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Maspalomas, c'est d'abord l'amour à la plage comme si on se retrouvait chez Guiraudie mais aux Canaries...et c'est ensuite bien plus que ça, entre la comédie et le drame, la liberté de conscience sexuelle et les tabous liés à la famille, au milieu social et à l'âge. A noter également, un acteur principal incroyable d'intensité justement récompensé aux Goyas (après Marco, ces réals savent choisir les vieux :)
Sea, sex and sun and…
Les noms des deux réalisateurs, Aitor Arregi et José Mari Goenaga, de ce superbe drame ne trompent pas, il s’agit d’un film basque, en langue basque. 115 minutes superbes qui vous arrachent le cœur et les larmes. Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé. À nouveau contraint de masquer son identité, une seule idée l’obsède : s’évader… et retrouver la liberté de Maspalomas. Au-delà du sujet de la sexualité des personnes âgées, on s’attache à la relation père / fille, nourrie de non-dits et de rancœur. Un film à voir absolument avec les avertissements d’usage.
Une station balnéaire située au sud de l'île de Grande Canarie, est un haut lieu du tourisme LGBTQ+. Son carnaval est célèbre, tout comme celui de Sitges en Catalogne. Après 20 minutes dans ce cadre réservé à la fête et au sexe, qui fait beaucoup penser à l’atmosphère de L’inconnu du lac de Guiraudie, l’histoire bascule vers un tout autre décor et une histoire beaucoup plus intime et dramatique. Relation père / fille houleuse, contexte du Covid qui se répand, viennent s’ajouter à la thématique première. Enfin, se se confronter au tabou de l’homosexualité chez les séniors, était un défi relevé ici, haut la main, avec beaucoup de délicatesse, bien que souvent sur le fil du rasoir. Le film ose franchement, d'emblée, sans choquer, sans provoquer, mais sans hésiter et c’est là qu’il excelle.
Le film a été cité 9 fois aux Goya, - les César ibériques – et l’acteur principal, José Ramón Soroiz, a reçu le prix du meilleur acteur pour ce rôle écrasant qu’il assume tout en finesse et en nuances. Mais, Nagore Aranburu, Kandido Uranga et Kepa Inasti ne sont pas en reste. Le spectateur est pris par la main, l'empathie nous envahi et c’est le sentiment qui prédomine largement. Vicente est incroyablement humain, sympathique, faible et fort et beau malgré son âge. Un vrai coup de cœur pour une réelle prouesse. Sans jamais rien céder à la facilité ou à la simplification, ce film brise le tabou de la sexualité des personnes âgées. Et un immense acteur…
Les noms des deux réalisateurs, Aitor Arregi et José Mari Goenaga, de ce superbe drame ne trompent pas, il s’agit d’un film basque, en langue basque. 115 minutes superbes qui vous arrachent le cœur et les larmes. Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé. À nouveau contraint de masquer son identité, une seule idée l’obsède : s’évader… et retrouver la liberté de Maspalomas. Au-delà du sujet de la sexualité des personnes âgées, on s’attache à la relation père / fille, nourrie de non-dits et de rancœur. Un film à voir absolument avec les avertissements d’usage.
Une station balnéaire située au sud de l'île de Grande Canarie, est un haut lieu du tourisme LGBTQ+. Son carnaval est célèbre, tout comme celui de Sitges en Catalogne. Après 20 minutes dans ce cadre réservé à la fête et au sexe, qui fait beaucoup penser à l’atmosphère de L’inconnu du lac de Guiraudie, l’histoire bascule vers un tout autre décor et une histoire beaucoup plus intime et dramatique. Relation père / fille houleuse, contexte du Covid qui se répand, viennent s’ajouter à la thématique première. Enfin, se se confronter au tabou de l’homosexualité chez les séniors, était un défi relevé ici, haut la main, avec beaucoup de délicatesse, bien que souvent sur le fil du rasoir. Le film ose franchement, d'emblée, sans choquer, sans provoquer, mais sans hésiter et c’est là qu’il excelle.
