À pied d'œuvre
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259 critiques spectateurs

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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2026
Ai vu « A pied d’oeuvre » de Valérie Donzelli d’après le roman de Franck Courtès. Paul Marquet (excellent Bastien Bouillon) renonce à son métier de photographe pour se consacrer à sa véritable passion, l’écriture. Mais il faut bien vivre au quotidien et pour cela, Paul fait des petits boulots laborieux et mal payés le matin pour se dégager du temps l’après-midi pour écrire, tout en acceptant que ce mode de vie choisi, l’amène peu à peu à la précarité. Le film qui fait très souvent référence à l’oeuvre de Truffaut (voix off, soupirail où l’on voit les jambes des femmes, multiples scènes dans des univers sociologiques variés qui permettent une multiplication des seconds rôles…) est un peu maniéré et tourne souvent en rond. J’aimerais aimer les films de Valerie Donzelli que je trouve très sympathique en tant qu’actrice mais à chaque fois je suis déçu, j’aurais pu sortir plusieurs fois au cours de cette séance. La voix off monolithique est pénible, les scènes filmées en vidéos maniérées et surtout aucun des seconds rôles n’existe. Le père de Paul (André Marcon) répète les mêmes inquiétudes de scène en scène, l’éditrice (Virginie Ledoyen) est caractérisée au minimum et uniquement par sa fonction. Surtout aucun des clients chez qui va bricoler Paul, n’a de consistance scénaristique. Les scènes sont répétitives : Paul déblaye des gravats puis se fait remonter les oreilles par son père, Paul déracine des arbustes puis fait face aux inquiétudes de sa femme, Paul monte un meuble IKEA puis rencontre un ancien collègue étonné de sa situation… Heureusement le talent tout en sobriété de Bastien Bouillon tient en éveil. On a bien du mal à comprendre le choix de vie de Paul Marquet et c’est ce qui fait que l’on reste en marge du film, puis tout à coup sans que l’on s’y attende, l’on est cueilli par l’émotion lors d’une scène téléphonique et le film trouve enfin son sens… mais bien trop tard pour moi.
icniv
icniv

16 abonnés 72 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 février 2026
Bon divertissement... Hélas ce n'est pas du Ken Loach... Quand on bosse avec ses mains, on met des gants. Et aussi quand la vie est dure, on cherche les responsables et on est dur avec eux. ''oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous oindra''
Simone Gentile
Simone Gentile

11 abonnés 104 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
Sans doute l’écriture du film se révèle-t-elle d’une rare finesse, et sa mise en scène est drôlement stimulante. Ce qui dérange davantage, c’est que le sujet du film soit raconté depuis une perspective privilégiée. Au final, Paul reste un homme issu d’une famille bourgeoise, qui a pu se permettre de faire de son rêve d’écrivain un métier, tout en bénéficiant de la légitimité et de la célébrité que ses livres lui ont apportées.
Hans von K.
Hans von K.

6 abonnés 33 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 février 2026
Prétentieux, dépourvu de rythme, truffé de scènes inutiles, de péripéties sans intérêt, et d'invraisemblances grotesques, ce film génère un ennui abyssal, poussé à son maximum par le non-jeu de Bastien Bouillon, doté du charisme d'une endive et de la vitalité d'une huître. Sans oublier la bande son, un thème de quelques notes au piano, rabâché ad nauseam pendant toute la durée de cette daube.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
À pied d’œuvre est un film de Valérie Donzelli, adapté du roman éponyme de Franck Courtès, publié chez Gallimard. Le film s’attache au parcours d’un homme qui renonce à une réussite sociale confortable pour se consacrer pleinement à l’écriture. Ce choix, loin d’être héroïsé, ouvre sur une réalité faite de précarité, de solitude et d’un rapport brutal au réel, mais aussi sur une liberté intérieure que le film observe avec pudeur. Sans misérabilisme ni posture démonstrative, il interroge le prix réel de la création artistique dans une société où la valeur d’un individu reste trop souvent indexée à sa rentabilité.

Le protagoniste, incarné par Bastien Bouillon, est un ancien photographe reconnu qui accepte le déclassement social comme condition de son engagement artistique. Enchaînant les petits boulots, il devient peu à peu invisible aux yeux des autres, réduit à une fonction utilitaire. Le film s’attache à cette invisibilité ordinaire, à ce glissement silencieux qui ne passe ni par la révolte ni par la plainte. Autour de lui, une éditrice lucide, jouée par Virginie Ledoyen, et un père inquiet interprété par André Marcon, incarnent un monde qui ne comprend pas ce choix de vie jugé instable, presque irresponsable. Le regard social devient alors un poids constant, fait d’incompréhension et de projections.

Ce qui frappe dans À pied d’œuvre, c’est la manière dont le film distingue clairement l’état d’artiste de la fonction sociale. Être artiste n’est pas ici un statut, encore moins une carrière, mais une manière d’être au monde. Le film rappelle que créer suppose du temps, un temps improductif en apparence, incompatible avec l’urgence économique et les logiques de flux. Observer, douter, rater, recommencer demande une disponibilité intérieure que le travail contraint épuise. La création se nourrit de silence, de lenteur, et parfois de l’acceptation de disparaître socialement pour rester fidèle à ce qui cherche à naître.

La mise en scène accompagne cette réflexion avec retenue. Les lumières froides, la voix off littéraire respectant le texte original de Franck Courtès, et une musique populaire chargée de mémoire inscrivent le récit dans une matière sensible, presque fragile. Valérie Donzelli adopte une approche politique au sens noble, non par le discours, mais par l’observation d’un monde du travail ubérisé où chacun est noté, évalué, jugé. La courtoisie du personnage principal, sa politesse constante, deviennent alors une forme de résistance silencieuse face à une violence sociale feutrée.

