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takeshi29
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3,5
Publiée le 13 février 2026
On comprend très vite où on est, c'est-à-dire dans une certaine tradition de ce cinéma indé américain situé quelque part entre Kelly Reichardt à ses débuts et Debra Granik, mais passé cet aspect pas forcément très original, cet "Omaha" possède de sacrées qualités : celle de tenir sa ligne de road movie qui n'hésite pas à confiner la majorité de son action à l'intérieur d'une voiture, de ne pas refuser le mélo pour mieux démontrer la monstruosité de la situation. Et c'est là que le film est probablement le plus malin et le plus pertinent : en repartant au lendemain de la crise des subprimes il montre la violence finalement endogène d'un système, d'un pays qui ne protège pas ses faibles mais au contraire les élimine. Une sorte de pas de côté finalement passionnant tant il permet de mesurer ce qui se passe aujourd'hui dans ce pays qui menace d'exploser à tout moment. Comme le reste du monde...
Ce remarquable premier film de Cole Webley, avec le non moins excellent John Magaro, devrait être sur les écrans français le 17 juin.
En 2008, l’état du Nebraska a autorisé de façon éphémère l’abandon d’enfants dont les parents se retrouvaient brutalement sans travail, sans logement, et surendettés avec la crise des subprimes. A partir de ce terrible fait divers, évitant tout pathos Cole Webley réalise une fiction poignante, confrontant la détresse du père à l’inquiétude montante de sa petite fille de 9 ans. Autant qu’un road-movie solaire à travers les grands espaces du Midwest américain, sur la route d’Omaha est un huis-clos étouffant dans l’habitacle de la voiture qui emmène ses passagers vers une destination sans retour possible. A travers le regard inquiet d’une petite fille sur son père désespéré et taiseux, malgré quelques parenthèses joyeuses qui pourraient laisser croire à un renouveau, on devine le drame déchirant et inéluctable qui se joue. Cole Webley filme avec une très grande sensibilité, cette chronique bouleversante qui en dit long sur la réalité sociale de la société américaine !
Quand on m'a demandé à mon taf quel film j'allais voir, j'avoue que je me rappelais plus du titre. Mais après l'avoir vu, je vais m'en souvenir de ce film! Car ce drame est obligé de te toucher...le périple de cette famille dont le père est totalement désespéré et dont les choix sont des crèves coeurs. Les choix pour ses enfants, le périple qui avance et la condition de celui-ci amène vers l'inévitable. On espère que... C'est poignant et moment déchirant et à moins d'être complétement insensible, on ne peut qu'être touché par cette histoire. Pas très joyeux mais très bon film. Et ce film est tiré d'un fait sur une loi américaine qui fut corrigé mais pas assez rapidement...mais je ne peux pas en dire plus sans spoiler la fin. NOTE : 9/10
Après une tragédie familiale, Ella et Charlie sont réveillés à l'aube par leur père. Il les entraîne, avec leur chien, sur les routes du pays. Ce voyage forcé devient la découverte d’un monde qu’ils n’avaient jamais vu. Derrière ce geste se cache pourtant un drame : la maison a été saisie, et le père veut offrir à ses enfants les “meilleurs moments” avant que l’inéluctable ne les rattrape. Mais ses silences trahissent une vérité qu’il n’ose prononcer.
Très vite, on devine l’intention du film. Là où j'espérais une plongée dans la psyché paternelle, dans les contradictions d’un homme pris entre culpabilité et désir de protéger, le récit reste en surface. De même, j'aurai aimé que le texte s'attardent davantage sur l'après. Ce sont les enfants qui emportent tout : d’une justesse lumineuse, ils donnent aux scènes une vitalité et une vérité qui valent de l’or.
On sort frappé par cet élan et le carton final achève de révolter : en un texte sec, il rappelle la réalité sociale qui sous-tend cette fiction, et transforme mes pleurs en colère.
Road-trip d'un père et de ses deux enfants dont le but restera mystérieux jusqu'à la toute fin, à la fois surprenant et bouleversant, image d'une Amérique bien loin des outrances tumpiennes, où plutôt, à cause de telles outrances. C'est magnifiquement interprété, avec un John Magaro excellent en père au bord du précipice, et une mention spéciale aux deux gamins. Court, juste et très efficace.
Gros problème de contenu. Peu de choses. Le film aurait pu être u court entrave constitué de sa bande annonce et de ses 10 dernières minutes. Les interprètes sont bien, le thème est intéressant, mais le road movie demeure plat. spoiler: Au vu des commentaires je suis surpris de l'absence de prise en compte d'une possibilité d'abandon d'enfant y compris dans notre pays. L'ASE est souvent là pour suppléer même si elle a bien du mal
Déception, même si on peut suivre cette famille
Ce premier long métrage de ce réalisateur américain, inspiré de faits réels, est bien maîtrisé. L’histoire de ce père veuf en situation précaire qui élève seul ses deux enfants est dramatique et émouvante sans toutefois tomber dans le pathos. On suit le road-movie de ce père qui réveille brusquement ses enfants un matin pour les emmener en voyage sans leur indiquer les raisons ni au spectateur qui devra attendre la fin du film pour le savoir. Le film est bien réalisé avec de belles prises des états traversés du Middle West jusqu’au Nebraska. Le scénario est simple et l’interprétation du père et deux enfants tout en finesse traduit très bien les intentions du réalisateur qui montre aussi dans ce film la réalité sociale aux Etats Unis.
