intéressant.

Il croit qu’Ann Lee croit.

Mais il laisse aussi ouverte une autre interprétation : celle de visions nées de tempêtes psychiques provoquées par un deuil insupportable.

Lorsque des miracles apparaissent à l’écran, la narratrice — la voix hypnotique de Thomasin McKenzie, presque chantée — précise doucement que c’est ainsi que la légende raconte les choses.

Une manière très élégante, propre au cinéma, de dire : croyez ce que vous voulez.

Dans sa structure même, le film fonctionne comme une sorte de séance musicale.

La réalité glisse vers la danse, vers les chants, vers le chant collectif. Les hymnes shakers eux-mêmes — souvent considérés par leurs auteurs comme d’inspiration divine — possèdent une puissance émotionnelle inattendue.

Le film flotte ainsi dans un espace à mi-chemin entre l’histoire et la transe.

D’une certaine manière, il dialogue avec un autre film : The Brutalist.

La réalisatrice Mona Fastvold et le réalisateur de The Brutalist, Bradley Corbet, sont partenaires dans la vie comme dans la création, partageant scénarios et ADN artistique. Les deux films explorent l’émigration comme fuite hors d’un traumatisme natal, et les États-Unis comme un immense laboratoire où l’on tente de se réinventer — quitte à bâtir des utopies qui finissent par s’effondrer sous leur propre poids.

Et puis, comme une délicieuse surprise nichée dans la distribution, apparaît l’excellent acteur britannique de théâtre Scott Handy dans le rôle de James Wardley.
Pour ceux qui connaissent son travail, l’apercevoir revient à découvrir une épice secrète dans un plat déjà savoureux.
Handy possède ce don rare : il entre dans un film et y imprime silencieusement sa marque.
Ici, il incarne Wardley — une figure à la fois menaçante, austère et étrangement réconfortante, comme un pain tout juste sorti du four… qui pourrait aussi juger votre âme.
Wardley est l’incarnation d’une autorité spirituelle dénuée de sensualité, et Handy le joue avec une retenue magnifique : un timbre de voix chaud et profond qui semble vibrer autant lorsqu’il parle que lorsqu’il chante, et ces yeux d’un bleu métallique qui suggèrent à la fois la bienveillance et une certitude légèrement inquiétante que Dieu pourrait effectivement murmurer dans la pièce.
Chaque scène où il apparaît gagne une tension subtile.

Lorsque le générique arrive enfin, le film s’est transformé en autre chose : une méditation sur la foi, le deuil, le charisme et cette étrange habitude américaine de vouloir réinventer le monde à partir de zéro.

Historiquement, les Shakers n’ont jamais conquis la nation. Même à leur apogée au XIXᵉ siècle, ils ne comptaient qu’environ six mille fidèles.

Selon la note finale du film, à l’été 2025 il ne restait exactement que deux Shakers actifs.

Mais l’histoire, comme le cinéma, adore les suites.

Le nombre est récemment passé à trois.

Car le progrès, après tout, peut être très silencieux.
CINETCHIKA
CINETCHIKA

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2026
Amanda Seyfried est époustouflante de justesse, de sincérité. Je me suis laissée embarquer dans cette expérience hautement mystique !
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