À pied d'œuvre
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Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2026
Généralement, tout un chacun choisit la sécurité matérielle d'une vie dominée par la recherche du confort et l'absence de danger.
Ici, l'écrivain incarné pat Bastien Bouillon choisit la difficulté et même une certaine précarité pour vivre la vie qu'il a choisi au prix de beaucoup de renoncements ( la vie d famille confortable, un revenu assuré).
On comprend ou on ne comprendra pas mais il faut bien admettre qu'il faut un certain courage pour s'infliger ca et aller au bout de sa passion.
Bastien Bouillon est dans le rôle et en retient tous les codes.
Les clients sont, pour une grande majorité, exécrables se sentant, pour une fois, en position de domination.
ce film est touchant et mérité d'être vu. !!!!!
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 février 2026
"À pied d'œuvre" assez bien noté par la critique, prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise l'an dernier est un drame social qui se regarde. La réalisatrice et actrice Valérie Donzelli a transposé le roman autobiographique de Franck Courtès pour offrir au public une narration contemporaine qui fait écho aux enjeux de notre société, mettant en lumière la situation des travailleurs vulnérables et critiquant les conditions précaires auxquelles sont confrontés les écrivains, soumis à la pression des maisons d'édition. Malgré la belle performance remarquable de Bastien Bouillon et les thématiques intéressantes abordées à l'écran, j'ai trouvé le scénario un peu trop simple et parfois stagnant.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 333 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2026
Forte de son prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise 2025, j'ai pu assister à l'avant-première en présence de la réalisatrice Valérie Donzelli et du co-scénariste Gilles Marchand. Ces moments privilégiés sont l'occasion d'en savoir davantage sur les démarches d'adaptation du roman de Franck Courtès et du processus de création d'un film.

C'est un récit difficile à décrire car c'est plus une émotion ressentie.
Il peut paraître rude mais il est amené avec une telle délicatesse et maîtrise qu'on ne ressent pas autant la misère qu'il le faudrait.
Valérie Donzelli ne tombe pas dans le pathos ou le misérabilisme mais elle capte avec justesse cette histoire en dosant le drame avec des pointes d'humour.
De plus, le mélange d'images avec celles d'une caméra super 8 en mémoire subjective est judicieux et original.

Je ne suis pas adepte des Voix off mais ici le choix d'y avoir recours est malin et sert le récit !
Ce n'est pas de la figuration ou un effet de style, cette voix permet de comprendre le personnage et de rentrer dans ses pensées sans que les images ne le montrent.

Bastien Bouillon est extraordinaire !
Il est charismatique et il est incarné.
Ce rôle mutique lui permet d'exprimer toutes les émotions au travers de son regard.
Il arrive à retranscrire avec dignité la vulnérabilité d'un homme qui fait le choix de vivre dans la précarité la plus profonde pour rester libre.

Il dépeint le portrait d'un homme sensible, qui chutte de sa classe sociale en se rendant invisible et interchangeable pour entretenir sa passion intacte.

Deux scènes m'ont marqué et sont restées ancrées longtemps en moi : celle du bar où on sent que la tendresse existe encore et qui montre que la solidarité des autres est toujours présente dans ce monde !
La seconde scène marquante est celle de la conversation téléphonique du personnage principal avec son fils : un moment suspendu qui m'a particulièrement émue !

Un film juste sur la précarisation des écrivains et qui pose la question du prix de la liberté.
J'ai été touchée en plein coeur !
isabelle m
isabelle m