Bernard CORIC (Film visionné le 23/03/2026 au Club Marbeuf à PARIS )
Un père réveille en pleine nuit ses enfants Ella et Charlie. Ils abandonnent sans le savoir leur vie, et partent sur les routes du Midwest, cap sur Omaha. Un road trip, difficile, mutique, douloureux. C’est un drame profond et bouleversant, celui d’un père acculé et impuissant. Très beau.
Ai vu « Sur la route d’Omaha » de Cole Webley dont c’est le premier long métrage. Ce film indépendant américain est un road movie avec presqu’uniquement 3 personnages et un chien. Un père (John Magaro) réveille en pleine nuit ses deux enfants, Ella 9 ans ( Molly Belle Wright) et Charlie 6 ans (Wyatt Solis). Sans aucune explication et dans le silence le plus total, le père traverse plusieurs Etats du continent américain en voiture, avec ses deux enfants et un chien sur la banquette arrière. Le film est ponctué par des arrêts dans des Motels et des stations service. Le spectateur est dans la même situation que celle des enfants. Aucune motivation, aucune clarification, aucune phrase rassurante, aucune psychologie. Evidemment à la différence que les deux enfants sont pris « en otage » par leur père et que le spectateur a toujours la liberté de sortir de la salle. Comme le film ne dure que 74 minutes, je suis resté. Arrivé dans le Nebraska, nous avons droit à une visite de zoo et à plusieurs minutes de remplissage, puisqu’il ne s’y passe absolument rien. Les regards qu’Ella jette à son père quémandant une marque d’affection, une raison, un motif, une cause à ce voyage imprévu qui a tout l’air d’une fuite en avant, resteront sans réponse. On ne connaitra le véritable sujet du film qu’après la dernière image de fiction, lors d’un « carton » explicatif concernant une loi propre à l’Etat du Nebraska. Pour ne pas spolier le seul intérêt du film, je n’expliquerai pas en quoi concerne cette législation. Plus qu’un scénario nous comprenons que le réalisateur a surtout voulu illustrer l’aberration d’un texte juridique. L’intention est louable mais comment oublier qu’au cinéma il faut tout de même des personnages avec un minimum de caractères définis, des situations, un déroulement, des motivations. Même le silence le plus total doit être justifié et mis en scène. Certes les belles images et la musique country si elles ne nous plongent jamais dans l’originalité, fonctionnent indéniablement mais le spectateur éprouve tout de même assez vite l’envie de descendre de cette voiture pour faire du stop et changer de cap au plus vite.
Un des films de l'année qui m'a brisé le cœur en 6 morceaux. Le cœur de cette famille était brisé à la mort de la mère de famille et mais le pire arrive en perdant leur maison et autres choses. Le père "Martin" offre à ses enfants un dernier voyage familial avec les derniers dollars qu'il a...
Dès le départ, on se retrouve dans la même incompréhension que les deux enfants : un réveil brutal de leur père, des bagages fait dans la précipitation et des mots échangés avec une policière dont on ne saisi pas la vraie teneur.
Ce road-trip fait de non dits d'un père et de ses deux enfants au coeur de l'Amérique profonde est un voyage dont on ne peut sortir indemne.
John Magaro est incroyablement bouleversant : dans son regard, dans ses gestes, dans le moindre de ses silences... Les enfants ne sont pas de reste et ils livrent des prestations naturelles et d'une intensité folle !
On sent son désespoir silencieux sans qu'on puisse faire quelque chose. Les étapes de cet étrange voyage marquent le compte à rebours d'un point de non-retour qu'on voit se dessiner à l'horizon tout doucement...
La final m'a déchiré le coeur et retourné le cerveau ! J'avais pleins de scénarii différents en tête et jamais je n'aurai pensé à cela... J'étais en miette et décontenancé...
Un film qui ne laisse pas indifférent et qui m'a bouleversé ! À voir !!
Le road trip est un genre qui est très lié à la culture américaine. Ce film en est un bon exemple et même si son récit semble simple et peu intéressant au départ, sa complexité et ses enjeux se dévoilent petit à petit jusqu'à un très beau final à la fois tragique et émouvant.
un film magnifique sur les difficultés de la paternité. Sans trop en dire, le film est basé sur un fait réel. Un père veuf décide de partir en voyage avec ses 2 enfants, mais ce voyage, en réalité, cache un sombre but.
Dès le commencement du film, on comprend qu'il y a une histoire d'expulsion du logement... sans jamais être nommé. Avec pudeur tout le temps, déchirement parfois et impuissance souvent, ce carnet de route d'un père et ses 2 jeunes enfants vers l'Omaha, Etat du Nebraska, met l'accent sur les lois américaines mal pensées, mal gérées détruisant le cocon familial à cause d'une réalité sociale glaçante et terrifiante. Le sujet fort de ce film, tourné en toute simplicité, vous retournera les tripes à cause d'un dénouement poignant. J'ai encore une petite boule dans la gorge très désagréable. Je ne m'attendais pas à cette fin !!! On pense que la petite famille va se réfugier chez de la famille proche pour se remettre à flot, et redémarrer une nouvelle vie. Et bien, non... Je vous laisse le suspens qui m'a arraché le coeur .'(
Une bonne idée : filmer la décadence d'un homme qui ne peut plus subvenir aux besoins de sa famille. Mais le ton n'y est pas. Le côté sinistre de cette vie ne transparait pas par manque d'émotions du personnage principal. Les autres personnages sont touchants. La jeune fille et le jeune garçon aiment tant leur père, que malgré le déchirement immédiat de la séparation, ils finissent par admettre. Si l'on doit retenir une chose positive de ce film, c'est bien cette vision de l'attachement.