La Femme de
Note moyenne
3,3
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79 critiques spectateurs

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Sylvain P

388 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2026
Chabrolien, La Femme de est un quasi huis-clos dans une famille bourgeoise austère et réac. On y suit la charge mentale de la mère de famille, jamais considérée comme autre chose qu'une faire valoir. Mélanie Thierry y est fabuleuse. Si quelques passages à vide prouvent qu'on n'est effectivement pas chez Chabrol, la fin, surprenante et libératrice met en joie.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

68 abonnés 229 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2026
Sur le papier et avec Mélanie Thierry on s'attendait à mieux.... Hélas c'est un film terne, ni vraiment triste, ni surtout drôle, funny ou sexy.... Le suspense est presque inexistant également et on reste sur une fin... sans vraie fin... Bref, une note très moyenne !
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 avril 2026
Le riche industriel est très bien vu, mais pourquoi diable l'a-t-elle épousé ? Elle n'a jamais cherché à faire qch , c'est un film lamentable, je suppose que le livre l'est tout autant
selenie

7 460 abonnés 6 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2026
Le titre nous renvoie irrémédiablement au chef d'oeuvre "Madame de..." (1953) de Max Ophüls, le réalisateur signe donc une variation autour du film de Ophüls, plus moderne en apparence donc, moins mélodramatico-romanesque mais avec un curseur poussé vers le drame psychologique. Quand le film commence on devine, on sait, que Marianne/Thierry est déjà une épouse qui a faussement droit à la parole, personne ne l'écoute vraiment et surtout son époux avec qui elle fait chambre à part. Ce dernier n'est pas le pervers narcissique à la mode ces dernières années, il est juste le fruit d'une société traditionnelle engoncée dans ses habitudes jamais remises en question, même pas par Marianne d'ailleurs, qui a sans nul doute baisser les bras il y a des années. Marianne/Thierry est en fait en dépression, en train de dépérir et s'en rend compte ce qui la brise encore plus jusqu'à l'arrivée d'un mystérieux photographe... SPOILERS voir site !... Le réalisateur choisit une mise en scène froide et discrète, à l'image de l'austérité de la demeure familiale sorte de mouroir qui tue à petit feu la famille. Mélanie Thierry confirme une fois de plus qu'elle est une des plus belles actrices de sa génération dans un rôle complexe et pleine de nuances. Un très beau drame.
Site : Selenie
Jean Michel N.
Jean Michel N.

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2026
Melanie Thierry très émouvante dans ce film d’ambiance subtile
On est tendu vers l’évolution de la situation d’enfermement de cette femme , une très belle histoire humaine
Magnifique musique qui accompagne avec justesse
LOUISE ARCENS
LOUISE ARCENS

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2026
Un film tendu, une mise en scène très juste, un travail de lumière remarquable, un sujet très fort et peu traité,
le tout magnifiquement porté par une distribution exemplaire : Mélanie Thierry confirme son immense talent, Eric Caravaca est glaçant tout en contre emploi. Une très belle découverte en ce qui me concerne ! A voir absolument.
Lofi
Lofi

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2026
Melanie Thierry est une grande comédienne. Les rôles graves lui vont à merveille. Elle est magnifiquement accompagnée par un casting parfait Éric Caravaca en tête.
La bourgeoisie, ses codes et le traitement des femmes qui me donnaient envie d’hurler par moment. Un univers feutré et dérangeant..
Niskafilody
Niskafilody

4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2026
David Roux signe un film tout en retenue : pas de grands éclats, mais une tension feutrée, comme un dîner de famille où quelqu’un va forcément craquer mais on ne sait pas quand. Le récit manque parfois de relief mais l’atmosphère oppressante et la justesse de l’interprétation suffisent à installer un malaise persistant.
Aubin Ricaud
Aubin Ricaud