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2026
J'aime bien Bastien Bouillon, j'aime plutôt bien Valérie Donzelli (je l'ai apprécié comme scénariste dans L'amour et les forêts, un peu moins comme réalisatrice dans La guerre est déclarée, et la plupart du temps comme actrice dans Les musiciens, par exemple)... Mais là, quel ennui ! Si le sujet de départ (choisir l'ascèse du déclassement pour être libre" et pratiquer l'écriture, quitte à en baver), le film aligne une succession de saynètes où l'on voit Bastien Bouillon se livrer à toutes sortes de petits boulots ingrats. OK, mais en fait, heu, dans quel but et avec quel regard exactement ? La liberté supposément gagnée, on ne la voit guère puisqu'il est disponible H24 pour ces jobs, Quant à l'écriture, et l'exigence artistique, qui sont censés être la substantifique moëlle de tout cela, le film évite carrément le sujet (le comble) :: on ne le voit quasiment JAMAIS écrire. Le travail d'écriture, ou le traitement de cette matière du réel pour le transformer en écriture, n'est JAMAIS présent dans le film. Par contre, à la fin, à partir de quelques lignes dans un carnet, le livre a l'air de surgir magiquement et d'atterrir sur le bureau de l'éditrice. Qui tout aussi magiquement, le trouve génial et devient bankable. Cela parait improbable de bout en bout : l'écrivain, son travail (d'écrire, par l'autre : pour ce qui est de couper le gazon ou descendre un mur, là, on a tous les détails), son succès... Le fait littéraire est inexistant, et clairement sacrifié, alors qu'il aurait dû être la chair du film.
Autre point : en fait, au bout du compte, à quoi bon ce "voyage" en dure vie ? Pour retourner dans bourgeoisie land (en est-il réellement sorti ?) Pour se donner bonne conscience ? Pour changer de lunettes ?
L'aspect vain de ce pas de côté est presque malaisant. On est loin du regard politique d'un Ken Loach, ou de l'expérience d'un Ouistreham ou d'un Souleymane ou de L'établi, par exemple.
La mise en scène et le scénario sont aussi faibles : ainsi, à quoi sert la scène de lit entre la femme ramenée en taxi et le "héros" ? Ou celle du chevreuil ? Ou la énième rencontre avec l'ami incrédule au café ? Sortes de cheveux sur la soupe....
La mise en scène du coup de fil final entre le fils (qui subitement "admire" son père qu'il a LU !) et le père (trop zému) est déplorable : gros plan fixe sur le visage de B. Bouillon, cliché et fadeur du dialogue, frôlant le ridicule, petite larme)... Vraiment, non, pas convaincue.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2026
À Pied d’œuvre,
Après le livre de Franck Courtès , le film de Valérie Donzelli

C’est l’histoire vraie d’un homme, fils et père à son tour, qui divorce, plaque son job de photographe qui lui fait mener grand train pour écrire. Un homme en proie à ce truc viscéral qui nous rend prêts à tous les compromis, pourvu qu’on écrive.
Je dis on, parce que #jesuisfranckcourtes

(...)

À pied d’œuvre, de Franck Courtès. Le livre m’avait déjà bouleversée. Le livre du va-tout. Quitte ou double. C’est la première fois que je lisais un livre qui me bousculait tant que je ne soulignais aucune phrase en particulier. C’est le livre entier qu’il aurait fallu surligner.

#jesuisfranckcourtes tout uniment et simplement : ça s’est fait comme ça.
Comme on écrit, un beau jour et que tout devient solaire.

À pied d’œuvre, de Valérie Donzelli. Un film dont on reconnaît aussitôt l’univers de la réalisatrice : charmant, poétique et rempli d’une fantaisie éthérée qui se fixe sur la rétine, comme le livre coule dans les veines.

Bastien Bouillon incarne à la perfection #jesuisfranckcourtes : nous, les écrivains, qu’aucun accommodement ne réussira pas à gaslighter. Même si au début, j'ai trouvé le film et le personnage lent, se laissant facilement humilier, complaisant et sans réaction. Et puis j'ai compris que ce personnage-là conservait son énergie pour ce qui l'animait intérieurement: l'écriture. Et que plus il serait docile et efficace pour son autre vie de maçon et d'homme à tout faire à 10€ de l'heure, plus il attendrait son objectif. Il serait victorieux. Il l'était déjà, dès lors qu'il avait pris la décision de devenir homme à tout faire l'après-midi ou le soir, pour réserver ses matinée à écrire. Le reste n'avait pas d'importance. Seul écrire comptait. C'est alors que le film a trouvé sa dynamique et l'univers de Valérie Donzelli sa légèreté et donc, sa puissance.

Bastien Bouillon incarne une tempérance qui renferme (pardon par avance) ce bouillon incandescent de l’écrivain. Tantôt flegmatique, nonchalant, indolent ; tantôt physique, courageux, doté d’une multitude de ressources. Toujours à pied d’œuvre. Jamais découragé.