Enfin, le film interroge le rapport au public et au succès. On ne peut pas forcer la reconnaissance, ni fabriquer une formule qui garantirait l’adhésion. La véritable consécration, suggère le film, ne se mesure pas aux chiffres ni à la visibilité, mais à ce moment rare où les proches lisent, écoutent, partagent l’œuvre. Le reste appartient à une multitude d’anonymes, eux aussi traversés par la solitude et la quête de sens. À pied d’œuvre est ainsi un film sur la dignité de créer, sur ce qui persiste quand tout vacille, et sur la fidélité obstinée à un état intérieur, plutôt qu’à une fonction imposée.
chloé V.
chloé V.

146 abonnés 254 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2026
On sent un peu la manipulation d’un film pensé pour faire parler de lui. Sujet social fort, Bastien Bouillon dans le top 10 des acteurs en vogue, réalisation à l’économie… le film a quelques moments de grâce mais globalement on n’arrive pas à s’attacher au personnage qui évolue dans un entre soi d’acteurs « chics » qui jouent les gens lambda. Ça ne fonctionne pas
Suspense pépère
Suspense pépère

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2026
Film mal joué, les dialogues c'est au secours. Mais surtout film bourgeois denué de tout sens moral. Un riche qui décide de faire de l'intérim pour pouvoir écrire et donc apprend à être pauvre. Donc c'est là qu'on apprend qu'il compte ses feuilles de pq, parce que quand on est pauvre, y'a tjs un truc sur lequel on peut rogner. Même que quand il va chez le médecin ( vu la gueule du cabinet c'est pas du secteur 1 hein, on nous aura pas ) celui ci lui dit " vous n'avez rien à payer, vous êtes à la CMU" et le bourgeois Télérama apprend que des gens sont a la CMU, et que romantiser les métiers durs et mal payés c'est sexy. Et puis v'là que notre écrivain, il sort cette phrase à sa soeur qui finira de me clouer le bec " on peut être un esclave très bien payé" waouh cimer. Film de droite qui se pense de gauche pour des gens de droite qui se pensent de gauche. C'est abominable.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2026
Voici un film biographique, donc a priori sur une histoire authentique, touchante et réaliste d'un photographe à succès qui décide d'abandonner son activité pour devenir un romancier à part entière. Le soucis est qu'on ne comprend pas du tout pourquoi il prend le risque de la précarité, voir de la pauvreté puisqu'il est tout à fait possible d'allier écriture et une profession... etc... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Ainsi, on comprend sa femme qui le quitte, ses parents qui s'inquiètent tandis qu'il est difficile de croire à un choix aussi définitif et complètement stupide. En effet, il est un "faux pauvre" et c'est là que le film se prend un peu une balle dans le pied. Le bobo se fait mal pour tenter de trouver l'inspiration sans pour autant y avoir une réelle réflexion puisqu'elle ne vient que par un concours de circonstance et un sens aigü du pragmatisme. Dommage sinon in tenait là un petit bijou sur l'inspiration, l'art et nos aspirations. Un bon moment néanmoins à conseiller.
Site : Selenie
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2026
"À pied d'œuvre" assez bien noté par la critique, prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise l'an dernier est un drame social qui se regarde. La réalisatrice et actrice Valérie Donzelli a transposé le roman autobiographique de Franck Courtès pour offrir au public une narration contemporaine qui fait écho aux enjeux de notre société, mettant en lumière la situation des travailleurs vulnérables et critiquant les conditions précaires auxquelles sont confrontés les écrivains, soumis à la pression des maisons d'édition. Malgré la belle performance remarquable de Bastien Bouillon et les thématiques intéressantes abordées à l'écran, j'ai trouvé le scénario un peu trop simple et parfois stagnant.
eliseaucine
eliseaucine

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2026
Un film qui flatte la bourgeoisie, ou comment romantiser la précarité par des gens qui ne la connaissent pas avec la conclusion "vive la liberté d'être pauvre". C'est insoutenable. L'égocentrisme du personnage ressort quand même super bien, et Bastien Bouillon est bien dans son rôle.
Xavierdethoisy
Xavierdethoisy

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2026
Bien joué. Mais on tourne en rond. L histoire ne tient pas debout (plus de temps d ecrire en etant ouvrier que photographe ? renoncer volontairement a 8000 euros par mois et ... devenir une pauvre victime de la mondialisation ?). Ca dure 1 heure 30. Et c est deja long. La derniere phrase reflete d ailleurs le film...
Norbert F
Norbert F

16 abonnés 82 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 février 2026
Film mou je me suis ennuyé. Cela me donnait envie de dormir. Bref aucun intérêt histoire banale. Après c'est chacun ses goûts que je respecte.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 février 2026
Film français typique, un pseudo écrivain se pensant le futur Victor Hugo choisit d’abandonner un beau métier rémunérateur (photographe), décide de ne pas reprendre un emploi fixe pour s’adonner à son écriture et préfère vivre marginalement … puis il vient dénoncer la méchante société … c’est SON choix, qu’il l’assume … assommants ces films français qui ne peignent que des portraits de losers rendant les autres responsables de leurs choix
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 février 2026
« Je me contrecarre de la technique, de la mise en scène » a déclaré Valérie Donzelli. C’est bien dommage car lorsque le scénario est creux et sans intérêt, ces deux éléments primordiaux qui participent à la beauté du cinéma peuvent sauver un texte médiocre.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2026
Les comédiens sont pas mal. Après difficile de se passionner pour cet histoire et les déboires d'un écrivain.
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