La Femme de
Note moyenne
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cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2026
Vu le 24/03/26 à Caen lors d'une projection-rencontre organisée par le Lux. Rencontre avec le réalisateur David ROUX et l’acteur Eric CARAVACA.
Intéressant de voir le carcan bourgeois où traditions, codes et foncier écrasent tout (et surtout les femmeq), tellement la priorité donnée est le maintien du patrimoine et du niveau social avant tout le reste. La liberté des personnes disparait alors. Plus d'écoute, plus de vie en communauté....
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Ai vu « La femme de » de David Roux d’après le roman d’Hélène Lenoir « Son nom d’avant ». Une fois de plus Mélanie Thierry prouve à quel point son jeu tout en retenu est juste, intense et d’une grande sensibilité. A plusieurs reprises dans ce long métrage elle m’a fait penser à Romy Schneider pour son mélange subtile de grande force apparente et de fragilité extrême. « La femme de » nous plonge dans un univers très chabrolien et donc de celui d’une grande bourgeoisie où aux silences abyssaux répondent des coups de gueule saisissants, où les apparences sont plus importantes que la communication et où les femmes sont reléguées aux tâches quotidiennes et à qui les hommes reprochent de ne rien faire de la journée. Marianne (Mélanie Thierry) est la femme d’un riche industriel (Eric Caravaca) et n’est vue que la magnifique belle-soeur et belle-fille d’une famille catholique « soudée » par l’argent . Son statut de bourgeoise enviée qui vit dans une riche demeure l’englouti au quotidien. Elle devient de plus en plus transparente en s’astreignant à des exigences familiales et sociales. Les vexations sont quotidiennes entre son mari distant et son beau-père acariâtre et à charge (Jérome Deschamps). Marianne étouffe de plus en plus et ne s’appartient plus, ne se reconnait plus, jusqu’à ce qu’elle reçoive une enveloppe mystérieuse qui lui rappellera son passé. David Roux pose une ambiance pesante et mortifère dès la scène d’ouverture. L'impression d’absence et d’apathie qui hante le personnage principal est justement filmée. La toxicité de cet univers invivable tient le long métrage de bout en bout et l’on aurait presque préféré que des faits foncièrement dramatiques viennent bouleverser le scénario. Evidemment l’on pense souvent à Madame Bovary. La mise en scène met en valeur avec exactitude cette maison étouffante et figée par le poids de l’autoritarisme ambiant. On aurait aimé un peu plus de folie à la Chabrol pour nous emmener encore plus loin dans cette immersion asphyxiante. Mais « La femme de » n’en reste pas moins un film efficace, intense avec une des actrices les plus passionnantes.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2026
Film archi-classique, voire un brin démodé (Claude Chabrol est mort en 2010) au regard des canons actuels du cinéma international. Rien de ce qu’on découvre de cette histoire tirée d’un roman d’Hélène Lenoir (Son nom d’avant, 1998) mais qui aurait pu être écrit il y a 50 ou 80 ans par François Mauriac, ne tire le spectateur d’une certaine léthargie tant ces histoires d’héritage, de conflit familial, ou de femme mal mariée ont déjà été explorées jadis dans toutes leurs dimensions.
Fort heureusement, l’interprète principale, l’attachante Mélanie Thierry sauve le film en jouant sa partition à merveille, ménageant dans son regard et ses attitudes, une part de mystère qui enveloppe le récit d’une vapeur qui en estompe les défauts les plus évidents.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2026
 LA FEMME DE - David Roux | ⭐ 6/10

La Femme de est typiquement le genre de film par lequel je me laisse emporter, un peu à contre-courant de mon propre jugement. Le genre où, malgré des failles évidentes - un scénario inabouti, des scènes qui sonnent faux, des problèmes de rythme…, je me surprends quand même à prendre un certain plaisir à le suivre jusqu’au bout.

Ce plaisir tient beaucoup à Mélanie Thierry, une nouvelle fois parfaite, dans ce rôle de femme peu à peu effacée par son environnement. Elle incarne avec une grande justesse cette invisibilisation quotidienne, sans cris ni éclats. Ici, pas de violence frontale, pas de disputes spectaculaires : le patriarcat s’exerce de manière sourde, presque banale. Un manque d’attention, des gestes ignorés, des paroles qui glissent… qui conduisent au manque de respect de tous, y compris de ses enfants. L'actrice parvient à faire sentir ce vide, cette fatigue d’exister à moitié, avec une retenue qui touche juste.