Le film a été cité 9 fois aux Goya, - les César ibériques – et l’acteur principal, José Ramón Soroiz, a reçu le prix du meilleur acteur pour ce rôle écrasant qu’il assume tout en finesse et en nuances. Mais, Nagore Aranburu, Kandido Uranga et Kepa Inasti ne sont pas en reste. Le spectateur est pris par la main, l'empathie nous envahi et c’est le sentiment qui prédomine largement. Vicente est incroyablement humain, sympathique, faible et fort et beau malgré son âge. Un vrai coup de cœur pour une réelle prouesse. Sans jamais rien céder à la facilité ou à la simplification, ce film brise le tabou de la sexualité des personnes âgées. Et un immense acteur…
Maspalomas est un film rare sur les écrans contemporains. Rare par son sujet, rare par son protagoniste, mais surtout rare par son regard profondément humain sur une génération qui a vécu une grande partie de son existence entre silence, compromis et adaptation permanente. À travers Vicente, homme âgé installé depuis des années aux Canaries, le récit explore la manière dont une identité peut continuer à se construire bien après l'âge où la société estime généralement que tout est déjà joué.
Un film de réconciliation. On trouve l'alignement entre qui l'on est et ce qu'on veut. Difficile d'être soi-même dans une Espagne conservatrice. Le monde change avec les générations, mais les anciennes ont un pied entre deux mondes. En somme : passer d'une prison au paradis et se retrouver en prison à commencer à devoir vivre avec soi-même.
Cette idée traverse l'ensemble du récit. Le film ne parle pas uniquement d'homosexualité. Il interroge plus largement la manière dont les normes sociales s'inscrivent durablement dans les individus. Même lorsque les lois changent, même lorsque la société paraît plus ouverte, certaines peurs demeurent. Elles deviennent des réflexes, parfois invisibles, qui accompagnent les personnages pendant des décennies.
L'une des grandes forces de Maspalomas réside dans son refus de réduire son personnage principal à une fonction narrative ou à un symbole. Vicente apparaît comme un homme complexe, traversé par des contradictions, des regrets et des aspirations qui dépassent largement la seule question de son orientation sexuelle. Le film montre comment les choix passés continuent d'influencer les relations familiales, la manière d'aimer, de se raconter et d'occuper sa place parmi les autres.
Cette réflexion s'étend également au rapport entre générations. Les plus jeunes héritent souvent de libertés conquises par ceux qui les ont précédés, sans toujours mesurer le prix humain de ces avancées. Le récit rappelle avec finesse que derrière chaque droit acquis se trouvent des parcours individuels marqués par la peur du rejet, l'isolement ou l'effacement de soi.
À cela s'ajoute une réflexion particulièrement pertinente sur le vieillissement. Le film refuse les représentations habituelles d'une vieillesse privée de désir, d'élan ou de transformation personnelle. Au contraire, il montre que les questionnements identitaires ne disparaissent jamais complètement. Ils changent simplement de forme au fil du temps.
Porté par l'interprétation remarquable de José Ramón Soroiz, Maspalomas propose ainsi un regard sensible sur la liberté, l'acceptation de soi et le poids des héritages sociaux. Une œuvre qui parle d'homosexualité, certes, mais qui touche surtout à quelque chose de profondément universel : la difficulté d'habiter pleinement sa propre vie.
Un film de réconciliation. On trouve l'alignement entre qui l'on est et ce qu'on veut. Difficile d'être soi-même dans une Espagne conservatrice. Le monde change avec les générations, mais les anciennes ont un pied entre deux mondes. En somme : passer d'une prison au paradis et se retrouver en prison à commencer à devoir vivre avec soi-même.
Cette idée traverse l'ensemble du récit. Le film ne parle pas uniquement d'homosexualité. Il interroge plus largement la manière dont les normes sociales s'inscrivent durablement dans les individus. Même lorsque les lois changent, même lorsque la société paraît plus ouverte, certaines peurs demeurent. Elles deviennent des réflexes, parfois invisibles, qui accompagnent les personnages pendant des décennies.
L'une des grandes forces de Maspalomas réside dans son refus de réduire son personnage principal à une fonction narrative ou à un symbole. Vicente apparaît comme un homme complexe, traversé par des contradictions, des regrets et des aspirations qui dépassent largement la seule question de son orientation sexuelle. Le film montre comment les choix passés continuent d'influencer les relations familiales, la manière d'aimer, de se raconter et d'occuper sa place parmi les autres.
Cette réflexion s'étend également au rapport entre générations. Les plus jeunes héritent souvent de libertés conquises par ceux qui les ont précédés, sans toujours mesurer le prix humain de ces avancées. Le récit rappelle avec finesse que derrière chaque droit acquis se trouvent des parcours individuels marqués par la peur du rejet, l'isolement ou l'effacement de soi.
