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Arthurvr Noel
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2,5
Publiée le 4 avril 2026
Un film parti d'une idée simple qui ne révolutionne rien en restant beaucoup trop sobre et minimaliste, malgré quelques idées de mise en scène intéressante. Un jeu d'acteur est cependant notable, une des seules choses qui permet de ne pas oublier si vite ce film...
Pour tourner ce film « chabrolien », David Roux, dont c’est le deuxième long métrage, 7 ans après "L’ordre des médecins", avait besoin d’une maison bien en phase avec la famille d’André, d’Antoine et de Marianne, une maison incarnant « une richesse sûre d’elle, discrètement arrogante ». Il l’a trouvée dans le Maine-et-Loire, le Manoir du Verger à Chambellay, à une trentaine de kilomètres au nord d’Angers, une grande bâtisse à l’aspect britannique, avec un bow-window dans le salon qui sert de refuge à Marianne. Le réalisateur avait également besoin d’une grande comédienne pour interpréter le rôle de Marianne. Il l’a trouvée avec Mélanie Thierry qui prouve une fois de plus, dans ce rôle particulièrement complexe, qu’elle est une des meilleures comédiennes de sa génération. A ses côtés, Eric Caravaca (Antoine), Arnaud Valois (Bob, un frère d’Antoine, avec qui Marianne a une liaison, preuve, après tout, qu’ « elle n’est pas qu’une petite chose fragile et pure »), Jérémie Renier (Johann) et Jérôme Deschamps (le beau-père), incarnent des hommes différents dans leurs valeurs et dans leurs comportements. Quant à Lili, cette femme qui, contrairement à Marianne, jouit d’une indépendance financière qui lui permet de dire son fait à Antoine, elle est parfaitement interprétée par Sarah Le Picard, une comédienne qu’on aimerait bien voir un jour dans un premier rôle. La musique de Quentin Sirjacq se rapproche des compositions d’Arvo Pärt et la fin du film propose « Ain’t got no, I got life », l’assemblage féministe effectué par Nina Simone de deux airs tirés de la comédie musicale « Hair » et interprété ici par Rosemary Standley. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu aux Rencontres Cinématographiques de Cannes.
Après son très bon L’ordre des médecins en 2019, David Roux revient avec ces 93 minutes de drame bourgeois, hélas très loin de ce qu’un Claude Chabrol aurait fait avec ce sujet. Marianne, femme d’un riche industriel lorrain, enviée et admirée, épouse modèle et mère de famille dévouée, va avoir 40 ans et le confort de la vaste demeure familiale a lentement refermé sur elle son piège impitoyable. Alors, quand ressurgit l'ombre de son passé, une brèche s’ouvre. Une autre vie serait-elle possible ? Et à quel prix ? Quand on constate que le premier rôle n’est pas loin, ici, d’être dévolu à une grande maison bourgeoise, en périphérie angevine, à l’atmosphère aussi étouffante que les relations entretenues en famille… on constate également qu’il ne se passe pas grand-chose durant ce film qui parle d’ennui… et qui le provoque. D’ailleurs, preuve ultime de mes propos, Eric Caravaca explique dans ses interviews que sa partenaire, Mélanie Therry, est d’une justesse stupéfiante dans sa manière de jouer le… vide ! Oui, mais le vide, ça peut aussi vous flanquer le vertige et celui-là n’a rien d’agréable. Ce drame est l’adaptation du roman d’Hélène Lenoir, Son nom d'avant, que j’avoue ne pas avoir lu. Cette plongée dans la psyché d’une femme « empêchée », au sein d’une famille de la bourgeoisie industrielle catholique de province était d’emblée un défi d’adaptation très excitant. Mais le résultat m’a passablement déçu. Car à force de filmer l’immobilisme, la somnolence sournoise vous guette, on baille, on se tortille dans on fauteuil et on finit par trouver cette simple heure et demi longuette à mourir. Dommage pour le casting qui fait ce qu’il peut alors qu’on lui donne peu de chose pour se nourrir. Oui, dommage ! Mélanie Thierry, à force de jouer les « énigmatiques », est ici à la frontière du « rien » ou du « presque rien ». On a du mal à entrer à un quelconque moment en empathie avec ce personnage froid, hautain, rongé par l’ennui. Éric Caravaca s’en sort presque bien dans le rôle du mari plus préoccupé par ses affaires et son image de grand bourgeois que par son couple. Jérémie Renier et Arnaud Valois complètent le haut de l’affiche. Mais, je le répète, la grande vedette du film reste cette grande maison – un accessit pour la photographie d’Aurélien Marra -, qui incarne une richesse qui n’a cessé de croître de générations en générations, une richesse sûre d’elle, discrètement arrogante. Est-ce que ça suffit à faire un film ? A vous de juger.