Le film est drôle et léger parce que les écrivains enténébrés, rien ni personne ne saura les déposséder de cet humour auto-dérisoire. Ils provoquent le chaos (parce que en vrai, c’est son choix, à Franck Courtès ; ça a été mon choix) jusqu’à s’ensiler de cette manière vertigineuse. Il faut bien que ça ait du sens en fin de compte. Que ce chaos devienne matière pour redéfinir l’ordre autour de soi.

Le film n’est jamais équivoque sur cet écosystème du livre qui broie et qui fait briller en même temps. Des coulisses qui paraîtront inacceptables à certains, mais qui à nous, #jesuisfranckcourtes demeurent le graal : justice et reconnaissance.
Stéphane R
Stéphane R

29 abonnés 487 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2026
Vu en avant-première lors du festival Télérama. Absolument excellent de subtilité dans son approche de l'accomplissement de soi, de la frontière entre quête et absurde, avec une belle incarnation, après l'histoire de Souleymane, de cette nouvelle jungle des rapports du labeur humain s'affranchissant du droit du travail au travers de plates-formes agiles et délétères
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2026
Ai vu « A pied d’oeuvre » de Valérie Donzelli d’après le roman de Franck Courtès. Paul Marquet (excellent Bastien Bouillon) renonce à son métier de photographe pour se consacrer à sa véritable passion, l’écriture. Mais il faut bien vivre au quotidien et pour cela, Paul fait des petits boulots laborieux et mal payés le matin pour se dégager du temps l’après-midi pour écrire, tout en acceptant que ce mode de vie choisi, l’amène peu à peu à la précarité. Le film qui fait très souvent référence à l’oeuvre de Truffaut (voix off, soupirail où l’on voit les jambes des femmes, multiples scènes dans des univers sociologiques variés qui permettent une multiplication des seconds rôles…) est un peu maniéré et tourne souvent en rond. J’aimerais aimer les films de Valerie Donzelli que je trouve très sympathique en tant qu’actrice mais à chaque fois je suis déçu, j’aurais pu sortir plusieurs fois au cours de cette séance. La voix off monolithique est pénible, les scènes filmées en vidéos maniérées et surtout aucun des seconds rôles n’existe. Le père de Paul (André Marcon) répète les mêmes inquiétudes de scène en scène, l’éditrice (Virginie Ledoyen) est caractérisée au minimum et uniquement par sa fonction. Surtout aucun des clients chez qui va bricoler Paul, n’a de consistance scénaristique. Les scènes sont répétitives : Paul déblaye des gravats puis se fait remonter les oreilles par son père, Paul déracine des arbustes puis fait face aux inquiétudes de sa femme, Paul monte un meuble IKEA puis rencontre un ancien collègue étonné de sa situation… Heureusement le talent tout en sobriété de Bastien Bouillon tient en éveil. On a bien du mal à comprendre le choix de vie de Paul Marquet et c’est ce qui fait que l’on reste en marge du film, puis tout à coup sans que l’on s’y attende, l’on est cueilli par l’émotion lors d’une scène téléphonique et le film trouve enfin son sens… mais bien trop tard pour moi.
Christian C.
Christian C.

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Très bon film magistralement interprété par Bastien Bouillon que j'ai découvert dans la fille du 12 Avril et dans l'affaire Bojarski récemment. Ce film assez court pour une fois raconte la descente aux enfers d'un écrivain fauché qui faute d'argent multiple les petits boulots pour essayer de s'en sortir financièrement.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
C'est un film sur la précarité.

Quand Paul décide d'arrêter la photographie pour devenir écrivain.
Mais qui doit enchaîner les petits boulots pour pouvoir vivre.

Ce film montre le quotidien de beaucoup de personnes en France où ils doivent survivre avec cette pauvreté où chaque centime compte. C'était très réaliste.

Bon le personnage principal est issu d'une famille aisée. Et qui avant une bonne situation avant son changement de vie.