15 abonnés 45 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 avril 2026
Vu en avant-première au festival du film de Sarlat (novembre 2025), en présence du réalisateur.
Impossible de ne pas faire le rapprochement : "La femme de", c'est ni plus ni moins qu'un pâle copié-collé de Thérèse Desqueyroux, le célèbre roman de François Mauriac, lequel, adapté au cinéma à deux reprises, est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature française. En voici l'intrigue résumée : une femme en proie à la solitude évolue dans un milieu bourgeois conservateur, étouffée par les conventions et les faux-semblants. Emmurée dans une campagne austère, sa rencontre avec un jeune intellectuel lui ouvrira les portes du désir et de l'émancipation... D'emblée, force est de constater que le synopsis du présent film reprend, à peu de choses près, la matière et les grandes étapes de cette histoire emblématique. Une question se pose alors : pourquoi ce film ? Quel intérêt, pour le spectateur, de visionner une simple variante de cette histoire qu'il connaît peut-être déjà ? Si, à la décharge de David Roux, l'écueil thématique ici constaté vient peut-être de ce que le roman originel (Son nom d'avant d'Hélène Lenoir) reproduit lui aussi une intrigue déjà exploitée par François Mauriac, on peut tout de même se demander quel intérêt le cinéaste trouve dans cette adaptation que beaucoup associeront au classique de Mauriac, et non à ce roman bien moins connu d'Hélène Lenoir... Qu'y avait-il donc à ajouter ?
Car, si l'intrigue de Thérèse Desqueyroux se déroule au milieu des années 1920 – une époque où les femmes demeuraient sous la tutelle de leur époux et respectaient les traditions bourgeoises encore très répandues –, la transposition d'une histoire semblable cent ans plus tard, à l'ère post-Me too, où beaucoup de femmes vivent indépendamment des hommes, sont libres d'agir et d'exercer leurs droits, où l'influence de l’Église a nettement reculé pour laisser place à une société largement laïque et sécularisée, sonne terriblement faux et datée. Et cette fausseté de ton se retrouve malheureusement dans les dialogues, plombés par des lourdeurs, des stéréotypes et des lieux communs qui installent le malaise chez les acteurs, dont le jeu accuse directement la maladresse (voir la scène de dispute entre frères et sœurs à propos de l'héritage). Seule Mélanie Thierry s'en sort miraculeusement, en déployant toutes les nuances de son jeu et sa sensibilité à fleur de peau.
Le cinéaste lui-même affirme « ne pas connaître » le milieu qu'il évoque... et cela se ressent de bout en bout. Le film déroule les clichés : famille bourgeoise très catholique, grande demeure, cours de catéchisme, machisme ambiant, figure imposante du « patriarche », conflits d'héritage... Il dépeint grossièrement cet univers – certes, toujours existant de nos jours, mais dans une moindre mesure –, sans faire de choix parmi les caractéristiques habituellement associées à la bourgeoisie conservatrice, au point de tout mélanger (en exagérant) pour en faire une farce qui vire fatalement vers le comique... Ajoutez à cela des personnages caricaturés à outrance, tels que le grand-père détestable, le mari réac' ou bien sûr l'épouse soumise, et vous obtenez une comédie grossière en lieu et place du « thriller domestique » voulu par son auteur. Ce dernier, pourtant, affirme sa volonté de ne pas trop exagérer le personnage d'Antoine (le mari). Difficile à croire quand on voit le dit personnage s'agenouiller, croix dans la main, juste avant l'accouchement de sa femme, pour prier le Ciel "que ce soit un garçon" (et on est en 2026...).
Plus formellement, hélas, peu d'effets de mise en scène et de cadrage réellement signifiants, mis à part un sur-cadrage intéressant – quoique convenu – sur les montants de portes qui emprisonnent le personnage féminin comme dans une cage. Cet effet est d'ailleurs le seul exemple cité par le cinéaste pour évoquer ses partis-pris stylistiques...
Même en faisant abstraction des maladresses évidentes que présente le film, telles que, par exemple, la caricature à l'excès du beau-père sentencieux ou encore le mensonge peu convaincant de la fille qui prétend sa mère décédée pour souligner sa transparence et sa soumission, l'émotion ne prend pas, les personnages ne suscitent aucun attachement, aucune empathie, et ce, malgré leur souffrance apparente et le tragique de leur situation. On reste littéralement de marbre devant les déchirements de cette famille et la douleur silencieuse du personnage principal.
« Je n'ai pas d'imagination », déclare le cinéaste. Il semble malheureusement difficile, en évoquant ce film, de le contredire...
Arthurvr Noel
Arthurvr Noel

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2026
Un film parti d'une idée simple qui ne révolutionne rien en restant beaucoup trop sobre et minimaliste, malgré quelques idées de mise en scène intéressante.
Un jeu d'acteur est cependant notable, une des seules choses qui permet de ne pas oublier si vite ce film...
velocio

1 543 abonnés 3 518 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 avril 2026
Pour tourner ce film « chabrolien », David Roux, dont c’est le deuxième long métrage, 7 ans après "L’ordre des médecins", avait besoin d’une maison bien en phase avec la famille d’André, d’Antoine et de Marianne, une maison incarnant « une richesse sûre d’elle, discrètement arrogante ». Il l’a trouvée dans le Maine-et-Loire, le Manoir du Verger à Chambellay, à une trentaine de kilomètres au nord d’Angers, une grande bâtisse à l’aspect britannique, avec un bow-window dans le salon qui sert de refuge à Marianne. Le réalisateur avait également besoin d’une grande comédienne pour interpréter le rôle de Marianne. Il l’a trouvée avec Mélanie Thierry qui prouve une fois de plus, dans ce rôle particulièrement complexe, qu’elle est une des meilleures comédiennes de sa génération. A ses côtés, Eric Caravaca (Antoine), Arnaud Valois (Bob, un frère d’Antoine, avec qui Marianne a une liaison, preuve, après tout, qu’ « elle n’est pas qu’une petite chose fragile et pure »), Jérémie Renier (Johann) et Jérôme Deschamps (le beau-père), incarnent des hommes différents dans leurs valeurs et dans leurs comportements. Quant à Lili, cette femme qui, contrairement à Marianne, jouit d’une indépendance financière qui lui permet de dire son fait à Antoine, elle est parfaitement interprétée par Sarah Le Picard, une comédienne qu’on aimerait bien voir un jour dans un premier rôle. La musique de Quentin Sirjacq se rapproche des compositions d’Arvo Pärt et la fin du film propose « Ain’t got no, I got life », l’assemblage féministe effectué par Nina Simone de deux airs tirés de la comédie musicale « Hair » et interprété ici par Rosemary Standley. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
Monique Brq
Monique Brq