À cela s'ajoute une réflexion particulièrement pertinente sur le vieillissement. Le film refuse les représentations habituelles d'une vieillesse privée de désir, d'élan ou de transformation personnelle. Au contraire, il montre que les questionnements identitaires ne disparaissent jamais complètement. Ils changent simplement de forme au fil du temps.
Porté par l'interprétation remarquable de José Ramón Soroiz, Maspalomas propose ainsi un regard sensible sur la liberté, l'acceptation de soi et le poids des héritages sociaux. Une œuvre qui parle d'homosexualité, certes, mais qui touche surtout à quelque chose de profondément universel : la difficulté d'habiter pleinement sa propre vie.
Vu en avant-première au Festival du Cinéma Espagnol de Nantes, Maspalomas comporte de belles idées, porté par une belle interprétation, mais ne parvient pas à aller au-delà du sujet, qui reste malheureusement en surface. Une belle scène de fin toutefois !
Sujet rarement traite au cinéma voir tabou : le sexe au 3eme age et qui plus est homosexuel est parfaitement réussi suffisamment dérangeant pour faire réfléchir et tellement tendre
Excellent Film plein de sensibilité.
J'ai adoré...
C'est beau et fort.
Je ne peux que vous le recommander.
J'ai adoré...
C'est beau et fort.
Je ne peux que vous le recommander.
Ce film qui traite d’un sujet délicat sur l’homosexualité des seniors est bien réalisé par les réalisateurs. Ils ont su y apporter une touche d’humanité avec pudeur et émotion malgré les scènes scabreuses au début du film. Le film porte un autre regard sur l’homosexualité chez les seniors à travers l’histoire de cet homme bien interprèté et dont on suit avec intérêt son évolution personnelle vis à vis de son entourage et de sa propre famille après ses problèmes médicaux. Le film aborde également la nouvelle approche politique dans les EHPAD en Espagne.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 30/04/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 30/04/2026 au Club de l'Etoile à PARIS)
Un film plein de sensibilité et d'émotion sur les difficultés relationnelles au sein de la famille, au sein d'un EHPAD d'une personne homo. Un très bon moment
Maspalomas est un film intime et profondément touchant, qui explore la sexualité et l’homosexualité à un âge avancé. Le film traite avec finesse la solitude affective, la peur du jugement social, le poids d’une vie vécue selon des normes hétéronormées...
Le film réussit à présenter avec pudeur et émotion, mais aussi de manière franche et réaliste, la sexualité des personnes agées, au travers l'histoire d'un homme septuagénaire qui s'émancipie dans son homosexualité malgré les réalités de la vie.
L'interprétation de José Ramón Soroiz a été récompensé du Goya mérité de meilleur acteur.
Le film a été présenté en compétition Longs Métrages à Écrans Mixtes édition 2026, festival de cinéma queer de Lyon.
Il a été récompensé par le Grand Prix Écrans Mixtes, ainsi que par le Prix du Jury Pass Culture.
Mot du Jury : « Sans jamais rien céder à la facilité ou à la simplification, ce film brise le tabou de la sexualité des personnes âgées. Dans cet espace de la durée unique qu’offre le cinéma, il brille par son infinie attention aux détails, sa tendresse, son humour, sa finesse et la dignité de son regard, mais il offre aussi une réflexion profonde sur la réinvention du désir à l’aune de la maladie et de vieillissement et sur les liens parents-enfants. »
Mot des réalisateurs : « Ça représente beaucoup pour nous car lorsque l’on reçoit ce genre de Grand Prix, on a la sensation que le film a touché le jury, ainsi que le public. Et notre objectif principal en tant que réalisateur c’est de faire un film qui résonne en vous. »
Jury composé de Monika Treut, Romas Zabarauskas, Élisabeth Perez et Bruno Deruisseau
L'interprétation de José Ramón Soroiz a été récompensé du Goya mérité de meilleur acteur.
Le film a été présenté en compétition Longs Métrages à Écrans Mixtes édition 2026, festival de cinéma queer de Lyon.
Il a été récompensé par le Grand Prix Écrans Mixtes, ainsi que par le Prix du Jury Pass Culture.
