La Femme de
Note moyenne
3,0
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88 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

273 abonnés 2 572 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2026
Regard sur une famille toxique de la bourgeoisie de province. Un des deux enfants ( la jeune adolescente ) est le révélateur ( comme souvent dans ce genre de situation ) du malaise dévastateur de ce clan soucieux de l'apparence, constitué par un vide émotionnel qui comble leur manque de substance.

Le scénario n' oublie pas la transmission trans générationnelle et indique clairement le chemin douloureux à suivre, lorsqu'on a affaire à une telle engeance sûre d'elle, parfaitement intégrée socialement et pourtant détestable.

On pourra reprocher au scénario le manque de rebondissement narratifs, mais le metteur en scène privilégie le constat. C'est brut, glacial, pervers même et pourtant bien réel !

Une réussite ( à mon goût ) !
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 630 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Ai vu « La femme de » de David Roux d’après le roman d’Hélène Lenoir « Son nom d’avant ». Une fois de plus Mélanie Thierry prouve à quel point son jeu tout en retenu est juste, intense et d’une grande sensibilité. A plusieurs reprises dans ce long métrage elle m’a fait penser à Romy Schneider pour son mélange subtile de grande force apparente et de fragilité extrême. « La femme de » nous plonge dans un univers très chabrolien et donc de celui d’une grande bourgeoisie où aux silences abyssaux répondent des coups de gueule saisissants, où les apparences sont plus importantes que la communication et où les femmes sont reléguées aux tâches quotidiennes et à qui les hommes reprochent de ne rien faire de la journée. Marianne (Mélanie Thierry) est la femme d’un riche industriel (Eric Caravaca) et n’est vue que la magnifique belle-soeur et belle-fille d’une famille catholique « soudée » par l’argent . Son statut de bourgeoise enviée qui vit dans une riche demeure l’englouti au quotidien. Elle devient de plus en plus transparente en s’astreignant à des exigences familiales et sociales. Les vexations sont quotidiennes entre son mari distant et son beau-père acariâtre et à charge (Jérome Deschamps). Marianne étouffe de plus en plus et ne s’appartient plus, ne se reconnait plus, jusqu’à ce qu’elle reçoive une enveloppe mystérieuse qui lui rappellera son passé. David Roux pose une ambiance pesante et mortifère dès la scène d’ouverture. L'impression d’absence et d’apathie qui hante le personnage principal est justement filmée. La toxicité de cet univers invivable tient le long métrage de bout en bout et l’on aurait presque préféré que des faits foncièrement dramatiques viennent bouleverser le scénario. Evidemment l’on pense souvent à Madame Bovary. La mise en scène met en valeur avec exactitude cette maison étouffante et figée par le poids de l’autoritarisme ambiant. On aurait aimé un peu plus de folie à la Chabrol pour nous emmener encore plus loin dans cette immersion asphyxiante. Mais « La femme de » n’en reste pas moins un film efficace, intense avec une des actrices les plus passionnantes.
brunocinoche
brunocinoche

142 abonnés 1 259 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2026
Ambiance chabrolienne pour le réalisateur et son portrait de femme étouffée dans une famille bourgeoise. Finalement, rien de bien neuf sur le sujet que Chabrol n'ait déjà abordé et de façon plus subtile. Reste Mélanie Thierry, lumineuse de bout en bout, elle sauve à elle seule le film de l'ennui.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2026
 LA FEMME DE - David Roux | ⭐ 6/10

La Femme de est typiquement le genre de film par lequel je me laisse emporter, un peu à contre-courant de mon propre jugement. Le genre où, malgré des failles évidentes - un scénario inabouti, des scènes qui sonnent faux, des problèmes de rythme…, je me surprends quand même à prendre un certain plaisir à le suivre jusqu’au bout.

