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3,0
Publiée le 10 septembre 2025
Après une tragédie familiale, Ella et Charlie sont réveillés à l'aube par leur père. Il les entraîne, avec leur chien, sur les routes du pays. Ce voyage forcé devient la découverte d’un monde qu’ils n’avaient jamais vu. Derrière ce geste se cache pourtant un drame : la maison a été saisie, et le père veut offrir à ses enfants les “meilleurs moments” avant que l’inéluctable ne les rattrape. Mais ses silences trahissent une vérité qu’il n’ose prononcer.
Très vite, on devine l’intention du film. Là où j'espérais une plongée dans la psyché paternelle, dans les contradictions d’un homme pris entre culpabilité et désir de protéger, le récit reste en surface. De même, j'aurai aimé que le texte s'attardent davantage sur l'après. Ce sont les enfants qui emportent tout : d’une justesse lumineuse, ils donnent aux scènes une vitalité et une vérité qui valent de l’or.
On sort frappé par cet élan et le carton final achève de révolter : en un texte sec, il rappelle la réalité sociale qui sous-tend cette fiction, et transforme mes pleurs en colère.
Road-trip d'un père et de ses deux enfants dont le but restera mystérieux jusqu'à la toute fin, à la fois surprenant et bouleversant, image d'une Amérique bien loin des outrances tumpiennes, où plutôt, à cause de telles outrances. C'est magnifiquement interprété, avec un John Magaro excellent en père au bord du précipice, et une mention spéciale aux deux gamins. Court, juste et très efficace.
Ce premier long métrage de ce réalisateur américain, inspiré de faits réels, est bien maîtrisé. L’histoire de ce père veuf en situation précaire qui élève seul ses deux enfants est dramatique et émouvante sans toutefois tomber dans le pathos. On suit le road-movie de ce père qui réveille brusquement ses enfants un matin pour les emmener en voyage sans leur indiquer les raisons ni au spectateur qui devra attendre la fin du film pour le savoir. Le film est bien réalisé avec de belles prises des états traversés du Middle West jusqu’au Nebraska. Le scénario est simple et l’interprétation du père et deux enfants tout en finesse traduit très bien les intentions du réalisateur qui montre aussi dans ce film la réalité sociale aux Etats Unis.
Bernard CORIC (Film visionné le 23/03/2026 au Club Marbeuf à PARIS )
Ai vu « Sur la route d’Omaha » de Cole Webley dont c’est le premier long métrage. Ce film indépendant américain est un road movie avec presqu’uniquement 3 personnages et un chien. Un père (John Magaro) réveille en pleine nuit ses deux enfants, Ella 9 ans ( Molly Belle Wright) et Charlie 6 ans (Wyatt Solis). Sans aucune explication et dans le silence le plus total, le père traverse plusieurs Etats du continent américain en voiture, avec ses deux enfants et un chien sur la banquette arrière. Le film est ponctué par des arrêts dans des Motels et des stations service. Le spectateur est dans la même situation que celle des enfants. Aucune motivation, aucune clarification, aucune phrase rassurante, aucune psychologie. Evidemment à la différence que les deux enfants sont pris « en otage » par leur père et que le spectateur a toujours la liberté de sortir de la salle. Comme le film ne dure que 74 minutes, je suis resté. Arrivé dans le Nebraska, nous avons droit à une visite de zoo et à plusieurs minutes de remplissage, puisqu’il ne s’y passe absolument rien. Les regards qu’Ella jette à son père quémandant une marque d’affection, une raison, un motif, une cause à ce voyage imprévu qui a tout l’air d’une fuite en avant, resteront sans réponse. On ne connaitra le véritable sujet du film qu’après la dernière image de fiction, lors d’un « carton » explicatif concernant une loi propre à l’Etat du Nebraska. Pour ne pas spolier le seul intérêt du film, je n’expliquerai pas en quoi concerne cette législation. Plus qu’un scénario nous comprenons que le réalisateur a surtout voulu illustrer l’aberration d’un texte juridique. L’intention est louable mais comment oublier qu’au cinéma il faut tout de même des personnages avec un minimum de caractères définis, des situations, un déroulement, des motivations. Même le silence le plus total doit être justifié et mis en scène. Certes les belles images et la musique country si elles ne nous plongent jamais dans l’originalité, fonctionnent indéniablement mais le spectateur éprouve tout de même assez vite l’envie de descendre de cette voiture pour faire du stop et changer de cap au plus vite.