Avant première UGC Les Halles Magnifique film. L’atmosphère étouffante comme un huit clos, la beauté des images, des plans, la lumière, le jeux des acteurs tous excellents et cette musique peu présente mais si présente quand elle vient ponctuer certains moments d’un soupir fort. Le soupir de cette femme qui étouffe. On ressort imprégnés de cet univers pesant, qui s’insinue sournoisement et qui dérange, avec un besoin irrépressible de respirer.
Avant-première en présence du réalisateur à Villers-Cotterêts
Bravo à Mélanie Thierry qui porte le film, dans le rôle de cette femme fragile et soumise, emprisonnée dans sa condition sociale et le silence ! Entourée d’hommes méprisants, le titre du film « La femme de » prend tout son sens ici. À souligner les rôles secondaires, la participation de Jérémie Renier et la maison, un personnage à part entière !
Belles mise en scène et photographie, notamment la scène sur le banc dans un contraste de couleurs.
Inspiré du roman « Son nom d’avant » d’Hélène Renoir, 2ème long métrage du cinéaste David Roux, enthousiaste et très sympathique, un huis-clos féministe, mélancolique et très prenant sur le patriarcat et sa transmission, la condition et le manque de considération de la femme, ici dans le monde de la bourgeoisie. Subir ou partir ? Une tension qui s’installe dans le film renforcée par les non-dits et la violence verbale qui pèsent sur cette femme.
Très beau portrait de femme, un excellent film ! Remarquable, une très belle réussite, à voir absolument ! Je vais y retourner le 8 avril à sa sortie en salles pour le soutien ;-)
je pense que de nombreuses personnes n'aimeront pas ce film, je mets la note de 4 etoiles car moi j'y ai vu l'histoire de ma grand mère. Cette bourgeoisie qui fait rêver certains, attirent le mépris d'autres, mais qui réellement a infantilisé bien des femmes comme si elles n'étaient que des objets, voire des poupées. J'ai été très émue par cette histoire.
spoiler: Dans La femme de, le second long-métrage de David Roux, adapté d’un roman d'Hélène Lenoir, le premier rôle n’est pas loin d’être dévolu à une grande maison bourgeoise, en périphérie angevine, à l’atmosphère aussi étouffante que les relations entretenues en famille. Mais c’est le personnage d’épouse et de pièce rapportée, incarnée magnifiquement par Mélanie Thierry, qui donne tout son sel à une histoire moins remarquable par ses rebondissements que par son ambiance mortifère et chabrolienne. Éric Caravaca, son excellent partenaire, explique dans ses interviews que l’actrice est d’une justesse stupéfiante dans sa manière de jouer le « vide », ce qui est dans sa bouche un immense compliment, qui n’est d’ailleurs pas contestable. Malgré un faux rythme qui affaiblit quelque peu son propos, le film s’installe benoîtement dans un inconfort narquois, délaissant ses velléités bovarystes pour un récit d’émancipation féminine courageux bien qu’un tantinet laborieux. Sur la « langueur », La femme de n’a de cesse de trouver son identité et trouve grâce à nos yeux, tout acquis à sa cause que nous sommes.
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025. Évidemment un belle prestation de Melanie Thierry (comme toujours!). Et surtout une vraie reussite pour faire ressentir cette atmosphère d'oppression et d'emprisonnement dans cette famille bourgeoise