Mot du Jury : « Sans jamais rien céder à la facilité ou à la simplification, ce film brise le tabou de la sexualité des personnes âgées. Dans cet espace de la durée unique qu’offre le cinéma, il brille par son infinie attention aux détails, sa tendresse, son humour, sa finesse et la dignité de son regard, mais il offre aussi une réflexion profonde sur la réinvention du désir à l’aune de la maladie et de vieillissement et sur les liens parents-enfants. »
Mot des réalisateurs : « Ça représente beaucoup pour nous car lorsque l’on reçoit ce genre de Grand Prix, on a la sensation que le film a touché le jury, ainsi que le public. Et notre objectif principal en tant que réalisateur c’est de faire un film qui résonne en vous. »
Jury composé de Monika Treut, Romas Zabarauskas, Élisabeth Perez et Bruno Deruisseau
Vu en AP au festival chefs op’ en lumière à Chalon (03/26). Vicente passe du jour au lendemain d’une ambiance gaie jouissive à la maison de retraite de vieux espagnols majoritairement conservateurs. Il est confronté à sa fille qui souffre des non dits que fait peser sur la famille le refus de son père d’exposer sa vraie nature dans un environnement hostile. La situation évolue de façon touchante. Tous les personnages sont justes, y compris les seconds rôles, notamment le compagnon de chambre et la fille de Vicente.
Une touchante évocation de la difficulté d'accepter le regard des autres.
Présenté lors du festival Des Images Aux Mots à Toulouse et en Occitanie, ce voyage intérieur entre Les Canaries et Le Pays Basque a su convaincre le jury comme le public.
Œuvre réservée à un public averti.
Présenté lors du festival Des Images Aux Mots à Toulouse et en Occitanie, ce voyage intérieur entre Les Canaries et Le Pays Basque a su convaincre le jury comme le public.
Œuvre réservée à un public averti.
spoiler:
D'un côté, une vie de liberté et de plaisir à Maspalomas, épicentre de l'atmosphère LGBTQ, aux Canaries : de l'autre, le quotidien gris d'une maison de retraite à Saint-Sébastien. Deux endroits, deux ambiances, pour Vicente, le héros sénior et gay du film du duo de cinéastes basques Jon Garaño y Aitor Arregi, auxquels on doit notamment l'excellent Marco, l'énigme d'une vie. Maspalomas raconte non pas la sortie du placard de l'homosexualité, mais son retour, après une parenthèse hédoniste.
C'est l'intérêt et l'originalité d'un film qui n'a pas peur spoiler: de se montrer cru en termes de sexe, pour caractériser les choix de son personnage principal et aussi, sans doute, un certain égoïsme de sa part, avant que la réalité de son âge ne l'oblige à tracer un bilan de son existence et à s'ouvrir à d'autres sentiments.
spoiler: Maspalomas évoque ainsi une génération d'hommes qui a dû se taire et se conformer, avant, pour certains seulement, de pouvoir mener sa vie à sa guise, quitte à tirer un trait sur tout ce qui a précédé, en assumant toutes les conséquences.
Le film est sans doute moins abouti que le précédent des réalisateurs, d'une part parce que le sujet est, disons, moins vertigineux, et d'autre part parce que sa mise en scène est trop en retrait et parfois même assez fade, ce qui altère un peu son crédit.
C'est l'intérêt et l'originalité d'un film qui n'a pas peur spoiler: de se montrer cru en termes de sexe, pour caractériser les choix de son personnage principal et aussi, sans doute, un certain égoïsme de sa part, avant que la réalité de son âge ne l'oblige à tracer un bilan de son existence et à s'ouvrir à d'autres sentiments.
spoiler: Maspalomas évoque ainsi une génération d'hommes qui a dû se taire et se conformer, avant, pour certains seulement, de pouvoir mener sa vie à sa guise, quitte à tirer un trait sur tout ce qui a précédé, en assumant toutes les conséquences.
Le film est sans doute moins abouti que le précédent des réalisateurs, d'une part parce que le sujet est, disons, moins vertigineux, et d'autre part parce que sa mise en scène est trop en retrait et parfois même assez fade, ce qui altère un peu son crédit.
Quel beau film!
Merci au festival « chéries chéris » d’avoir programmé ce magnifique film qui nous transporte dans la réalité de la vie dans tous ses aspects. Bravo à l’acteur principal et à cet instant de vie.
Merci au festival « chéries chéris » d’avoir programmé ce magnifique film qui nous transporte dans la réalité de la vie dans tous ses aspects. Bravo à l’acteur principal et à cet instant de vie.
Excellent film, acteurs, scénario, lieu, changement de ton, humour, langue. Tout est réussi. Bravo...
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