Autour d’elle, en revanche, tout ne fonctionne pas aussi bien. Les autres comédiens peinent parfois à convaincre, notamment dans les scènes collectives de tensions familiales qui basculent dans un jeu trop appuyé, presque théâtral. Cela casse le réalisme que le film cherche pourtant à installer.

Le récit lui-même montre également ses limites. Le film tourne rapidement en rond, comme s’il confondait l’ennui qu'il cherche à illustrer chez son personnage avec celui que le spectateur ressent par endroits.

Mais il y a malgré tout quelque chose qui accroche et maintient l'intérêt. Une forme de cruauté douce, et une certaine perversité des rapports, qui rappellent par moments le cinéma de Chabrol. La relation entre la mère et ses enfants, notamment, intrigue par son ambiguïté : entre amour, rejet, dépendance et incompréhension.

Au final, un film imparfait, parfois frustrant, mais traversé par une vraie justesse dans son regard sur une domination ordinaire, presque invisible et porté par l'une de nos meilleurs actrices. Et c’est peut-être pour tout cela qu’on y reste, malgré tout.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
mambosamba
mambosamba

19 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 avril 2026
électrocardiogramme très linéaire
scénario cousu de fil blanc
jeu des acteurs..et dialogues a s endormir
aucun rythme..
Romanbernard56
Romanbernard56

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2026
Ce film est magnifique quant à la façon dont il traite le sujet des femmes, notamment dans le cadre familial. Ici, une critique du patriarcat est très subtilement glissée. De plus, la liberté individuelle est mise en valeur et démonte les obligations familiales qui nous enferment malgré nous.. Une pépite qui nous oblige à réfléchir sur jusqu’à quelle limite la famille doit nous guider. Parfois le bonheur ne se trouve pas avec les autres mais en nous même..
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
C’est le destin d’une femme, magnifiquement interprétée par Mélanie Thierry, une femme « prise en otage » par sa famille, sa belle famille, ses enfants et qui ne s’en sort pas...Cela donne un portrait presque à la Flaubert, un portrait avec des moment de sincérité, d’émotions, et du cinéma plutôt passionnant dans ses détails, son analyse ( ni trop de psychologie), et un souci constant de peindre le réel, celui qu’un spectateur peut vivre dans sa famille, un réel où résonne plutôt la souffrance des non dits, des secrets…..Ce genre de film nous touche forcément, même si les relations humaines ici sont particulièrement complexes. Le film montre une exigence de réalisation, de mise en scène, de jeu d’acteurs, qui en font un film assez remarquable, une peinture du réel qui nous concerne tous….Je conseille
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Film glaçant dans une famille pleine d'argent mais sans beaucoup d'amour où règne une rigidité qui fait froid dans le dos, très bien interprété
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 avril 2026

Ah fuyez, fuyez cet abominable navet!



          Ce n'est pas un film: c'est une analyse sociologique de la grande bourgeoisie catholique. Ils sont épouvantables! ils n'aiment qu'une chose, l'argent; le frère aîné, l'héritier du nom (Eric Caravaca en l'occurrence), dispose de tout pour le reste de la fratrie; il s'arroge même le droit de proscrire celui ou celle qui s'aviserait de regimber.
            Les femmes? Elle sont bonnes à servir de nurse au grand père impotent et grincheux (c'est plus économique qu'une aide à domicile); et quand elles ont réussi à pouliner un petit mâle, on s'en désintéresse complètement. Les réunions de famille se terminent inévitablement en cris et en affrontements. Tiens! ça nous donne le plaisir de revoir brièvement Alexandra Stewart, la soeur de l'irascible patriarche (Jérôme Deschamps)
           A part ça, vous avez de long plans sur le visage de Mélanie Thierry qui fait la gueule. La rencontre d'un photographe venu travailler pour la firme (Jérémie Renier) lui rappelle le bon temps où elle était jeune, et libre... Elle est belle Mélanie Thierry, d'une beauté très atypique, pas du tout du gout du jour, comme a pu l'être en son temps Simone Signoret, c'est donc toujours un plaisir de  la regarder, même faisant la gueule...
        Mais, allez vous me dire, les turpitudes de la grande bourgeoisie rapace qui se déchire, c'est .... du Chabrol? Hélas! c'est du Chabrol sans Chabrol, sans tout ce qui faisait qu'on a tant aimé le grand Claude, même quand, parfois, il se négligeait un peu: le deuxième degré, l'humour vachard, le fiel sucré... 
         A fuir, donc