J'ai beaucoup aimer Bastien Bouillon.
Anaelle MOUTREUIL
Anaelle MOUTREUIL

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2026
Dans la lignée d'un Christian Bobin et son amour du chant d'un oiseau ou de la berceuse d'un cours d'eau, d'un Pierre Rhabi et sa sobriété heureuse... L'éloge du peu ou une façon qu'à la vie de protéger la vie fragile.
Un film qui nous laisse à voir ce que peuvent être l'isolement, l'incompréhension et le dénuement des artistes (passés présents et a venir) dans leurs créations... Ces mêmes créations qui enchantent nos vies consuméristes tard le soir et nous ramènent à un objet si familier, si humble et peu prétentieux, un livre. Offert. Un autre regard nous est proposé sur l'humanité, sur le génie créateur et qui impose une attitude nouvelle, dépourvue de matériel, sensible, minime.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2026
Un joli film bien fait et, bien qu’assez linéaire, reste intéressant jusqu’à la fin qui est surprenante et émouvante
Thierry MADEC
Thierry MADEC

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2026
A pied d'oeuvre est un film bouleversant car il témoigne de la réalité que vivent beaucoup de nos contemporains.
L'ubérisation de notre société n'est qu'une réinvention de l'esclavage, en plus pervers. Le vieil adage "Toute peine mérite salaire" pourrait être réécrit en "Grande peine mérite faible salaire".

Paul, écrivain qui ne parvient pas à vivre de ses livres, doit accepter les tâches les plus pénibles, travailler sans les outils adaptés, souvent en se blessant et vivre dans le plus grand dénuement. Il ne récrimine pas, il accepte mais il a honte. Honte, vis-à-vis de ses parents, de sa soeur, de son ex épouse, de ses enfants.

Assurément, Bastien Bouillon est un acteur talentueux car il s'est glissé dans la peau de son personnage, en évitant le pathos. J'espère que nous aurons le plaisir de le revoir bientôt dans d'autres films ...

Un film à voir sans faute !
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 février 2026
On a du mal à comprendre la galère d'un apprenti écrivain qui pourrait fort bien travailler à mi-temps au lieu de se coltiner du déménagement, travaux jardiniers et débarras, plâtre, et micro boulots. . Mais bon la réalisatrice veut montrer la réalité, selon elle, d'une société écrasant l'individu et il faut donc des galères. Dans cette optique on a vu l'an dernier un film sur le quotidien d'un livreur africain mille fois plus abouti. Le film est en outre quelque peu brouillon avec des scènes bizarres comme cette rencontre féminine. Bastien Bouillon est excellent dans le rôle et sauve le film de l'ennui. Au bout du compte un film engagé qui loupe sa cible. L'excellente chanson de Souchon "foule sentimentale" qui veut enfoncer le clou ne suffit pas à rendre l'ensemble percutant.
Suspense pépère
Suspense pépère

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 février 2026
Film mal joué, les dialogues c'est au secours. Mais surtout film bourgeois denué de tout sens moral. Un riche qui décide de faire de l'intérim pour pouvoir écrire et donc apprend à être pauvre. Donc c'est là qu'on apprend qu'il compte ses feuilles de pq, parce que quand on est pauvre, y'a tjs un truc sur lequel on peut rogner. Même que quand il va chez le médecin ( vu la gueule du cabinet c'est pas du secteur 1 hein, on nous aura pas ) celui ci lui dit " vous n'avez rien à payer, vous êtes à la CMU" et le bourgeois Télérama apprend que des gens sont a la CMU, et que romantiser les métiers durs et mal payés c'est sexy. Et puis v'là que notre écrivain, il sort cette phrase à sa soeur qui finira de me clouer le bec " on peut être un esclave très bien payé" waouh cimer. Film de droite qui se pense de gauche pour des gens de droite qui se pensent de gauche. C'est abominable.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2026
Voici un film biographique, donc a priori sur une histoire authentique, touchante et réaliste d'un photographe à succès qui décide d'abandonner son activité pour devenir un romancier à part entière. Le soucis est qu'on ne comprend pas du tout pourquoi il prend le risque de la précarité, voir de la pauvreté puisqu'il est tout à fait possible d'allier écriture et une profession... etc... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Ainsi, on comprend sa femme qui le quitte, ses parents qui s'inquiètent tandis qu'il est difficile de croire à un choix aussi définitif et complètement stupide. En effet, il est un "faux pauvre" et c'est là que le film se prend un peu une balle dans le pied. Le bobo se fait mal pour tenter de trouver l'inspiration sans pour autant y avoir une réelle réflexion puisqu'elle ne vient que par un concours de circonstance et un sens aigü du pragmatisme. Dommage sinon in tenait là un petit bijou sur l'inspiration, l'art et nos aspirations. Un bon moment néanmoins à conseiller.
Site : Selenie
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