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2026
vu en AP . excellente interprétation de Mélanie Laurent . Très bon film sur les femmes dans la bourgeoisie de province .
Jipéhel
Jipéhel

102 abonnés 624 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2026
Dans la grande maison

Après son très bon L’ordre des médecins en 2019, David Roux revient avec ces 93 minutes de drame bourgeois, hélas très loin de ce qu’un Claude Chabrol aurait fait avec ce sujet. Marianne, femme d’un riche industriel lorrain, enviée et admirée, épouse modèle et mère de famille dévouée, va avoir 40 ans et le confort de la vaste demeure familiale a lentement refermé sur elle son piège impitoyable. Alors, quand ressurgit l'ombre de son passé, une brèche s’ouvre. Une autre vie serait-elle possible ? Et à quel prix ? Quand on constate que le premier rôle n’est pas loin, ici, d’être dévolu à une grande maison bourgeoise, en périphérie angevine, à l’atmosphère aussi étouffante que les relations entretenues en famille… on constate également qu’il ne se passe pas grand-chose durant ce film qui parle d’ennui… et qui le provoque.
D’ailleurs, preuve ultime de mes propos, Eric Caravaca explique dans ses interviews que sa partenaire, Mélanie Therry, est d’une justesse stupéfiante dans sa manière de jouer le… vide ! Oui, mais le vide, ça peut aussi vous flanquer le vertige et celui-là n’a rien d’agréable. Ce drame est l’adaptation du roman d’Hélène Lenoir, Son nom d'avant, que j’avoue ne pas avoir lu. Cette plongée dans la psyché d’une femme « empêchée », au sein d’une famille de la bourgeoisie industrielle catholique de province était d’emblée un défi d’adaptation très excitant. Mais le résultat m’a passablement déçu. Car à force de filmer l’immobilisme, la somnolence sournoise vous guette, on baille, on se tortille dans on fauteuil et on finit par trouver cette simple heure et demi longuette à mourir. Dommage pour le casting qui fait ce qu’il peut alors qu’on lui donne peu de chose pour se nourrir. Oui, dommage !
Mélanie Thierry, à force de jouer les « énigmatiques », est ici à la frontière du « rien » ou du « presque rien ». On a du mal à entrer à un quelconque moment en empathie avec ce personnage froid, hautain, rongé par l’ennui. Éric Caravaca s’en sort presque bien dans le rôle du mari plus préoccupé par ses affaires et son image de grand bourgeois que par son couple. Jérémie Renier et Arnaud Valois complètent le haut de l’affiche. Mais, je le répète, la grande vedette du film reste cette grande maison – un accessit pour la photographie d’Aurélien Marra -, qui incarne une richesse qui n’a cessé de croître de générations en générations, une richesse sûre d’elle, discrètement arrogante. Est-ce que ça suffit à faire un film ? A vous de juger.
CGD
CGD

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2026
Avant première UGC Les Halles
Magnifique film.
L’atmosphère étouffante comme un huit clos, la beauté des images, des plans, la lumière, le jeux des acteurs tous excellents et cette musique peu présente mais si présente quand elle vient ponctuer certains moments d’un soupir fort. Le soupir de cette femme qui étouffe. On ressort imprégnés de cet univers pesant, qui s’insinue sournoisement et qui dérange, avec un besoin irrépressible de respirer.
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2026
Avant-première en présence du réalisateur à Villers-Cotterêts

Bravo à Mélanie Thierry qui porte le film, dans le rôle de cette femme fragile et soumise, emprisonnée dans sa condition sociale et le silence ! Entourée d’hommes méprisants, le titre du film « La femme de » prend tout son sens ici.
À souligner les rôles secondaires, la participation de Jérémie Renier et la maison, un personnage à part entière !

Belles mise en scène et photographie, notamment la scène sur le banc dans un contraste de couleurs.

Inspiré du roman « Son nom d’avant » d’Hélène Renoir, 2ème long métrage du cinéaste David Roux, enthousiaste et très sympathique, un huis-clos féministe, mélancolique et très prenant sur le patriarcat et sa transmission, la condition et le manque de considération de la femme, ici dans le monde de la bourgeoisie. Subir ou partir ?
Une tension qui s’installe dans le film renforcée par les non-dits et la violence verbale qui pèsent sur cette femme.

Très beau portrait de femme, un excellent film ! Remarquable, une très belle réussite, à voir absolument !
Je vais y retourner le 8 avril à sa sortie en salles pour le soutien ;-)
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