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Francis E.
8 abonnés
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4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Magnifique adaptation du livre. Une très belle vision de l'artiste, de son besoin vital d'exprimer son art. Bastien Bouillon est super crédible dans son rôle. L'engagement politique de ce film est excellent.
Bastien Bouillon interprète brillamment le rôle de cet écrivain prêt à tout pour continuer à écrire malgré sa précarité. Le film manque de rythme , c’est dommage, les petits boulots s’enchaînent, les rencontres aussi mais de manière assez linéaire .
A pied d'oeuvre est un film bouleversant car il témoigne de la réalité que vivent beaucoup de nos contemporains. L'ubérisation de notre société n'est qu'une réinvention de l'esclavage, en plus pervers. Le vieil adage "Toute peine mérite salaire" pourrait être réécrit en "Grande peine mérite faible salaire".
Paul, écrivain qui ne parvient pas à vivre de ses livres, doit accepter les tâches les plus pénibles, travailler sans les outils adaptés, souvent en se blessant et vivre dans le plus grand dénuement. Il ne récrimine pas, il accepte mais il a honte. Honte, vis-à-vis de ses parents, de sa soeur, de son ex épouse, de ses enfants.
Assurément, Bastien Bouillon est un acteur talentueux car il s'est glissé dans la peau de son personnage, en évitant le pathos. J'espère que nous aurons le plaisir de le revoir bientôt dans d'autres films ...
Ce que j'ai aimé : les choix au niveau du montage (des mouvements de caméra saccadés, des plans qui passent rapidement d'un personnage à l'autre, notamment lors d'un des déjeuners entre Paul, sa soeur et son père). Bastien Bouillon qui est bien dans son rôle. Le rythme donné au film avec tous ces petits boulots. Ce que j'ai moins aimé : les discours parfois un peu trop clichés sur la pauvreté. Le fils de Paul dont je n'ai pas aimé la manière de jouer.
Une justesse et une finesse magnifiques dans ce qui est très certainement le meilleur film de Valérie Donzelli. Quant à Bastien Bouillon : une extraordinaire interprétation !
Intéressant mais Paul n'est pas sans rien, son père l'héberge, sa femme vit bien avec leurs enfants, c'est son choix mais aucune compassion pour ceux qui n'ont pas choisi et qui sont vraiment les pauvres de notre société. Dommage
Un film très bien construit. Sébastien Bouillon donne au personnage central l’étoffe parfaitement crédible de l’anti héros. Tantôt suscitant notre compassion Tantôt,au contraire ,soulevant notre incompréhension, tout comme son entourage, face à son acharnement de devenir écrivain en abandonnant pour se faire une situation confortable et au demeurant artistique,libre et lucrative. Ce n’est donc pas une reconversion traditionnelle comme on à l’habitude d’en voir. Son acharnement l’entraîne dans une spirale qui l’amène à la pauvreté qui constitue un des sujets du film. Cette pauvreté notre personnage central ne fait pas que la vivre, il l’analyse et la gère avec un soin quasi chirurgical. Tout ceci est très bien filmè avec des prises de vue déjà vu comme les pieds des passants au niveau du soupirail de son " studio " mais surtout tout est parfaitement crédible danslemoindredétail, aucune fausse note tout sonne juste. Il ne faut surtout pas croire que pour autant il s’agit de traiter le sujet pour faire pleurer Margot dans la chaumière bien au contraire ! Il y des scènes très drôles et surtout des personnages plein d’humanité. On ne s’ennuie jamais et on n’est jamais insensible.
Une oeuvre douloureuse pour le spectateur mais aussi une oeuvre qui interroge (notamment sur l’absurdité de cette précarité choisie pour accoucher de quelque chose). On saluera la mise en scène de Donzelli et lq bluffante interprétation de Bastien Bouillon. Pour le reste, pas sûr qu’on signe pour le re visionner plus tard. Comme quoi...
Dans une invraisemblance absolue Paul abandonne la photo d’art lucrative pour jouer aux Balzac débutants dans une soupente du VIIéme arrondissement (le + cher de Paris) afin de simuler le déclassement! La seule trouvaille:3 coups de masse dans un mur comme un signal du brigadier au théatre. Le reste est pathétique de banalités et platitudes voire situations grotesques (couper l’herbe à la cisaille est quasiment impossible,j’ai essayé) avec une fin attendue et convenue.
Vu dimanche en avant première à Dieppe. Film très intéressant. Le message politique est utile et Bastien Bouillon est remarquable tout en retenue et en souffrance muette.