MAX
MAX

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 avril 2026
Film ennuyeux, sans aucun intérêt de scenario. Il ne se passe rien et même si le film est raisonnable dans sa durée - 1h30 - c'est déjà assez long. On ne comprend pas ce que vient faire le beau-frère en amant de la femme de, tant c'est plat et anachronique. L'arrivée du photographe est complètement hors sujet. On se demande ce qu'il vient faire dans l'histoire. C'est peu crédible et ajoute l'ennui à l'ennui. L'héroïne s'ennuie dans sa vie, mais nous on aura payé une place pour compter chaque minute des 90 mn du film.
gmelecine54
gmelecine54

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2026
Ca faisait très longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyé au cinéma. J'ai trouvé ce film sans aucun intérêt, sujet vu et revu en nettement mieux.
Bof,bof
laurent aroles
laurent aroles

3 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2026
Tout d’abord, il faut souligner la prestation de Mélanie Thierry qui donne au personnage très complexe de Marianne toute sa dimension.
Ce film pourrait, par son atmosphère, être tiré d’un roman de François Mauriac et filmè par Claude Chabrol. On y retrouve l’atmosphère pesante d’une bourgoisie de province, une fratrie en conflit et l’orpheline dèsargentèe devenue la femme d’un homme d’affaires peu enclin aux sentiments,un patriarche qui règne sur ce microcosme.
Chaque personnage principal est complexe et c’est la tout l’intérêt.
Marianne est un vrai kaléidoscope.
Issue d’un milieu plus que modeste elle a réussi toutefois a être acceptée et intégrée dans cette famille très bourgeoise.
Ce n’est pas pour autant qu’elle a renoncé à son indépendance et au plaisir. Elle se conforme aux règles de bienséance avec autant de facilité qu’elle les transgresse. Sans jamais d’éclats elle prend sa place dans ces conflits familiaux comme une médiatrice une facilitatrice. Elle est en quelque sorte le ciment de cette famille.
La relation avec ses enfants est plus difficile,plus complexe également.
Tout pouvait continuer ainsi mais le besoin d’émancipation et de liberté va prendre le dessus...
Un film bien construit, bien interprété, bien filmè à voir.
Barbara C.
Barbara C.

6 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2026
Sous le vernis polissé de la bourgeoisie provinciale, une femme étouffe en silence, mal considérée et mal aimée.
Mélanie Thierry donne chair à cette femme cadenacée, ensevelie, et elle le fait avec beaucoup de finesse.
L'apparition de Jérémie Renier fait un bien fou, en amenant une pointe de mystère et un début de réponse.
Bon film.

#ciné2026
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2026
Outre Mélanie Thierry, à la fois rayonnante et effacée par le poids d'un paternalisme répugnant, tous les acteurs sont formidables dans cette excellente plongée dans une famille de la grande bourgeoisie provinciale.
Écrasée par toutes les générations d'hommes de cette famille, du patriarche immonde à son fils de dix ans (!), on suit ses interrogations, ses prises de conscience, ses doutes, en se demandant si elle s'émancipera un jour...
Réponse en allant voir ce très beau film.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2026
L'histoire d'une femme figée dans une prison dorée. Mélanie Thierry est devenue une des actrices françaises les plus intéressantes, je ne l'avais pas forcément vu arriver, c'est bien de se tromper parfois. L'histoire est elle aussi intéressante, dans la radiographie d'une famille bourgeoise, ses silences et ses sentiments étouffés. Après, le film reste sur les rails de son histoire et c'est quand même dommage, on est pas trop surpris, ni emporté. Trop anecdotique en un mot, malgré les qualités d'interprétations notamment.
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