Ce plaisir tient beaucoup à Mélanie Thierry, une nouvelle fois parfaite, dans ce rôle de femme peu à peu effacée par son environnement. Elle incarne avec une grande justesse cette invisibilisation quotidienne, sans cris ni éclats. Ici, pas de violence frontale, pas de disputes spectaculaires : le patriarcat s’exerce de manière sourde, presque banale. Un manque d’attention, des gestes ignorés, des paroles qui glissent… qui conduisent au manque de respect de tous, y compris de ses enfants. L'actrice parvient à faire sentir ce vide, cette fatigue d’exister à moitié, avec une retenue qui touche juste.

Autour d’elle, en revanche, tout ne fonctionne pas aussi bien. Les autres comédiens peinent parfois à convaincre, notamment dans les scènes collectives de tensions familiales qui basculent dans un jeu trop appuyé, presque théâtral. Cela casse le réalisme que le film cherche pourtant à installer.

Le récit lui-même montre également ses limites. Le film tourne rapidement en rond, comme s’il confondait l’ennui qu'il cherche à illustrer chez son personnage avec celui que le spectateur ressent par endroits.

Mais il y a malgré tout quelque chose qui accroche et maintient l'intérêt. Une forme de cruauté douce, et une certaine perversité des rapports, qui rappellent par moments le cinéma de Chabrol. La relation entre la mère et ses enfants, notamment, intrigue par son ambiguïté : entre amour, rejet, dépendance et incompréhension.

Au final, un film imparfait, parfois frustrant, mais traversé par une vraie justesse dans son regard sur une domination ordinaire, presque invisible et porté par l'une de nos meilleurs actrices. Et c’est peut-être pour tout cela qu’on y reste, malgré tout.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 893 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2026
Voilà un film qui commençait plutôt bien mais qui a dévié à mi chemin spoiler: ,avec l'apparition mystérieuse de ce photographe sorti de je ne sais où
du coup le film s'enlise très vite dans les clichés et ce n'est pas les acteurs qui le sauve du naufrage du coup déception pour moi, spoiler: j'ai trouvé pour une fois Jérémy Rénier particulièrement mauvais
à voir en dernier recourt
Ninideslaux
Ninideslaux

108 abonnés 299 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 avril 2026
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Ah fuyez, fuyez cet abominable navet!



          Ce n'est pas un film: c'est une analyse sociologique de la grande bourgeoisie catholique. Ils sont épouvantables! ils n'aiment qu'une chose, l'argent; le frère aîné, l'héritier du nom (Eric Caravaca en l'occurrence), dispose de tout pour le reste de la fratrie; il s'arroge même le droit de proscrire celui ou celle qui s'aviserait de regimber.
            Les femmes? Elle sont bonnes à servir de nurse au grand père impotent et grincheux (c'est plus économique qu'une aide à domicile); et quand elles ont réussi à pouliner un petit mâle, on s'en désintéresse complètement. Les réunions de famille se terminent inévitablement en cris et en affrontements. Tiens! ça nous donne le plaisir de revoir brièvement Alexandra Stewart, la soeur de l'irascible patriarche (Jérôme Deschamps)
           A part ça, vous avez de long plans sur le visage de Mélanie Thierry qui fait la gueule. La rencontre d'un photographe venu travailler pour la firme (Jérémie Renier) lui rappelle le bon temps où elle était jeune, et libre... Elle est belle Mélanie Thierry, d'une beauté très atypique, pas du tout du gout du jour, comme a pu l'être en son temps Simone Signoret, c'est donc toujours un plaisir de  la regarder, même faisant la gueule...
        Mais, allez vous me dire, les turpitudes de la grande bourgeoisie rapace qui se déchire, c'est .... du Chabrol? Hélas! c'est du Chabrol sans Chabrol, sans tout ce qui faisait qu'on a tant aimé le grand Claude, même quand, parfois, il se négligeait un peu: le deuxième degré, l'humour vachard, le fiel sucré... 
         A fuir, donc

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Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 680 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2026
Film assez cliché et caricatural de la haute bourgeoisie catho. Heureusement l'interprétation de M Thierry sauve l'ensemble. Mais on reste sur sa fin
Christian RZ
Christian RZ