Un des films de l'année qui m'a brisé le cœur en 6 morceaux. Le cœur de cette famille était brisé à la mort de la mère de famille et mais le pire arrive en perdant leur maison et autres choses. Le père "Martin" offre à ses enfants un dernier voyage familial avec les derniers dollars qu'il a...
Le road trip est un genre qui est très lié à la culture américaine. Ce film en est un bon exemple et même si son récit semble simple et peu intéressant au départ, sa complexité et ses enjeux se dévoilent petit à petit jusqu'à un très beau final à la fois tragique et émouvant.
un film magnifique sur les difficultés de la paternité. Sans trop en dire, le film est basé sur un fait réel. Un père veuf décide de partir en voyage avec ses 2 enfants, mais ce voyage, en réalité, cache un sombre but.
Comme une boule de flipper en plein cœur ! Un road-trip à 3 qui aura peu le goût de l'évasion rêvée ! Où l'on s'attend à voir le gentil chien partir, il reste, mais pas pour longtemps. Le scénario est cousu d'interrogations à l'image de l'acteur principal, dont on ne parviendra à comprendre les décisions qu'à la fin du chemin, triste réalité. Puis arrive l'impensable et tout s'affale comme un château de cartes ! C'était bien ça, même si, jusqu'à la fin, on ne veut pas y croire.
Film très contemplatif. On y suit un père et ses enfants accompagnés de leurs chien Rex dans un voyages sur les routes américaines. Le film nous explique rien et nous laisse partir avec eux sans trop savoir où on va et pourquoi. Je dirais que c’est à la fois le point fort et le point faible du film. Point fort car il nous met à la place des enfants qui ne comprennent pas se qui leurs arrivent et point faible car le film ne raconte pas grand chose. Cependant la fin du film nous explique pourquoi elle nous a fait attendre et à quel point cela a bien servi le récit.
Vu au festival Quiff de Quimper en Bretagne le 4 février 2026
Découverte au festival de Deauville. Une histoire sur la base d'une faille de loi américaine. Touchante, avec des personnages vibrants et une inexorable chute
Après Paul Mescal, Josh O'Connor ou bien Sope Dirisu, John Magaro s'ajoute à la (longue) liste des pères célibs taiseux et paumés du ciné indé mondial. Alors c'est joliment filmé ; joué - et une ou deux scènes confinent aussi bien à la poésie visuelle pure qu'à du drame qui tord le ventre... Mais avec ce qu'ils avaient sous le capot, ils auraient pu arriver à Omaha en moins de 20 min.
Un père veuf, deux enfants et un chien, expulsés de leur logement. Le ton est donné lorsqu'ils partent pour une destination encore inconnue des enfants dans une vieille guimbarde capricieuse. Ce road-trip ponctué par des arrêts dans des Motels et des stations service est un drame poignant, inspiré d'un fait de société ayant eu cours en 2008 dans l'état du Nebraska "La Loi Refuge". Tout se passe dans l'habitacle de la voiture sans âge ou l'amour est omniprésent. Charlie a pour lui, l'innocence de ses 8 ans. Ella sa sœur, s'interrogeant sur la raison d’être de ce voyage comprend peu à peu que ce périple cache une réalité insoupçonnée. Il s'agit pas d'un déménagement !!! Si cela commence par l'abandon de Rex, puis les silences et les regards fuyants du père, on est quand même loin de se douter de la destination finale. Leur périple les conduit sur un fond de musique country a travers des paysages désertiques et des villes quasi déshumanisées aux portes d'un hôpital.
Chronique dure et sensible d'une Amérique de la crise des subprimes, à bord d'une voiture qui ne démarre plus que poussée par un père et sa fille Ella, 9 ans... magnifiquement interprétée. Très belle camera, musique peut-être parfois un peu trop présente.
C'est ce que j'appelle un film calme, il ne se passe pas beaucoup de choses, il faut juste observer. Puis les 15 dernière minutes tout change, et ou ça passe ou ça casse. C'est plutôt passé...