101 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 avril 2026
L’histoire d’une femme qui part trop tard, et qui ne sait pas où elle va, mais qui pour sortir de son aliénation doit tout quitter.
Une histoire qui pose des questions auxquelles le film ne répond pas
ATON2512
ATON2512

80 abonnés 1 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2026
De David Roux (2026).
Un film traitant de la volonté d'émancipation d'une femme qui bien que comblée côté matériel désire retrouver une liberté perdue . Le film particulièrement bien mené est particulièrement étouffant . Car même si la maison bourgeoise est dorée , elle n'en est pas moins une prison . Sans le faire frontalement , le film traite de la condition féminine , de la femme qui longtemps a été remisée au rang de faire valoir de l'homme dans sa puissance autant culturelle que sociétale . Mélanie Thierry est magnifique dans ce rôle de femme effacée, jusqu'à l'invisible qui n'a pas droit au chapitre ! Eric Caravaca est lui aussi excellent . A voir et à méditer sur le chemin parcouru et encore à parcourir .
Flavie M
Flavie M

60 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2026
Un huit clos familiale, où la tension monte petit à petit. Mélanie y est remarquable et ses comparses aussi.
sylounette
sylounette

60 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2026
Melanie Thierry est parfaite dans ce rôle de bourgeoise étouffée par les conventions et le rôle minimaliste qui lui est confié au sein de son couple et de la famille de son mari. C'est très bien rendu, on étouffe avec elle tant ce carcan bourgeois ne laisse passer aucun plaisir, aucune joie et surtout ne permet pas d'exister .
on comprend son choix final ...
ben desiles
ben desiles

57 abonnés 129 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 avril 2026
On a l'impression d'avoir déjà vu et lu cette histoire cent fois, la bourgeoisie catholique, la femme insatisfaite et son amant, le mari rustre, l'aïeul tyrannique... Seul Arnaud Valois a une présence magnétique, mais un rôle peu développé. Mélanie Thierry qui était émouvante dans Connemarra ne l'est pas du tout ici. Ce que j'ai préféré, ce sont les vues magnifique d'une passerelle surplombant une rivière dans le brouillard - sans doute le parc de la Garenne à Angers. Tout le reste est sans saveur et sans charme.
Pascal l.
Pascal l.

48 abonnés 101 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 avril 2026
69 en compatibilité, c'était plutôt une garantie (en tous cas, jusqu'à maintenant, ça fonctionnait pas mal). Conclusion : quel ennui!
La base de l'histoire est datée, d'un bon demi-siècle, tellement peu en rapport avec la société actuelle. Non, vraiment, pas grand chose à sauver.
Je suis d'autant plus déçu que de faire un film, trouver le financement, les acteurs,... ça n'est jamais une mince affaire.
yeuce
yeuce

44 abonnés 1 088 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2026
Une famille bourgeoise dans une grande demeure dans la campagne angevine, à la mort de sa belle mère, une femme se doit obliger de s'occuper de son beau père impotent et mysorine. Un tableau qui n'est pas dans certains aspect sans rappeler les films de Claude Sautet, l'ambiance y est pesante et le rythme lent comme le temps qui passe dans un endroit que l'on déteste .....
khesanh76
khesanh76

40 abonnés 381 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
C'est un film qui met du temps à se mettre en place, mais une fois le décor planté : une maison de grand bourgeois aux environs d'Angers, on comprend la destinée de Marianne ( Mélanie Thierry).
Une femme qui sert les intérêts de la famille de son mari sans avoir son mot à dire. On assiste aux déchirements de cette même famille dans un milieu traditionnel catholique, avec toute son hypocrisie.
Tout cela se déroule dans une atmosphère étouffante, dans une famille déchirée par des intérêts guidés par l'argent et l'héritage du grand père.
A noter aussi la prestation d'Eric Carvaca idéal en beauf' de province.
Du rôle d'épouvantail, Marianne va devoir retrouver sa liberté : comment ?
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